L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 111)
Et le Seigneur est devenu mon asile . mon Dieu est mon appui et mon espérance.
Il fera retomber sur eux leur iniquité, et il les perdra dans leur malice : le Seigneur notre Dieu les perdra.
Ant. Ils ont conspiré contre la vie du juste, et ils ont condamné le sang innocent.
R|. Ils m'ont attaqué par des propos -haineux, et m'ont fait la guerre sans sujet.
Secundum multitudinem dolorum meorum in corde meo :*consolationes tuas lœtificaverunt animam meam.
Numquid adhasret tibi sedes iniquitatis : * qui fingis laborem in prœ- cepto ?
Captabunt in animam justi: *et sanguinem innocentem condemnabunt.
Et facîus est mihi Dominus in refugium : * et Deus meus in adjutorium spei meae.
Et reddet illis iniquitatem ipsorum, et in malitia eorum disperdet eos • * disperdet illos Dominus Deus noster.
Ant. Captabunt in animam justi, et sanguinem innocentem condemnabunt.
R). Et sermonibus odii circumdederunt me, et expugnaverunt me gratis.
Au troisième Nocturne, la sainte Eglise lit un passage de l'Epître aux Hébreux, dans lequel saint Paul nous montre le Fils de Dieu devenu Pontife et intercesseur pour les hommes auprès de son Père, au moyen de
l'ctTusion de son sang, par lequel il efface nos péchés, et nous ouvre le ciel que la prévarication d'Adam nous avait fermé.
FESTINEMUS ingredi in illam requiem, ut ne in idipsum quis incidat incredulitaiis exemplum. Vivus est cnim sermo Del, et efficax, et penctrabilior omni gladio ancipiti ; et pcrtingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum, et discretor cogitationum et intentionum cordis. Et non est ulla creatura invisibilis in conspectu ejus : omnia autem nuda et aperta sunt oculis ejus, ad quem nobis serrao. Habcntes ergo Pontifîcem magnum , qui penetravit cœlos, Jesum Filium Dei : teneamus confessionem. Non enim habemus Pontifîcem, non possit compa mitatibus nostris, tentatum autem per omnia pro similitudine absque pcccato.
A in manus irapioDe l'Ephre du bienheureux Paul, Apôtre, aux Hébreux. Chap. IV et V. HATONS-NOUS d'entrer dans ce repoi., de peur que quelqu'un ne tombe encore, et ne devienne un exemple d'incrédulité ; car la parole de Di.^u est vive et efficace ; elle pénètre plus avant qu'un glaive à deux tranchants : elle entre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, et elle démêle les pensées et les affections du cœur Nulle créature ne se dérobe à ses regards • tout est nu et à découvert aux yeux de celui dont nous parlons. Ayant donc pour grand Pontife Jésus, Fils de Dieu, qui est monté au plus haut des cieux, tenons fermement la confession de notre foi. Car le Pontife que nous avons n'est pas tel qu'il ne puisse compatir à nos infirmités ; comme nous, il a éprouvé toutes sortes de tentations, hors le péché.
confondu avec ies méchants, et n'ont pas épargné ma vie : des hommes puissants se sont ligués contre moi ; * Et ils sont venus fondre sur moi comme des géants.
^. Des étrangers se sont élevés contre moi, et des ennemis puissants ont cherché à m'ôter la vie.
rum, et inter iniquos projecerunt me, et non pepercerunt animas meae: congregati sunt adversum me fortes ; * Et sicut gigantes steterunt contra me.
j^, Alieni insurrexerunt adversum me, et fortes quaesierunt animam meam.
avec confiance au trône de la grâce, afin d'y recevoir miséricorde et d'y trouver le secours de la grâce dans nos besoins. Car tout Pontife étant pris parmi les hommes, est établi pour les hommes en ce qui regarde Dieu, afin qu'il offre des dons et des sacrifices pour les péchés, et Qu'il puisse compatir à ceux qui pèchent par ignorance et par erreur, puisque luimême est environné d'infirmités ; et c'est ce qui l'oblige d'offrir pour lui-même, aussi bien que -pour le peuple, les sacrifices d'expiation des péchés.
ADEAMUS ergo cum fiducia ad thronum gratiae : ut misericordiam consequamur, et gratiam inveniamus in auxilio opportune. Omnis namque Pontifex ex hominibus assumptus, pro hominibus constituitur in iis quas sunt ad Deum, ut offerat dona et sacrificia pro peccatis : qui condolere possit iis qui ignorant et errant : quoniam et ipse circumdatus est infirmitate. Et propterea débet, quemadmodum pro populo, ita etiam et pro semetipso oiferre pro peccatis.
a 1 ESUM traiidit im«J plus summis principibus sacerdotum , et
j^. Adduxerunl autem eum ad Caipham principem sacerdotura, ubi Scribac et Pharisaei conVenerant.
j^. Ils l'emmenèrent chez Caïphe, qui était grandprctre c'était là que les Scribes et les Pharisiens étaient assemblés.
* Pierre le suivait de loin, pour voir quelle serait la fin.
"^ éC quisquam sumit ■^^ sibi honorem, sed qui vocatur a Dec tamquam Aaron. Sic et Christus non scmetiplium clarificavit ut Pontifex fieret, sed qui locutus est ad eum ■ Filius meus es tu, ego hodie genui te. Quemadmodum et in alio loco dicit Tu es Sacerdos in œternum secundum ordinem Melchisedech. Qui in diebus carnis suae, preces supplicationesque ad eum, qui possit illum salvum facere a morte, cum clamore valido, et lacrymis offerrens, exauditus est pro sua reverentia. Et quidem cum esset Filius Del, didicit ex iis quag passus est, obedientiam ; et consummatus, factus est omnibus obtemperantibus sibi, causa salutis aeternae,
C T nul ne s'attribue à soi*-' même un tel honneur; mais il faut y être appeH de Dieu comme Aaron. Ainsi le Christ n'a point cherché de lui-même la gloire du pontificat ; mais il l'a reçu de celui qui a dit : Tu es mon Fils : je t'ai engendré aujourd'hui. Comme il lui dit aussi dans un autre endroit . Tu es Prêtre à jamais selon l'ordre de Melchisedech. Aussi, dans les jours de sa chair, ayant offert ses prières et ses supplications avec un grand cri et avec ses larmes, à celui qui pouvait le délivrer de la mort, il a été exaucé à cause de son religieux respect. Et quoiqu'il fût le Fils de Dieu, il a appris l'obéissance au mojen de tout ce qu'il a soufifert ; et par sa consommation il est devenu l'auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent, Dieu l'ayant
&\Â ES yeux se sont obsIVj curcis à force de pleurer î parce que celui qui était ma consolation m'a été enlevé. Peuples, voyez tous* S'il est une douleur semblable à la mienne.
^ V> oculimei a fletu meo : quia elongatus est a me, qui consolabatur me. Videte, omnes populi/ Si est dolor similis sicut dolor meus.
LE premier Psaume des Laudes est le Miserei'e, ci-dessus, page 404. Il se chante sous PAntienne suivante :