La doctrine traditionnelle
L'enseignement constant de l'Église sur les droits de la vérité et les devoirs de l'État.
Doctrina Tradita
Seule la vérité a des droits
Avant le Concile, la doctrine traditionnelle enseignait que seule la vraie religion (la religion catholique) a un droit objectif à la liberté. L'erreur n'a pas de droits. Cette position était exposée dans le Syllabus de Pie IX (1864) et l'encyclique Quanta Cura.
Le pape Léon XIII, dans Libertas praestantissimum (1888), distinguait la liberté de conscience (qui peut signifier le droit de suivre sa conscience droite) du libéralisme religieux, qui met toutes les religions sur un pied d'égalité face à l'État.
Dignitatis Humanae et son opposition
La déclaration Dignitatis Humanae, promulguée le 7 décembre 1965 lors de la dernière session du concile Vatican II, constitue l'un des textes les plus discutés de l'histoire conciliaire. L'opposition fut menée principalement par Mgr Marcel Lefebvre, archevêque français missionnaire, et par Mgr Antônio de Castro Mayer, évêque de Campos au Brésil. Ensemble, ils animèrent le Cœtus Internationalis Patrum, un groupe structuré d'environ 250 évêques attachés à la doctrine traditionnelle, qui voyaient dans cette déclaration une rupture avec l'enseignement constant des papes sur les droits exclusifs de la vérité. Pour ces Pères conciliaires, reconnaître un droit civil à la liberté religieuse revenait à contredire le Syllabus et Quanta Cura. Le débat, intense durant les quatre sessions du Concile, aboutit néanmoins à l'adoption du texte à une large majorité, ouvrant une blessure doctrinale qui ne s'est jamais entièrement refermée dans la conscience ecclésiale.
La doctrine traditionnelle enseigne que l'erreur n'a pas de droits : seule la vraie religion a un droit objectif à la liberté.
Testez-vous : 7 questions
1. Que dit la doctrine traditionnelle sur l’erreur ?
- L’erreur a les mêmes droits
- L’erreur n’existe pas
- L’erreur est relative
- L’erreur n’a pas de droits
Voir la réponse
Réponse : L’erreur n’a pas de droits
Selon la doctrine traditionnelle, l’erreur n’a pas de droits. Seule la vérité (donc la vraie religion) a un droit objectif.
2. Quel document de Pie IX condamnait la liberté religieuse libérale ?
- Pascendi (1907)
- Rerum Novarum (1891)
- Humani Generis (1950)
- Le Syllabus (1864)
Voir la réponse
Réponse : Le Syllabus (1864)
Le Syllabus de Pie IX (1864) et l’encyclique Quanta Cura condamnent le libéralisme religieux et l’indifférentisme.
3. Que distingue Léon XIII dans Libertas praestantissimum ?
- Grâce et nature
- Église et État
- Foi et raison
- Liberté et licence
Voir la réponse
Réponse : Liberté et licence
Léon XIII distingue la liberté de conscience légitime du libéralisme religieux qui met toutes les religions à égalité devant l’État.
4. Qui mena l’opposition à Dignitatis Humanae au Concile ?
- Le cardinal Bea
- Le cardinal Ottaviani
- Mgr Lefebvre
- Le Père Congar
Voir la réponse
Réponse : Mgr Lefebvre
Mgr Lefebvre et le Cœtus Internationalis Patrum menèrent l’opposition à Dignitatis Humanae au Concile.
5. Combien d’évêques comptait le Cœtus Internationalis Patrum ?
- Environ 50
- Environ 1000
- Environ 500
- Environ 250
Voir la réponse
Réponse : Environ 250
Le Cœtus Internationalis Patrum comptait environ 250 évêques opposés aux réformes conciliaires.
6. Quel évêque brésilien s’opposa au Concile aux côtés de Mgr Lefebvre ?
- Mgr de Castro Mayer
- Mgr Lorscheider
- Mgr Arns de São Paulo
- Mgr Helder Câmara
Voir la réponse
Réponse : Mgr de Castro Mayer
Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos au Brésil, co-dirigea l’opposition traditionnelle au Concile avec Mgr Lefebvre.
7. En quelle année Dignitatis Humanae fut-elle promulguée ?
- 1968
- 1964
- 1965
- 1962
Voir la réponse
Réponse : 1965
Dignitatis Humanae fut promulguée le 7 décembre 1965, lors de la dernière session du Concile Vatican II.
Faites cette leçon dans Apôtre : les questions en mode interactif, votre progression, des rappels pour ne rien oublier. Gratuit, sans publicité. Commencer la leçon ›
Dans ce chapitre : La Liberté Religieuse
- Dignitatis Humanae
- La doctrine traditionnelle