La collecte et la générosité
Paul organise une collecte pour Jérusalem et fait de la générosité un acte de communion entre Églises.
De Collecta
La collecte de Paul
Les chapitres 8 et 9 de la Deuxième Épître aux Corinthiens constituent le plus long développement du Nouveau Testament sur la générosité chrétienne. Paul y organise une grande collecte en faveur des chrétiens pauvres de Jérusalem, frappés par la famine. Cette collecte n'est pas une simple action caritative : elle est le signe concret de la communion entre les Églises issues du paganisme et l'Église-mère de Jérusalem.
Le Christ, modèle du don
Le modèle suprême de cette générosité est le Christ lui-même : « De riche qu'il était, il s'est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Le Fils de Dieu a quitté la gloire du Ciel pour notre salut ; toute aumône chrétienne imite cet abaissement divin. Paul exhorte les Corinthiens à donner avec joie, non par contrainte : « Que chacun donne comme il l'a décidé dans son cœur, sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7).
L'exemple macédonien
Pour stimuler leur zèle, l'Apôtre donne en exemple les Églises de Macédoine (Philippes et Thessalonique notamment) qui, malgré leur extrême pauvreté et les épreuves, ont fait preuve d'une joie débordante répandue en trésors de générosité. La vraie charité ne dépend pas de la richesse matérielle. Paul enseigne aussi le principe de la moisson spirituelle : « Celui qui sème chichement moissonnera chichement ; celui qui sème à pleines mains moissonnera à pleines mains » (2 Co 9, 6).
L'aumône comme liturgie
L'Apôtre élève enfin le service des pauvres au rang de liturgie, en grec leitourgia (2 Co 9, 12), le même mot utilisé pour le culte divin. L'aumône n'est pas une simple action sociale mais un acte de culte rendu à Dieu à travers ses membres souffrants. Paul invoque aussi un principe d'égalité : « Il ne s'agit pas de vous mettre en gêne, mais d'établir l'égalité » (2 Co 8, 13), citant l'exemple de la manne au désert où celui qui avait beaucoup n'eut rien de trop, et celui qui avait peu ne manqua de rien.
« Dieu aime celui qui donne avec joie » : la collecte paulinienne, modèle de toute charité chrétienne.
Testez-vous : 7 questions
1. Quel est l’objet de la collecte organisée par Paul en 2 Corinthiens 8-9 ?
- Les prisonniers de Rome
- Les orphelins de Corinthe
- Les veuves d’Antioche
- Les pauvres de Jérusalem
Voir la réponse
Réponse : Les pauvres de Jérusalem
Paul organise une grande collecte en faveur des chrétiens pauvres de Jérusalem. Cette collecte exprime la communion concrète entre les Églises issues du paganisme et l’Église-mère de Jérusalem. Ce n’est pas une simple aumône, mais un acte de solidarité ecclésiale.
2. Quelle attitude Dieu attend-il du donateur selon 2 Co 9,7 ?
- Donner avec joie
- Donner en secret
- Donner beaucoup
- Donner par devoir
Voir la réponse
Réponse : Donner avec joie
Paul écrit : « Que chacun donne comme il l’a décidé dans son cœur, sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7). La générosité chrétienne naît de la gratitude envers Dieu et de la joie d’imiter le Christ qui a tout donné.
3. Quel est le modèle suprême de la générosité selon 2 Co 8,9 ?
- Moïse
- Le Christ incarné
- Saint Paul
- Abraham
Voir la réponse
Réponse : Le Christ incarné
Le Christ est le modèle suprême de la générosité : « De riche qu’il était, il s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Le Fils de Dieu a quitté la gloire du Ciel pour notre salut. Toute aumône chrétienne imite cet abaissement divin.
4. Quelles Églises Paul donne-t-il en exemple de générosité aux Corinthiens ?
- L’Église d’Antioche
- L’Église de Rome
- Les Églises de Macédoine
- Les Églises d’Asie
Voir la réponse
Réponse : Les Églises de Macédoine
Paul donne en exemple les Églises de Macédoine, notamment Philippes et Thessalonique : malgré leur extrême pauvreté et les épreuves, leur joie débordante s’est répandue en trésors de générosité (2 Co 8, 1-2). La vraie générosité ne dépend pas de la richesse.
5. À quoi Paul compare-t-il celui qui sème généreusement ?
- Il sera glorifié
- Il sera béni
- Il recevra le centuple
- Il moissonnera beaucoup
Voir la réponse
Réponse : Il moissonnera beaucoup
Paul enseigne : « Celui qui sème chichement moissonnera chichement ; celui qui sème à pleines mains moissonnera à pleines mains » (2 Co 9, 6). Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité : il comble de grâces celui qui donne aux pauvres.
6. Comment Paul qualifie-t-il le service des pauvres en 2 Co 9,12 ?
- Une liturgie
- Un commandement
- Une aumône
- Un sacrifice
Voir la réponse
Réponse : Une liturgie
Paul qualifie la collecte de « liturgie » (leitourgia en grec, 2 Co 9, 12), le même mot utilisé pour le culte divin. Le service des pauvres n’est pas une simple action sociale mais un véritable acte de culte rendu à Dieu à travers ses membres souffrants.
7. Quel principe d’équité Paul invoque-t-il pour la collecte ?
- L’égalité
- La dîme
- La juste mesure
- La générosité
Voir la réponse
Réponse : L’égalité
Paul enseigne le principe d’égalité : « Il ne s’agit pas de vous mettre en gêne, mais d’établir l’égalité » (2 Co 8, 13). Il cite l’exemple de la manne : celui qui avait beaucoup n’eut rien de trop, celui qui avait peu ne manqua de rien (Ex 16, 18).
Faites cette leçon dans Apôtre : les questions en mode interactif, votre progression, des rappels pour ne rien oublier. Gratuit, sans publicité. Commencer la leçon ›
Dans ce chapitre : La Deuxième aux Corinthiens
- 2 Corinthiens
- Le ministère apostolique
- La collecte et la générosité