La gourmandise
L'usage immodéré de la nourriture et de la boisson.
Gula
Les cinq formes
La gourmandise est un attachement désordonné à la nourriture et à la boisson. Elle ne se réduit pas à manger trop : saint Grégoire le Grand distingue cinq formes :
- manger trop (nimis)
- trop avidement (ardenter)
- trop luxueusement (laute)
- trop tôt (praepropere)
- de manière trop recherchée (studiose)
Un péché capital
La gourmandise est un péché « capital » non parce qu'elle est la plus grave, mais parce qu'elle engendre d'autres péchés : paresse, sensualité, égoïsme. L'homme soumis à son ventre devient esclave de ses appétits.
Les remèdes
La vertu opposée à la gourmandise est la tempérance, qui enseigne à user des aliments et des boissons avec modération, gardant l'esprit libre et disposé à la prière. L'ivrognerie, c'est-à-dire l'abus grave des boissons alcoolisées qui fait perdre l'usage de la raison, est une forme particulièrement redoutable de la gourmandise, car elle atteint l'homme dans ce qu'il a de plus noble : son intelligence. Le remède principal contre ce vice est la mortification, c'est-à-dire l'exercice volontaire de se priver de temps en temps d'un plaisir permis afin de fortifier la volonté et d'apprendre à commander aux appétits du corps. Le jeûne, pratique recommandée par l'Église depuis les origines, discipline le corps, apaise les passions et élève l'esprit vers Dieu : il est un remède puissant pour fortifier l'âme et la disposer à la contemplation.
Le plaisir légitime
Il convient cependant de rappeler que Dieu n'a pas interdit le plaisir de manger : le plaisir est légitime lorsqu'il accompagne l'acte nécessaire de se nourrir, sans devenir le but unique et désordonné de l'existence. Ainsi la sagesse chrétienne ne méprise pas les biens de la table, mais elle les ordonne à leur fin véritable, qui est de soutenir le corps pour servir Dieu et le prochain.
Cinq formes de désordre : la tempérance et le jeûne libèrent l'esprit
Testez-vous : 7 questions
1. Qu’est-ce que la gourmandise ?
- manger pour vivre
- aimer le sucre
- l’excès dans le manger
- le jeûne strict
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Réponse : l’excès dans le manger
La gourmandise est la recherche désordonnée du plaisir de manger et de boire au-delà de ce que la raison et le besoin demandent.
2. Vertu opposée à la gourmandise ?
- la justice
- la prudence
- la tempérance
- la patience
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Réponse : la tempérance
La tempérance nous apprend à utiliser les aliments avec modération pour rester disposés à la prière.
3. Pourquoi la gourmandise est-elle un vice ?
- elle coûte cher
- elle fait grossir
- elle empêche le jeûne
- elle asservit au corps
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Réponse : elle asservit au corps
La gourmandise asservit l’homme à son corps en rendant l’esprit esclave des appétits, alors qu’il devrait les commander.
4. L’ivrognerie fait partie de ?
- la gourmandise
- la paresse
- l’avarice
- l’orgueil
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Réponse : la gourmandise
C’est l’abus grave des boissons alcoolisées qui fait perdre l’usage de la raison.
5. Quel est le moyen de vaincre la gourmandise ?
- la prière fervente
- la mortification
- la distraction
- la simple volonté
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Réponse : la mortification
Se priver volontairement de temps en temps d’un plaisir permis fortifie la volonté et nous apprend à maîtriser nos appétits.
6. Le jeûne est-il recommandé ?
- Oui, pour l’âme
- Non, pour maigrir seul
- Oui, en partie
- Non, c’est mauvais
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Réponse : Oui, pour l’âme
Le jeûne discipline le corps, apaise les passions et élève l’esprit vers Dieu. C’est un remède puissant pour fortifier l’âme.
7. Dieu a-t-Il interdit de manger avec plaisir ?
- Permis s’il est réglé
- Interdit, sauf le pain
- Interdit dans les ordres
- Toujours interdit
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Réponse : Permis s’il est réglé
Le plaisir est légitime s’il accompagne l’acte nécessaire sans devenir le but unique.
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