Homélies et Discours aux jeunes (page 2)

Basile de Césarée · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : remacle.org — Basile de Césarée · 5 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Prodicus, sophiste de Chio, raisonne à peu près de même, dans un de ses ouvrages, sur la vertu et sur le vice. Ce n'est pas un homme méprisable que ce Prodicus, et il mérite d'être lu avec attention. Quoique j'aie oublié ses propres paroles, et que je sache uniquement qu'il a écrit en prose, j'ai retenu son idée qu'il exprime à peu près de la sorte. Il dit qu'Hercule, encore très jeune et dans l'âge à peu près où vous êtes, délibérant sur la route qu'il devait choisir, s'il prendrait celle qui conduit à la vertu par la peine, ou une autre plus facile, il se présenta à lui deux femmes, dont l'une était la vertu, et l'autre le vice, qu'il reconnut à leur extérieur, avant qu'elles eussent ouvert la bouche. L'une avait relevé sa beauté par un excès de parure, elle semblait nager dans les délices et traînait à sa suite tout l'essaim des plaisirs : elle cherchait à entraîner Hercule en lui montrant tout son cortège et lui promettant plus encore. L'autre, quoique maigre et desséchée, avait un regard ferme : elle lui tenait un autre langage ; loin de lui promettre une vie douce et tranquille, elle lui annonçait mille fatigues, mille travaux, mille périls sur terre et sur mer, mais dont la récompense serait d'être placé au rang des dieux. Prodicus ajoute qu'Hercule suivit jusqu'à sa mort cette dernière route qu'on lui indiquait.

En général, tous ceux qui ont écrit de la sagesse, ont loué la vertu dans leurs ouvrages, chacun suivant leurs forces. Nous devons les écouter, et tâcher d'exprimer leurs maximes dans notre conduite. Car celui-là seul est sage qui confirme sa philosophie par des actions ; ceux qui ne sont philosophes qu'en paroles ne méritent aucun égard. Le vrai sage me paraît ressembler à un peintre qui, représentant les plus belles figures d'hommes comme impossibles les préceptes du christianisme. Je ne passerai point sous silence la modération d'Alexandre, qui ne voulut pas même voir les filles de Darius, ses captives, quoiqu'elles eussent la réputation d'être les plus belles princesses du monde. Il aurait cru déshonorer sa victoire, en cédant aux attraits des femmes après avoir triomphé des hommes. Cette tempérance revient à cette maxime de l'Evangile, que celui qui regarde une femme avec un mauvais désir, quoiqu'il ne commette pas réellement l'adultère, n'est pas exempt de crime, parce qu'il admet la concupiscence dans son âme (Matth.

5. 28.). J'ai assez de peine à me persuader que ce soit par hasard, et non par un dessein formé, que Clinias, un des disciples de Pythagore, ait observé fidèlement un de nos préceptes. Qu'a-t-il donc fait? Il aurait pu, en prêtant serment, éviter de perdre une somme de trois talents ; il aima mieux payer ce qu'on lui demandait, que de prêter un serment même conforme à la vérité. Il avait, à ce qu'il me semble, entendu la défense qui nous est faite de jurer par quoi que ce soit (Matth. 5. 24 et suiv.).

Mais je reviens à ce que je disais d'abord. Nous devons choisir ce qui est utile, et non prendre tout sans distinction. Parmi les aliments, nous avons soin de rejeter ceux qui sont nuisibles; et nous ne ferions aucun choix des sciences qui nourrissent notre âme ! Nous serions comme un torrent qui entraîne dans sa course tout ce qu'il rencontre ! Un pilote n'abandonne pas son vaisseau au caprice des vents, il le conduit au port selon les principes de son art. Des artisans en fer ou en bois vont à leurs fins par des règles certaines; et nous serions inférieurs à de simples ouvriers pour l'intelligence de nos plus grands intérêts ! Dans les ouvrages des mains on aurait un but pour se diriger dans le travail ; et on ne s'en proposerait aucun pour la vie humaine, pour un objet que doit avoir en vue, dans tous ses discours et dans toutes ses actions, quiconque ne veut pas absolument ressembler aux brutes ! Si nous n'agissons pour une fin, notre esprit, comme un vaisseau sans gouvernail et sans lest, flottera à l'aventure. Dans les combats de la lutte et de la musique, on se livre à des exercices préparatoires, pour obtenir la couronne promise. Celui qui s'est exercé à lutter ne se présentera point pour jouer de la flûte ou toucher de la lyre. Le fameux Polydamas, avant de paraître aux jeux olympiques, arrêtait des chars dans leur course, et par là augmentait ses forces. Milon,[6] se tenant sur un bouclier frotté d'huile, ne pouvait être arraché de sa place ; et quelque effort qu'on employât, il restait inébranlable comme une colonne fixée avec du plomb. En un mot, les exercices de ces hommes étaient des préparations pour le combat. Si, négligeant les exercices de la lutte, ils se fussent occupés des talents de Marsyas ou d'Olympe,[7]

loin d'acquérir de la gloire et des couronnes, ne se seraient-ils pas rendus ridicules? Timothée non plus n'a pas abandonné la musique pour vivre dans les palestres;[8]

il n’aurait pas alors effacé tous les musiciens de son siècle. Il était, dit-on, si habile dans son art, qu'à son gré il excitait l'indignation par des tons graves et austères, et que bientôt il l'apaisait par des sons plus doux. On dit que chantant devant Alexandre selon le mode phrygien, il l'anima jusqu'à lui faire prendre les armes au milieu du repas ; et qu'ensuite, adoucissant peu à peu son ton, il le ramena à des sentiments de bienveillance pour les convives : tant il est vrai que l'exercice est nécessaire pour parvenir à la perfection dans la musique et dans la lutte.

Puisque nous avons parlé de couronnes et d'athlètes, poursuivons nos idées. C'est après s'être épuisés dans les gymnases, de peines, de travaux, de fatigues pour augmenter leurs forces; après avoir reçu bien des coups dans des combats particuliers ; après s'être laissé imposer le régime le plus sévère ; enfin, pour ne pas entrer dans les détails, c'est après avoir mené une vie qui est une longue préparation pour les combats, que les athlètes entrent en lice, et qu'alors ils essuient de plus rudes travaux, ils s'exposent à de plus grands périls, pour obtenir une couronne d'ache, d'olivier, ou autre semblable, pour être proclamés vainqueurs par un héraut: et nous, à qui on propose des prix si admirables qu'il est impossible d'en exprimer la grandeur et l'étendue, nous obtiendrions ces prix en ne nous donnant aucune peine, en vivant sans attention et avec toute licence! Une vie lâche mériterait donc des éloges, et il faudrait regarder comme le plus heureux des hommes Sardanapale, [9]

ou ce Margitès qu'Homère, supposé qu'il soit auteur de ce poème, nous représente comme ne sachant ni labourer, ni fouir, incapable de s'occuper d'aucun des travaux nécessaires à la vie. N'est-il pas plus vrai de dire avec Pittacus, que les biens ne viennent pas sans peine? En effet, après avoir beaucoup travaillé, c'est tout ce que nous pourrons faire que d'obtenir ce bonheur auquel il n'y a rien de comparable dans le monde. Nous ne devons donc pas nous livrer à la paresse, ni sacrifier à la satisfaction d'un moment de grandes espérances, en nous exposant à des peines et à des confusions éternelles, non seulement devant les hommes (ce qui serait déjà à considérer pour une personne raisonnable), mais dans les lieux où le souverain juge exerce sa justice, soit sous terre, soit ailleurs. Il pourra traiter favorablement celui qui aura péché par imprudence ou par faiblesse ; mais celui qui aura fait par malice un mauvais choix, subira, sans aucune pitié, des supplices beaucoup plus rigoureux.

Que faut-il donc faire? dira-t-on. Il faut négliger tout le reste pour avoir soin de notre âme. Il ne faut s'embarrasser du corps qu'autant que la nécessité le demande. L’âme doit être la mieux partagée. Elle est renfermée dans le corps comme dans une prison; la philosophie doit l'en délivrer autant qu'il est possible, et affranchir le corps lui-même des affections qui asservissent l’âme. Il ne faut manger que pour apaiser la faim, et non pour satisfaire la sensualité. Ceux qui ne pensent qu'à imaginer des mets exquis, qui parcourent les terres et les mers comme pour porter un tribut à un maître fâcheux et difficile, sont misérables par ces soins là même, et souffrent dès ici bas comme dans les enfers, occupés tristement à couper la flamme, à mettre de l’eau dans un crible, à remplir un tonneau percé, sans trouver aucune fin de leurs peines. Avoir un soin excessif de sa chevelure et de ses habits, c'est un malheur, suivant Diogène, ou un crime.[10] Oui, être curieux de parure, est aussi honteux que d'être impudique ou adultère. Eh! qu'importe à un homme de sens d'être revêtu d'habits somptueux ou de n'avoir qu'un vêtement simple, pourvu que ce dernier puisse le garantir du froid et du chaud? Il faut donc éviter dans tout le reste le superflu, et ne travailler pour le corps qu'autant que c'est le bien de l’âme. Un homme vraiment digne de ce nom, ne doit pas moins rougir d'aimer trop la parure et son corps, que de s'abandonner lâchement à tout autre vice. Ce n'est pas se connaître que d'avoir des soins trop empressés pour son corps: ce n'est pas comprendre la sage maxime qui nous dit que ce qu'on voit de l'homme n'est pas l'homme ; qu'on a besoin d'une sagesse supérieure pour se connaître soi-même ; qu'il est plus difficile d'y parvenir lorsque l'œil de l'entendement n'est point pur, que de regarder le soleil lorsque les yeux au corps sont malades. On purifie son esprit, pour le dire suffisamment quoiqu'en peu de mots, en dédaignant les plaisirs des sens, en ne repaissant pas ses yeux de vains spectacles qui leur font illusion, ou de la vue de personnes qui allument le feu de la concupiscence; en n'admettant pas dans l’âme, par les oreilles, des sons qui la corrompent. Une musique efféminée fait naître les vices les plus honteux et les plus bas. Nous devons en rechercher une autre, qui soit plus utile et qui ne nous inspire que des sentiments de vertu. Telle était celle dont David, ce divin auteur des chants sacrés, se servait, dit-on, pour calmer les emportements de Saül (I Rois. 16. 23.). On dit que Pythagore,[11]

ayant rencontré des hommes ivres qui revenaient d'un repas de débauche, ordonna au musicien de changer de ton, et de chanter selon le mode dorien. Ce chant, dit-on, les fit tellement revenir à eux-mêmes, qu'ils jetèrent leurs couronnes et s'en retournèrent chez eux tout confus. On en voit d'autres qui s'agitent au son des flûtes comme des Corybantes[12] ou des Bacchantes : tant il y a de différence à entendre une musique honnête ou licencieuse. On doit donc éviter celle de nos jours aussi soigneusement que ce qu'il y a de plus honteux au monde. J'ai honte d'avertir de ne point répandre dans l'air des parfums de toute espèce pour flatter l'odorat, et encore moins de se parfumer soi-même. Que dirai-je des plaisirs du toucher et du goût, sinon que ceux qui les recherchent sont esclaves, comme les bêtes de leur ventre et des plus grossiers appétits?

En un mot, il faut mépriser le corps, à moins qu'on ne veuille se plonger dans les plaisirs sensuels comme dans la fange ; ou il ne faut le ménager qu'autant que son ministère peut être utile à la sagesse. C'est le sentiment de Platon, conforme à celui de saint Paul, qui nous avertit de ne point flatter notre corps, dans la crainte d'allumer en nous de mauvais désirs (Rom. 13. 14.). Avoir trop de soin du corps, et négliger, comme n'étant d'aucun prix, l’âme dont il est le serviteur, c'est comme si on était jaloux des outils d'un art, et qu'on ne se mît guère en peine de l'art même dont ils sont les instruments. Il est donc à propos de châtier le corps et de le dompter comme une bête féroce. Servons-nous de la raison comme d'un frein, pour retenir les mouvements tumultueux qui s'élèvent dans l’âme ; ne lâchons pas toutes les brides au plaisir de peur que l'esprit ne soit entraîné par les passions, comme un cocher est emporté par des chevaux indociles. Rappelons-nous ce mot de Pythagore, qui, voyant un de ses disciples faire trop bonne chère et s'engraisser trop, lui dit : Quand cesseras-tu de te préparer une rude prison? Platon, qui savait combien le corps peut nuire à l’âme, avait choisi exprès à Athènes l'Académie, lieu malsain, pour retrancher le trop d'embonpoint du corps, comme on retranche dans la vigne le luxe des feuilles. J'ai entendu dire à un médecin qu'un excès de santé est souvent dangereux.

Ce serait donc une folie manifeste de trop ménager le corps puisque ce ménagement nuit à l’âme aussi bien qu'au corps. Si nous nous accoutumons à dédaigner celui-ci, nous ne serons plus guère touchés des choses humaines. Quel besoin aurons-nous des richesses, si nous dédaignons les plaisirs corporels? Pour moi, je ne le vois pas, à moins que, comme les dragons de la fable, nous n'ayons du goût à garder des trésors enfouis. Ceux qui auront appris à n'être pas esclaves des passions, seront bien éloignés de rien faire ou de rien dire de bas pour acquérir des richesses. Tout ce qui est superflu, quand ce seraient les sables de la Lydie, ou les ouvrages de ces fourmis qui apportent l’or,[13]

ils le mépriseront d'autant plus qu'ils en sentiront moins le manque. Ils régleront l'usage des choses sur les besoins de la nature, et non sur le plaisir. Quiconque ne suit pas cette règle, placé comme sur un penchant, est entraîné par la pente sans pouvoir s'arrêter. Plus il amasse, plus il veut amasser encore pour satisfaire ses désirs, suivant cette sentence de Solon, fils d'Exécestide : Les mortels ne mettent aucunes bornes au désir des richesses.[14]

Théognis peut aussi nous servir de maître ; il disait : Je n’aime ni ne souhaite les richesses ; je me contenterai de peu avec une vie exempte de douleur. Pour moi, je ne puis me lasser d'admirer le mépris que faisait Diogène de toutes les prospérités humaines. Il prétendait être plus riche que le grand roi,[15]

parce qu'il a voit besoin pour vivre de moins de choses que lui. Et nous, à moins que nous n'ayons tout l'or, les terres et les troupeaux innombrables du Mysien Pythius,[16]

nous ne sommes pas contents ! Toutefois, ne désirons pas les richesses, si nous en manquons ; si nous en avons, applaudissons-nous plus de savoir en user que de les posséder. C'est une belle parole de Socrate, qui, voyant un riche fier de ses grands biens, dit qu'il ne l’admirerait pas avant que l'expérience lui eût appris comment savait user de sa fortune. Si Phidias et Polyclète, qui firent deux statues admirables, l'un de Jupiter pour la ville d'Elée, l'autre de Junon pour Argos, avaient plus estimé l'or et l'ivoire de leurs statues, que leur art qui donnait tant de prix à l'ivoire et à l’or, ils se seraient rendus ridicules en se glorifiant d'une richesse étrangère. Et nous, qui croyons que la vertu humaine n'est pas assez décorée par elle-même, nous nous imaginons être à l'abri de tout reproche !

Mais ce n'est point assez de mépriser les richesses et de dédaigner les plaisirs des sens, si nous recherchons la flatterie et les fausses louanges, si nous imitons les finesses et les ruses du renard d'Archiloque.[17] Un homme sage ne doit rien tant éviter que la vaine gloire et le désir de plaire au peuple. Prenant en tout la raison pour guide, il faut qu'il aille droit au but jugé le meilleur, sans être détourné par les contradictions des hommes, par les affronts et par les périls. Celui qui n'est point dans ces sentiments, ne ressemble-t-il pas à ce savant égyptien qui se métamorphosait en plante, en bête, en feu, en eau, qui prenait toutes les formes qu'il voulait?[18] C'est ainsi qu'un flatteur change avec les circonstances et avec les personnes. Il louera ce qui est juste devant des hommes qui aiment la justice, il tiendra un autre langage devant d'autres qui ne pensent pas de même. Il changera d'opinions au gré de ceux avec lesquels il vit, comme le polype[19] prend la couleur de la terre qu'il touche.

Tout ce que je viens de dire, nous l'apprendrons plus parfaitement dans nos livres ; mais aidons-nous des instructions profanes pour tracer au moins une première ébauche de vertu. Ceux qui rassemblent de tous côtés ce qui peut leur être utile, sont comme les fleuves qui se grossissent des ruisseaux qu'ils recueillent de toutes parts dans leur course. Suivant Hésiode, les sciences s'acquièrent peu à peu, comme les trésors s'accumulent en réunissant plusieurs sommes modiques. Bias répondit à son fils qui partait pour l'Egypte, et qui lui demandait ce qu'il devait faire pour lui plaire davantage : Vous me plairez, lui dit-il, si vous amassez des provisions pour la vieillesse. Par ces provisions, il entendait la vertu qu'il resserrait dans des limites fort étroites, en bornant son utilité à la vie humaine. Pour moi, quand on compterait les années de Tithon ou d'Arganthonius,[20]

qu'on y joindrait celles de Mathusalem (Gen. 5. 27.), qui a vécu près de mille ans ; quand on rassemblerait tous les âges des hommes depuis qu'il en existe, je me rirais de tout cela comme d'une idée d'enfant, en le comparant à la vie future, dont il n'est pas plus possible d'imaginer le terme, que de supposer la fin de l’âme qui est immortelle. Je vous exhorte à faire des provisions pour le grand voyage, et à ne rien négliger de ce qui vous fera parvenir plus aisément a votre patrie véritable. Si le chemin offre des difficultés et des fatigues, ne perdons pas courage ; mais rappelons-nous celui qui nous engage à choisir le meilleur plan de vie, et à croire que l'habitude nous adoucira toutes les peines n'est honteux de perdre le présent pour avoir à regretter le passé, lorsque tous les regrets seront superflus.

Je viens de vous dire les vérités dont j'ai cru que vous retireriez le plus de fruit, et je ne cesserai jamais de vous donner les meilleurs conseils. Il est trois sortes de malades ; prenez garde de ressembler aux plus incurables, et que les infirmités de vos aînés ne se rapprochent de celles de leurs corps. Ceux qui ne sont que médiocrement malades vont trouver eux-mêmes le médecin ; d'autres, dont les maladies sont plus graves, le font venir dans leur maison ; mais ceux qui sont attaqués d'une mélancolie noire qu'il est impossible de guérir, ne peuvent souffrir le médecin qui vient les visiter. Craignez d'être aussi à plaindre qu'eux, si vous rebutez les esprits les plus sages.

[2] La Salamandre, qui jetée dans le feu, loin d'y périr, l'éteint, si l'on en croit Pline.

Hésiode, dans le poème intitulé : Les ouvrages et les jours, v. 291. Cette pensée du poète grec a été souvent répétée après lui, entre autres par Tite-Live dans le discours de Minucius au dictateur Fabius.

Ulysse qui commandent à des peuples de ce nom. On peut voir dans l’Odyssée, liv. 6, la manière dont il fut reçu par les Phéaciens.

[5] Les vers que St. Basile, ainsi que Plutarque, donnent à Solon se trouvent dans Théognis, v. 316.

C'est le fameux Milon de Crotone. Pausanias rapporte le même fait de ce robuste athlète. Polydamas, dont il est parlé un peu auparavant, n’était guère moins connu.

Marsyas et Olympe, tous deux joueurs de flûte célèbres, Olympe était de Mysie. La fable dit de Marsyas que c'était un satyre ; qu'il osa défier Apollon, et qu'il lut puni de son audace.

Sardanapale, roi d'Assyrie, célèbre par son luxe et par sa mollesse.

Diogène Laërce rapporte cette même parole de Diogène philosophe cynique.

Corybantes, prêtres de Cybèle, célébraient les fêtes de cette déesse en battant du tambour, sautant, dansant et courant partout comme des insensés. On sait avec quelles folies les femmes, sous le nom de Bacchantes, célébraient les fêtes de Bacchus.

[13] Ce sont sans doute ces fourmis de l'Inde dont parle Hérodote dans son troisième livre; fourmis aussi grandes que des renards, qui fouillent la terre comme les autres, et qui, pour se faire des logements, apportent au-dessus un sable rempli de grains d'or.

[14] Le vers que cite le Grec se trouve dans Théognis, v. 227, avec une très légère différence

[15] Par grand roi, les Grecs entendaient toujours le roi de Perse.

[16] Il paraît que ce Pythius est le môme dont il est parlé dans le septième livre de l'histoire d'Hérodote. D'après l'historien, l'orateur aurait dû dire le Lydien Pythius.

Archiloque, connu par ses poésies satiriques, avait composé des apologues dans lesquels le renard jouait le principal rôle. On disait donc le renard d’Archiloque, comme nous disons quelquefois le renard de La Fontaine.

[18] Ce savant égyptien était un roi d'Egypte, homme de peu de naissance, mais fort habile, nommé Cetés par les Egyptiens, et Protée par les Grecs. On peut voir, dans l'Hérodote de M. Larcher, t. 2. p. 387 et 388, ce qui a donné lieu à ce que la fable raconte de Protée.

Plutarque se sert de la même comparaison dans le Traité sur la manière de distinguer un flatteur d’un ami.

[20] On connaît Tithon, époux de l'Aurore, qui parvint à une extrême vieillesse, et fut changé en cigale. Arganthonius, roi des Tartessiens, régna 80 ans, et en vécut 120. Voyez Hérodote, livre premier de son histoire.

Saint Basile :HOMÉLIE SUR CES PAROLES DE l'évangile : Je détruirai mes greniers et j'en construirai de plus grands ; ET CONTRE L'AVARICE.

Je détruirai mes greniers et j'en construirai de plus grands ;

Je détruirai mes greniers et j'en construirai de plus grands ;

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