L'observation du visage

Chapitre 3 : L'Art du Diagnostic · cours « Ars Medica » · 7 questions

Le facies du malade : lire sur le visage les signes de la maladie et de la mort prochaine.

Galien

L'observation du visage : le miroir de la maladie

Facies Morbi

Le faciès hippocratique

Hippocrate décrit dans le Pronostic ce qu'on appelle le « faciès hippocratique », le visage de celui qui va mourir : nez pincé, yeux enfoncés, tempes creuses, oreilles froides, peau du front dure et sèche, teint plombé. Ce portrait, vieux de 2500 ans, est toujours enseigné en médecine : il correspond au visage d'un patient en insuffisance circulatoire terminale.

Les signes du visage

Au-delà du faciès hippocratique, les médecins de l'Antiquité avaient identifié d'autres signes diagnostiques remarquables par l'observation du visage et du corps. Les yeux jaunes signalent une atteinte du foie : les Anciens y voyaient un excès de bile, et la médecine moderne confirme qu'il s'agit de l'ictère, causé par une pathologie hépatique. La peau bleuâtre, que l'on nomme cyanose, correspond à un manque d'oxygène dans le sang ; les Anciens l'attribuaient à un manque d'air, et la science leur donne raison. Galien, quant à lui, associait la langue blanche à un excès de phlegme ; la médecine actuelle y reconnaît une candidose buccale ou une déshydratation. Si le faciès hippocratique est toujours enseigné en médecine deux mille cinq cents ans après sa description, c'est en raison de sa remarquable précision clinique : les signes qu'Hippocrate a décrits correspondent exactement à l'insuffisance circulatoire terminale. Plus largement, l'observation clinique minutieuse des Anciens leur permettait d'établir des corrélations diagnostiques justes (anémie, ictère, cyanose) que la science moderne a pour la plupart confirmées, compensant ainsi l'absence totale d'instruments de mesure.

Le faciès hippocratique, décrit il y a 2500 ans, toujours enseigné en médecine aujourd'hui

Testez-vous : 7 questions

1. Comment appelle-t-on le visage du mourant décrit par Hippocrate ?

  • Faciès hippocratique
  • Le masque de Galien
  • Signe de Dioscoride
  • L’ombre d’Avicenne
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Réponse : Faciès hippocratique

Le faciès hippocratique décrit le visage du mourant : nez pincé, yeux enfoncés, tempes creuses, teint plombé. Il est toujours enseigné en médecine.

2. Que signifient des yeux jaunes selon les Anciens et la médecine moderne ?

  • Une atteinte du foie
  • Une bonne alimentation
  • Un excès de sommeil
  • Un manque d’eau
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Réponse : Une atteinte du foie

Les yeux jaunes signalent un excès de bile selon les Anciens, confirmé par la médecine moderne : c’est l’ictère, causé par une atteinte hépatique.

3. À quelle maladie correspond la peau bleuâtre (cyanose) ?

  • Un manque d’oxygène
  • Une allergie
  • Un refroidissement
  • Un excès de bile
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Réponse : Un manque d’oxygène

La peau bleuâtre (cyanose) signale un manque d’oxygène dans le sang (hypoxie). Les Anciens l’attribuaient au manque d’air, et la science confirme.

4. Que signifie une langue blanche selon Galien, et que dit la science ?

  • Bonne santé
  • Fièvre interne
  • Bonne digestion
  • Phlegme ou mycose
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Réponse : Phlegme ou mycose

Galien associe la langue blanche à un excès de phlegme. La science confirme : candidose buccale ou déshydratation. La corrélation clinique était juste.

5. Quel signe du faciès hippocratique correspond à l’insuffisance circulatoire ?

  • Les lèvres souriantes
  • Les joues rouges
  • Nez pincé, yeux creux
  • Les oreilles dressées
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Réponse : Nez pincé, yeux creux

Le nez pincé et les yeux enfoncés sont les signes caractéristiques du faciès hippocratique, correspondant à l’insuffisance circulatoire terminale.

6. Pourquoi le faciès hippocratique est-il toujours enseigné en médecine ?

  • Cours non mis à jour
  • Par respect
  • Par tradition
  • Précision clinique
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Réponse : Précision clinique

Le faciès hippocratique décrit avec exactitude les signes de la défaillance circulatoire terminale. Sa précision clinique justifie qu’il soit toujours enseigné.

7. En quoi l’observation clinique des Anciens compensait-elle l’absence d’instruments ?

  • Aucune compensation
  • Instruments cachés
  • Devinaient au hasard
  • Corrélations justes
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Réponse : Corrélations justes

Leur sens de l’observation aiguisé leur permettait des corrélations diagnostiques souvent justes : anémie, ictère, cyanose, la plupart confirmées par la science.

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Dans ce chapitre : L'Art du Diagnostic

  1. L'uroscopie
  2. Le pouls
  3. L'observation du visage