Histoire ecclésiastique (page 7)
528 notes et d'appendices et se trouvaient forcés d'insérer dans le contexte les hors-d'œuvre inévitables. Eusèbe dit ici pour la première fois que Clément a été à la tête de l'école catéchétique d'Alexandrie. Il l'a quittée sans doute à cause de la persécution de Sévère. Sur Pantène, voy. V, x. - τῶν φοινητῶν γένέσθαι: AERT ajoutent (ἔτι) παῖδα ὄντα, de même l'arménien. Cette addition précise le point d'attache de ce chapitre dans le récit qui précède. Elle pourrait être authentique. Cependant voy. SCHWARTZ, p. lxxv, mais aussi MC GIFFERT, p. 253, n. 3 du ch. vii. Sur ce Jude, nous savons seulement ce que dit Eusèbe et que copie JEROME, De uiris, lii. viii, 2. Voy. H. LECLERCQ, Castration, dans le Dictionnaire de liturgie et d'archéologie chrétienne, II, col. 2369. -
4. Voy. plus loin, xxiii,4.-7.
Sévère mourut le 4 février 211. Ses deux fils, M. Aurelius Severus Antoninus Bassianus et L. Septimius Geta lui succédèrent. Eusèbe ne mentionne que le premier qu'il appelle Antonin ; c'est celui que nous connaissons par le sobriquet de Caracalla, sobriquet étranger aux documents officiels. — ἐδηλώσαμεν: erreur; le dernier évêque de Jérusalem nommé précédemment par Eusèbe est Narcisse (V, xii, 2 ; cf. VI, x). Eusèbe a dans l'esprit la mention générale, faite au § 4, des évêques de Césarée et de Jérusalem. Sur Alexandre, voy. plus loin, ch. XI. ix,3. Voy. PULLER, The anoiting of the sick (Londres, 1904) , p.
149 suiv. ; BOUDINHON, Revue catholique des Eglises, t. II
(1905), p. 404; PARGOIRE, l'Eglise byzantine , Paris, 1905) , p. 96 et 337. - .5 σκαιᾷ νόσῳ, : regio morbo, RUFIN; la lèpre. - 6. τὸν φιλόσοφον βίονv : voy. plus haut, iii, 9, note. x. Dîos, Germanion et Gordios ne sont connus que par ce qui en est dit ici. Syncelle nomme Dîos, Germanion et Sardianus (au lieu de Gordios). Syncelle et Epiphane donnent à ces évêques des dates, sans qu'on puisse savoir sur quoi repose leur chronologie. 529 xi, 1. Sur la translation des évêques, voy. THOMASSΙN, Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise, IIe partie, liv. II, ch. LX suiv. ; BINGHAM, Antiqu., VI, iv, 6 ; sur la coexistence de deux évêques dans une cité, BINGHAM, II, XIII, 2-4. -
2. ἐκ τῆς Καππαδοκῶν γῆς : la cité n'est pas connue; Valois et Tillemont (Mém. hist. eccl., t. III, p. 415) désignent Flaviopolis, d'après les Basiliques (Jur. Graeco-rom., t. I, p. 295, éd. J. LEUNCLAVIUS et FREHER) ; mais cette ville était en Cilicie. - 3. Ἀντινοίτας : habitants d'Antinoé en Egypte, la ville fondée par Hadrien en l'honneur de son favori. — La Chronique d'Eusèbe fixe la translation d'Alexandre à la seconde année de Caracalla (212-213). -
4. L'élection d'Asclépiade au siège d'Antioche est placée par la Chronique à la première année de Caracalla (211-212). - 5. κατὰ τὸν καιρὸν τῆς εἱρκτῆς : le temps de l'emprisonnement d'Alexandre est fixé par la Chronique à 203. Cette date est fausse, ou il faut admettre qu'Alexandre a été emprisonné de nouveau à la fin du règne de Sévère, de manière à se trouver encore enfermé lors de l'élection d'Asclépiade. Une troisième hypothèse pourrait être proposée, un emprisonnement de huit ans ; mais cette longue durée est en désaccord avec ce que nous savons des persécutions sous Sévère. La fin des persécutions paraît avoir été seulement amenée par l'amnistie rendue en 212 par Caracalla, après le meurtre de Géta, (DION CASSIUS, LXXVII, 3). - 6. Clément d'Alexandrie, qui a dédié son Canon ecclésiastique a l'évêque Alexandre; voy. XIII, 3.
xii, 1. Sur Sérapion, voy. V, xix. - Δόμνον BDEMR lat. Jérôme, De uiris,
XLI ; Δομνῖνον AT1 arm. — ἐθελοθρῃσκείαν a un sens assez général pour désigner une secte judaïsante, une forme de gnosticisme ou de cabbale. - 2. Un fragment considérable de l'évangile de Pierre a été découvert en Egypte et publié en 1892. Voy. Revue des études grecques, 1893, 59 et 267. Une édition de ce texte paraîtra dans le recueil
530 des évangiles apocryphes. - Ῥωσσόν : en Syrie, sur le golfe d'Issus, un peu au nord-ouest d'Antioche. - ἀφ' οὗ marge de l'édition de Genève de 1612, ἀφ' ἧς mss. - 5. Marcianus paraît être un hérétique inconnu et non pas Marcion. - <ὃς> καὶ ὅς om. mss., qui eliam Rufin, « welcher »> arm. xιιι. Sur Clément d'Alexandrie, voy. les histoires littéraires. —
4. βαρβάρων : les Juifs et les chrétiens. - 6. ἀντιλεγομένων voy. III, xxv, 5. - 7. Sur Cassien {Julius Cassianus), voy. BARDENHEWER, Geschichte der altkirchlichen Literatur, 1.1, p. 346 et 388. C'était un encratite (vers 170). Dans les Exegetica, il établissait que Moïse était antérieur aux philosophes grecs. Sur les auteurs juifs cités ici, SHIUEHER, Geschichte der jüd.Volks im Zeitalter Jesu, t. Il et III. - L'argument favori de l'apologétique juive, repris surtout chez les chrétiens par Tatien, est développé aussi par Clément. xiv, 7. Cf. II, xv. - 7. προτρεπτικῶς mss., om. RUFIN ; cf. arm. : «ermahnte» ; πνευματικῶς, SCHWARTZ (d'après II, xv, 2: ἀποκαλύψαντος αὐτῷ τοῦ πνεύματος ; προφανῶς, VALOIS. — Un autre motif pour la composition du quatrième évangile est exposé III, xxiv, 7-13. - 8. Alexandre, mentionné aux chapitres viii et xi, est désigné ici comme un élève de Clément d'Alexandrie et un condisciple d'Origène. —
10. Ἀδαμάντιος;: deuxième nom ou surnom d'Origène. On peut se demander si ce sobriquet ne doit pas rentrer déjà dans la catégorie de ceux qu'a étudiés M. E. DIEHL, Rheinisches Museum, t. LXII (1907), p. 421 (résumé Rev. des revues dans la Revue de philologie, t. XXXII, p. 114,45). Il aurait, dès lors, une certaine portée pour l'histoire intérieure des chrétiens d'Egypte. - τῆς Ῥωμαίων ἐκκλησίας : Ῥωμαίων ABDM lat. arm., Ῥώμην ou Ῥώμης ERT. — Le pontificat de Zéphyrin va de
11. Cf. plus haut, viii, 3-5.
xv. Cf. plus haut, iii, 2. 551 xv«. Sur les travaux de critique biblique entrepris par Origène, voy. outre les introductions bibliques, SWETE, Introduction τt the old Testament in Greek (Cambridge, 1900), p, 59. Origène croyait, avec d'autres chrétiens (JUSTIN, Dιal., lxxi, 2 ARCHAMRAULT, et la n.), que les Juifs avaient altéré les Ecritures et qu'il fallait chercher le texte authentique dans la version inspirée des Septante. - Pour ce chapitre et le suivant, nous avons un extrait de la version syriaque, indépendamment de l'arménien. - 2. εὕροι ἐν BDT syr. arm. lat., εὕροιεν E, εὕροιεν ἐν AMR. - πρὸς Ἀκτίοις AT1 lat., πρὸς ἀρκτίοις M, προσαρκτίοις,, E, πρὸς ἄρκτους B, om. syr. arm. Cf. Ps.-Théodoret sur Aristée, p. 151, 13 WENDLAND. — Voy. SCHWARTZ, dans les Nachrichten de la société de Gœttingue, 1903, p. 693 suiv. - 3. ἀλλὰ καὶ ἔκτην : lapsus d'Eusèbe, qui a déjà nommé celte sixième version. - Antonin est le nom officiel de Caracalla (210-217); voy. plus haut, viii, 4. - 4. Les côla sont des incises, équivalant à peu près à la ligne ou stique comme étendue, mais déli¬mitées par le sens. Voy. SWETE, Introd. to the old Testament in Greek, p. 345 suiv. xvii. πρόσθεν : III, XXVII. - Ἰουλιανῆς : voy. PALLADIUS, Hist.lausiaque, CXLVII LUCOT. xviii, 2. Cf. plus haut, iii, 8. Il faut croire qu'Origène, étant déchargé des commençants (xv), a pu revenir aux études profanes. -
3. φιλόσοφα AERT lat., φιλόλογα
RDM arm. Eusèbe désigne deux cycles d'enseignement élémentaire, les mathématiques, géométrie et arithmétique, qui, suivant l'ancienne prescription de Platon, sont l'introduction à la philosophie; puis, «les autres enseignements élémentaires», c'est-à-dire la grammaire et la rhétorique, ce qui a suggéré l'interprétation τὰ φιλόλογα substituée ensuite par erreur à τὰ φιλόσοφα. Il faut préciser la traduction en conséquence. Voy. SCHWARTZ, p. LXXXIX. Tout ce passage est intéressant pour l'histoire des études dans l'antiquité.
532 Cf. n, 7. — 4. θεωρίαν
τε mss., θεωρίαν SCUWARTZ; voy. ID..
p. CXLV. xix, 1. Porphyre, célèbre philosophe néoplatonicien, disciple, biographe et commentateur de Plotin (232 ou 233-304 env.). —
3. διαγράφων AMT1 arm., θαυμάζων διαγράφων; ΕR, θαυμάζων καὶ διαγράφων BΔ, miratur lat. Cf. SCHWARTZ, p.cxxvi. — 4.
αἰνίγματα. Notre traduction est littérale. Mais la suite, § 8, montre qu'il s'agit de la méthode allégorique. Déjà on voit Aristote se servir du mot pour caractériser la comédie moyenne qui attaque les vices sous des formes générales et sous des perf nnages imaginés, par opposition à la comédie ancienne qui nommait les individus. — 6. Ammonius Saccas, le maître de Plotin et le fondateur du néo-platonisme, mort en 243. Né de parents chrétiens, il passa au paganisme selon Porphyre, resta chrétien selon Eusèbe, plus bas § 10, et selon saint Jérôme qui suit Eusèbe. Comme beaucoup de fondateurs de sectes dans l'antiquité, il n'avait rien écrit. - 7. D'après Porphyre, Origène aurait été d'abord païen. L'erreur est certaine. Mais Origène a pu produire dans les écoles l'impression d'un païen philosophe. - 8. Numénius, philosophe syrien de la seconde moitié du iie siècle,quicombinaitavcclessystèmesgrecslescroyances orientales ; Cronius, pythagoricien du môme temps» mais peu connu (cf. PORPHVRH, Vie de Plotlin, xx) ; Apollophane, stoïcien d'Antioche, disciple d'Ariston de Chio, au iiie siècle de l'ère chrétienne; Longin, le rhéteur et philosophe d'Athènes auquel on a longtemps attribué le traité Du Sublime (213-273); Moderatus, pythagoricien du ier siècle; Nicomaque, pythagoricien du ier ou du iie siècle, surtout connu pour ses travaux mathématiques; Chérémon, stoïcien, bibliothécaire et historien d'Alexandrie, maître de Néron; Cornutus, le stoïcien maître du poète Perse. Dans cette énuraération des sources de l'érudition profane d'Origène, le nom de Longin est de trop ; car Origène a pu tout au plus 533 lire dans sa vieillesse les premiers écrits de ce rhéteur. -
9. ψευσάμένῳ. Il est difficile qu'Ammonius soit resté chrétien en professant les doctrines néo-platoniciennes. Eusèbe a pu confondre avec un homonyme. - 11. Cf. plus haut, ii, 7. —12. ἐπεγγελλόμενα :
ἐπαγγελλομέν<ων εἰρημέν>α SCHWARTZ.
- 14. σχήμα cf. lo traité de Tertullien, De Pallio, ot BOISSIER, La fin du paganisme, t.1, Paris, 1891, p. 259. Ces mots suffiraient à prouver que les clercs et les évêques n'avaient pas de costume particulier. - 14. Passage intéressant pour l'histoire de la mission chrétienne et des relations de l'Eglise avec l'Etat romain. Il s'agit ici de la province romaine d'Arabie, organisée par Trajan au commencement du iie siècle.
— ἀφικνεῖται BDM, προπεμφιείς ἀφικνεῖται T1, προπεμφθεὶς ὑπ' αὐτῶν ἀφικνεῖται AER, «sie schikten ihn und gingen » arm., « a quibus exoratus abiit » lat. : interpolation très ancienne; voy. SCHWARTZ, p. LXXII. - 16. οὐ σμικροῦ... πολέμου : probablement les massacres d'Alexandrie ordonnés par Caracalla en 215; voy. TILLEMONT, Hist. des empereurs, t. III, p. 115; DURUY, Hist des Romains, t. VI, p. 255. - ὑπεξελθὼν τῆς Ἀλεξανδείας καὶ μηδὲ τὰς κατ' Αἴγυπτον διατρίβας ἀσφαλεῖς ἑαυτῷ ἡγούμενος ἐλθὼν ἐπι Π. AERT, « und wollte überhaupt nicht gehen in irgendwelche Theile Aegyptens und kam » arm., « alius alio, ipse ad Palestinae partes secessit ». lat. : AERT et le syr. présentent un remaniement tendant à incriminer Origène pour s'être soustrait à la juridiction de l'évêque d'Alexandrie. Eusèbe n'a pu écrire cela. Par contre, Rufin répond au reproche dont AERT se sont faits les échos, et peut avoir pris « alius alio, ipse » dans la défense d'Origène par Pamphile et Eusèbe (SCHWARTZ, p. LXVI). - 17. περὶ τοῦ Δημητρίου BDMT1, περὶ τούτου Δημητρίῳ AERT2, «an Demetrios » arm., « in epistula Alcxandri rescribentis Demetrio post multum tempus haec ipsa culpanti » lat. Une faute des mss. a provoqué des perturbations étudiées par SCHWARTZ, p. LXVII. Il suffit de noter que Rufin en a tiré le meilleur
534 parti possible et a éclairé le texte d'Εusèbe en empruntant probablement à l'apologie d'Origène post multum tempus haec ipsa culpanti. Voy. xxiii,
4. - 17.
Théoctiste était déjà évêque de Césarée en 216, date de ces événements, et mourut entre 255 et 258 ; car il était évêque sous Etienne de Rome (254-257), et son successeur, Domnus, paraît sous le pontificat de saint Xyste (257-258); voy. VII, v, i et xiv (MCGIFFERT). La lettre des évêques doit être des environs de 231 (cf. xxiii, i). xx, 2. Sur Gaïus, voy. II, xxv, 6, et DUCHESNE. Hist. anc, t. I, p. 304. - κατὰ Ζεφυρῖνον : 199-217. - Sur l'épître aux Hébreux, voy. plus haut, III, iii. - Eusèbe a dû la connaissance des écrits de Béryllus, Gaïus et Hippolyte à la bibliothèque d'Aelia ; on peut le croire d'après le contexte. Voy. SCHWARTZ, Uebersichten, p. 34. xxi, i. Antonin, c'est-à-dire Caracalla, fut tué le 8 avril 217. Macrin meurt en juin 218; « l'autre Antonin », Elagabal, le 12 mars
222. Sévère Alexandre lui succède et règne jusqu'au 18 mars 235.
Mamée est la nièce de Julia Domna, épouse de Septime Sévère, la tante d'Elagabal et la mère de Sévère Alexandre. Sur la situation des chrétiens durant cette période, voy. DUCHESNE, Hist. anc., t. I, p. 362 suiv. L'entrevue avec Origène eut lieu probablement en 218, après la victoire d'Elagabal sur Macrin; voy. MCGIFFERT, p. 209, n. 8. - Papes: Zéphyrin, 198-217 ; Calliste, 218-222; Urbain, 223-230. xxii, Sur Hippolyte, voy. DUCHESNE, t. I, p. 296. Eusèbe ne sait pas où il était évêque, xx, 2. xxiii, 2. Intéressant pour l'histoire du livre. -
3. Pontinnus, pape, 230-235. A partir de ce pape, la liste épiscopale de Rome dans Eusèbe a besoin d'être corrigée. Voy. HARINACK, Chronologie, t. I, p. 127, et les premiers chapitres de cet ouvrage pour l'ensemble de la question; l'introduction de l'édition du Liber pontificalis par L. DU- 535 CHESNE. - 4. A cette époque se firent entendre probablement les protestations de Démétrius et la justification des évêques de Palestine (xix, 17). L'ordination d'Origène se place en 231. L'Apologie d'Origène, commencée par Pamphile et terminée par Eusèbe, est perdue, sauf le premier livre qu'a traduit Rufin. Voy. xix, 16 et 17, notes, et xxxii, 4.
xxiv, 1. Le commentaire sur saint Jean n'était pas achevé, comme le laisse supposer Eusèbe. Sainl Jérôme dit qu'il n'y avait que trente-deux livres et quelques notes (catalogue des œuvres d'Origène dans la lettre xxxiii, publié complètement par Ritschl, Redepenning, Pitra, et dans la nouvelle édition des lettres de saint Jérôme par M. Is. HILBERG, dans le Corpus de Vienne, t. LIV, p. 235, 10 suiv. ; voy. aussi PREUSCHEN, dans HAUNACK, Die Ueberlieferung, p. 331, et HAUNACK, Die Chronologie, t. II, p. 37). RUFIN, , Apol., II, xxii, parle de trente-deux livres. Or nous possédons le XXXIIe livre, qui commente le chapitre xiii de l'évangile. L'étendue de cet ouvrage a causé la perte d'une partie de ces livres. Déjà Eusèbe n'en a que vingt-deux. Aujourd'hui, nous en avons huit complets et des fragments plus ou moins étendus de trois autres. - 3. ἀπισημειώσεις : inscriptions donnant le titre, le nom de l'auteur, le numéro du livre et d'autres détails, rédigées sur des étiquettes que l'on plaçait sur la tranche des rouleaux. Dans les boîtes et les bibliothèques, les rouleaux présentaient leur tranche à l'extérieur, et par suite cette étiquette.
xxv, 2. Dans ce catalogue sont omis les douze petits prophètes, par un lapsus d'Eusèbe ou de son secrétaire chargé de dresser la liste (SCHWAHTZ, P. CXLV). - Ῥούθ' παρ' αὐτοῖς ἐν ἕνι : les variantes des mss. montrent que εν n'a été écrit qu'une fois dans l'archétype. Voy. SCHWARTZ, p. CXLV. - 3. Cet extrait est tout ce qui reste de ce premier livre. - 7. Même observation pour ce livre V sur saint Jean. — 11 et 13. Ces deux extraits sont tout ce
536 que nous avons de ces homélies, avec quatre fragments latins de commentaires dans le premier livre de l'Apologie par Pamphile. —
12. τῇ ἀναγνώσει τῇ
ἀποστολικῇ : le terme est à rapprocher de l'expression liturgique postérieure. xxvi. La dixième année est 230-231. Le ms. A porte δωδέγατον; le texte arménien de la Chronique place cet événement dans la treizième année de Sévère Alexandre, saint Jérôme dans la dixième. Voy. TILLEMONT, Mém., t. III, p. 705 suiv. xxvi. Voy. la n. sur xxiii, 4, et xix, 17-18. xxviii. Sévère Alexandre meurt le 18 mars 235, Maximin en mai 238. PALLADIUS, Hist. laus., CXLVII, nous apprend qu'Origène trouva un refuge pendant la persécution à Césarée de Cappadoce grâce à Juliana. xxix. 1. Chronologie : Gordien, 238-244 (avant le 23 juillet); Pontien, 231-28 sept. 235; Antéros, 21 nov. 235-3 janv. 230 ; Fabien, 236-20 janv. 250. De ces dates, fournies pour les papes par le chronographe de 354, il résulte qu'Eusèbe se trompe ici en faisant coïncider le court pontificat d'Antéros avec la première année de Gordien ; il se place au début du règne de Maximin. Voy. DUCHESNE, Liber pont., t. I, p. 5 et CCXLVIII. -
4. ὥσπερ AERT lat., om. BDM arm.: l'omission est une correction de tendance dogmatique; ὥσπερ a été supprimé comme impliquant un doute sur la divinité du Saint-Esprit (SCHWAHTZ, p. LXXXIX). - Un récit semblable concerne Zéphyrin dans RUFIN, VI, xxi. - La suite des évêques d'Alexandrie est : Démétrius (189-231), Héraclas (231-247), Denys (247-204). Voy. HARNACK, Chronologie, t. 1, p. 205. D'après ce passage, il semble que Héraclas garda pendant un certain temps après son élévation à l'épiscopat la dlrection de l'école catéchétique. xxx. Théodore ou Grégoire est le célèbre évêque de Néo-césarée dans le Pont, Grégoire le Thaumaturge, auteur du
537 Panégyrique d'Origène.
Voy. DUSCHESNE, t. I, p. 439 suiv. - Ῥωμαίων μαθήματα. D'ordinaire, Eusèbe ne parle que des connaissances des Grecs, qui sont la littérature, les sciences et la philosophie (voy. l'index, au mot Grecs). La science propre aux Romains est le droit, que Grégoire avait étudié à Béryte (lettre d'Origène à Grégoire dans Philocalia, XIII, l ;p. 64, 17 ROBINSON)
xxxi. La mention des Cestes, ouvrage profane (voy. CHRIST, Gesch.
der griechischen Literatur, Munich, 1903, 4e éd., p. 909), « qui peut difficilement être prise pour un compliment» (SCHWARTZ, Uebersichten, p. 36), est supprimée par le traducteur syriaque (dans l'arménien, et Rufin, omise par saint JEROME, De uiris, lxiii.
L'esprit de cette suppression est indiqué par la paraphrase de Rufin : « Africanus, uir inter scriptores ecclesiasticos nobilis ». Voy. la n. de Heinichen. Les Cestes formaient un recueil de mélanges, de science purement séculière, dont il ne nous est parvenu que des fragments étendus. Julius (nom conservé par saint Jérôme Africanus était beaucoup plus vieux qu'Origène. Eusèbe a tort de placer sous le règne de Gordien son ἀκμήî, bien qu'il ait pu vivre jusque-là. Julius Africanus vient ici a cause de sa lettre à Origène sur le livre de Daniel.
xxxii, 1.
κατὰ τοῦτον τὸν χρόνον désigne le règne de Gordien (238-244). - Le commentaire sur Ezéchiel comprenait vingt-neuf livres d'après le catalogue de saint Jérôme ; mais ce chiffre est probablement une erreur. La phrase d'Eusèbe est équivoque, mais ce commentaire allait bien jusqu'à la fin du texte. -
2. Ce séjour d'Origène à Athènes doit être distingué du voyage dont il est question, xxiii, 4. - 4. Voy. xxiii, 4. xxxiii. Sur Béryllus, voy. DUCHESNE, t. 1, p. 463; HEFELE, Hist.des conciles, nouv. tr. fr., t.1, p. 163. xxxiv. Les deux Philippce, 244-249. Sur la pénitence de Philippe et le christianisme des empereurs arabes,
538 voy. DUCHESNE, t. i, p. 464 et 367 ; TILLEMONT, Hist. des empereurs, I. III, p. 494; DURUY, Hist. des Rom., t. VI, p. 343. — τοῦ τηνικᾶδε προεστῶτος : saint Babylas, d'après saint Jean Cbrysostonie et Léonce d'Antioche. xxxv. La troisième année des Philippes est en réalité 246-247. Voy. plus haut, sur xxix, 4. xxxvi, 1. τὰ ἑξήκοντα. Origène étant né en 185 ou 186, cette indication nous reporte à 245 environ. Sur l'usage des tachygraphes, pour prendre un texte à la dictée, voy. xxiii,2 .
xxxvii .Voy. DUSCHESNE t. I, p. 463-464. xxxviii. Voy. ib., p. 129. - ὁ μὲν νοήσας; mss., Syncelle, p. 632, 18 ; « der welcher vveiss », arm. ; « is qui flxus est in corde suo », lat. ; ὁ ἐννοήσας WENDLAND, ὁ ὁμολογήσας SCHWARTZ, p. cxii. xxxix. Philippe esl battu et tué le 17 juin 249 par les légions de Pannonie, qui ont proclamé Dèce. Sur les motifs de la persécution et la persécution elle-même, voy. BIHLMEYER, dans Theolog. Quartalschrift, t. xcii (1910), p. 10 (qui donne la bibliographie),et DUCHESNE, Hist., t. I, p.367. - Le pape Fabien succombe le 20 janvier
400. Son martyre est fixé au 24 janvier et eut lieu en 251.-
Φάβιος mss. arm., Fabianus RUFIN, Φλαβιανός; ZONARAS; c'est par erreur que dans celte traduction, on a adopté la forme « Fabien ». Dates : 250-252/253. - 5. τἀνδρός : voy. n, 1. xl. Ici commencent les extraits que fait Eusèbe des lettres de Denys d'Alexandrie. Je renvoie pour tout le détail de ces textes a l'édition et au commentaire de Ch. L. FELTOE, The Letters and other remains of Dionysius of Alexandria, Cambridge, 1004 [Cambridge Patristic Texts, ed. by A. J. MASON). Pour ce chapitre, voy. p. 23, 1-27, 15.-2. Sabinus, probablement le préfet d'Egypte ; cf. VII, x.,
3. οἱ παῖδες :
Feltoe, après beaucoup d'autres, croit que Denys était marié et qu'il s'agit de ses enfants. Un d'eux était Timothée. - 7. ὡς ληστὰς εἶναι : un pendant de cette curieuse scène esl, en effet, une histoire de brigands, dans Apulée, Métam., III, xxvii. -- γυμνὸς ἐν τῷ λινῷ ἐσθήματι : les anciens couchaient tantôt nus dans le lit, tantôt avec.la tunique intérieure qui correspond a notre chemise.
xli-xlii, ~ FELTOE, p. 5, 1-19, 4. xli, 1. Le décret de Dèce est de l'automne 249. Mais auparavant, Alexandrie eut une persécution locale suivie d'une sédition et de troubles semblables à ceux qui éclataient souvent dans cette ville. — ποιητής : on a pris ce mot au sens de « poète ». Mais il a un sens général dans Denys (VII, xxv, 2; Praep. evang., VII, xx et xxi).-- δεισιδαιμονίαν : mot propre pour les superstitions particulières, locales ou individuelles, qui ne relèvent pas des cultes officiels et que nous rangeons le plus souvent dans le folklore; cf. THEOPHRASTE, Carct., xv,, et le commentaire de l'édition de Leipzig; TAC, Hist., I, lxi,. - 4. μυλιαίοις : le pavé des rues était formé de pierres dures, silex. — 5. κατακάοντες BD, κατακαίοντες AB SYNCELLE, « verbrannten sie » arm., « igni cremarent » lat., καταλῶντες EMR, om. T1 ; voy. SCHAWARTZ, p. cxxx,. -
7. τὰ τῆς ἀσεβίας κηρύγματα : cf. 5,
ἄθεα ῥήματα et IV, xv, 18 et 20 (t. I, p. 425); PLINE, Epist.,X, xcvii : Christo maledicere. -
9. διήγγελται : il fallait un certain temps pour que les nouvelles de Rome parvinssent à Alexandrle.- περικεχυμένου BDM πυρὶ κεχυμένου ERT arm. SYNCELLE, πυρὶ περκεχυμένου, « iubentur... populo spectante laniari » lat. Plus loin, § 13, πυρὶ ἀσβέστῳ est donné par toutes les sources du texte. Sur ces passages, voy. SCHWARTZ, p. LXXIX-LXXX, qui pense que πυρὶ était déjà interpolé dans le texte que lisait Eusèbe au § 13. Ἡ ἄσωεστος est le nom de la chaux vive. Un souvenir de MAT., iii,12, a fait introduire
540 πυρί qui a entraîné dans la plupart des mss. le changement de κατετάκησαν en κατεκάησαν. — 18. Ἀμμωνάριόν τε mss. arm. SYNCELLE, in quibus lat (Ἀμμωναρία M SYNC. arm.lat.) : on attend quelque chose d'analogue à ce que Rufin donne, sans doute par conjecture. Eusèbe ne nomme que trois femmes. M. Schwartz suppose que le quatrième nom était déjà tombé dans le texte qu'il lisait. Rufin conjecture : « et alla Ammonaria >>, après Dionysia, sur une fausse interprétation de ἡ πρόμαχος - 19. Ἀτήρ mss. arm., Ἀστήρ SYNCELLE, Arsinus lat. xlii. 3. Νείλου : Nilopolis à l'ouest du Nil. La montagne d'Arabie sont les collines de l'est (HERODOTE, II, viii), appelées par d'autres auteurs Τρωικόν. - τῇ συμβίῳ ἑαυτοῦ : sa femme ; sur le mariage dans le clergé, voy. BINGHAM, Antiq., livre IV, ch. v, § 5; HEFELE, nouv. tr. fr., t. I, p. 620. - 4. Σαρακηνῶν : probablemenl la plus ancienne mention du nom des Sarrasins. xliii. Le Novat d'Eusèbe esl, en réalité, Novatien. Les deux personnages sont souvent confondus par les écrivains grecs. Voy. JEROME, De uiris, LXX. Sur Novatien, cf. DUCHESNE, t. I, p. 324 et
2. ἑξήκοντα : renseignement précieux sur l'extension du christianisme. Voy. plus loin, § 11.- τῶν κατὰ χώραν ποιμένων AERT arm. om. BDM lat. : omission due à une fausse interprétation, qui a fait croire qu'il était question des chorévôques (SCHWARTZ, p. lxxxix). -- Sur le concile de Rome, voy. HEFELE, Hist. des conciles, nouv. tr. fr. t. I;, p. 169. --
3 : ἐπιστολαί JEROME De uiris, LXV,, emploie le singulier :
epistulam ad Fabium. Valois suit saint Jérôme et compte ici trois lettres : 1° sur le concile romain et l'accord des évêques d'Italie et d'Afrique ; 2° sur les décrets du concile; 3° sur les méfaits de Novatien. La première et la troisième, écrites en grec, 541 sont adressées à l'évêque d'Antioche. McGiffert croit que saint Jérôme et Rufin ne connaissaient plus ce dossier que par Eusèbe. Le pluriel d'Eusèbe peut être un pluriel général. Il pourrait aussi avoir été suggéré par la pensée du mot latin litterae. Les lettres de saint Cyprien, mentionnées ici, sont également perdues. -