Vie religieuse et épiscopat
Les fondements de la vie consacrée et la dignité de la charge épiscopale.
Status perfectionis
Les trois conseils évangéliques
L'état religieux est un état de perfection à acquérir par les trois conseils évangéliques : pauvreté, chasteté, obéissance.
- La pauvreté libère du souci des richesses
- la chasteté du souci de la famille
- l'obéissance du souci de la volonté propre
Ensemble, ces trois voeux forment un holocauste total par lequel le religieux se consacre entièrement à Dieu. L'obéissance est le plus grand des trois, car elle immole ce que l'homme a de plus intime : sa volonté propre.
Un état de perfection
L'état religieux est supérieur à l'état séculier pour tendre à la perfection de la charité. Il offre un cadre de vie ordonné à l'unique nécessaire. Saint Thomas compare la profession religieuse au baptême : c'est un nouveau départ total, une mort au monde et une renaissance en Dieu. Il réfute fermement ceux qui retarderaient l'entrée en religion : il est toujours bon de servir Dieu plus parfaitement sans délai, et l'hésitation vient souvent de la pusillanimité plutôt que de la prudence.
L'épiscopat
L'épiscopat, quant à lui, est un état de perfection acquise à communiquer. La différence essentielle entre le religieux et l'évêque est celle d'acquérir versus communiquer la perfection. L'évêque reçoit la charge de transmettre aux autres ce qu'il a contemplé : c'est le sens de la formule de saint Thomas reprise des Prêcheurs : « contemplata aliis tradere », transmettre le contemplé. Ce qui suppose que l'évêque possède déjà cette plénitude spirituelle qu'il est appelé à répandre sur le troupeau qui lui est confié.
L'état religieux tend à acquérir la perfection, l'épiscopat à la communiquer
Testez-vous : 5 questions
1. L’état religieux est-il supérieur au séculier ?
- Non, ils sont égaux
- Oui, pour les prêtres
- Oui, pour la charité
- Oui, par les vœux
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Réponse : Oui, pour la charité
L’état religieux est supérieur non par lui-même mais parce qu’il offre de meilleures conditions pour tendre à la perfection de la charité : les trois vœux retranchent ce qui retient. Un séculier plus charitable reste pourtant plus parfait qu’un religieux tiède.
2. De quoi la pauvreté libère-t-elle ?
- De la volonté propre
- Du souci des richesses
- Du souci de la famille
- Du jugement d’autrui
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Réponse : Du souci des richesses
La pauvreté libère du souci des richesses, la chasteté du souci de la famille, l’obéissance du souci de la volonté propre. Ensemble, ils forment un holocauste total.
3. Faut-il retarder l’entrée en religion selon saint Thomas ?
- Cela dépend
- Sans délai
- À maturité
- Après les études
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Réponse : Sans délai
Saint Thomas réfute ceux qui retarderaient l’entrée en religion. Il est toujours bon de servir Dieu plus parfaitement sans délai. L’hésitation vient souvent de la pusillanimité.
4. A quoi Thomas compare-t-il la profession religieuse ?
- à l’ordination
- au baptême
- à la confirmation
- à l’eucharistie
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Réponse : au baptême
Saint Thomas compare la profession religieuse au baptême : un nouveau départ total.
5. Différence essentielle entre religieux et évêque ?
- prière et action
- commander et obéir
- acquérir et communiquer
- fuir et servir
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Réponse : acquérir et communiquer
Le religieux s’oblige à acquérir la perfection ; l’évêque à la communiquer.
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Dans ce chapitre : Vie religieuse et épiscopat
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- L'entrée en religion et la charge épiscopale