Histoire d'une âme (éd. 1898) (page 18)

Thérèse de Lisieux · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : gutenberg.org #36708 — Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus (1898 éd. Mère Agnès, via Internet Archive/Canadian Libraries) · 18 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

plus rien! Elle est guérie! renvoyez-la chez elle.»

Depuis, la miraculée se porte parfaitement et marche sans aucune fatigue.

SR TH., _supérieure_.

121.

Asile des Petites Sœurs des Pauvres, Lisieux, 30 décembre 1910.

_Guérison d'un cancer à la langue._

Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus a exaucé la prière d'un de nos bons vieillards (car bien qu'âgé de 60 ans seulement, il paraissait en avoir 80) qui lui demandait sa guérison.

Ferdinand Aubry--c'est le nom du privilégié de la petite Sainte--est entré dans notre asile au mois de mai 1910. Dès ce moment nous avons remarqué sur sa langue des taches qui nous firent craindre pour plus tard un cancer. Il commençait déjà à souffrir un peu. Aux mois d'août et septembre, les douleurs augmentèrent; il ne pouvait plus manger de viande ni prendre d'aliments chauds.

Le 22 septembre, la langue se trouvait très envenimée; le lendemain 23, la Sœur infirmière s'aperçut que le mal commençait à ronger les chairs. Le 24, M. le docteur V. vint le voir. Il trouva en effet la langue dans un état très grave. Selon notre conviction il était atteint, soit de gangrène, soit d'un cancer; mais nous pensions plutôt que c'était un cancer, à cause des taches que nous avions constatées à son entrée à l'asile.

Le docteur ordonna de l'envoyer à l'hôpital, car, disait-il, nous n'avions pas ici les tubes et ce qu'il fallait pour le soulager dans les horribles souffrances qui l'attendaient; il voulait en même temps nous épargner le spectacle de sa mort qu'il prévoyait devoir être affreuse. Nous pensions bien, nous aussi, qu'elle serait cruelle, car nous avions soigné déjà un vieillard atteint de cette maladie. En attendant son transfert, le docteur approuva que nous prenions des précautions sérieuses, comme celle de laver son linge à part. Il aurait voulu que nous l'isolions des autres vieillards à cause de l'odeur infecte qu'il exhalait. Il nous conseilla aussi de lui procurer sans tarder la sainte Communion afin qu'il pût la faire encore une fois avant de mourir, car le mal faisait des progrès rapides; il jugea même prudent de dire à Monsieur l'Aumônier de ne lui donner qu'une parcelle de la sainte hostie.

Dès le lendemain 25, on fit communier le malade. Quelques instants plus tard, nous lui donnâmes une image et une relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus en lui disant d'avoir confiance en elle, et de lui faire une neuvaine pour obtenir sa guérison.

Nous avions confiance nous-mêmes, car cette petite Sainte si pure aime les pécheurs, et nous savions que les antécédents de ce pauvre homme n'empêcheraient pas sa céleste charité de s'exercer sur lui. Il avait vécu de longues années loin du bon Dieu, adonné au vice abrutissant de l'ivrognerie. A son arrivée ici, nous avions agi avec lui selon notre coutume en pareil cas, ne le sevrant pas tout à coup, mais l'habituant peu à peu à la sobriété; et, sa bonne volonté et son courage aidant, il avait fini par se corriger tout à fait.

Quand je lui fis connaître la petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, je lui lus le passage de sa vie où elle parle d'un pauvre vieillard à qui elle porta l'aumône et qui lui inspira une si vive compassion qu'elle se souvint de lui le jour de sa première Communion. Le bon Ferdinand en fut touché; cette petite Sainte qui aimait les pauvres et les vieillards l'avait conquis. Aussi fit-il sa neuvaine, selon son expression, «_avec deux cœurs_». Tous les vieillards, émus d'une vive pitié, s'unirent à sa neuvaine en récitant la «prière pour demander la béatification de Sr Thérèse».

Ce même jour, 25 septembre 1910, deux Petites Sœurs allèrent en pèlerinage à la tombe de la Servante de Dieu, à la même intention; et, le lendemain, M. l'Aumônier offrit le saint sacrifice de la Messe pour demander à Dieu la béatification de l'angélique Sr Thérèse et, par son intercession, la guérison de notre malade.

Le lendemain, lundi 26, l'infirmière, en pansant le pauvre homme, arracha avec un linge un lambeau de chair pourrie qui pendait de la langue. Elle en fut très impressionnée, car le mal parut encore plus visible; le bout de la langue avait disparu, et le reste continuait à se ronger.

Le cou était très enflé. A chaque pansement, on voyait les progrès du mal. L'infirmière déclara plusieurs fois qu'il était impossible, à moins d'un miracle, que le malheureux guérisse.

Le mercredi 28, nous allâmes au Carmel demander un pétale de roses avec lesquelles Sr Thérèse avait embaumé et caressé son crucifix sur son lit de mort. Au retour, nous posâmes la relique auprès du malade. Revenant un instant après, nous fûmes surprises de ne rien retrouver dans le petit sachet authentiqué; nous lui demandâmes ce qu'il avait fait du précieux pétale: «Mais, ma Sœur, je l'ai mangé!» répondit-il d'un ton résolu et qui révélait sa foi profonde.

A partir de ce moment nous constatâmes une légère amélioration. Pour lui il ne disait rien, mais il ne souffrait plus. Nous l'apprîmes le 2 octobre lorsque, à notre grande surprise, il nous déclara tout à coup: «Je suis guéri!--Mais depuis quand?--Depuis trois ou quatre jours!»

Le lendemain, 3 octobre 1910, dernier jour de la neuvaine, nous priâmes notre docteur de venir voir notre miraculé. Nous le prévînmes de la guérison, mais il crut que nous nous trompions. Lorsqu'il arriva près du bon Ferdinand, celui-ci tout heureux ouvrit la bouche, et le docteur s'écria: «Il est guéri, sa langue est cicatrisée!»

Alors, d'une voix rendue à peine intelligible à cause de l'absence du morceau de langue que la gangrène avait fait disparaître, le vieillard demanda: «Ma langue va-t-elle repousser?--Oh! pour ça non, mon ami; n'y comptez pas, c'est bien impossible!» lui répondit le docteur étonné de cette foi naïve.

Mais la petite Sainte ne voulut pas se contenter d'avoir miraculeusement guéri son vieux protégé, elle lui obtint encore la merveille extraordinaire qu'il désirait; sa langue se mit aussitôt à repousser, et, à la fin d'octobre, elle avait repris l'aspect normal d'une langue parfaitement saine.

Notre vieillard était atteint de paralysie; aussi en lui faisant demander la guérison de sa langue, l'avions-nous engagé à demander en même temps celle de son autre maladie.

Mais il ne l'avait pas voulu, disant que, pourvu qu'il ne meure pas de son cancer, tout le reste lui était égal. Il ne tenait pas à la vie et préférait même mourir dans les bonnes dispositions où il était.

Après être resté quelque temps dans un état stationnaire qui permit à de nombreux témoins d'admirer en lui la puissance d'intercession de la petite Sainte du Carmel, il s'affaiblit graduellement. Il put cependant encore, le 8 décembre, aller en voiture jusqu'au cimetière pour remercier sa céleste bienfaitrice; mais ce fut sa dernière sortie. Quelques jours plus tard, le 18 décembre 1910, il rendait doucement son âme à Dieu après avoir reçu les derniers sacrements avec une grande piété.--Il était dans une parfaite tranquillité d'âme. Un des soirs qui précéda sa mort, il dit: «Je suis si faible, je crois que je vais mourir cette nuit; pour ne pas déranger Monsieur l'Aumônier, on pourrait me donner tout de suite l'Extrême-Onction.»

Pendant son agonie, on l'encourageait par la pensée d'aller voir au ciel son angélique protectrice; alors il demanda dans une pensée d'humilité: «Mais, vais-je pouvoir entrer dans l'«appartement» où elle est?»

La nuit de sa mort, à onze heures et demie, l'infirmière voulut lui donner de l'eau bénite. Le malade lui prit la main et fit un geste qui indiquait son désir d'être aidé à faire le signe de la croix; il fixait en même temps avec attention le portrait de Sr Thérèse attaché au bénitier et paraissait ne pouvoir en détacher les yeux. On l'exhortait à avoir confiance en Dieu, lui promettant l'assistance de sa céleste bienfaitrice au moment de sa mort. En entendant le nom de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, il eut comme un tressaillement d'allégresse; son regard mourant s'illumina tout à coup et se dirigea en haut vers un certain point de la chambre. Il y avait dans ce regard comme une assurance de salut!!!

Encore une remarque sur l'organe guéri: avant de mettre le corps dans le cercueil, un docteur voulut examiner la langue, et nous pûmes voir avec lui qu'elle était restée belle et saine.

Puisse-t-elle chanter maintenant les miséricordes du Seigneur!

Sr X., _supérieure_.

122.

X., France, janvier 1911.

A la suite d'une fièvre typhoïde je fus prise, vers la fin de 1908, de vives douleurs au bras gauche qui annonçaient la carie des os. Une large plaie suppurante s'était formée au poignet et un jour, en baignant mon bras, je vis avec frayeur un petit fragment d'os s'en détacher.

Le médecin déclara l'urgence d'une opération: il s'agissait de mettre l'os à nu et de nettoyer la partie atteinte afin d'arrêter--si c'était possible--les progrès du mal.

Un retard forcé me permit d'aller, le 15 avril 1909, me recommander aux prières du Carmel de X. Là on m'engagea à prier Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus et on me remit une de ses reliques. Je l'appliquai sur mon mal et elle y resta pendant la neuvaine que je commençai dès le lendemain, 16 avril, en union avec le Carmel.

Au jour fixé pour l'opération, le médecin arrive avec ses instruments de chirurgie, il stérilise la lancette qui doit fouiller mon pauvre bras tandis que je le débande. J'entre dans la salle d'opération, le docteur s'approche, regarde ma plaie: elle est cicatrisée; il s'écrie: «Mais c'est guéri, il n'y a pas besoin d'opération!» En effet je ne souffrais plus!

Près de deux ans se sont écoulés depuis et jamais la moindre douleur n'a reparu.

X.

123.

N.-D. de la Miséricorde de Lisieux, 2 janvier 1911.

Louise Lamy a été atteinte de grosseurs le long de la jambe droite en 1900. Il s'est formé du pus et une plaie. Avec les soins le mal a cédé, mais pour reparaître les années suivantes, et, à deux reprises surtout, a été très difficile à enrayer.

La malade ne pouvait rester couchée sur le côté droit sans être réveillée par les douleurs, et souffrait en marchant.

En 1907, le mal fit de tels progrès que, le 28 janvier, Louise dut entrer à l'infirmerie. Le médecin constata une nécrose à la cuisse droite. Il s'y forma trois trous sur une superficie de 15 à 20 centimètres.

Le pus sortait en telle abondance qu'il fallait passer des drains pour l'écoulement, la plaie était pansée plusieurs fois par jour, et des paquets de linge étaient employés à chaque fois.

Les plaies et l'état général donnaient des craintes si sérieuses que le docteur commençait à désespérer de la guérison.

La malade ne pouvait supporter le moindre pansement sans souffrir d'atroces douleurs; elle ne pouvait s'appuyer aucunement sur la jambe, l'appétit avait disparu ainsi que le sommeil, et on s'attendait à un dénouement prochain.

Notre chère malade, qui aimait beaucoup Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, eut l'idée de lui faire une neuvaine. Elle la commença avec une grande confiance. Pendant cette neuvaine elle souffrit davantage. On lui conseilla d'en recommencer une seconde, puis, pour les pansements, on se servit d'une goutte d'huile bénite de la Sainte Face, pour laquelle Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus avait tant de dévotion. Vers le milieu de la neuvaine, Jeudi Saint, 28 mars, notre malade, qui avait passé une bonne nuit, sentit en s'éveillant qu'elle pouvait remuer la jambe et dit à la Mère infirmière qui se disposait à faire le pansement matinal: «Vous pouvez aller à la Messe sans me changer, je suis mieux.»

En effet, il restait de petits trous, mais qui ne la faisaient pas souffrir. La suppuration avait cessé. Les plaies mirent deux ou trois jours à se fermer. La malade s'était levée vers neuf heures. Le docteur venu pour la voir ne pouvait en croire ses yeux. «Je suis guérie, lui dit-elle, je ne souffre plus.»

L'après-midi, elle descendit à la cuisine et remonta les escaliers sans souffrance.

Le jour de Pâques, 31 mars, elle fut à la Messe à la chapelle, et s'agenouilla à la sainte Table, comme ses compagnes. Le docteur ne pouvait revenir d'un tel changement, car il ne voyait pas de remède à ce mal affreux.

L'année suivante, novembre 1908, ce même docteur demande à voir sa malade. Il est frappé de sa mine de santé; puis, après examen sérieux, ne trouvant aucune trace de l'horrible plaie, il se retire persuadé de l'intervention de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Depuis, aucune rechute, la santé est excellente.

Sr X.

_Supérieure._

Suit le certificat du médecin.

124.

Trouville-s.-Mer (Calvados), 2 janvier 1911.

J'avais, depuis l'enfance, une grosseur sous l'aisselle droite, semblable à une bille mobile placée entre cuir et chair. Elle se sentait très nettement à la palper, mais n'était pas visible à l'extérieur. Je n'en souffrais nullement.

Il y a quatre ans, elle augmenta de volume et devint douloureuse. Je consultai alors un médecin de Bernay qui l'appela «ganglion tubéreux» et me conseilla une opération pour plus tard.

Souffrant davantage, je consultai durant l'été 1905 un médecin de Trouville qui me fit subir un traitement continu, pendant trois mois et dix-sept jours. Il appela mon mal «kyste néogéne» et me l'ouvrit très souvent, c'est-à-dire plusieurs fois chaque semaine. Il en extrayait alors, à l'aide de pinces, de petits cheveux enroulés en forme de limaçon. Après ce traitement je souffris un peu moins, mais je n'étais nullement guéri.

Au printemps 1910, je fus repris plus violemment et incapable de travailler. La douleur se faisait sentir non pas seulement sous le bras qui me semblait comme rongé intérieurement, mais encore dans tout le côté du corps et de la tête, si bien que mon caractère avait complètement changé et que j'étais devenu, par la persistance du mal, d'humeur chagrine et irascible.

Une opération fut donc décidée par le docteur X. et le jour fixé à l'un des derniers samedis de mai, je ne sais plus lequel.--Par une coïncidence providentielle, une personne pieuse engagea ma femme à faire une neuvaine à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus pour ma guérison. C'était la première fois que nous entendions parler de cette Sœur; nous nous empressâmes quand même de suivre le conseil.

Or, chaque jour de la neuvaine, nous constations que le kyste diminuait de grosseur et de dureté, si bien que le samedi, jour de clôture de la neuvaine et jour fixé pour mon entrée à la clinique, où l'opération devait avoir lieu le surlendemain lundi, la grosseur avait complètement disparu.

J'hésitai à me rendre à la consultation; sur les instances de ma femme, je m'y décidai. Je trouvai le docteur X. en compagnie d'un autre chirurgien qu'il me demanda de faire assister à l'opération, à titre de témoin, car, disait-il, mon cas était intéressant et rare. Je lui répondis en souriant--car j'avais repris ma gaieté d'autrefois--que la présence d'un autre docteur ne me gênait nullement... puis je découvris l'épaule et le bras, et le docteur parut stupéfait quand, après avoir examiné et palpé de toutes façons le siège du mal, il constata qu'il n'y avait plus rien, que j'étais complètement guéri. Il me demanda si j'avais employé des remèdes nouveaux et lesquels; et, sur ma réponse négative, il me renvoya en disant: «C'est étrange! Enfin, si le mal vous reprend, je suis toujours là: vous viendrez me retrouver.»

Depuis cette époque, fin mai 1910, je n'ai plus jamais senti la moindre trace de cette grosseur, ni éprouvé la moindre douleur à l'endroit jadis malade; et pourtant, je me suis livré aux plus pénibles travaux.

En foi de quoi j'ai signé de plein cœur la présente attestation, attribuant ma guérison uniquement à la puissante intercession de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus dont je n'ai jamais cessé depuis lors de porter les reliques et d'implorer la bienfaisante protection.

X.

125.

X., 2 janvier 1911.

_Parmi les faveurs que l'on nous signale des cinq parties du monde, citons enfin celle-ci_:

MA RÉVÉRENDE MÈRE,

Vous vous souvenez de mon pèlerinage à Lisieux, vous vous rappelez dans quel état de découragement je me présentai à vous. Vous m'avez promis alors de prier pour moi, et vous l'avez fait certainement car le même jour, sur la tombe de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, tandis que je sanglotais le front appuyé sur la croix, subitement le calme, la paix, l'abandon succédèrent à une angoisse mortelle; quand je dis paix, je veux parler d'un état de quiétude que je n'ai jamais ressenti, même aux heures divines de mes ordinations, et qui, depuis lors, ne m'a jamais quitté.

En même temps, une lumière subite inonda mon âme et la transforma. Sr Thérèse me faisait comprendre et m'obtenait la force de vouloir suivre la voie du renoncement total et continu. Ce fut un vrai miracle.

A cette même heure, ma mère, restée dans ma paroisse, reçut cette inspiration: «_Inutile de te préoccuper, ton fils est guéri._» Elle ouvrit alors au hasard un livre de piété qu'elle tenait à la main, et ce fut le portrait de Thérèse qui s'offrit à ses regards. Elle le couvrit de larmes de joie.

Depuis lors, je suis comme sur un rivage béni, en possession d'une paix inexprimable.

Mais tout cela, ma Révérende Mère, n'est que le prélude des faveurs admirables dont je suis l'objet de la part de notre angélique Sœur. Je sens à tout moment l'assistance de quelqu'un qui féconde et conduit merveilleusement mon ministère et mes labeurs, et me fait demeurer avec Notre-Seigneur dans une ineffable intimité. Mes plus grosses difficultés sont réduites à néant comme par enchantement. Malgré l'opposition humainement insurmontable des méchants, le bien s'accentue tous les jours davantage.

Parfois, au moment de monter en chaire, je change subitement mon sujet d'instruction, une force mystérieuse m'inspire et me dicte des paroles que je trouve étranges; il me serait souvent impossible de me les rappeler ensuite pour les mettre par écrit. Et après, l'on me fait cette réflexion: «Mais ce que vous nous avez dit, c'est divin!»

Enfin, ma Révérende Mère, je dois vous avouer que non seulement je sens la présence de Sr Thérèse, mais aussi que je l'ai _vue_--sous les traits de sa photographie, celle qui se trouve au commencement de l'_Histoire d'une âme_.

La première fois, j'étais dans une grande tentation de découragement; l'angoisse dont elle me délivra sur sa tombe me revenait. Je disais le bréviaire dans mon jardin; tout à coup, à bout de forces, je m'arrêtai et m'écriai tout haut: «Thérèse! Thérèse!»..... Et je la vis apparaître devant moi; elle souriait et me dit avec une autorité toute céleste: «CONFIANCE!»

et elle disparut, ayant mis fin par ce seul mot à mon tourment intime.

La seconde fois, je revenais de visiter un confrère; chemin faisant, je songeais aux mille obstacles que l'impiété fait surgir contre moi dans mon ministère paroissial, et le découragement me saisit de nouveau avec une telle violence que je fus tenté de rebrousser chemin. Alors, avec la simplicité et l'insistance d'un enfant, j'appelle ma libératrice... Que vois-je? Comme un ange elle plane dans les airs, étendant son blanc manteau sur ma paroisse, tandis que j'entends ces paroles: «_Ce n'est pas vous seulement que je protège, je protège aussi votre peuple. Soyez, en paix, je dirigerai tout, je serai votre bouclier._»

Confus des tendresses du Ciel, je me mis à pleurer et rentrai chez moi l'âme inondée de joie et de confiance.

Dans une autre circonstance, l'appelant à mon secours, je la vis se précipiter sur le démon et le terrasser, puis elle me couvrit de son manteau avec une sollicitude de mère. A ce moment, j'avais l'intelligence de la grandeur du prêtre. Oui, cette âme privilégiée est terrible aux démons «comme une armée rangée en bataille».

Lorsqu'elle est auprès de moi, je perds conscience des personnes et des choses, je ne vois plus les objets qui m'environnent, je ne vois qu'elle, toute baignée de lumière, la physionomie rayonnante de grâce divine, de tendresse et de force. Ces visions très rapides ne durent que le temps de faire naître un sentiment profitable à mon âme et glorieux à Dieu.

* * * * *

Depuis quelque temps, au commencement du saint Sacrifice, je lui demande de me suivre dans l'oblation divine, et, ô merveille! elle m'apparaît avec une dignité et une majesté célestes. Elle me fait alors comprendre l'amour infini de Jésus pour l'homme pécheur, et je me sens pénétré de tendresse pour les âmes.

Ah! ma Révérende Mère, vous le voyez, Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus s'est chargée de moi. Au ciel seulement on saura tout ce que je lui dois. Elle m'a donné l'attrait de la vie cachée et oubliée, elle me fait vivre dans la pratique constante du renoncement absolu; elle m'a révélé le vrai sens de l'humilité du cœur; maintenant détaché de tout, je comprends que je suis l'instrument indigne entre les mains de Dieu, et j'ose dire que mon amour pour Jésus est devenu un feu qui me consume.

Je supplie à genoux mes confrères, qui ne me connaîtront jamais, de mettre toute leur confiance en cette élue de Dieu. Qu'ils me croient: _Sr Thérèse aime les prêtres comme elle aimait Jésus sur ta terre._ Le prêtre, n'est-ce pas Jésus avec son autorité et sa miséricorde? ON NE CONNAÎT PAS ASSEZ LA PUISSANCE ET LE ZÈLE DE CETTE SAINTE CARMÉLITE POUR LA SANCTIFICATION DES PRÊTRES. _Elle a daigné me le faire comprendre, non seulement par sa sollicitude à mon égard, mais par une vision spéciale où elle me montrait le Ciel, m'excitant à travailler avec elle à la sanctification de mes frères dans le sacerdoce._

Oui, Sr Thérèse sera le salut des prêtres. C'est la mission qui lui a été confiée par le Seigneur!

* * * * *

La main sur le saint Evangile, je jure que tout ce que j'ai dit dans cette relation est conforme à la vérité.

X., _curé_.

Suivent les attestations du directeur et du confesseur de ce prêtre.

_Les Carmélites de Lisieux demandent aux personnes qui reçoivent des grâces attribuées à l'intercession de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus, de bien vouloir, sans tarder, les faire connaître à leur monastère._

_Elles remercient des relations déjà envoyées, ainsi que des dons offerts en reconnaissance des grâces obtenues,--dons de toute nature, gardés précieusement et discrètement, jusqu'au jour où il sera permis de les exposer et de s'en servir:--ex-voto de marbre blanc, objets d'art, dentelles de prix, bijoux d'or, pierreries, etc.; dons en argent, faits en vue du Procès de Béatification._

[Illustration]

[Illustration: Exhumation de la Servante de Dieu, Thérèse de l'Enfant-Jésus. (6 septembre 1910.)

Après avoir retiré le cercueil de l'ancienne tombe où l'on voit la croix, S. G. Mgr Lemonnier, évêque de Bayeux et Lisieux, bénit la nouvelle tombe et permet à la foule de dénier devant le cercueil. Mgr de Teil, Vice-Postulateur, écrit, le procès-verbal; à ses pieds on voit la palme retrouvée intacte.]

Le six Septembre 1910, au Cimetière de Lisieux

Bien des fois durant sa dernière maladie, Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus avait annonce qu'on ne retrouverait d'elle, _selon son désir_, que des ossements.

«Vous avez trop aimé le bon Dieu, il fera pour vous des merveilles, nous retrouverons votre corps sans corruption», lui disait une novice peu de temps avant sa mort.--«_Oh non! répondit-elle, pas cette merveille-là! ce serait sortir de ma petite voie d'humilité, il faut que les petites âmes ne puissent rien m'envier._»

L'exhumation des restes de la Servante de Dieu, faite dans le but d'assurer leur conservation et non de les exposer déjà à la vénération des fidèles, eut lieu le 6 septembre 1910.

On avait essayé de tenir la chose secrète, mais elle fut cependant assez connue pour permettre à plusieurs centaines de personnes d'accourir au cimetière.

Mgr Lemonnier, évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr de Teil, vice-postulateur de la cause, MM. les chanoines Quirié et Dubosq, vicaires généraux, et beaucoup de prêtres parmi lesquels tous les membres du Tribunal chargé d'instruire le Procès de Béatification, étaient présents.

Le travail de l'exhumation offrait de grandes difficultés, le cercueil se trouvant placé à une profondeur de 3 m. 50, et dans un très mauvais état. Un expert en ces sortes de manœuvres dirigeait celle-ci. Il fit glisser des planches sous le cercueil, pour faire un fond artificiel destiné à soutenir l'autre qui menaçait de s'effondrer; puis on enveloppa le tout de fortes toiles maintenues par de solides courroies. Avec bien du temps et des anxiétés, on parvint ainsi à remonter le cercueil sans accident. Lorsqu'il apparut à ses regards, le Pontife entonna d'une voix émue le chant de David louant le Seigneur qui «_tire l'humble de la poussière pour le faire asseoir avec les princes de son peuple_». Et tandis que les prêtres psalmodiaient le LAUDATE PUERI DOMINUM, on aperçut au travers des planches disjointes, toute verte et fraîche comme au premier jour, la palme que le 4 octobre 1897, on avait placée sur la dépouille virginale de la Servante de Dieu[278]. N'était-ce point le symbole de la palme immortelle qu'elle avait remportée par le martyre du cœur?

ce martyre au sujet duquel elle avait écrit: «_A tout prix je veux cueillir la palme d'Agnès; si ce n'est par le sang, il faut que ce soit par l'_AMOUR.»

On ouvrit alors le cercueil.

Deux ouvriers, le père et le fils, se tenaient près de là; ils sentirent à ce moment un suave et fort parfum de violettes qu'aucune cause naturelle ne pouvait expliquer et qui les émut profondément[279].

Les vêtements apparurent en ordre; ils semblaient aussi conservés, mais ce n'était qu'une apparence. Les voiles et la guimpe n'existaient plus, la grosse bure des carmélites avait perdu toute consistance et se déchirait sans effort... Enfin, comme l'humble enfant l'avait souhaité, on ne retrouvait d'elle que des ossements!

Un des médecins présents voulut en offrir une parcelle à Mgr Lemonnier, mais Sa Grandeur s'y opposa et défendit qu'on en emportât la moindre partie. Il accepta seulement la petite croix de buis qui avait été placée dans les mains de la Servante de Dieu.

L'ancien cercueil fut alors déposé dans une bière de plomb disposée dans un cercueil de chêne. Puis on recouvrit le corps de vêtements neufs qui avaient été préparés, et la tête d'un voile que l'on entoura de roses, les dernières cueillies à ces mêmes rosiers du Carmel dont tant de fois l'angélique Thérèse avait jeté les fleurs au pied du Calvaire.

A ce moment, sur l'ordre de Mgr Lemonnier, pour contenter la foule qui stationnait dans le cimetière, silencieuse et recueillie, on écarta les toiles qui dérobaient aux regards le petit enclos des Carmélites et le cercueil fut placé sur des tréteaux devant la porte grillée.

Pendant trois quarts d'heure, on ne cessa de défiler, de prier, de faire toucher des objets de piété. Monseigneur l'évêque de Bayeux avait été le premier à faire toucher aux ossements des morceaux de soie violette apportés par lui à cette intention. On vit des ouvriers approcher leur alliance de mariage; tous ceux qui avaient travaillé à l'exhumation semblaient pénétrés de respect.

On estima à plus de cinq cents personnes celles qui vénérèrent les restes, après trois heures d'attente.

Une impression extraordinaire de surnaturel, une émotion dont ils n'étaient pas maîtres envahissait les assistants. L'âme de Sœur Thérèse planait sans doute auprès de sa dépouille mortelle, heureuse d'offrir à son Créateur l'anéantissement de son être physique... On sentait qu'il se passait quelque chose de grand, de solennel. Malgré les réalités lugubres et humiliantes du tombeau, les âmes, au lieu d'être déconcertées, troublées, refroidies dans leur foi et leur amour, sentaient croître au contraire la ferveur et la tendresse de leur vénération.

Quand le défilé eut pris fin, un procès-verbal, écrit sur parchemin timbré aux armes de Mgr Lemonnier, fut renfermé dans un tube de métal et déposé dans le cercueil de plomb. Puis on ferma celui-ci, sur la couverture duquel est soudée une plaque avec l'inscription:

SŒUR THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE FACE.

MARIE-FRANÇOISE-THÉRÈSE MARTIN.

1873-1897.

Le même texte se lit sur une plaque de cuivre fixée sur le cercueil de chêne. Deux empreintes de chacun des cachets de Mgr Lemonnier et de Mgr de Teil furent apposées sur la soudure aux quatre angles du cercueil de plomb. Il ne restait plus qu'à fixer le couvercle en bois de chêne.

A quelques pas de la première tombe, on en avait creusé une nouvelle, de deux mètres de profondeur, où l'on avait préparé un caveau en briques, aux dimensions du cercueil. Mgr Lemonnier l'avait bénite en arrivant, et c'est là que fut descendue la précieuse dépouille.

Le soir, les planches enlevées au cercueil, quelques fragments des vêtements et la palme, que la dévotion indiscrète des ouvriers avait mise en lambeaux, furent rapportés au Carmel, et la Sœur chargée de les ramasser sentit par deux fois un parfum de roses. Des parcelles des vêtements et du cercueil exhalèrent ailleurs un parfum d'encens.

Une autre planche, détachée de la tête du cercueil et qui n'avait pu être retrouvée le jour même, fut également, huit jours après, rapportée au monastère.

La Sœur tourière qui l'avait découverte, doutant un peu de son authenticité, supplia Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus de la manifester par un signe sensible. Elle fut exaucée, car plusieurs Sœurs, qui n'avaient point été averties, furent embaumées d'un merveilleux parfum d'encens qui s'exhalait de cette planche et que l'une d'elles sentit à une assez grande distance.

Mais le cœur si tendre de Sœur Thérèse voulait encore consoler ceux qui l'aiment en leur donnant une image saisissante de la plénitude de vie dont elle jouit dans le Ciel.

Une des âmes qu'elle a favorisées en cette circonstance de ses célestes communications, et qui est fort estimée de prêtres pieux et éclairés, a attesté sous la foi du serment la vérité du récit qu'on va lire.

Cette personne souhaitait vivement assister à l'exhumation et avait projeté de s'informer de l'époque où elle aurait lieu, mais elle la croyait fort éloignée encore. Le fait suivant s'est passé dans la nuit même qui suivit l'exhumation, du 6 au 7 septembre.

Dans sa vision, elle aperçut d'abord une grande foule qu'elle prit à la fois pour un cortège triomphal et un enterrement très solennel. «Puis, dit-elle, je vis une jeune vierge resplendissante de lumière. Son vêtement de neige et d'or étincelait de toute part. Je ne distinguais pas ses traits, tant ils étaient imprégnés de lumière. A demi couchée, elle se souleva, paraissant sortir d'un suaire lumineux. Avec une candeur et un sourire d'enfant, elle m'entoura de ses bras et me donna un baiser. A ce céleste contact il me sembla que j'étais dans un océan de pureté et que je buvais à la source des joies éternelles. Je n'ai point de mots pour exprimer l'intensité de vie qui émanait de tout son être. Tout en elle disait sans parole, par un rayonnement inexprimable de tendresse, comment en Dieu, foyer de l'amour infini, les bienheureux aiment au Ciel...»

Ignorant ce qui se passait à Lisieux, l'heureuse privilégiée se demandait quelle était cette jeune vierge et pourquoi elle lui était apparue couchée et sortant d'un suaire.

Trois jours après, lisant dans _La Croix_ le récit de l'exhumation, elle eut aussitôt la certitude que c'était Sœur Thérèse qui était venue l'avertir de l'événement, et elle partit immédiatement pour l'en remercier sur sa tombe.

Mais ce n'était pas assez pour la Servante de Dieu d'avoir donné aux siens cette preuve d'affection, de leur avoir dit comme l'ange à Madeleine: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celle qui est pleine de vie?», elle voulut encore leur faire des promesses pour l'avenir.

Le 5 septembre, veille de l'exhumation, elle était apparue à la révérende Mère Prieure d'un Carmel étranger, et, lui annonçant que le lendemain on ne retrouverait d'elle que des ossements, «_à peine des ossements_», elle lui avait fait pressentir les merveilles qu'elle doit opérer dans la suite. La révérende Mère les résume ainsi: «Ces ossements bénis feront des miracles éclatants et seront des armes puissantes contre le démon.»

Quelques semaines plus tard, le résultat de l'exhumation parvenait à la connaissance d'un professeur de l'Université de X., homme d'une grande valeur intellectuelle, d'une éminente piété et, de plus, très favorisé par la Servante de Dieu de grâces de tout genre, depuis plus de dix ans qu'il la connaît. Il s'attrista d'abord de ce que l'angélique vierge avait été soumise à la loi commune, et comme il se laissait aller à ces pensées mélancoliques, il entendit une voix intérieure lui répondre:

«_C'était la robe de mes jours de travail que J'ai déposée; j'attends la robe du dimanche éternel: peu m'importe ce qui arrivera à l'autre._»

«Et alors, dit-il, j'eus une lumière qui me consola, je compris que cette dissolution répandra des atomes de son corps en tous lieux, de façon que non seulement son âme, mais encore quelque chose de son corps pourra être présent et FAIRE DU BIEN SUR LA TERRE.

«Il me semble, en effet, que tout ce qui a réellement appartenu au corps d'un saint est une relique, et s'il en est ainsi, non seulement ses os, mais encore les molécules invisibles de matière peuvent porter en elles la grâce des reliques.»

N'est-ce pas la réponse à ce désir si poétiquement exprimé:

Seigneur, sur tes autels, plus d'une fraîche rose Aime à briller, Elle se donne à toi... mais je rêve autre chose: C'EST M'EFFEUILLER...

[Illustration]

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

LETTRES D'APPROBATION V

AU LECTEUR XXIII

PRÉFACE XXV

INTRODUCTION XXXIII

HISTOIRE D'UNE AME

Chapitre premier.

Les premières notes d'un cantique d'amour.--Le cœur d'une mère.--Souvenirs de deux à quatre ans 3

Chapitre II.

Mort de sa mère.--Les Buissonnets.--Amour paternel.--Première confession.--Les veillées d'hiver.--Vision prophétique 19

Chapitre III.

Le pensionnat.--Douloureuse séparation.--Maladie étrange.--Un visible sourire de la Reine du ciel 37

Chapitre IV.

Première Communion.--Confirmation.--Lumières et ténèbres.--Nouvelle séparation.--Gracieuse délivrance de ses peines intérieures 53

Chapitre V.

La grâce de Noël.--Zèle des âmes.--Première conquête.--Douce intimité avec sa sœur Céline.--Elle obtient de son père la permission d'entrer au Carmel à quinze ans.--Refus du Supérieur.--Elle en réfère à sa Grandeur Mgr Hugonin, évêque de Bayeux 73

Chapitre VI.

Voyage de Rome.--Audience de Sa Sainteté Léon XIII.--Réponse de Monseigneur l'Evêque de Baveux.--Trois mois d'attente 93

Chapitre VII.

Entrée de Thérèse dans l'Arche bénie.--Premières épreuves.--Les fiançailles divines.--De la neige.--Une grande douleur 115

Chapitre VIII.

Les Noces divines.--Une retraite de grâces.--La dernière larme d'une sainte.--Mort de son père.--Comment Nôtre-Seigneur comble tous ses désirs.--Une victime d'amour 131

Chapitre IX.

L'Ascenseur divin.--Première invitation aux joies éternelles.--La nuit obscure.--La table des pécheurs.--Comment cet ange de la terre comprend la charité fraternelle.--Une grande victoire.--Un soldat déserteur 151

Chapitre X.

Nouvelles lumières sur la charité.--Le petit pinceau: sa manière de peindre dans les âmes.--Une prière exaucée.--Les miettes qui tombent de la table des enfants.--Le bon Samaritain.--Dix minutes plus précieuses que mille ans des joies de la terre 177

Chapitre XI.

Deux frères prêtres.--Ce qu'elle entend par ces paroles du livre des Cantiques: «Attirez-moi...»--Sa confiance en Dieu.--Une visite du ciel.--Elle trouve son repos dans l'amour.--Sublime enfance.--Appel à toutes les petites âmes 199

Chapitre XII.

Le Calvaire.--L'essor vers le ciel 223

APPENDICE

Conseils et Souvenirs.--Prières 257

Acte d'offrande 301

Consécration à la sainte Face 304

Prières 305

Prière à l'Enfant-Jésus 305

Prière à la sainte Face 306

Prière inspirée par une image représentant la Vénérable Jeanne d'Arc 306

Prière pour obtenir l'humilité 307

LETTRES

FRAGMENTS

Lettres de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus à sa sœur Céline 311

Lettres à la Rde Mère Agnès de Jésus 337

Lettres à Sœur Marie du Sacré-Cœur 344

Lettres à Sœur Françoise-Thérèse 351

Lettres à sa cousine Marie Guérin 356

Lettre à sa cousine Jeanne Guérin 359

Lettres à ses Frères spirituels 360

POÉSIES

Première partie.

Mon chant d'aujourd'hui 371

Vivre d'amour 393

Cantique à la Sainte Face 377

_Dirupisti, Domine, vincula mea!_ 379

Jésus mon Bien-Aimé, rappelle-toi! 380

Au Sacré-Cœur 389

Le Cantique éternel chanté des l'exil 391

J'ai soif d'amour 392

Mon ciel à moi 394

Mon espérance 396

Jeter des rieurs 397

Mes désirs près du Tabernacle 398

Jésus seul 400

La volière de l'Enfant-Jésus 402

Glose sur le Divin 404

A l'Enfant-Jésus 405

Ma Paix et ma Joie 406

Mes Armes 408

Un lis au milieu des épines 410

La rose effeuillée 411

L'abandon 413

Deuxième partie.

La Rosée divine ou le lait virginal de Marie 415

La Reine du ciel à sa petite Marie 417

Pourquoi je t'aime, ô Marie! 420

A saint Joseph 426

A mon Ange gardien 427

A mes petits Frères du ciel, les saints Innocents 429

La mélodie de sainte Cécile 430

Cantique de sainte Agnès 436

Au Vénérable Théophane Vénard 438

Troisième partie.

La Bergère de Domremy écoutant ses voix 441

Hymne de Jeanne d'Arc après ses victoires 447

Prière de Jeanne d'Arc dans sa prison 448

Les voix de Jeanne pendant son martyre 449

Le jugement divin 450

Le cantique du triomphe 451

Prière de la France à la Vénérable Jeanne d'Arc 453

Cantique pour obtenir la canonisation de la Vénérable Jeanne d'Arc 454

Histoire d'une Bergère devenue reine 457

Le divin petit Mendiant de Noël 460

Les Anges à la crèche 472

La fuite en Egypte 482

Jésus à Béthanie 485

Prière de l'enfant d'un saint 493

Ce que j'aimais 496

PLUIE DE ROSES

_Quelques-unes des grâces et guérisons attribuées à l'intercession de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus_ 1*

_Le six Septembre 1910, au Cimetière de Lisieux_ 107*

[Illustration]

TABLE DES GRAVURES

Portrait de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus II

Thérèse enfant et sa mère 11

Maison où naquit Thérèse.

Alençon (Orne).--Eglise Notre-Dame d'Alençon où Thérèse fut baptisée.--Les Buissonnets (Lisieux) 23

La Vierge de la chambre de Thérèse 49

Le Pensionnat des Bénédictines de Lisieux.--Thérèse le jour de sa Première Communion.--Chœur des religieuses où Thérèse fit sa Première Communion 63

Thérèse à 15 ans et son père 83

Thérèse aux pieds de Léon XIII 107

Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus novice 125

Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus, sacristine 141

Cellule de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus.--Le Préau du Carmel de Lisieux 165

Chapelle du Carme! de Lisieux.--Chœur des Carmélites 189

Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus dans le jardin du monastère 209

Vue générale du Carmel de Lisieux.--Cloître d'où l'on aperçoit l'infirmerie où mourut Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus 239

Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus après sa mort, d'après un tableau de «Céline» 255

Allée des marronniers dans le jardin du Carmel de Lisieux 280

Tombe de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus 301

Thérèse et Céline 339

Portrait de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus d'après un tableau de «Céline» 368

La Sainte Face 395

Intérieur de la Chapelle du Carmel de Lisieux 396

La Vierge-Mère 413

Oratoire où se trouve actuellement la «Vierge de la chambre de Thérèse» 418

L'Enfant Jésus du Cloître 458

Fresque composée et peinte par Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus 476

Les armoiries de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus 505

Exhumation de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus 103*

[Illustration]

ÉDITIONS ÉTRANGÈRES

L'=Histoire d'une Ame= et les diverses publications sur la Servante de Dieu, Thérèse de l'Enfant-Jésus, sont traduites et éditées en diverses langues: =anglaise=, =espagnole=, =portugaise=, =italienne=, =allemande=, =polonaise=, =flamande=, =hollandaise=, =japonaise=.

Des traductions en d'autres langues sont également en préparation.

Pour avoir le Catalogue détaillé de ces différentes éditions étrangères s'adresser _au Carmel de Lisieux_ (Calvados) ou _à l'Imprimerie Saint-Paul_, 36, boulevard de la Banque, Bar-le-Duc (Meuse).

NOTES:

[1] _Une boucle des cheveux de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et sa première petite dent enchâssée dans un de ses bijoux._

[2] Publiée seule à la première édition.

[3] _Univers_, 11 juillet 1906.

[4] Mgr d'Aviau, le saint et illustre archevêque de Bordeaux, fit aux parents l'honneur de baptiser le petit Louis. Lisant dans l'avenir, il leur dit: «Réjouissez-vous, cet enfant est un prédestiné.»

[5] Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

[6] Devenue bientôt après Sœur Marie-Dosithée, au Monastère de la Visitation du Mans, elle y pratiqua constamment toutes les vertus religieuses. De son propre aveu, jamais, dans toute sa vie, elle ne commit de propos délibéré la faute la plus légère. Dom Guéranger, qui la connaissait, la citait comme un modèle de parfaite religieuse.

Mgr d'Outremont, de sainte mémoire, vint la visiter quelques jours avant sa mort et lui dit cette parole qui la combla de joie: «Ma fille, n'ayez aucune crainte, _où l'arbre tombe, il demeure_: vous allez tomber sur le Cœur de Jésus pour y demeurer éternellement.» Ainsi encouragée, elle mourut dans d'admirables sentiments de confiance, le 24 février 1877, dans sa quarante-huitième année.

[7] R. P. de Santanna.

[8] Cette vierge précieuse, bien que sans aucune valeur artistique, s'était animée deux fois pour éclairer et consoler, en de graves circonstances, la mère de Thérèse. Elle-même reçut, par cette statue bénie, des grâces signalées, comme nous le verrons plus loin.

[9] Marci, III, 13.

[10] Exod., XXXIII, 18, 19.

[11] Rom., IX, 16.

[12] Ps. XXII, 1, 2, 3, 4.

[13] Ps. CII, 8.

[14] Cette vénérée Mère avait fait profession au Carmel de Poitiers, d'où elle fut envoyée pour fonder celui de Lisieux en 1838.

Sa mémoire est restée en bénédiction dans ces deux monastères; elle y pratiqua constamment sous le regard de Dieu seul les vertus les plus héroïques, et couronna par une mort très sainte une vie chargée de bonnes œuvres, le 5 décembre 1891.

Elle était âgée de quatre-vingt-six ans.

[15] Marie Guérin entra au Carmel de Lisieux, le 15 août 1895, et prononça ses vœux sous le nom de _Sœur Marie de l'Eucharistie_.

Elle se fit remarquer par son grand esprit de pauvreté et sa patience au milieu de longues souffrances. «_Je ne sais pas si j'ai bien souffert,_ dira-t-elle pendant sa dernière maladie, _mais il me semble que_ THÉRÈSE _me communique ses sentiments et que j'ai son même abandon_. _Oh! si je pouvais comme elle mourir d'amour! Ce ne serait pas étonnant, puisque je fais partie de la légion des petites victimes qu'elle a demandées au bon Dieu. Ma Mère, pendant mon agonie, si vous voyez que la souffrance m'empêche de faire des actes d'amour, je vous en conjure, rappelez-moi mon désir. Je veux mourir en disant à Jésus que je l'aime._»

Ce désir fut réalisé. La Mère Prieure, dans une lettre circulaire adressée à tous les Carmels, raconte ainsi ses derniers moments:

«On respirait vraiment, dans sa cellule, une autre atmosphère que celle d'ici-bas. Une de nos sœurs y apporta «LA VIERGE DE THÉRÈSE». Le regard déjà si beau de la petite Marie s'illumina d'un reflet céleste. «_Que je l'aime!_ dit-elle en lui tendant les bras. _Oh! qu'elle est belle!_»

«Le moment suprême approchait, et les élans de notre douce mourante devenaient toujours plus expressifs et plus embrasés: «_Je ne crains pas de mourir! oh! quelle paix!... Il ne faut pas avoir peur de la souffrance... Il donne toujours la force... Oh! que je voudrais bien mourir d'amour!... d'amour pour le bon Dieu..._ MON JÉSUS, JE VOUS AIME!» Et l'âme de notre angélique sœur, quittant son enveloppe fragile, s'exhala dans cet acte d'amour...

«C'était le 14 avril 1905. Elle avait 34 ans.»

[16] Joan., XI, 4.

[17] Du haut du ciel, Thérèse sut lui rendre ses soins maternels. Pendant sa dernière maladie, elle la protégea visiblement. Un matin, on la trouva paisible et radieuse: «_Je souffrais beaucoup,_ dit-elle, _mais ma petite Thérèse m'a veillée avec tendresse.

Toute la nuit je l'ai sentie près de mon lit. A plusieurs reprises, elle m'a caressée, ce qui m'a donné un courage extraordinaire._» Mme Guérin avait vécu et mourut comme une sainte, à l'âge de 52 ans. Elle répétait, le sourire sur les lèvres: «_Que je suis contente de mourir! C'est si bon d'aller voir le bon Dieu! Mon Jésus, je vous aime. Je vous offre ma vie pour les prêtres, comme ma petite Thérèse de l'Enfant-Jésus._» C'était le 13 février 1900.

M. Guérin, après avoir pendant bien des années employé sa plume à la défense de l'Eglise et sa fortune au soutien des bonnes œuvres, mourut saintement, tertiaire du Carmel, le 28 septembre 1909, dans sa 69e année.

[18] Cant., II, 11.

[19] Sap., IV, 12.

[20] Eccles., I, 2.

[21] _Imit._, l. I, ch. I, 3.

[22] Cant., II, 1.

[23] Galat., II, 20.

[24] _Imit._, l. III, c. XXVI, 3.

[25] Ps. LIV, 6.

[26] Lucæ, VII, 47.

[27] Lucæ, V, 32.

[28] Sap., IV, 11.

[29] Sap., V, 10.

[30] Elle entra au Carmel de Lisieux le 15 octobre 1886, et prit le nom de _Sœur Marie du Sacré-Cœur_.

[31] Lucæ, V, 5.

[32] Joan., IV, 7.

[33] Ezech., XVI, 8, 9, 13.

[34] _Imit_., l. III, c. XLIII, 4.

[35] Cant., VIII, 1.

[36] Lucæ, XIX, 26.

[37] Lucæ, X, 21.

[38] Cant., II, 3.

[39] Matt., XVIII, 6.

[40] _Imit._, l. III, c. V, 4.

[41] _Imit._, l. III, c. XXIV, 2.

[42] Is., LXV, 15.

[43] Apoc., II, 17.

[44] I Cor., IV, 5.

[45] Matt., V, 13.

[46] Tit., I, 15.

[47] Cant., VII, 1.

[48] Office de sainte Cécile.

[49] Lucæ, XII, 32.

[50] _Id._, XXII, 29.

[51] Lucæ, XXIV, 26.

[52] Matt., XX, 22.

[53] Ps. CIII, 33.

[54] Ancien missionnaire de la Compagnie de Jésus au Canada.

[55] Joan., XVIII, 36.

[56] _Imit._, l. I, c. II, 3.

[57] Is., LIII, 3.

[58] Pour honorer Jésus, le divin Roi dont sa _petite reine_ allait devenir la fiancée, M. Martin avait voulu que, ce jour-là, elle fût vêtue d'une robe de velours blanc, garnie de cygne et de point d'Alençon.

Ses grandes boucles de cheveux blonds flottaient sur ses épaules et des lis composaient sa parure virginale.

[59] Léonie étant entrée aux Clarisses, ordre trop austère pour sa santé délicate, dut revenir chez son père. Plus tard elle fut reçue à la Visitation de Caen, où elle prononça ses vœux sous le nom de _Sœur Françoise-Thérèse_.

[60] Sap., III, 6.

[61] Elle fut chargée jusqu'à sa mort d'orner cette statue de l'Enfant-Jésus.

[62] Ps. LXXXIX, 15.

[63] Ps. CII, 14.

[64] Philip., IV, 7.

[65] Corridor.

[66] Is., LII, 11.

[67] Ce désir, Thérèse le gardait dans son cœur depuis son enfance. Voici ce qu'elle nous confia plus tard:

«J'avais dix ans le jour où mon père apprit à Céline qu'il allait lui faire donner des leçons de peinture, j'étais là et j'enviais son bonheur. Papa me dit: «Et toi, ma petite reine, cela te ferait-il plaisir aussi d'apprendre le dessin?» J'allais répondre un oui bien joyeux, quand Marie fit remarquer que je n'avais pas les mêmes dispositions que Céline. Elle eut vite gain de cause: et moi, pensant que c'était là une bonne occasion d'offrir un grand sacrifice à Jésus, je gardai le silence. Je désirais avec tant d'ardeur apprendre le dessin que je me demande encore aujourd'hui comment j'eus la force de me taire.»

[68] Eccles., II, 11.

[69] Ce fut le 14 septembre 1894. _Céline_ devint _Sr Geneviève de Sainte-Thérèse_.

[70] Lucæ, XVII, 21.

[71] _Notre-Seigneur_ à la B** Marguerite-Marie.

[72] Cant., VIII, 7.

[73] Ps., CXII, 1.

[74] Lucæ, XV, 31.

[75] Ps. XXXV, 5.

[76] I Reg., XVI, 7.

[77] Tob., XII, 7.

[78] Is., III, 10.

[79] Prov., IX, 4.

[80] Is., LXVI, 13.

[81] Ps. LXX, 18.

[82] Elle exerçait la charge de maîtresse des novices, sans en porter le titre.

[83] Ps. CXVIII, 141, 100, 105, 106.

[84] Lucæ, I, 49.

[85] Joan., I, 5.

[86] Lucæ, XVIII, 13.

[87] Ps. XCI, 4.

[88] Ps. CXLIII, 1, 2.

[89] Ps. CXXXII, 1.

[90] Matt., XXII, 39.

[91] _Id._, VII, 21.

[92] Joan., XIII, 34.

[93] _Id._, XV, 13.

[94] Lucæ, XI, 33.

[95] Joan., XV, 12.

[96] I Cor., IV, 3, 4.

[97] Lucæ, VI, 37.

[98] Matt., V, 43, 44.

[99] Lucæ, VI, 32.

[100] _Id._, VI, 30.

[101] Matt., XI, 30.

[102] Matt., V, 40.

[103] _Ibid._, 41.

[104] _Ibid._, 42.

[105] Lucæ, VI, 34, 35.

[106] _Imit._, l. III, c. XLIV, 1.

[107] Prov., I, 17.

[108] _Id._, X, 12.

[109] Ps. CXVIII, 32.

[110] Rom., VIII, 15.

[111] Exod., IX, 14.

[112] Ps. XXXIII, 5.

[113] Ps. CXI, 4.

[114] Prov., XVIII, 19.

[115] Joan., X, 12.

[116] II Reg., XVI, 10.

[117] Marci, VII, 28.

[118] Lucæ, XIV, 12, 13, 14.

[119] II Cor., IX, 7.

[120] Matt., XXV, 40.

[121] Sa sœur Pauline.

[122] Cant., I, 3.

[123] Joan., XVII.

[124] Lucæ, XV, 31.

[125] Joan., VI, 44.

[126] Lucæ, X, 41.

[127] Ps. XLIX, 9, 10, 11, 12, 13, 14.

[128] Joan., IV, 7.

[129] Lucæ, II, 19.

[130] Tob., XII, 7.

[131] La Vénérable Mère Anne de Jésus, dans le monde Anne de Lobera, naquit en Espagne en 1545. Elle entra dans l'Ordre du Carmel, au premier monastère de Saint-Joseph d'Avila, en 1570, et devint bientôt la conseillère et la coadjutrice de sainte Thérèse qui la nommait «_sa fille et sa couronne_». Saint Jean de la Croix, son directeur spirituel pendant quatorze ans, se plaisait à l'appeler «_un séraphin incarné_» et l'on faisait une telle estime de sa sagesse et de sa sainteté, que les savants la consultaient dans leurs doutes et recevaient ses réponses comme des oracles. Fidèle héritière de l'esprit de sainte Thérèse, elle avait reçu du Ciel la mission de conserver à la Réforme du Carmel sa perfection primitive. Après avoir fondé trois monastères de cette réforme en Espagne, elle l'implanta en France, puis en Belgique, où, déjà célèbre par les dons surnaturels les plus élevés, particulièrement celui de la contemplation, elle mourut en odeur de sainteté au Couvent des carmélites de Bruxelles, le--mars 1621.

Le 3 mai 1878, Sa Sainteté le Pape Léon XIII signa l'introduction de la cause de béatification de cette grande servante de Dieu.

[132] Matt., VIII, 26.

[133] Saint Jean de la Croix.

[134] I Cor., XII, 31.

[135] Saint Jean de la Croix.

[136] Lucæ, XVI, 9.

[137] _Ibid._, 8.

[138] Saint Jean de la Croix.

[139] Is., XXXVIII, 14.

[140] Matt., IX, 13.

[141] Dom Guéranger.

[142] C'était la Révérende Mère Marie de Gonzague. Elle avait reconnu en sa novice «une âme extraordinaire, déjà sainte, et capable de devenir plus tard une Prieure d'élite». C'est pourquoi elle lui donna cette éducation religieuse si virile dont Thérèse profita si bien et dont elle se montra si filialement reconnaissante, comme elle le dit dans l'_Histoire de son âme_. Ce fut entre ses mains que sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus rendit le dernier soupir, «_heureuse_, disait-elle, _de n'avoir pas, à ce moment, pour Supérieure sa petite Mère, afin de pouvoir exercer davantage son esprit de foi en l'autorité_.»

Mère Marie de Gonzague mourut le 17 décembre 1904, assistée de la Révérende Mère Agnès de Jésus, alors Prieure. Elle était âgée de 71 ans.

[143] Job, xiii, 15.

[144] Joan., iii, 34.

[145] Cant., II, 9.

[146] Apoc., x, 6.

[147] Prov., XIX, 11.

[148] Matt., XXV, 40.

[149] Sap., vi, 7.

[150] Ps. lxxv, 9.

[151] Ps. xvii, 5.

[152] Ps. xxii, 4.

[153] Matt., XX, 23.

[154] Ps. LXVII, 29.

[155] Prov., I, 4.

[156] Judith, XV, 11.

[157] Eccl., XI, 12, 13, 22, 23, 24.

[158] Jerem., X, 23.

[159] Ps. XCIII, 18.

[160] Imitation, l. XVI, 4.

[161] Joan., XIV, 2.

[162] Ps. CXL, 5.

[163] Cant., I, 2.

[164] Esdras, IIe, iv, 17.

[165] Matt., xxv, 36.

[166] Prov., xvi, 32.

[167] Lucæ, II, 50.

[168] _Ibid._, 33.

[169] J'ai incliné mon cœur à l'observation de vos préceptes, à cause de la récompense, Ps. CXVIII, 12.

[170] Ephes., VI, 17.

[171] Cant., V, 7; III, 4.

[172] Saint Jean de la Croix.

[173] Ephes., VI, 17.

[174] Joan., III, 8.

[175] Lucæ, XXII, 32.

[176] Gen., II, 17.

[177] Apoc., XXII, 12.

[178] Ps. LXXXIX, 4.

[179] Cant., IV, 6.

[180] Cant., V, 2.

[181] Is., LIII, 3.

[182] Ps. CXXXVI, 4.

[183] Joan., XV, 16.

[184] Matt., X, 34.

[185] Ps. CXLIII, 1, 2.

[186] Joan., XII, 26.

[187] Matt., XI, 29.

[188] Joan., XIII, 15, 16, 17.

[189] Joan., XIII, 8.

[190] Matt., III, 10.

[191] Matt., V, 48.

[192] Apoc., XI, 4.

[193] S. Jean de la Croix.

[194] Mme Swetchine.

[195] Exod., IV, 25.

[196] I Cor., VII, 31.

[197] Ps. CXXXVI, 2.

[198] _Ibid._, I, 4.

[199] Is., LXIV, 4.

[200] Véronique signifie _vrai portrait_. Il est bien remarquable que Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus ait appelé ainsi sa sœur Céline, qui devait plus tard, sous son inspiration, reproduire si fidèlement le _vrai portrait_ de NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, d'après le Saint Suaire de Turin.

Il est bien remarquable encore, que ce fut _aussitôt_ après la mort de Thérèse que cette précieuse relique sortit du mystère: l'heure était venue où les secrets renfermés dans ses plis allaient être révélés au monde. Lorsque se fit l'ostension solennelle de 1898, personne n'avait vu le Saint Linceul depuis 30 ans. C'est alors que fut expliquée, par le cliché _positif_ de la photographie, la mystérieuse empreinte _négative_ du corps de Jésus qui, jusque-là, avait déconcerté les savants mêmes, et qu'apparut la majestueuse _Figure du Christ_; mais les contours étaient indécis, les traits effacés, et il devenait nécessaire de la retracer avec plus de netteté et de précision pour la présenter à la piété des fidèles.

On sait quel accueil ému lui fit Notre Saint-Père le Pape PIE X, et les indulgences nombreuses qu'il attacha à cette sainte Effigie, manifestant hautement le désir «_qu'elle eût sa place dans toutes les familles chrétiennes_».

Une indulgence de 300 jours, _toties quoties_, fut accordée, dans le même temps, à une prière à la Sainte Face composée par Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus, et qui est désormais inséparable de l'image peinte par sa sœur.--On trouvera cette image, p.

378.

[201] Joan., XI, 16.

[202] Is., LXIII, 3.

[203] Is., LXIII, 5.

[204] _Ibid._, LIII, 3.

[205] Cant., V, 2.

[206] Is., LIII, 4.

[207] C'était la veille de la cérémonie de sa Prise de Voile.

[208] Joan., IV, 35.

[209] Matt., IX, 37, 38.

[210] S. Jean de la Croix.

[211] Lucæ, XIX. 5.

[212] Joan., I, 38.

[213] Lucæ, IX, 58.

[214] Cant. I.

[215] Malach., IV, 2.

[216] Cant., III, 2, 3, 4.

[217] Lucæ, XIX, 48.

[218] Matt., XXVI, 65.

[219] _Ibid._, XXV, 34, 35, 36.

[220] _Imit._, l. I, c. II, 3.

[221] _Ibid._, l. II, c. XI, 4.

[222] _Ibid._, l. III, c. XLIX, 7.

[223] Ps. CXXVI, 1.

[224] S. Jean de la Croix.

[225] Lucæ, XV, 31.

[226] Cant., I, 6.

[227] Cant., VII, 1.

[228] Off. de sainte Cécile.

[229] Lucæ, II, 14.

[230] Sap., IV, 1.

[231] Joan., XXI, 5.

[232] Lucæ, V, 5.

[233] Cant., VI, 10, 11.

[234] Cant., VI, 12.

[235] Joan., XIV, 23.

[236] _Ibid._, XVII, 18.

[237] _Ibid._, XIV, 6.

[238] _Ibid._, XVIII, 38.

[239] Cant., I, 12.

[240] Lucæ, XXII, 28, 29.

[241] Marci, XIV, 3.

[242] Joan., XII, 3.

[243] Matt., XXVI, 46.

[244] Joan., VIII, 10.

[245] Eccli., XXXIV, 20.

[246] Apoc., XXI, 4.

[247] Is., LIII, 3.

[248] Lucæ, XVI, 11.

[249] _Ibid._, XXII, 42.

[250] Imit., l. II, c. XI, 4.

[251] Presque toutes les lettres adressées par Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus à sa sœur Léonie, ont été perdues. On n'a retrouvé que celles-ci.

[252] Hebr., XIII, 14.

[253] Is., XLIX, 15.

[254] Cant., IV, 9.

[255] II Cor., XI, 5.

[256] Saint Augustin.

[257] Marci, X, 30.

[258] Matt., XXVI, 39.

[259] Joan., XIV, 2.

[260] Ps. CII, 8, 13, 14.

[261] Matt., XIX, 14.

[262] Lucæ, XII, 34.

[263] Zach., XIII, 6.

[264] Lucæ, XV, 22.

[265] Ce billet fut tiré par SŒUR THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS, et, trois mois après, le divin Maître lui faisait entendre son premier appel.

[266] «_Diamant_» «_perle fine_», surnoms donnés aux deux aînées.

[267] _D'après une peinture de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus_.

[268] Joan., xv, 5.

[269] En 1910, Mme Debossu a écrit plusieurs fois que la guérison se maintenait parfaitement.

[270] Devenu prêtre M. l'abbé A. est actuellement vicaire dans une paroisse importante et suffit sans fatigue a un travail laborieux.

[271] Les grâces suivantes s'expliquent facilement lorsqu'on sait que l'édition espagnole de la Vie complète de la servante de Dieu n'était pas encore parue.

[272] On ne peut livrer à la publicité les révélations arrachées aux démons dans les exorcismes à propos de la Servante de Dieu; mais les observations faites sur ce sujet permettent de croire que sa puissance sur les esprits de ténèbres leur est grandement redoutable.

[273] Le Carmel de Gallipoli se trouvait à ce moment dans la plus extrême détresse. La Mère Prieure avait eu l'inspiration de faire un triduum en l'honneur de la Sainte Trinité, prenant pour médiatrice Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, dont la vie avait été lue en communauté quelques mois auparavant.

Le triduum se terminait précisément ce 16 janvier.

[274] La Mère Prieure se nomme Sr Marie du Mont-Carmel, ou Carmela.

[275] En janvier 1911, Mr F. F. a fait savoir que sa guérison se maintenait.

[276] «Corps fibreux volumineux de l'utérus. Ce fibrome, par son volume, faisait obstacle à toutes les fonctions de l'organisme.» (_Extrait du certificat du docteur X._)

[277] M. Fernand Richard, jeune poète chrétien, mort comme un prédestiné en 1911. Un de ses derniers chants a été consacré à Sr Thérèse.

[278] Il est vrai que cette palme était stérilisée; mais les semblables, aux feuilles très minces, que l'on avait en 1897 à la sacristie du Carmel, devaient être préservées avec soin de l'humidité et essuyées en temps pluvieux; sans quoi elles jaunissaient et se remplissaient de points de moisissure; finalement on dut les brûler.

[279] L'un de ces ouvriers est le menuisier qui a fait les cercueils. En reconnaissance de la faveur qu'ils avaient reçue, ils apportèrent au Carmel, le 30 septembre, pour être déposée dans la cellule de la Servante de Dieu, une très belle couronne de violettes blanches artificielles.

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