Les Seconds Analytiques : la démonstration scientifique
Prémisses vraies, nécessaires, universelles.
Analytica Posteriora
La démonstration scientifique
Les Seconds Analytiques traitent de la démonstration, forme la plus haute du syllogisme. La démonstration produit la science au sens fort : non une opinion probable, mais une connaissance certaine des causes. Aristote distingue la démonstration propter quid (qui montre pourquoi, donnant la cause) de la démonstration quia (qui constate le fait sans la cause). Toute science part d’axiomes indémontrables, car si chaque prémisse devait être démontrée, on régresserait à l’infini et aucune science ne serait possible.
Saint Thomas d'Aquin a repris cette doctrine pour organiser la théologie comme une science qui part des articles de foi comme de ses principes.
Testez-vous : 8 questions
1. Quel traité de l’Organon traite de la démonstration scientifique, c’est-à-dire du syllogisme qui produit une connaissance certaine ?
- Seconds Analytiques
- Premiers Analytiques
- Les Catégories
- Les Topiques
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Réponse : Seconds Analytiques
Les Seconds Analytiques traitent de la démonstration scientifique, syllogisme produisant une connaissance certaine.
2. Selon Aristote, savoir vraiment c’est connaître la cause. Comment nomme-t-on cette connaissance par les causes ?
- La conjecture
- La foi
- La science
- L’opinion
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Réponse : La science
La science est la connaissance certaine par les causes, selon la définition d’Aristote.
3. Toute démonstration part de principes premiers, évidents par eux-mêmes. Comment les nomme-t-on ?
- Des axiomes
- Des hypothèses
- Des conclusions
- Des opinions
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Réponse : Des axiomes
Les axiomes sont des principes premiers évidents par eux-mêmes, point de départ de toute démonstration.
4. Aristote distingue deux types de démonstration. Celle qui montre POURQUOI une chose est ainsi s’appelle démonstration...
- Propter quid
- Quia
- Par l’absurde
- A posteriori
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Réponse : Propter quid
La démonstration propter quid montre pourquoi une chose est ainsi, remontant à la cause propre.
5. Aristote exige que les prémisses d’une démonstration soient « plus connues » que la conclusion. Que signifie cette exigence ?
- Plus anciennes
- Plus longues
- Plus évidentes
- Plus rares
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Réponse : Plus évidentes
Les prémisses doivent être plus évidentes que la conclusion pour fonder une démonstration solide.
6. Selon Aristote, peut-on remonter à l’infini dans la chaîne des démonstrations, chaque prémisse devant elle-même être démontrée ?
- Oui, à l’infini
- Non, question vaine
- Oui, parfois seulement
- Non, il faut un arrêt
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Réponse : Non, il faut un arrêt
On ne peut remonter à l’infini : il faut des principes premiers évidents qui arrêtent la chaîne.
7. Saint Thomas d’Aquin enseigne que la théologie est une science au sens aristotélicien. De quels principes part-elle ?
- Les articles de foi
- Les axiomes logiques
- Les opinions humaines
- Les sens corporels
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Réponse : Les articles de foi
La théologie est une science au sens aristotélicien : elle part des articles de foi comme principes premiers.
8. Aristote dit que chaque science a un « genre sujet » propre. Comment nomme-t-on l’erreur qui transpose ses principes à un autre genre ?
- Équivocation
- Pétition de principe
- Cercle vicieux
- Métabasis
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Réponse : Métabasis
La métabasis est l’erreur d’appliquer les principes d’une science à un domaine qui ne lui appartient pas.
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Dans ce chapitre : L'Organon d'Aristote en détail
- Les Catégories : les dix genres de l'être
- Le De Interpretatione : jugements et propositions
- Les Premiers Analytiques : le syllogisme formel
- Les Seconds Analytiques : la démonstration scientifique
- Topiques et Réfutations sophistiques