Épître aux Philippiens (page 2)
ÉPÎTRE AUX PHILIPPIENS. (suite)
Je vous fais passer, comme vous l’avez demandé, les lettres qu’Ignace nous a écrites et toutes celles que nous possédions déjà ; elles sont à la suite de celle-ci ; vous en pourrez tirer de grands fruits ; elles renferment des exemples admirables de foi, de patience, en un mot, tout ce qui peut édifier et porter à Dieu. De votre côté, faites-nous connaître ce que vous savez de plus certain sur Ignace et sur ceux qui étaient avec lui.
Je vous écris par Crescent, que je vous ai recommandé autrefois et que je vous recommande encore à présent. Il a vécu parmi nous d’une manière irréprochable et de même avec vous, comme je le suppose. Je vous recommande pareillement sa sœur, quand elle sera près de vous. Soyez forts, ainsi que tous les vôtres, en Jésus-Christ notre Seigneur, et dans la grâce.
↑ Le mot enfer exprimait dans l’origine un lieu bas et profond, et par analogie le tombeau, le séjour des morts : c’est dans ce sens que saint Polycarpe l’emploie ici.