L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 21)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 2-3, éd. 1911 (OCR) · 267 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Que mon cœur, 6 divin Enfant, devienne pur par la pratique de vos préceptes, afin que je ne sois pas confondu au jour où vous paraître^ dans votre justice.

L'Antienne, le Capitule, le Répons bref, le Verset et l'Oraison qui complètent l'Office de Tierce, se trouvent ci-après, dans leur lieu et place, aux fêtes de Noël, de l'Epiphanie, du Saint Nom de Jésus et de la Purification de Notre-Dame.

Arbitre tout-puissant. Dieu de vérité, qui réglez l'ordre de toutes choses, vous dispensez au matin sa splendeur, et au midi ses feux.

Eteignez la flamme des discordes, dissipez toute ardeur nuisible ; donnez à nos corps

RECTOR potens, verax Deus, Qui temperas rerum vices, Splendore mane illuminas. Et ignibus meridiem.

Exaucez-nous, Père très miséricordieux, Fils unique égal au Père, et vous, Esprit consolateur, qui régnez clans tous les siècles. Amen.

Defecit in Salntare tuum anima mea : * et in verbum tuum supersperavi.

Defecerunt oculi mei in eloquium tuum : * dicentes, Quando consolaberis me ?

Quia factus sum sicut uter in pruina : * justificationes tuas non sum oblitus.

Quot sunt dies servi tui : * quando faciès de persequentibus me judicium ?

Narraverunt mihi iniqui fabulationes : * sed non»ut lex tua.

Omnia mandata tua Veritas : * inique persecuti sunt me ; adjuva me.

Paulo minus consummaverunt me in terra : * ego autem non dereliqui mandata tua.

Mon âme a défailli dans l'attente du Sauveur que vous avie^ promis; mais )'ai mis toute mon espérance en votre parole.

Mes yeux se sont lassés à relire vos promesses, et je disais : Quand me consolerez-vous ?

Je me suis desséché comme la peau exposée à la gelée ; mais je n'ai point oublié vos justices.

Je disais : Combien de jours restent encore à votre serviteur ? Quand ferez-vous justice de mes persécuteurs ?

Les impies me racontaient leurs fables; mais ce qu'ils disent n'est pas comme votre loi .

Toutes vos ordonnances sont vérité ; ils me poursuivent injustement : aidez-moi.

Ils m'ont presque anéanti sur la terre; mais je n'ai point abandonné vos commandements.

moi selon votre miséricorde, et je garderai les oracles de votre bouche.

Votre Vérité passe de génération en génération. C'est vous qui avez affermi la terre, et elle est stable.

Par votre ordre, le jour subsiste ; car tout vous est assujetti.

Si votre loi n'eût été le sujet de mes méditations, j'aurais péri dans mon affliction.

Je n'oublierai jamais vos justices ; car c'est par elles que vous m'avez vivifié. .

Je suis à vous, sauvez-moi, Emmanuel ! car j'ai recherché vos préceptes.

Les pécheurs m'ont attendu pour me perdre ; mais j'avais fixé mon attention sur vos oracles.

J'ai vu venir la fin de toutes choses; votre loi seule est infinie.

UE j'aime votre loi, Seigneur ! toute la journée elle est le sujet de mes méditations.

Vous m'avez rendu plus sage que mes ennemis par les préceptes que vous m'avez donnés : je les ai embrassés pour jamais.

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