L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 6)
Dieu tout-puissant , qui daignez nous inonder de la nouvelle lumière de votre Verbe en son incarnation ; daignez faire resplendir en nos oeuvres ce même éclat qui, par la foi, illumine déjà nos âmes. Par le même JésusChrist notre Seigneur. Amen.
Dans le cours de la journée, il sera convenable de s'occuper des lectures et prières oui sont assignées ci-après, pour chacun des jours de cette quarantaine, tant au Propre du Temps qu'au Propre des Saints. Le soir étant arrivé, on pourra faire la prière en la manière suivante.
Après le signe de la Croix, on commencera par adorer et louer le Fils de Dieu incarné et visitant les hommes pour les sauver, et l'on empruntera les strophes suivantes à l'une des Hymnes dont se sert l'Eglise dans ce saint temps :
Jesv. Redemptor omnium. Quem lucis ante originem Parem paternae gloriae Pater supremus edidit;
Jésus, Rédempteur de tous les hommes ; vous que le souverain Père a engendré semblable à sa propre gloire, avant le lever de la première aurore ;
Lumière et splendeur de ce Père divin, espérance immortelle de nous tous, écoutez les prières que font monter vers vous, par tout l'univers, vos humbles serviteurs.
Souvenez-vous, Créateur de la nature, qu'un jour vous naquîtes de l'auguste sein d'une Vierge, ayant daigné prendre notre forme corporelle.
A vous donc la gloire, ô Jésus, fils de la Vierge ! Gloire aussi au Père et à l'Esprit de fécondité, dans les siècles éternels ! Amen.
Mémento, rerum Conditor, Nostri quod olim corporis Sacrata ab alvo Virginis Nascendo formam sumpseris.
Jesu, tibi sit gloria Qui natus es de Virgine, Cum Pâtre et almo Spiritu In sempiterna ssecula.
Après cette Hymne, on récitera l'Oraison Dominicale, la Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres, en la manière qui a été marquée ci-dessus pour la Prière du Matin.
On fera ensuite l'Examen de conscience, en repassant dans son esprit toutes les fautes de la journée, reconnaissant combien le péché nous rend indignes des caresses et de la société du divin Enfant, et prenant la résolution ferme de l'éviter à l'avenir, d'en faire pénitence et d'en fuir les occasions.
L'Examen étant terminé, on récitera le Confiteor avec une componction sincère, et on ajoutera un acte explicite de Contrition, pour lequel on pourra se servir de cette formule, que nous empruntons à la Doctrine
MON Dieu, je suis grandement affligé de vous avoir offensé, et je me repens de tout mon cœur de mes péchés ; je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal. parce qu'en péchant, non seulement j'ai perdu le Paradis et mérité l'Enfer, mais bien plus encore parce que je vous ai offensée, Bonté infinie, digne d'être aimée par-dessus toutes choses. Je fais un ferme propos de ne jamais plus vous offenser à l'avenir, moyennant votre divine grâce, et de fuir l'occasion du péché.
On pourra ajouter les Actes de Foi, d'Espérance et de Charité, à la récitation desquels Benoît XIV a attaché sept ans et sept quarantaines d'indulgence pour chaque fois.
MON Dieu, je crois fermement tout ce que la ?iinte Eglise Catholique-Apostolique-Romaine m'ordonne de croire, parce que vous le lui avez révélé, vous qui êtes la Vérité même.
Mon Dieu, connaissant que vous êtes tout-puissant, infiniment bon et miséricordieux, j'espère que, par les mérites de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ, notre Sauveur, vous me donnerez la vie éternelle que vous avez promise à quiconque fera les œuvres d'un bon Chrétien, comme je me propose de faire avec votre secours.
on Dieu, connaissant que vous êtes le souverain Bien, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus toutes choses : je suis disposé à tout perdre plutôt que de vous offenser : et aussi, pour votre amour, j'aime et veux aimer mon prochain comme moi-même.
On s'adressera ensuite à la très sainte Vierge, récitant, en l'honneur de son ineffable Maternité, l'Antienne suivante :
Uéconde Mère du Rédemp* teur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié des pauvres pécheurs.
f. Vous êtes demeurée sans tache après l'enfantement, ô Vierge !
O Dieu ! qui, par la féconde virginité de la bienheureuse Vierge Marie, avez procuré au genre humain le don du salut éternel ; daignez, nous vous en supplions, nous faire éprouver l'intercession de cette Vierge par laquelle nous avons eu le bonheur de recevoir l'auteur de la vie, Jésus-Christ, votre Fils , notre Seigneur. Amen.
A LMARedemptorisMa**■ ter, quas pervia cœli Porta mânes, et Stella
Deus, qui salutis alterna;, beatae Mariae virginitate fecunda, humano generi praemia prœstitisti : tribue, quaesumus, ut ipsam pro nobis intercedere sentiamus, per quam meruimus auctorem vitae suscipere Dominum nostrum Jesum Christum, Filium tuum. Amen.
Il sera convenable d'ajouter ici les Litanies de la sainte Vierge, à la récitation desquelles
ies souverains Pontifes ont accordé trois cents jours d'indulgence pour chaque fois.
Christe, eleison. Kyrie, eleison. Christe, audi nos. Christs, exaudi nos. Pater de cœlis, Deus,
etc. Sancta Virgo virginum. Mater Christi. Mater divinae gratis. Mater purissima. Mater castissima. Mater inviolata. Mater intemerata. Mater amabilis. Mater admirabilis. Mater boni consilii. Mater Creatoris. Mater Salvatoris. Virgo prudentissima. Virgo veneranda.
Seigneur, ayez pitié de nous. Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nou6. Christ, écoutez-nous. Christ, exaucez-nous. Dieu Père, du haut des cieux,
etc. Sainte Vierge des vierges. Mère du Christ. Mère de la divine grâce. Mère très pure. Mère très chaste. Mère inviolable. Mère sans tache. Mère aimable. Mère admirable. Mère du bon conseil. Mère du Créateur. Mère du Sauveur. Vierge très prudente. Vierge digne de tout honneur. Vierge digne de toute