Les Contemplations (page 7)

Victor Hugo · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Contemplations · 32 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Et tout ce que les Nérons

font voler de cendre humaine

Dans le souffle des clairons !

Je sais que c’est la coutume

D’adorer ces nains géants

Qui, parce qu’ils sont écume,

Se supposent océans ;

Et de croire à la poussière,

À la fanfare qui fuit,

Aux pyramides de pierre,

Aux avalanches de bruit.

Moi, je préfère, ô fontaines,

Moi, je préfère, ô ruisseaux,

Au Dieu des grands capitaines,

Le Dieu des petits oiseaux !

Ô mon doux ange, en ces ombres

Où, nous aimant, nous brillons,

Au Dieu des ouragans sombres

Qui poussent les bataillons,

Au Dieu des vastes armées,

Des canons au lourd essieu,

Des flammes et des fumées,

Je préfère le bon Dieu !

Le bon Dieu, qui veut qu’on aime,

Qui met au cœur de l’amant

Le premier vers du poëme

Le dernier au firmament ;

Qui songe à l’aile qui pousse,

Aux œufs blancs, au nid troublé,

Si la caille a de la mousse,

Et si la grive a du blé ;

Et qui fait, pour les Orphées,

Tenir, immense et subtil,

Tout le doux monde des fées

Dans le vert bourgeon d’avril !

Si bien, que cela s’envole

Et se disperse au printemps,

Et qu’une vague auréole

Sort de tous les nids chantants !

Vois-tu, quoique notre gloire

Brille en ce que nous créons,

Et dans notre grande histoire

Pleine de grands panthéons ;

Quoique nous ayons des glaives,

Des temples, Chéops, Babel,

Des tours, des palais, des rêves,

Et des tombeaux jusqu’au ciel ;

Il resterait peu de choses

À l’homme qui vit un jour

Si Dieu nous ôtait les roses,

Si Dieu nous ôtait l’amour !

Chelles, septembre 18…

XIX N’ENVIONS RIEN

Ô femme, pensée aimante

Et cœur souffrant,

Vous trouvez la fleur charmante

Et l’oiseau grand ;

Vous enviez la pelouse

Aux fleurs de miel ;

Vous voulez que je jalouse

L’oiseau du ciel.

Vous dites, beauté superbe

Au front terni,

Regardant tour à tour l’herbe

Et l’infini :

— Leur existence est la bonne.

Là, tout est beau ;

Là, sur la fleur qui rayonne,

Plane l’oiseau.

Près de vous, aile bénie,

Lys enchanté,

Qu’est-ce, hélas ! que le génie

Et la beauté ?

Fleur pure, alouette agile,

À vous le prix !

Toi, tu dépasses Virgile,

Toi, Lycoris !

Quel vol profond dans l’air sombre !

Quels doux parfums ! —

Et des pleurs brillent sous l’ombre

De vos cils bruns.

Oui, contemplez l’hirondelle,

Les liserons ;

Mais ne vous plaignez pas, belle,

Car nous mourrons !

Car nous irons dans la sphère

De l’éther pur ;

La femme y sera lumière,

Et l’homme azur ;

Et les roses sont moins belles

Que les houris ;

Et les oiseaux ont moins d’ailes

Que les esprits !

Août 18…

XX IL FAIT FROID

L’hiver blanchit le dur chemin.

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main,

La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.

La lumière est diminuée…

Ferme ta porte à l’aquilon !

Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton cœur ouvert !

Le cœur, c’est la sainte fenêtre.

Le soleil de brume est couvert ;

Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel,

Doute de l’homme plein d’envie,

Doute du prêtre et de l’autel,

Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,

Toujours brillant sous tous les voiles !

À l’amour, tison du foyer !

À l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.

Dans ton âme où parfois je passe,

Où mes vers chuchotent tout bas,

Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,

La paix des vertus élevées,

Et l’indulgence pour autrui,

Éponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,

Que rien ne tombe ou ne recule.

Fais de ton amour ton flambeau.

On s’éclaire de ce qui brûle.

À ces démons d’inimitié

Oppose ta douceur sereine,

Et reverse-leur en pitié

Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du cœur.

Plains-les. Mais garde ton courage.

Garde ton sourire vainqueur.

Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.

L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?

Dieu ne retire rien du ciel ;

Ne retire rien de ton âme !

31 Décembre 18…

XXI

Il lui disait : Vois-tu, si tous deux nous pouvions,

L’âme pleine de foi, le cœur plein de rayons,

Ivres de douce extase et de mélancolie,

Rompre les mille nœuds dont la ville nous lie ;

Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,

Nous fuirions ; nous irions quelque part, n’importe où,

Chercher, loin des vains bruits, loin des haines jalouses,

Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses,

Une maison petite avec des fleurs, un peu

De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,

La chanson d’un oiseau qui sur le toit se pose,

De l’ombre ; — et quel besoin avons-nous d’autre chose ?

Juillet 18…

XXII

Aimons toujours ! aimons encore !

Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.

L’amour, c’est le cri de l’aurore,

L’amour, c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,

Ce que le vent dit aux vieux monts,

Ce que l’astre dit aux nuages,

C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.

Il a, pour réchauffer le cœur,

Un rayon de plus que la gloire,

Et ce rayon, c’est le bonheur !

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,

Toujours les grands cœurs aimeront.

Joins cette jeunesse de l’âme

À la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !

Afin qu’on voie en tes beaux yeux

Des voluptés intérieures

Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !

Unissons-nous mieux chaque jour.

Les arbres croissent en feuillage ;

Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l’image !

Soyons la fleur et le parfum !

Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,

Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poëtes cherchent les belles.

La femme, ange aux chastes faveurs,

Aime à rafraîchir sous ses ailes

Ces grands fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !

Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !

Ange ! viens à moi quand tu chantes,

Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.

Car notre esprit n’est point moqueur ;

Car les poëtes sont les vases

Où les femmes versent leur cœur.

Moi qui ne cherche dans ce monde

Que la seule réalité,

Moi qui laisse fuir comme l’onde

Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère aux biens dont s’enivre

L’orgueil du soldat ou du roi,

L’ombre que tu fais sur mon livre

Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée

Dans notre esprit, brasier subtil,

Tombe en cendre ou vole en fumée,

Et l’on se dit : Qu’en reste-t-il ?

Tout plaisir, fleur à peine éclose

Dans notre avril sombre et terni,

S’effeuille et meurt, lys, myrte ou rose,

Et l’on se dit : C’est donc fini !

L’amour seul reste. Ô noble femme,

Si tu veux, dans ce vil séjour,

Garder ta foi, garder ton âme,

Garder ton Dieu, garde l’amour !

Conserve en ton cœur, sans rien craindre,

Dusses-tu pleurer et souffrir,

La flamme qui ne peut s’éteindre

Et la fleur qui ne peut mourir !

Mai 18…

XXIII APRÈS L’HIVER

Tout revit, ma bien-aimée !

Le ciel gris perd sa pâleur ;

Quand la terre est embaumée,

Le cœur de l’homme est meilleur.

En haut, d’où l’amour ruisselle,

En bas, où meurt la douleur,

La même immense étincelle

Allume l’astre et la fleur.

L’hiver fuit, saison d’alarmes,

Noir avril mystérieux

Où l’âpre sève des larmes

Coule, et du cœur monte aux yeux.

Ô douce désuétude

De souffrir et de pleurer !

Veux-tu, dans la solitude,

Nous mettre à nous adorer ?

La branche au soleil se dore

Et penche, pour l’abriter,

Ses boutons qui vont éclore

Sur l’oiseau qui va chanter.

L’aurore où nous nous aimâmes

Semble renaître à nos yeux ;

Et mai sourit dans nos âmes

Comme il sourit dans les cieux.

On entend rire, on voit luire

Tous les êtres tour à tour,

La nuit les astres bruire,

Et les abeilles le jour.

Et partout nos regards lisent,

Et, dans l’herbe et dans les nids,

De petites voix nous disent :

Les aimants sont les bénis !

L’air enivre ; tu reposes

À mon cou tes bras vainqueurs.

Sur les rosiers que de roses !

Que de soupirs dans nos cœurs !

Comme l’aube, tu me charmes ;

Ta bouche et tes yeux chéris

Ont, quand tu pleures, ses larmes,

Et ses perles quand tu ris.

La nature, sœur jumelle

D’Ève et d’Adam et du jour,

Nous aime, nous berce et mêle

Son mystère à notre amour.

Il suffit que tu paraisses

Pour que le ciel, t’adorant,

Te contemple ; et, nos caresses,

Toute l’ombre nous les rend !

Clartés et parfums nous-mêmes,

Nous baignons nos cœurs heureux

Dans les effluves suprêmes

Des éléments amoureux.

Et, sans qu’un souci t’oppresse,

Sans que ce soit mon tourment,

J’ai l’étoile pour maîtresse,

Le soleil est ton amant ;

Et nous donnons notre fièvre

Aux fleurs où nous appuyons

Nos bouches, et notre lèvre

Sent le baiser des rayons.

Juin 18…

XXIV

Que le sort, quel qu’il soit, vous trouve toujours grande !

Que demain soit doux comme hier !

Qu’en vous, ô ma beauté, jamais ne se répande

Le découragement amer,

Ni le fiel, ni l’ennui des cœurs qui se dénouent,

Ni cette cendre, hélas ! que sur un front pâli,

Dans l’ombre, à petit bruit secouent

Les froides ailes de l’oubli !

Laissez, laissez brûler pour vous, ô vous que j’aime,

Mes chants dans mon âme allumés !

Vivez pour la nature, et le ciel, et moi-même !

Après avoir souffert, aimez !

Laissez entrer en vous, après nos deuils funèbres,

L’aube, fille des nuits, l’amour, fils des douleurs,

Tout ce qui luit dans les ténèbres,

Tout ce qui sourit dans les pleurs !

Octobre 18…

XXV

Je respire où tu palpites,

Tu sais ; à quoi bon, hélas !

Rester là si tu me quittes,

Et vivre si tu t’en vas ?

À quoi bon vivre, étant l’ombre

De cet ange qui s’enfuit !

À quoi bon, sous le ciel sombre,

N’être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles

Dont avril est le seul bien.

Il suffit que tu t’en ailles

Pour qu’il ne reste plus rien.

Tu m’entoures d’auréoles ;

Te voir est mon seul souci.

Il suffit que tu t’envoles

Pour que je m’envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;

Mon âme au ciel, son berceau,

Fuira, car dans ta main blanche

Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne,

Si je n’entends plus ton pas ?

Est-ce ta vie ou la mienne

Qui s’en va ? Je ne sais pas.

Quand mon courage succombe,

J’en reprends dans ton cœur pur ;

Je suis comme la colombe

Qui vient boire au lac d’azur.

L’amour fait comprendre à l’âme

L’univers, sombre et béni ;

Et cette petite flamme

Seule éclaire l’infini.

Sans toi, toute la nature

N’est plus qu’un cachot fermé,

Où je vais à l’aventure,

Pâle et n’étant plus aimé.

Sans toi, tout s’effeuille et tombe,

L’ombre emplit mon noir sourcil,

Une fête est une tombe,

La patrie est un exil.

Je t’implore et te réclame ;

Ne fuis pas loin de mes maux,

Ô fauvette de mon âme

Qui chante dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,

De quoi puis-je avoir effroi,

Que ferai-je de la vie

Si tu n’es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,

Tu portes dans les buissons,

Sur une aile ma prière,

Et sur l’autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile

L’inconsolable douleur ?

Que ferai-je de l’étoile ?

Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose

Qu’illuminait ta douceur ?

Que répondrai-je à la rose

Disant : Où donc est ma sœur ?

J’en mourrai ; fuis, si tu l’oses.

À quoi bon, jours révolus !

Regarder toutes ces choses

Qu’elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,

De la vertu, du destin ?

Hélas ! et, sans ton sourire,

Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,

Sans toi, du jour et des cieux,

De mes baisers sans ta bouche,

Et de mes pleurs sans tes yeux !

Août 18…

XXVI

L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,

Frissonne ; au fond du bois la clairière apparaît ;

Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;

Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?

Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?

Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ;

L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?

Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.

Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ;

Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

Dieu veut qu’on ait aimé. Vivez ! faites envie,

Ô couples qui passez sous le vert coudrier.

Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,

On emporta d’amour, on l’emploie à prier.

Les mortes d’aujourd’hui furent jadis les belles.

Le ver luisant dans l’ombre erre avec son flambeau.

Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,

Le brin d’herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.

La forme d’un toit noir dessine une chaumière ;

On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ;

L’étoile aux cieux, ainsi qu’une fleur de lumière,

Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.

Aimez-vous ! c’est le mois où les fraises sont mûres.

L’ange du soir rêveur qui flotte dans les vents,

Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,

Les prières des morts aux baisers des vivants.

Chelles, août 18…

XXVII LA NICHÉE SOUS LE PORTAIL

Oui, va prier à l’église,

Va ; mais regarde en passant,

Sous la vieille voûte grise,

Ce petit nid innocent.

Aux grands temples où l’on prie

Le martinet frais et pur

Suspend la maçonnerie

Qui contient le plus d’azur.

La couvée est dans la mousse

Du portail qui s’attendrit ;

Elle sent la chaleur douce

Des ailes de Jésus-Christ.

L’église, où l’ombre flamboie,

Vibre, émue à ce doux bruit ;

Les oiseaux sont pleins de joie,

La pierre est pleine de nuit.

Les saints, graves personnages,

Sous les porches palpitants,

Aiment ces doux voisinages

Du baiser et du printemps.

Les vierges et les prophètes

Se penchent dans l’âpre tour

Sur ces ruches d’oiseaux faites

Pour le divin miel amour.

L’oiseau se perche sur l’ange ;

L’apôtre rit sous l’arceau.

Bonjour, saint ! dit la mésange.

Le saint dit : Bonjour, oiseau !

Les cathédrales sont belles

Et hautes sous le ciel bleu ;

Mais le nid des hirondelles

Est l’édifice de Dieu.

Lagny, juin 18…

XXVIII UN SOIR QUE JE REGARDAIS LE CIEL

Elle me dit, un soir, en souriant :

— Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse

Le jour qui fuit, ou l’ombre qui s’abaisse,

Ou l’astre d’or qui monte à l’orient ?

Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.

Quittez le ciel ; regardez dans mon âme !

Dans ce vaste ciel, ombre où vous vous plaisez,

Où vos regards démesurés vont lire,

Qu’apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?

Qu’apprendras-tu qui vaille nos baisers ?

Oh ! de mon cœur lève les chastes voiles.

Si tu savais comme il est plein d’étoiles !

Que de soleils ! vois-tu, quand nous aimons,

Tout est en nous un radieux spectacle.

Le dévouement, rayonnant sur l’obstacle,

Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.

Le vaste azur n’est rien, je te l’atteste ;

Le ciel que j’ai dans l’âme est plus céleste !

C’est beau de voir un astre s’allumer.

Le monde est plein de merveilleuses choses.

Douce est l’aurore, et douces sont les roses.

Rien n’est si doux que le charme d’aimer !

La clarté vraie est la meilleure flamme,

C’est le rayon qui va de l’âme à l’âme !

L’amour vaut mieux, au fond des antres frais,

Que ces soleils qu’on ignore et qu’on nomme.

Dieu mit, sachant ce qui convient à l’homme,

Le ciel bien loin et la femme tout près.

Il dit à ceux qui scrutent l’azur sombre :

Vivez ! aimez ! le reste, c’est mon ombre !

Aimons ! c’est tout. Et Dieu le veut ainsi.

Laisse ton ciel que de froids rayons dorent !

Tu trouveras, dans deux yeux qui t’adorent

Plus de beauté, plus de lumière aussi !

Aimer, c’est voir, sentir, rêver, comprendre.

L’esprit plus grand s’ajoute au cœur plus tendre.

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