L'indissolubilité du mariage

Chapitre 3 : Propriétés et empêchements · cours « Mariage » · 7 questions

Ce que Dieu a uni, l'homme ne peut le séparer : le lien sacré du mariage.

Sacrement de Mariage

Indissolubilitas Matrimonii

Un lien indissoluble

L'indissolubilité du mariage est l'une des propriétés essentielles de l'union conjugale selon la doctrine catholique. Elle signifie que le lien matrimonial, une fois validement contracté, ne peut être rompu par aucune puissance humaine. Seule la mort d'un des conjoints dissout le mariage. Cette doctrine ne repose pas sur une simple discipline ecclésiastique, mais sur un double fondement : le droit naturel et le droit divin positif.

Le bien de la progéniture

Du côté du droit naturel, saint Thomas d'Aquin enseigne que l'indissolubilité est requise par le bien de la progéniture (bonum prolis). L'éducation des enfants exige une union stable et durable entre les parents.

Ce que Dieu a uni

Notre-Seigneur Jésus-Christ a restauré le mariage dans sa pureté originelle. Interrogé par les pharisiens sur la licéité du divorce, Il répond sans ambiguïté : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6). C'est donc Dieu Lui-même qui unit les époux, et non une simple convention humaine. Moïse avait certes permis la répudiation, mais cette tolérance n'était qu'une concession provisoire à la dureté des cœurs : « Au commencement, il n'en était pas ainsi » (Mt 19, 8). Le Concile de Trente a solennellement défini, contre les réformateurs hérétiques, que le lien matrimonial ne peut être dissous même en cas d'adultère. Saint Thomas d'Aquin distingue trois biens essentiels du mariage : le bonum prolis (le bien de la progéniture), le bonum fidei (la fidélité mutuelle des époux) et le bonum sacramenti (l'indissolubilité du lien qui signifie l'union indéfectible du Christ et de l'Église). Ces trois biens se tiennent et se fortifient mutuellement : la fidélité protège la stabilité nécessaire aux enfants, et l'indissolubilité sacramentelle élève l'union naturelle au rang de signe efficace de la grâce.

Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. Le lien matrimonial ne peut être rompu que par la mort.

Testez-vous : 7 questions

1. Selon Notre-Seigneur, qui a uni les époux dans le mariage ?

  • Les familles
  • L’État civil
  • Dieu Lui-même
  • L’Église
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Réponse : Dieu Lui-même

Jésus enseigne : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6). C’est Dieu Lui-même qui unit les époux dans le mariage, ce qui fonde l’indissolubilité du lien matrimonial.

2. Le bien de la progéniture requiert une union ____ entre les parents.

  • Stable
  • Temporaire
  • Libre
  • Secrète
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Réponse : Stable

Le bien de la progéniture (bonum prolis) requiert une union stable entre les parents, car l’éducation des enfants nécessite un engagement durable. Saint Thomas montre que la stabilité conjugale est exigée par la nature même de la génération humaine.

3. Quel concile a défini que le mariage ne peut être dissous pour cause d’adultère ?

  • Le Concile de Nicée
  • Vatican I
  • Le Concile de Latran IV
  • Le Concile de Trente
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Réponse : Le Concile de Trente

Le Concile de Trente (1563) a solennellement défini l’indissolubilité du mariage, déclarant que même l’adultère ne peut dissoudre le lien matrimonial (canon 7, session XXIV). Cette définition répondait aux positions hérétiques.

4. Moïse avait permis le divorce définitivement et sans restriction.

  • Vrai
  • Faux
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Réponse : Faux

Moïse avait seulement toléré la répudiation « à cause de la dureté de vos cœurs » (Mt 19, 8), comme une concession temporaire et imparfaite. Ce n’était ni définitif ni sans restriction, mais une mesure pastorale pour limiter le désordre.

5. Combien de « biens » du mariage saint Thomas distingue-t-il ?

  • Trois
  • Sept
  • Deux
  • Quatre
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Réponse : Trois

Saint Thomas, reprenant saint Augustin, distingue trois biens du mariage (IIIa Suppl., q. 49) : le bonum prolis (la progéniture), le bonum fidei (la fidélité conjugale) et le bonum sacramenti (l’indissolubilité sacramentelle).

6. Qu’est-ce qui met fin au lien d’un mariage sacramentel consommé ?

  • Le consentement mutuel
  • Une décision du Pape
  • La mort d’un époux
  • L’adultère
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Réponse : La mort d’un époux

Un mariage sacramentel (entre deux baptisés) consommé ne peut être dissous par aucune puissance humaine ni aucune cause, sinon par la mort d’un des époux (canon 1141). C’est le fondement de l’indissolubilité absolue.

7. « Au commencement, il n’en était pas ____ » dit Jésus aux pharisiens (Mt 19, 8).

  • Ainsi
  • Permis
  • Possible
  • Écrit
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Réponse : Ainsi

Jésus répond aux pharisiens qui invoquent la permission de Moïse de répudier : « Au commencement, il n’en était pas ainsi » (Mt 19, 8). Il restaure le dessein originel de Dieu sur le mariage : un homme et une femme unis de manière indissoluble.

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Dans ce chapitre : Propriétés et empêchements

  1. L'indissolubilité du mariage
  2. Les empêchements au mariage