Les frères de Jésus
Les « frères de Jésus » dans l'Évangile : cousins ou parents proches, non des enfants de Marie, selon la Tradition constante.
Fratres Iesu
L'objection des frères
L'une des objections les plus fréquentes contre la virginité perpétuelle de Marie est la mention des « frères de Jésus » dans les Évangiles. En Matthieu 13, 55, les habitants de Nazareth demandent : « N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? » De même, Marc 6, 3 mentionne les « frères » et les « sœurs » de Jésus. Ces passages semblent contredire la virginité perpétuelle. Mais une analyse du contexte linguistique et historique dissipe cette difficulté.
Le sens du mot frère
Le mot grec adelphos, traduit par « frère », possède en réalité un champ sémantique bien plus large que son équivalent français. Dans la Bible, il peut désigner un frère de sang, un demi-frère, un cousin, un neveu ou tout proche parent. L'hébreu ah et l'araméen ne disposent pas d'un terme distinct pour « cousin », ce qui explique cet usage étendu. L'Ancien Testament en fournit un exemple frappant : en Genèse 13, 8, Abraham appelle Lot son « frère » (ah), alors que Lot est en réalité le fils de Harân, frère d'Abraham, donc son neveu.
Le témoignage des Évangiles
L'examen attentif des Évangiles confirme cette lecture. Les Jacques et Joseph comptés parmi les « frères de Jésus » ont pour mère une autre Marie, distincte de la Vierge. Matthieu 27, 56 et Marc 15, 40 mentionnent en effet « Marie, mère de Jacques et de Joseph » parmi les femmes au pied de la Croix, et Jean 19, 25 identifie cette femme comme l'épouse de Clopas.
Les traditions patristiques
Deux grandes traditions patristiques éclairent cette question. Saint Jérôme, dans son traité Contre Helvidius rédigé en 383, démontre que les « frères de Jésus » sont en réalité ses cousins, en s'appuyant sur l'usage biblique du mot « frère ». Saint Épiphane de Salamine propose une autre explication compatible : ces « frères » seraient les fils d'un premier mariage de Joseph, donc des demi-frères légaux de Jésus mais nullement des enfants de Marie. Ces deux traditions convergent sur le point essentiel : l'Église a toujours compris ces passages comme ne désignant pas d'autres enfants de la Vierge Marie, confirmant ainsi le dogme de sa virginité perpétuelle.
Le mot grec adelphos désigne un frère, un cousin ou un proche parent. L'Église a toujours compris ces passages comme ne désignant pas d'autres enfants de Marie.
Testez-vous : 7 questions
1. Dans quel évangile lit-on la liste des « frères » de Jésus : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
- Luc (4, 22)
- Jean (7, 5)
- Matthieu (13, 55)
- Marc (1, 16)
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Réponse : Matthieu (13, 55)
C’est en Matthieu 13, 55 que les habitants de Nazareth énumèrent les « frères » de Jésus : Jacques, Joseph, Simon et Jude. Un passage parallèle se trouve en Marc 6, 3.
2. Que peut désigner le mot grec adelphos en plus d’un frère de sang ?
- Un frère jumeau seul
- Un ami intime
- Un cousin ou un parent
- Un disciple
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Réponse : Un cousin ou un parent
Le grec biblique adelphos a un sens large : frère de sang, demi-frère, cousin, neveu ou proche parent. L’hébreu ah et l’araméen n’ont pas de mot distinct pour « cousin », d’où cet usage étendu dans la Bible.
3. Abraham appelle Lot son « frère ». Quel est leur lien réel ?
- Lot est son neveu
- Lot est son cousin
- Lot est son beau-frère
- Lot est son demi-frère
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Réponse : Lot est son neveu
En Genèse 13, 8, Abraham appelle Lot son « frère » (ah), alors que Lot est le fils de Harân, frère d’Abraham, donc son neveu. Cet usage montre le sens large du mot « frère » dans la Bible.
4. Qui est la mère de Jacques et Joseph mentionnés parmi les « frères de Jésus » ?
- La Vierge Marie
- Élisabeth
- Marie-Madeleine
- Une autre Marie
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Réponse : Une autre Marie
Mt 27, 56 et Mc 15, 40 montrent que la mère de Jacques et Joseph est « Marie, mère de Jacques et de Joseph », une femme distincte de la Vierge Marie, sans doute l’épouse de Clopas (Jn 19, 25).
5. Quel Père de l’Église a réfuté Helvidius en montrant que les « frères de Jésus » sont ses cousins ?
- Saint Chrysostome
- Saint Augustin
- Saint Jérôme
- Saint Grégoire
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Réponse : Saint Jérôme
Saint Jérôme, dans son traité Contre Helvidius (Adversus Helvidium, 383), démontre que les « frères de Jésus » mentionnés dans les Évangiles sont en réalité ses cousins, en s’appuyant sur l’usage biblique du mot « frère ».
6. Quelle explication saint Épiphane propose-t-il pour les « frères de Jésus » ?
- Fils d’un premier mariage
- Frères spirituels
- Enfants adoptés
- Cousins proches
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Réponse : Fils d’un premier mariage
Saint Épiphane de Salamine propose que les « frères de Jésus » seraient les fils d’un premier mariage de Joseph, donc des demi-frères légaux mais non des fils de Marie. Cette tradition est compatible avec la virginité perpétuelle.
7. Comment l’Église a-t-elle toujours compris les mentions des « frères de Jésus » ?
- Question non tranchée
- Des ajouts tardifs
- Pas d’autres enfants
- Enfants de Marie
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Réponse : Pas d’autres enfants
L’Église a toujours compris ces passages comme ne désignant pas d’autres enfants de la Vierge Marie. Les deux traditions patristiques (cousins selon saint Jérôme, fils de Joseph selon saint Épiphane) convergent sur ce point essentiel.
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Dans ce chapitre : La Virginité perpétuelle de Marie
- La conception virginale
- Virginité in partu et post partum
- Les frères de Jésus