Le šewa : Le souffle et le silence

Chapitre 4 : Les Voyelles · cours « Hébreu Biblique » · 16 questions

Le shewa, ce demi-silence sous la consonne : mobile ou quiescent, il rythme la lecture.

Hébreu

Halitus et Silentium

Le šewa mobile et quiescent

Le šewa ( ְ ) est un signe formé de deux points superposés placés sous une consonne. Il a deux valeurs très différentes. Le šewa mobile note une voyelle très brève, un « e » furtif. Le šewa quiescent ne note rien du tout : il indique l'absence de voyelle. Le šewa est mobile au début d'un mot, après un autre šewa, et quand il suit une voyelle longue. Il est quiescent à la fin d'un mot et après une voyelle brève en syllabe fermée.

Le šewa composé des gutturales

Les gutturales (א ה ח ע) refusent le šewa simple parce qu'elles préfèrent les sons ouverts et la voyelle a. Elles le remplacent par un šewa composé, appelé hatef. Le hatef-patah ( ֲ ) combine un šewa avec un patah et note un demi-a très bref, comme dans אֲנִי (ani, moi). Le hatef-ségol ( ֱ ) combine un šewa avec un ségol : c'est pourquoi le mot אֱלֹהִים (Elohim) commence par un hatef-ségol sous le aleph, qui est une gutturale. On trouve aussi le hatef-qamats ( ֳ ) pour un demi-o bref.

Le dageš doux et fort

Le dageš est un point placé à l'intérieur d'une consonne. Il existe en deux variétés. Le dageš doux (dageš qal) n'apparaît que dans les six lettres begadkefat (בגדכפת) et indique leur prononciation explosive, sans souffle. Le dageš fort (dageš hazaq) peut apparaître dans presque toutes les lettres et indique le redoublement de la consonne. Dans une lettre qui ne fait pas partie des begadkefat, comme dans le mot קִטֵּל où le ט porte un dageš, celui-ci est forcément fort : le teth est redoublé (qit-tél). Les gutturales et le resh ne peuvent jamais recevoir le dageš fort : c'est une règle absolue en hébreu biblique.

Les signes de cantillation

La Bible hébraïque possède des signes de cantillation qui organisent la lecture liturgique. L'atnah marque la coupure principale du verset, à la manière de notre point-virgule : il divise le verset en deux parties logiques. Le sof-pasuq (:), précédé du silluq, marque la fin du verset, comme notre point final. Le maqqef (־) est un trait d'union qui unit deux mots en un seul groupe accentuel, par exemple כָּל־הָאָרֶץ (toute la terre).

Reconnaître l'un de l'autre

  • Si la lettre portant le dageš est une begadkefat en début de mot ou après une consonne, c'est un dageš doux.
  • Si la lettre est précédée d'une voyelle maintenue, c'est un dageš fort (= redoublement).

Le šewa a deux valeurs : mobile (voyelle brève) ou quiescent (absence de voyelle)

Testez-vous : 16 questions

1. Comment se note le šewa ?

  • Un seul point
  • Deux points superposés
  • Trois points
  • Un trait
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Réponse : Deux points superposés

Le šewa ( ְ ) est formé de deux points superposés placés sous la consonne.

2. Qu’est-ce que le dageš ?

  • Un point dans la lettre
  • Deux points
  • Un trait sous la lettre
  • Un accent
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Réponse : Un point dans la lettre

Le dageš est un point placé à l’intérieur d’une consonne. Il indique soit la prononciation explosive (dageš doux), soit le redoublement (dageš fort).

3. Que note le šewa mobile ?

  • Une voyelle très brève
  • Une consonne double
  • Un accent
  • L’absence de voyelle
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Réponse : Une voyelle très brève

Le šewa mobile note une voyelle très brève, un « e » furtif comparable au e muet français dans « le ».

4. Dans quelles lettres seules peut apparaître le dageš doux ?

  • Les finales
  • Les gutturales
  • Les begadkefat
  • Toutes les lettres
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Réponse : Les begadkefat

Le dageš doux n’apparaît que dans les six lettres begadkefat. Il indique leur prononciation explosive.

5. Quand le šewa est-il quiescent (= muet) ?

  • En début de mot
  • Après un šewa
  • Après une voyelle longue
  • Après une voyelle brève
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Réponse : Après une voyelle brève

Le šewa est quiescent quand il ferme une syllabe après une voyelle brève. Exemple : מַלְכִּי (mal-kî) : le šewa sous le lamed est quiescent.

6. Que signifie un dageš dans une lettre non-begadkefat ?

  • La consonne est redoublée
  • Rien de spécial
  • C’est un accent
  • La lettre est muette
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Réponse : La consonne est redoublée

Dans une lettre non-begadkefat (ex : מ, ל, שׁ), le dageš est toujours fort : il indique le redoublement de la consonne.

7. Pourquoi les gutturales refusent-elles le šewa simple ?

  • Elles aiment l’ouverture
  • C’est interdit
  • Elles sont muettes
  • Elles sont trop fortes
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Réponse : Elles aiment l’ouverture

Les gutturales (א ה ח ע) ont une prédilection pour le son a et les sons ouverts. Elles remplacent le šewa simple par un šewa composé (hatef).

8. Quelles lettres ne prennent jamais le dageš fort ?

  • Les begadkefat
  • Les sifflantes
  • Les gutturales et ר
  • Les finales
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Réponse : Les gutturales et ר

Les gutturales (א ה ח ע) et le resh (ר) ne peuvent jamais être redoublées ni prendre le dageš fort. C’est une règle fondamentale.

9. Quelles lettres sont les quatre gutturales hébraïques ?

  • ב ג ד כ
  • ק ר שׁ ת
  • א ה ח ע
  • מ נ ס פ
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Réponse : א ה ח ע

Les quatre gutturales sont aleph (א), hé (ה), heth (ח) et aïn (ע). Le resh (ר) se comporte souvent comme une gutturale.

10. Quel signe marque la fin d’un verset dans la Bible hébraïque ?

  • Le point (.)
  • L’étoile (*)
  • Le point-virgule
  • Le sof-pasuq (:)
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Réponse : Le sof-pasuq (:)

Le sof-pasuq (:), précédé du silluq, marque la fin du verset biblique. C’est l’équivalent de notre point final.

11. Comment se note le hatef-patah ?

  • Šewa + patah
  • Deux patah
  • Šewa + ségol
  • Point + trait
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Réponse : Šewa + patah

Le hatef-patah ( ֲ ) combine un šewa avec un patah. Il note un demi-a très bref. Exemple : אֲנִי (ani, moi).

12. À quoi sert le maqqef (־) ?

  • Séparer les versets
  • Marquer l’accent
  • Indiquer une pause
  • Lier deux mots
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Réponse : Lier deux mots

Le maqqef (־) est un trait d’union qui unit deux mots en un seul groupe accentuel. Exemple : כָּל־הָאָרֶץ (toute la terre).

13. Le mot אֱלֹהִים commence par un hatef-ségol. Pourquoi ?

  • Le aleph est une gutturale
  • C’est une exception
  • C’est un pluriel
  • C’est le nom de Dieu
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Réponse : Le aleph est une gutturale

Le aleph (א) est une gutturale qui refuse le šewa simple. Il prend un hatef-ségol ( ֱ ), d’où la prononciation : Èlohim.

14. Que marque l’atnah dans un verset biblique ?

  • Le milieu du verset
  • La fin du verset
  • Un mot important
  • Le début
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Réponse : Le milieu du verset

L’atnah marque la coupure principale du verset, comme notre point-virgule. Il divise le verset en deux parties logiques.

15. Le mot קִטֵּל contient un dageš dans le ט. Dageš doux ou fort ?

  • Fort
  • Doux
  • Ni l’un ni l’autre
  • Les deux
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Réponse : Fort

Le ט (teth) ne fait pas partie des begadkefat, donc le dageš est forcément fort : redoublement de la consonne (qit-tél).

16. Le signe ____ indique l’absence de voyelle ou une voyelle ultra-brève.

  • šewa
  • dageš
  • mappiq
  • qamats
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Réponse : šewa

Le šewa (שְׁוָא) est un signe diacritique ( ְ ) indiquant l’absence de voyelle (šewa quiescent) ou une voyelle ultra-brève (šewa mobile). Il se place sous la consonne.

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Dans ce chapitre : Les Voyelles

  1. Les voyelles : Entendre la Parole
  2. Le šewa : Le souffle et le silence