Lettres persanes (page 23)
Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, né le 18 janvier 1689, mort le 10 février 1755, est en avant de ce siècle ; il est devant nous et non derrière l’horizon.
Écoutez Michelet :
« Il faut être bien étourdi et bien léger soi-même pour trouver son livre léger. À chaque instant il est terrible. Les satires de Voltaire sont si débonnaires à côté ! La différence est grande. Voltaire est libre par le monde. Montesquieu est un prisonnier » (de la robe). « L’œuvre est moins merveilleuse encore que le secret, la patience qui la préparent, ce recueillement redoutable du solitaire en pleine foule. Grande leçon ! Qu’ils apprennent de là, les prisonniers qui se croient impuissants, combien la prison sert, comme en prison le fer devient acier ! qu’ils apprennent, les hésitants, les maladroits, à affiler la lame… C’est un esprit serein, mondain, ce semble, et pacifique, qui fait en riant voler, briller le glaive… Jamais main plus légère. L’Orient lui apprit à jouer du damas. En badinant, il décapite un monde…, il accomplit la radicale exécution, l’extermination du passé » et, dans l’éclair du glaive, « il fait voir l’avenir ! »
ANDRÉ LEFÈVRE.
QUELQUES REFLEXIONS
SUR
LES LETTRES PERSANES.
(1754)
Rien n’a plu davantage dans les Lettres persanes, que de trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu’ils font un plus long séjour en Europe, les mœurs de cette partie du monde prennent dans leur tête un air moins merveilleux et moins bizarre ; et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. D’un autre côté, le désordre croît dans le sérail d’Asie à proportion de la longueur de l’absence d’Usbek, c’est-à-dire à mesure que la fureur augmente et que l’amour diminue.
D’ailleurs, ces sortes de romans réussissent ordinairement, parce que l’on rend compte soi-même de sa situation actuelle ; ce qui fait plus sentir les passions que tous les récits qu’on en pourrait faire. Et c’est une des causes du succès de quelques ouvrages charmants qui ont paru depuis les Lettres persanes.
Enfin, dans les romans ordinaires, les digressions ne peuvent être permises que lorsqu’elles forment elles-mêmes un nouveau roman. On n’y sauroit méler de raisonnements, parce qu’aucuns des personnages n’y ayant été assemblés pour raisonner, cela choqueroit le dessein et la nature de l’ouvrage. Mais, dans la forme des lettres, où les acteurs ne sont pas choisis, et où les sujets qu’on traite ne sont dépendants d’aucun dessein ou d’aucun plan déjà formé, l’auteur s’est donné l’avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale à un roman, et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue.
Les Lettres persanes eurent d’abord un débit si prodigieux, que les libraires mirent tout en usage pour en avoir des suites. Ils alloient tirer par la manche tous ceux qu’ils rencontroient : « Monsieur, disoient-ils, faites-moi des Lettres persanes. »
Mais ce que je viens de dire suffit pour faire voir qu’elles ne sont susceptibles d’aucune suite, encore moins d’aucun mélange avec des lettres écrites d’une autre main, quelque ingénieuses qu’elles puissent être.
Il y a quelques traits que bien des gens ont trouvés bien-hardis ; mais ils sont priés de faire attention à la nature de cet ouvrage. Les Persans qui devaient y jouer un si grand rôle se trouvoient tout à coup transplantés en Europe, c’est-à-dire dans un autre univers. Il y avoit un temps où il falloit nécessairement les représenter pleins d’ignorance et de préjugés : on n’étoit attentif qu’à faire voir la génération et le progrès de leurs idées. Leurs premières pensées devoient être singulières : il sembloit qu’on n’avoit rien à faire qu’à leur donner l’espèce de singularité qui peut compatir avec de l’esprit ; on n’avoit à peindre que le sentiment qu’ils avoient eu à chaque chose qui leur avoit paru extraordinaire. Bien loin qu’on pensât à intéresser quelque principe de notre religion, on ne se soupçonnoit pas même d’imprudence. Ces traits se trouvent toujours liés avec le sentiment de surprise et d’étonnement, et point avec l’idée d’examen, et encore moins avec celle de critique. En parlant de notre religion, ces Persans ne doivent pas paroître plus instruits que lorsqu’ils parloient de nos coutumes et de nos usages ; et, s’ils trouvent quelquefois nos dogmes singuliers, cette singularité est toujours marquée au coin de la parfaite ignorance des liaisons qu’il y a entre ces dogmes et nos autres vérités.
On fait cette justification par amour pour ces grandes vérités, indépendamment du respect pour le genre humain, que l’on n’a certainement pas voulu frapper par l’endroit le plus tendre. On prie donc le lecteur de ne pas cesser un moment de regarder les traits dont je parle comme des effets de la surprise de gens qui devoient en avoir, ou comme des paradoxes faits par des hommes qui n’étoient pas même en état d’en faire. Il est prié de faire attention que tout l’agrément consistoit dans le contraste éternel entre les choses réelles et la manière singulière, naïve ou bizarre, dont elles étoient aperçues. Certainement la nature et le dessein des Lettres persanes sont si à découvert, qu’elles ne tromperont jamais que ceux qui voudront se tromper eux-mêmes.
DU TOME PREMIER
Préface de l’éditeur
i à xvi
Quelques réflexions sur les Lettres persanes
1
Introduction
5
Lettre
I. Usbek à son ami Rustan
7
—
II. Usbek au premier eunuque noir (Roman).
Il lui recommande ses femmes.
8
—
III. Zachi à Usbek (Roman).
Elle lui rappelle dans quelles circonstances il l’a préférée à ses compagnes.
9
—
IV. Zéphis à Usbek (Roman).
Ce qu’elle faisait avec son esclave Zélide.
12
—
V. Rustan à Usbek.
13
—
VI. Usbek à son ami Nessir (Roman).
Ses inquiétudes sur la conduite de ses femmes.
13
—
VII. Fatmé à Usbek (Roman).
Hallucinations d’une femme ardente, privée de son mari.
15
—
VIII. Usbek à son ami Rustan.
Véritable cause du voyage d’Ubek.
17
—
IX. Le premier eunuque à Ibbi.
Position des eunuques dans le sérail. Leurs tortures morales.
19
—
X. Mirza à son ami Usbeck.
24
—
XI. Usbek à Mirza.
Histoire des Troglodytes.
25
—
XII. Usbek à Mirza.
Même sujet.
29
—
XIII. Usbek à Mirza.
Même sujet.
32
—
XIV. Usbek à Mirza
Même sujet
34
—
XV. Le premier eunuque à Jaron (Roman).
36
—
XVI. Usbek au mollak Méhémet-Ali gardien des trois tombeaux, à Com.
37
—
XVII. Usbek au même.
Il l’interroge sur certaines prohibitions relatives aux viandes immondes.
38
—
XVIII. Méhémet-Ali, serviteur des prophètes, à Usbek.
Légendes mahométantes sur l’éléphant, le cochon, le rat, le lion et le chat.
40
—
XIX. Usbek à son ami Rustan.
Faiblesse de l’empire turc.
43
—
XX. Usbek à Zachi, sa femme (Roman).
Jalousie contre un eunuque blanc. Familiarités de Zachi avec la jeune Zélide.
45
—
XXI. Usbek au premier eunuque blanc (Roman).
47
—
XXII. Jaron au premier eunuque (Roman).
Inquiétudes conjugales d’Usbek.
49
—
XXIII. Usbek à son ami Ibben.
Étonnement des Orientaux qui entrent pour la première fois dans une ville chrétienne.
50
—
XXIV. Rica à Ibben.
Activité des Parisiens. Puissance de Louis XIV. Le roi et le pape grands magisiens. La Constitution de Clément XI contre le père Quesnel.
51
—
XXV. Usbek à Ibben.
55
—
XXVI. Usbek à Roxane (Roman).
Avantage de la réclusion pour la chasteté des femmes. Longue résistance de Roxane. Coquetterie des européennes.
56
—
XXVII. Usbek à Nessir (Roman).
60
—
XXVIII. Rica à ***.
Peinture animée du théâtre en France. Lettre d’une fille d’Opéra séduite par un abbé.
61
—
XXIX. Rica à Ibben.
Le pape, les évêques, les hérésies, l’inquisition.
64
—
XXX. Rica au même.
Curiosité et badauderie parisiennes.
67
—
XXXI. Rhédi à Usbek.
Venise privée d’eau vive.
68
—
XXXII. Rica à ***.
Les Quinze-vingts. Adresse des aveugles à se conduire.
69
—
XXXIII. Usbek à Rhédi.
Ivrogneries des princes orientaux. Breuvages consolateurs.
70
—
XXXIV. Usbek à Ibben.
Beauté des Persanes. Gravité des Asiatiques.
72
—
XXXV. Usbek à Gemchid, son cousin, dervis du brillant monastère de Tauris.
Nombreuses conformités du christianisme et du mahométisme.
74
—
XXXVI. Usbek à Rhédi.
Le café Procope. Querelle des anciens et des modernes. Barbarie des ergoteurs scolastiques.
76
—
XXXVII. Usbek à Ibben.
Vieillesse, goûts et défauts de Louis XIV.
78
—
XXXVIII. Rica à Ibben.
La liberté des femmes limitée par la tyrannie des hommes.
80
—
XXXIX. Hagi Ibbi au juif Ben Josué, Prosélyte Mahométan.
Légendes relatives à la naissance de Mahomet.
82
—
XL. Usbek à Ibben.
Vanité des pompes et cérémonies funèbres.
84
—
XLI. Le premier eunuque noir à Usbek (Roman).
Il veut mutiler un esclave.
85
—
XLII. Pharan à Usbek, son souverain seigneur (Roman).
Il ne veut pas être mutilé.
85
—
XLIII. Usbek à Pharan (Roman).
Il lui fait grâce de la mutilation.
88
—
XLIV. Usbek à Rhédi.
Mépris réciproque où se tiennent l’église, l’épée et la robe. Portrait d’un roi de Guinée. Orgueil du kan de Tartarie.
88
—
XLV. Rica à Usbek.
Monomanie d’un alchimiste.
90
—
XLVI. Usbek à Rhédi.
Puérilités des cérémonies et observances religieuses. Prière d’un déiste.
92
—
XLVII. Zachi à Usbek (Roman).
Les parties de campagne des Persanes.
94
—
XLVIII. Usbek à Rhédi.
Portrait du fermier général, du directeur de consciences, du poëte parasite, du vieux militaire grognon, de l’homme à bonnes fortunes.
96
—
XLIX. Rica à Usbek.
Le capucin et les missions.
104
—
L. Rica à ***.
La modestie naturelle à la vertu. Portrait d’un fat.
105
—
LI. Nargum, envoyé de Perse en Moscovie, à Usbek.
Mœurs, climat, puissance politique de la Russie. Voyages et réformes de Pierre le Grand. Lettre d’une jeune mariée russe.
107
—
LII. Rica à Usbek.
Quatre âges de femme.
110
—
LIII. Zélis à Usbek (Roman).
Passion d’un eunuque blanc pour Zélide. Réflexions piquantes de Zélis à ce sujet.
112
—
LIV. Rica à Usbek.
Utilité des compères dans les conversations du monde.
114
—
LV. Rica à Ibben.
Brutalité du mariage en Europe. Infidélité tolérée par les maris
117
—
LVI. Usbek à Ibben.
Portrait de vieilles joueuses.
119
—
LVII. Usbek à Rhédi.
Les casuistes et la casuistique.
121
—
LVIII. Rica à Rhédi.
Les métiers et les industries de Paris.
123
—
LIX. Rica à Usbek.
Les vieillards jugent tout d’après les idées de leur jeunesse. Les dieux faits à l’image des hommes.
125
—
LX. Usbek à Ibben.
Les Juifs partout semblables à eux-mêmes. Calme dont ils jouissent en Europe. Antiquité de leur religion.
127
—
LXI. Usbek à Rhédi.
Difficultés de la position des ecclésiastiques dans le monde laïque.
129
—
LXII. Zélis à Usbek (Roman).
Discipline du sérail nécessaire pour inculquer aux femmes la subordination.
131
—
LXIII. Rica à Usbek.
Avantage de la liberté des femmes.
133
—
LXIV. Le chef des eunuques noirs à Usbek (Roman).
Désordres dans le sérail. Conseils dictés par l’expérience du grand eunuque.
135
—
LXV. Usbek à ses femmes (Roman).
Menaces et adjurations.
139
—
LXVI. Rica à ***.
Contre les sots livres et les compilateurs.
140
—
LXVII. Ibben à Usbek.
Histoire d’Aphéridon et d’Astarté, frère et sœur mariés selon la loi des Guèdres.
142
—
LXVIII. Rica à Usbek.
Frivolité des juges, rôle des avocats.
154
—
LXIX. Usbek à Rhédi.
Limite de la puissance divine. Incompatibilité de la prescience divine avec la liberté humaine.
155
—
LXX. Zélis à Usbek (Roman).
Affront fait à une jeune mariée par son mari.
159
—
LXXI. Usbek à Zélis (Roman).
Usbek plaint le beau-père. Incertitude des preuves de la virginité.
160
—
LXXII. Rica à Ibben.
Contre ceux qui tranchent sur tout.
161
—
LXXIII. Rica à ***.
Peinture satirique de l’Académie française.
162
—
LXXIV. Rica à Usbek.
La morgue des grands seigneurs.
163
—
LXXV. Usbek à Rhédi.
Tièdeur de la foi des chrétiens. Le christianisme laisse subsister la traite des nègres.
165
—
LXXVI. Usbek à son ami Ibben.
Apologie du suicide.
167
—
LXXVII. Ibben à Usbek.
Justification des lois qui flétrissent le suicide.
169
—
LXXVIII. Rica à Usbek.
Lettre d’un Français sur les mœurs, le flegme, la dévotion, la jalousie, la politesse, la littérature des Espagnols et des Portugais.
170
—
LXXIX. Usbek à Rhédi.
Préjugés, minuties, subtilités, omissions des législateurs.
174
—
LXXX. Le grand eunuque noir à Usbek (Roman).
Examen et achat d’une circassienne.
176
—
LXXXI. Usbek à Rhédi.
Supériorité rationnelle des gouvernements doux, des pénalités modérées et des institutions républicaines. Périls du despotisme pour le despote lui-même.
177
—
LXXXII. Nargum, envoyé de Perse en Moscovie, à Usbek.
Les conquêtes des Tartares.
180
—
LXXXIII. Rica à Ibben.
Les taciturnes (chartreux), les diseurs de rien, les poseurs.
181
—
LXXXIV. Usbek à Rhédi.
Dieu et la justice. L’un ne serait pas que l’autre resterait obligatoire.
183
—
LXXXV. Rica à ***.
Éloge des invalides et de ceux qui meurent pour la patrie.
185
—
LXXXVI. Usbek à Mirza.
Allusions aux désastreux effets de la révocation de l’édit de Nantes. Appel à la tolérance.
186
—
LXXXVII. Rica à ***.
Les querelles de famille devant les tribunaux.
189
—
LXXXVIII. Rica à ***.
Sociabilité, ubiquité d’un français. Épitaphe d’un curieux mort de lassitude.
191
Calendrier employé dans les lettres persanes
193
Notes et variantes
195
FIN DE LA TABLE DU TOME PREMIER.
DU TOME SECOND
Lettre
LXXXIX. Usbek à Rhédi.
Notes sur Paris où règnent la liberté et l’égalité ; portrait du grand seigneur en France ; la faveur, grande dignité des Français.
1
—
XC. Usbek à Ibben.
Le désir de la gloire assimilé à l’instinct de conservation. Amour des Français pour la gloire. Éloge du régime républicain.
2
—
XCI. Usbek au même.
Tyrannie du point d’honneur ; manie illusoire du duel, plus forte que la raison et que la loi.
4
—
XCII. Usbek à Rustan.
Équipée d’un faux ambassadeur de Perse.
6
—
XCIII. Usbek à Rhédi.
Mort de Louis XIV. Son testament cassé par le parlement. Rôle des parlements. Habileté du régent.
7
—
XCIV. Usbek à son frère, Santon au monastère de Casbin.
À l’adresse des santons, dervis, moines et solitaires. Tentations des ascètes de la Thébaïde.
8
—
XCV. Usbek à Rhédi.
Le droit public altéré par les princes et les puisants. Le droit public ramené aux principes de justice qui régissent le droit privé.
10
—
XCVI. Usbek au même.
Développements à l’appui de la thèse ci-dessus. Sanctions du droit public. De la guerre et du prétendu droit de conquête qui « n’est pas un droit. » (Voir les Notes et variantes.)
11
—
XCVII. Le premier eunuque à Usbek. (Roman.)
Achat d’une femme à Visapour. Agréments de la polygamie. Nécessité de la présence du maître dans le sérail.
14
Lettre
XCVIII. Usbek à Hassein, dervis de la montagne de Jaron.
Supériorités des lois physiques découvertes par les philosophes sur les élucubrations mystiques des livres saints et des prophéties.
16
—
XCIX. Usbek à Ibben.
Inconstance des fortunes et désordre des finances en France. Chambre ardente contre les traitants. Étrange distribution des richesses. Éloge des laquais.
19
—
C. Rica à Rhédi.
Les caprices et l’empire de la mode en France.
21
—
CI. Rica au même.
Frivolité du caractère français. Incohérence de leur législation empruntés au droit romain et aux constitutions des Papes.
23
—
CII. Usbek à***.
Sur un évêque qui vantait son mandement.
25
—
CIII. Usbek à Ibben.
Considérations sur le gouvernement monarchique en Europe et sur le despotisme oriental.
26
—
CIV. Usbek au même.
Pourquoi les princes d’Orient ont si souvent leurs assassins pour successeurs.
29
—
CV. Usbek au même.
Limitation de l’autorité royale par les Anglais.
31
—
CVI. Rhédi à Usbek.
Paradoxe contre les progrès de l’industrie et des arts, incompatibles avec la solidité des monarchies.
33
—
CVII. Usbek à Rhédi.
Réfutation aisée de la thèse précédente. Tableau de l’activité et de l’industrie parisiennes. Éloge du luxe.
35
—
CVIII. Rica à Ibben.
Influence de la maîtresse et du confesseur sur le caractère des rois. Louis XIV entièrement gouverné par les femmes.
39
—
CIX. Usbek à***.
Les journaux et la critique au commencement du XVIIIe siècle.
41
—
CX. Rica à***.
Querelles scolastiques sur la lettre Q.
43
Lettre
CXI. Rica à***.
Rôle et occupation d’une jolie femme.
44
—
CXII. Usbek à***.
Discours d’un général de la Fronde.
45
—
CXIII. Rhédi à Usbek.
Dépopulation croissante de la terre.
47
—
CXIV. Usbek à Rhédi.
Cause de dépopulation. Fréquence des catastrophes générales. Le monde terrestre a bien plus de six mille ans.
50
—
CXV. Usbek au même.
Causes de dépopulation : la polygamie, la castration.
53
—
CXVI. Usbek au même.
Rôle des esclaves et des affranchis dans le monde romain.
56
—
CXVII. Usbek au même.
Causes de la dépopulation ; l’interdiction du divorce. (Vues incohérentes de l’Église sur le mariage.)
58
—
CXVIII. Usbek au même.
Causes de la dépopulation : le célibat des prêtres et le monachisme. Supériorité des pays protestants sur les pays catholiques.
60
—
CXIX. Usbek au même.
Causes de la dépopulation en Afrique, en Amérique : la traite et le travail esclave.
64
—
CXX. Usbek au même.
Causes de la dépopulation : le mépris de la terre et de la vie, prêché par le christianisme et le mahométisme, l’injuste « droit d’aînesse ». Causes de la fécondité de la Perse ancienne et des races juive et chinoise.
65
—
CXXI. Usbek au même.
Causes de la dépopulation chez les sauvages : leur ignorance de l’agriculture ; la pratique de l’avortement.
67
—
CXXII. Usbek au même.
Causes de la dépopulation des colonies : les influences climatériques, les cruautés des conquérants.
68
—
CXXIII. Usbek au même.
Causes de dépopulation : le despotisme et le pouvoir arbitraire, l’inégalité des citoyens, les mariages précoces.
72
—
CXXIV. Usbek au Mollak Méhémet-Ali, gardien des trois tombeaux à Com.
En dépit des jeûnes et cilides de mollaks, la victoire abandonne les Osmanlis.
74
Lettre
CXXV. Usbek à Rhédi.
Qui paye les libéralités des princes envers leurs courtisans.
75
—
CXXVI. Rica à***.
Difficultés de concevoir des récompenses éternelles. Les paradis sont rendus inhabitables par leurs inventeurs. Plaisante histoire d’une veuve indienne.
78
—
CXXVII. Rica à Usbek.
Allusion à la conspiration de Cellamare.
80
—
CXXVIII. Rica à Ibben.
À propos de la mort de Charles XII. Grave responsabilité des ministres.
81
—
CXXIX. Rica à Usbek.
Entretien d’un géomètre et d’un traducteur d’Horace.
83
—
CXXX. Rica à***.
Bavardage et suffisance des nouvellistes. Trois lettres d’un nouvelliste.