La communion indigne

Chapitre 19 : Les Marques de l'Église · cours « Catéchisme » · 7 questions

Conditions pour communier dignement : état de grâce, jeûne eucharistique et gravité du sacrilège.

Communion

Communio Indigna

Un bienfait qui exige des dispositions

Recevoir la sainte communion est le plus grand bienfait que l'âme puisse recevoir ici-bas, car elle reçoit le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ tout entier sous les espèces du pain. Mais cette grandeur même exige des dispositions proportionnées. Le Catéchisme du Concile de Trente enseigne trois conditions principales pour communier dignement.

L'état de grâce

La première condition est l'état de grâce : être exempt de tout péché mortel. Saint Paul avertit solennellement dans la première épître aux Corinthiens : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le Corps et le Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). Recevoir l'Eucharistie en état de péché mortel constitue une communion sacrilège, péché d'une gravité extrême. Même un acte de contrition parfaite, qui remet le péché devant Dieu, n'exempte pas de la confession sacramentelle : celui qui est conscient d'un péché grave doit se confesser avant de communier.

Le jeûne eucharistique

La deuxième condition est le jeûne eucharistique. La discipline traditionnelle prescrit de s'abstenir de toute nourriture et de toute boisson à partir de minuit précédant la communion. Ce jeûne exprime le respect dû au Corps du Christ et dispose l'âme à Le recevoir avec ferveur.

L'intention droite

La troisième condition est l'intention droite : communier par amour de Dieu et désir de s'unir au Christ, non par habitude, respect humain ou vanité. Celui qui s'approche de la Table sainte doit le faire avec un cœur sincèrement tourné vers son Seigneur.

Quiconque mange ce pain indignement sera coupable envers le Corps du Seigneur (1 Co 11, 27).

Testez-vous : 7 questions

1. Quelle est la première condition pour communier dignement ?

  • Le jeûne
  • L’état de grâce
  • La prière
  • L’aumône
Voir la réponse

Réponse : L’état de grâce

La première condition pour communier dignement est l’état de grâce : être exempt de tout péché mortel. Si l’on a conscience d’un péché grave, il faut se confesser avant de communier (CEC 1385).

2. Saint Paul avertit que communier indignement rend coupable envers le Corps du Seigneur.

  • Vrai
  • Faux
Voir la réponse

Réponse : Vrai

Saint Paul avertit solennellement : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le Corps et le Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). C’est un péché grave.

3. Avant la réforme de 1957, le jeûne eucharistique commençait à partir de ____.

  • minuit
  • six heures
  • trois heures
  • une heure
Voir la réponse

Réponse : minuit

Le jeûne eucharistique traditionnel commence à partir de minuit précédant la communion. Cette discipline ancienne exprime le respect dû au Corps du Christ dans l’Eucharistie. C’est l’usage ANCIEN : Pie XII l’a réduit à trois heures en 1957, puis le droit actuel à une heure. Les trois réponses ont donc été vraies, chacune à son époque — d’où l’importance de la date dans l’énoncé. Le droit actuel se lit ainsi : « qui va recevoir la très sainte Eucharistie s’abstiendra, au moins une heure avant la sainte communion, de prendre tout aliment et boisson » (CIC can. 919).

4. Un acte de contrition parfaite suffit pour communier sans se confesser.

  • Vrai
  • Faux
Voir la réponse

Réponse : Faux

C’est faux. Même avec un acte de contrition parfaite, celui qui est conscient d’un péché mortel doit se confesser avant de communier (canon 916). La contrition parfaite remet le péché mais n’exempte pas de la confession.

5. Dans quelle épître saint Paul parle-t-il de la communion indigne ?

  • 1 Corinthiens
  • 2 Corinthiens
  • Éphésiens
  • Romains
Voir la réponse

Réponse : 1 Corinthiens

Dans la première épître aux Corinthiens (1 Co 11, 27-29), saint Paul avertit que « celui qui mange et boit indignement mange et boit sa propre condamnation ». Le Catéchisme reprend l’avertissement : « quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang » (CEC 1385).

6. Qu’est-ce qu’une communion sacrilège ?

  • Communier en péché mortel
  • Communier sans jeûner
  • Communier deux fois le jour
  • Communier en semaine
Voir la réponse

Réponse : Communier en péché mortel

Une communion sacrilège consiste à recevoir l’Eucharistie en état de péché mortel. Saint Paul avertit : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe indignement sera coupable envers le Corps et le Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27).

7. Outre l’état de grâce et le jeûne eucharistique, quelle condition faut-il pour communier dignement ?

  • Le silence
  • La pénitence
  • La charité
  • L’intention droite
Voir la réponse

Réponse : L’intention droite

La troisième condition pour communier dignement est l’intention droite : communier par amour de Dieu et désir de s’unir au Christ, non par habitude, respect humain ou vanité. Le Catéchisme énumère les dispositions requises : « les fidèles observeront le jeûne prescrit dans leur Église. L’attitude corporelle (gestes, vêtement) traduira le respect, la solennité, la joie de ce moment » (CEC 1387) — l’intention droite, elle, vient de la théologie morale.

Faites cette leçon dans Apôtre : les questions en mode interactif, votre progression, des rappels pour ne rien oublier. Gratuit, sans publicité. Commencer la leçon ›

Dans ce chapitre : Les Marques de l'Église

  1. Les quatre notes de l'Église
  2. La communion indigne
  3. L'obligation dominicale