Marie Corédemptrice
La coopération de Marie à la Rédemption au pied de la Croix. La Nouvelle Ève consentante, réparatrice du genre humain.
Corédemptrice
Mater Corredemptrix
La compassion au pied de la Croix
Au pied de la Croix, Marie n'est pas une simple spectatrice du sacrifice de son Fils. Elle s'unit à ses souffrances par une compassion si profonde et si volontaire que l'Église la nomme « Corédemptrice », celle qui coopère à la Rédemption. Le Stabat Mater dolorosa chante cette compassion : « Debout, la Mère douloureuse, se tenait en larmes près de la Croix, tandis que son Fils y pendait. » Marie offre son Fils au Père éternel pour le salut du monde.
La coopération unique de Marie
Saint Pie X, dans son encyclique Ad diem illum (1904), appelle Marie la « Réparatrice de l'homme déchu », soulignant qu'elle a coopéré de manière unique à l'oeuvre rédemptrice de son Fils. Cette coopération commence dès l'Annonciation, lorsque Marie prononce son Fiat, ce « oui » libre et total par lequel elle consent à l'Incarnation et, par avance, à toute la Passion. Saint Irénée de Lyon, dès le IIe siècle, établit un parallèle saisissant : Marie est la Nouvelle Ève. Là où Ève désobéissante avait noué le noeud de la perdition, Marie obéissante le dénoue par sa foi.
Le glaive et le don maternel
La prophétie du vieillard Siméon au Temple s'accomplit pleinement au Calvaire : « Un glaive de douleur transpercera ton âme » (Lc 2, 35). Ce glaive, c'est la compassion de Marie, qui souffre dans son coeur maternel tout ce que Jésus endure dans sa chair. Enfin, du haut de la Croix, Jésus accomplit un don maternel suprême en confiant Marie à Jean et Jean à Marie (Jn 19, 26-27), faisant d'elle la Mère de tous les disciples et de l'Église entière.
Marie coopère à la Rédemption en offrant son Fils au Père au pied de la Croix.
Testez-vous : 7 questions
1. Marie est simple spectatrice au pied de la Croix.
- Vrai
- Faux
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Réponse : Faux
Marie n’est pas simple spectatrice au Calvaire : elle est co-souffrante (compassio), offrant activement les douleurs de son cœur maternel en union avec le sacrifice de son Fils. Sa présence est une coopération réelle à la Rédemption.
2. Quel hymne chante la compassion de Marie au Calvaire ?
- Le Stabat Mater
- Le Salve Regina
- Le Te Deum
- Le Magnificat
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Réponse : Le Stabat Mater
Le Stabat Mater est un hymne médiéval (XIIIe siècle) qui chante la compassion douloureuse de Marie debout au pied de la Croix. Il médite sur les souffrances de la Mère unie au sacrifice de son Fils.
3. Comment saint Pie X appelle-t-il Marie dans Ad diem illum ?
- Mère des Apôtres
- Reine du Ciel
- Réparatrice de l’homme
- Étoile du matin
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Réponse : Réparatrice de l’homme
Saint Pie X, dans l’encyclique Ad diem illum (1904), appelle Marie « Réparatrice de l’homme déchu ». Elle coopère à l’œuvre de réparation du Christ en offrant ses souffrances unies à celles de son Fils.
4. Quelle prophétie de Siméon s’accomplit au Calvaire ?
- Signe de contradiction
- Lumière des nations
- Étoile levante
- Glaive de douleur
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Réponse : Glaive de douleur
Siméon avait prophétisé à Marie : « Un glaive de douleur te transpercera l’âme » (Lc 2, 35). Cette prophétie s’accomplit au Calvaire quand Marie souffrit dans son cœur la Passion de son Fils.
5. Par quel mot Marie consent-elle à l’Incarnation et à la Rédemption ?
- Fiat
- Amen
- Credo
- Alléluia
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Réponse : Fiat
Par son « Fiat » (« Qu’il me soit fait selon ta parole », Lc 1, 38), Marie consent librement à l’Incarnation du Verbe et, par là même, à toute l’œuvre de la Rédemption qui s’ensuivra.
6. De qui Marie est-elle la Nouvelle Ève, selon saint Irénée ?
- De Sara stérile
- D’Ève désobéissante
- De Rachel pleurant
- De Judith guerrière
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Réponse : D’Ève désobéissante
Saint Irénée de Lyon (IIe siècle) développe le parallèle Ève-Marie : par sa désobéissance, Ève a causé la chute ; par son obéissance (le Fiat), Marie, Nouvelle Ève, a coopéré au salut. Le nœud noué par Ève est dénoué par Marie.
7. Remettez dans l’ordre la coopération de Marie à la Rédemption.
- Compassion au Calvaire
- Don maternel à saint Jean
- Fiat à l’Annonciation
- Prophétie de Siméon
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- Fiat à l’Annonciation
- Prophétie de Siméon
- Compassion au Calvaire
- Don maternel à saint Jean
La coopération de Marie à la Rédemption suit un ordre chronologique : son Fiat à l’Annonciation (Lc 1, 38), la prophétie de Siméon annonçant le glaive (Lc 2, 35), sa compassion au pied de la Croix, et le don maternel à Jean et à l’humanité (Jn 19, 26-27).
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Dans ce chapitre : Médiatrice, Corédemptrice et Reine
- Marie Médiatrice de toutes grâces
- Marie Corédemptrice
- Marie Reine