La déduction
Du général au particulier : la force du raisonnement qui tire des conclusions nécessaires.
De Deductione
Définition
La déduction descend de l'universel vers le particulier. Elle tire des conclusions nécessaires à partir de principes généraux déjà connus.
Le syllogisme
Le syllogisme est l'instrument de la déduction. Il se compose de trois parties :
La majeure pose le principe universel, la mineure l'applique à un cas particulier, et la conclusion tire la conséquence nécessaire.
La force de la nécessité
La force de la déduction réside dans sa nécessité : si les prémisses sont vraies et la forme correcte, la conclusion est nécessairement vraie. Aristote définit le syllogisme comme « un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre en résulte nécessairement ». Cette définition souligne que la conclusion n'est pas une opinion mais une conséquence logique inévitable des prémisses admises.
Complémentarité avec l'induction
La déduction ne fonctionne pas seule. Elle entretient un rapport de complémentarité avec l'induction : l'induction fournit les principes généraux en remontant du particulier à l'universel, et la déduction en tire ensuite les conclusions en descendant de l'universel au particulier. Sans l'induction, la déduction n'aurait pas de prémisses ; sans la déduction, l'induction resterait une accumulation de faits sans conclusion rigoureuse. C'est pourquoi Aristote fait de la déduction le modèle de la science achevée. Toute la science aristotélicienne procède par déduction : des principes certains aux conclusions nécessaires. Une science n'est véritablement constituée que lorsqu'elle peut démontrer ses propositions par des syllogismes valides, garantissant ainsi la certitude de ses résultats.
La déduction descend de l'universel au particulier : si les prémisses sont vraies, la conclusion est nécessaire
Testez-vous : 7 questions
1. Qu’est-ce que la déduction ?
- Du particulier au général
- Du doute à la certitude
- Du général au particulier
- De l’effet à la cause
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Réponse : Du général au particulier
La déduction descend de l’universel vers le particulier.
2. De combien de parties se compose un syllogisme ?
- Quatre
- Deux
- Trois
- Cinq
Voir la réponse
Réponse : Trois
Un syllogisme se compose de trois parties : majeure, mineure, conclusion.
3. Quel est le rôle de la majeure dans un syllogisme ?
- Poser le principe universel
- Appliquer le principe
- Donner la conclusion
- Énoncer le cas particulier
Voir la réponse
Réponse : Poser le principe universel
La majeure pose le principe universel du syllogisme, la proposition générale dont dépend la validité de la conclusion déduite.
4. Pourquoi la conclusion d’un syllogisme valide est-elle nécessaire ?
- Les prémisses l’imposent
- Elle reste probable
- C’est un simple accord
- Par convention humaine
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Réponse : Les prémisses l’imposent
Si les prémisses sont vraies et la forme correcte, la conclusion est nécessairement vraie.
5. Comment Aristote définit-il le syllogisme ?
- Discours à conclusion forcée
- Une description du réel
- Un dialogue entre amis
- Une opinion défendue
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Réponse : Discours à conclusion forcée
« Un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d’autre en résulte nécessairement. »
6. Comment déduction et induction se complètent-elles ?
- L’induction porte au général
- Elles sont identiques
- Elles s’excluent
- Seule la déduction prouve
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Réponse : L’induction porte au général
L’induction fournit les principes, la déduction en tire les conclusions.
7. Pourquoi la déduction est-elle le modèle de la science achevée ?
- Conclusions nécessaires
- Elle est plus ancienne
- Elle est plus rapide
- Elle évite l’expérience
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Réponse : Conclusions nécessaires
Toute la science aristotélicienne procède par déduction : des principes certains aux conclusions nécessaires.
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Dans ce chapitre : Le raisonnement et la démonstration
- La déduction
- Le syllogisme démonstratif
- Les premiers principes