Saint Thomas d'Aquin : l'exégèse au service de la théologie

Chapitre 10 : La synthèse médiévale · cours « Herméneutique » · 7 questions

Le sens littéral comme fondement unique de l'argumentation

Saint Thomas d'Aquin

L'exégèse au service de la théologie

Exegesis theologiae ancilla

Le sens littéral, fondement

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) enseigne dans la Somme théologique que seul le sens littéral peut servir de fondement à un argument théologique. Il reconnaît les quatre sens traditionnels mais précise que les trois sens spirituels sont fondés sur le sens littéral.

Plus large que la lettre

Pour Thomas, le sens littéral est plus large qu'une lecture « à la lettre » : il inclut les métaphores. Quand le Christ dit « Je suis la porte », le sens littéral est la métaphore elle-même.

Les choses signifient

Thomas apporte une distinction décisive : dans l'Écriture, non seulement les mots signifient des choses, mais les choses elles-mêmes signifient d'autres choses. Seul Dieu peut ordonner les choses comme des signes.

Seul le sens littéral fonde l'argument théologique ; mais les choses elles-mêmes sont des signes, car Dieu ordonne l'histoire

Testez-vous : 7 questions

1. Quel sens de l’Écriture seul peut fonder un argument théologique selon saint Thomas ?

  • Le sens anagogique
  • Le sens littéral
  • Le sens allégorique
  • Le sens moral
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Réponse : Le sens littéral

Saint Thomas enseigne que seul le sens littéral peut servir de fondement à un argument théologique. Les sens spirituels éclairent mais ne prouvent pas.

2. Combien de sens de l’Écriture saint Thomas reconnaît-il ?

  • Deux
  • Trois
  • Quatre
  • Cinq
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Réponse : Quatre

Thomas reconnaît les quatre sens traditionnels : littéral, allégorique, moral (tropologique) et anagogique. Les trois sens spirituels sont fondés sur le sens littéral.

3. Quand le Christ dit « Je suis la porte », quel est le sens littéral selon Thomas ?

  • La métaphore elle-même
  • Une porte en bois réelle
  • Aucun sens littéral
  • Une parabole future
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Réponse : La métaphore elle-même

Pour Thomas, le sens littéral inclut les métaphores voulues par l’auteur. Quand le Christ dit « Je suis la porte », le sens littéral est la métaphore elle-même.

4. Qu’est-ce qui distingue l’Écriture de tout autre texte selon Thomas ?

  • Elle est plus ancienne
  • Elle est en hébreu
  • Les choses signifient aussi
  • Elle est plus longue
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Réponse : Les choses signifient aussi

Dans l’Écriture, non seulement les mots signifient des choses, mais les choses elles-mêmes signifient d’autres choses. C’est le propre de la Bible, car seul Dieu peut ordonner l’histoire comme un signe.

5. Vers quoi le sens anagogique oriente-t-il le lecteur ?

  • Vers le passé enfoui
  • Vers la morale active
  • Vers les réalités éternelles
  • Vers le mystère du Christ
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Réponse : Vers les réalités éternelles

Le sens anagogique oriente vers les réalités éternelles : le Ciel, la vie bienheureuse. Le mot vient du grec anagogè, qui signifie « montée ».

6. Où saint Thomas traite-t-il des sens de l’Écriture dans la Somme théologique ?

  • I, q. 1, a. 10
  • III, q. 1, a. 1
  • I-II, q. 90, a. 1
  • III, q. 60, a. 1
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Réponse : I, q. 1, a. 10

C’est dans la Somme théologique, I, q. 1, a. 10, que saint Thomas traite de la pluralité des sens de l’Écriture. C’est un texte fondamental pour l’herméneutique sacrée.

7. Comment la distinction thomiste entre signification des mots et des choses fonde-t-elle les sens spirituels ?

  • Les réalités sont des signes
  • Les mots ont plusieurs sens
  • La traduction crée du sens
  • Les sens viennent des mots
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Réponse : Les réalités sont des signes

Les trois sens spirituels naissent de ce que les réalités bibliques elles-mêmes sont des signes voulus par Dieu. L’agneau pascal est une chose réelle qui signifie le Christ.

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Dans ce chapitre : La synthèse médiévale

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