Les simples qui guérissent vraiment
Sauge, menthe, mélisse, camomille : les plantes que les moines cultivaient pour soigner corps et âmes.
Simplicia Medica
Le De Materia Medica
Dioscoride, médecin militaire romain du Ier siècle, compose le De Materia Medica, une encyclopédie de 600 plantes, animaux et minéraux utilisés en médecine. Ce livre sera copié, traduit et utilisé pendant 1500 ans, de Rome à Bagdad aux écoles cathédrales. C'est le premier traité de pharmacologie de l'histoire.
Saule, pavot, digitale
Parmi les trésors du De Materia Medica, l'écorce de saule occupe une place remarquable : elle contient de la salicine, le principe actif de l'aspirine, l'analgésique le plus utilisé au monde. Dioscoride connaissait déjà les vertus du saule contre la douleur et la fièvre. Le pavot, autre plante majeure du traité, produit l'opium dont est extraite la morphine, le plus puissant analgésique connu, encore indispensable en médecine moderne. La digitale, quant à elle, renferme la digoxine, un médicament cardiaque utilisé contre l'insuffisance cardiaque jusqu'à aujourd'hui, l'un des remèdes anciens les plus directement repris par la pharmacopée contemporaine.
Hildegarde et la Physica
Au XIIe siècle, l'abbesse Hildegarde de Bingen prolonge cette tradition dans sa Physica, où elle décrit les vertus de centaines de plantes et d'épices : plus de 60% ont une activité pharmacologique démontrée par la science moderne. Hildegarde recommande notamment la mélisse contre l'anxiété, ce que confirme la recherche actuelle qui reconnaît en elle un anxiolytique léger. Si le De Materia Medica est resté utilisé pendant 1500 ans, c'est que les descriptions botaniques et les indications thérapeutiques de Dioscoride étaient remarquablement exactes : la science moderne confirme la majorité de ses remèdes.
L'aspirine vient du saule, la morphine du pavot : les Anciens cultivaient les principes actifs de la médecine moderne
Testez-vous : 7 questions
1. Qui a écrit le De Materia Medica, première encyclopédie de pharmacologie ?
- Avicenne
- Galien
- Hippocrate
- Dioscoride
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Réponse : Dioscoride
Dioscoride, médecin militaire romain du Ier siècle, a composé le De Materia Medica, une encyclopédie de 600 plantes, animaux et minéraux : le premier traité de pharmacologie de l’histoire.
2. De quelle plante est extraite la salicine, principe actif de l’aspirine ?
- Le pavot
- Le romarin
- Le saule
- La digitale
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Réponse : Le saule
L’écorce de saule (salix) contient de la salicine, le principe actif de l’aspirine. Dioscoride connaissait déjà les vertus analgésiques du saule.
3. Quel analgésique puissant est extrait du pavot ?
- La morphine
- L’aspirine
- La quinine
- La pénicilline
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Réponse : La morphine
Le pavot (papaver) produit l’opium, dont est extraite la morphine, le plus puissant analgésique connu. Dioscoride documentait déjà son usage médical.
4. Quel médicament cardiaque est extrait de la digitale ?
- L’insuline
- La nitroglycérine
- La digoxine
- La cortisone
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Réponse : La digoxine
La digitale (digitalis) contient la digoxine, un médicament utilisé contre l’insuffisance cardiaque jusqu’à aujourd’hui. C’est l’un des remèdes anciens les plus directement repris par la médecine moderne.
5. Quelle abbesse du XIIe siècle a décrit les vertus de centaines de plantes ?
- Claire d’Assise
- Thérèse d’Avila
- Hildegarde de Bingen
- Catherine de Sienne
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Réponse : Hildegarde de Bingen
Hildegarde de Bingen (XIIe siècle) décrit dans sa Physica les vertus de centaines de plantes et d’épices. Plus de 60% ont une activité pharmacologique démontrée.
6. Quelle plante Hildegarde recommande-t-elle contre l’anxiété ?
- La sauge
- Le laurier
- Le pavot
- La mélisse
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Réponse : La mélisse
Hildegarde recommande la mélisse contre l’anxiété. La science moderne confirme que la mélisse est un anxiolytique léger.
7. Pourquoi le De Materia Medica est-il resté utilisé pendant 1500 ans ?
- Il était gratuit
- Imposé par l’Église
- Descriptions exactes
- Seul livre existant
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Réponse : Descriptions exactes
Les descriptions botaniques et les indications thérapeutiques de Dioscoride étaient remarquablement exactes. La science moderne confirme la majorité de ses remèdes, ce qui explique la longévité exceptionnelle de son traité.
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Dans ce chapitre : Le Jardin des Simples
- Le plan de Saint-Gall
- Les simples qui guérissent vraiment
- Le miel, le vinaigre et le vin