Beowulf (page 6)
3. Le mot reine rend ici le ides Helminga, princesse fille des Helmingas qui se trouve dans le texte.
4. Sharon Turner : « Il prit la coupe avec joie…… au mur des Baleines (?) » L’orthographe Wealhtheon au lieu de Wealhtheow qui se trouve au vers 613 a suffi pour dérouter complètement le traducteur.
5. Il parla ainsi. L’anglo-saxon n’est guère aussi concis : « Il reçut la coupe de Wealhtheow, le guerrier intrépide au combat et il chanta alors, résolu au combat ; Beowulf, fils d’Ecgtheow, parla. » Chanta, ags gyddode : plus exactement parler en vers allitérants, dire une sentence en vers.
6. Il y a ici une lacune que les deux vers proposés par Grein ne sauraient combler.
XI
1. Sharon Turner croit voir ici une prière de la reine « au roi de gloire » contre Grendel.
2. Cette traduction de l’anglo-saxon nat he thara goda est proposée par Heyne qui l’appuie sur des considérations très plausibles. D’après lui goda a le sens de force, de bravoure et surtout de bravoure disciplinée et la signification de la phrase est : que Grendel ne sait pas combattre en chevalier quoiqu’il soit un redoutable adversaire.
XII
1. « Par le haut côté ? » ajoute ici Sh. Turner.
2. Il sentait qu’il ne sortirait pas vivant de là.
3. Tel est le sens que Heyne attribue à ealu scerpen (après avoir modifié préalablement le scerven du ms. en scerpen.) « D’après cela le sens de cette phrase est que la bière leur parut aigre, c’est-à-dire que leur terreur fut telle que la bière qu’ils avaient bue au repas leur revint pour ainsi dire et, au lieu de leur sembler agréable, leur fit éprouver un goût d’amertume. »
4. Grendel ; en admettant que le changement du mot hæfton en hæftan soit juste.
XIII
1. Que = thæt suppléé par Ettmüller, mot nécessaire ici pour la clarté de la phrase.
2. Bras. Le texte, comme toujours, est plus prolixe, sans être plus intelligible. Ici il est question du bras (earm), de la main (hond) et de l’épaule (eaxle) de Grendel dont la réunion forme la griffe du monstre (grap) : c’est cette griffe qui reste au pouvoir de Beowulf.
XIV
1. Paroles bien liées, liées par l’allitération ; vers. Il ne sera pas inutile d’indiquer l’enchaînement des faits racontés dans ce §, enchaînement qui ne se dégage pas d’une manière suffisante du texte. Après la victoire de Beowulf le peuple accourt à Heort pour voir l’empreinte des pas de Grendel et paraît suivre ces traces jusqu’aux marécages qui servent de demeure au monstre ; puis les réjouissances publiques à l’occasion de la victoire commencent : ce sont des courses de chevaux et des récitations de vers ; un serviteur de Hrothgar raconte le triomphe de Sigemund sur un dragon ; enfin le roi et Wealhtheow se rendent sur le théâtre de la lutte afin de voir le bras de Grendel.
2. Ce Sigemund est fils de Wæls ; il a eu Fitela avec sa sœur Signy, en sorte que Fitela est à la fois son fils et son neveu.
3. « La gloire récompensa sa vaillance, » c’est la traduction que Leo et avec lui son élève Heyne, donne de la phrase : he thæs ær onthah. Grein traduit : « er des ehgedieh. » — Tout le monde remarquera la manière brusque dont l’auteur passe ici de la louange de Sigemund à l’histoire de la punition de Heremod. J’ai séparé les deux passages en question, mais aucune division n’existe en réalité dans le texte. On croit voir ici un artifice poétique destiné à mieux faire ressortir Sigemund par le contraste de la noble conduite de ce héros avec la tyrannie de Heremod. Un parallèle du même genre est établi plus loin entre Hygd, l’épouse de Hygelac et la cruelle Thrytho. V. la note du § xxviii.
XV
1. Stapol, tronc d’arbre, par extension colonne, pilier, ici colonne centrale en bois de Heort.
2 Heyne rejette ici le changement que Grein a cru devoir apporter au texte comme tout à fait inutile.
3. Oui ! Hwæt, traduction un peu différente de celle qui a été donnée premièrement. V. § I, note 1.
4. Gloire = dom suppléé par Kemble.
5. Des preuves à l’appui de cette traduction sont citées dans le Beóvulf de Heyne (v. p. 93.)
XVI
1. Le fils, en adoptant la correction proposée par les éditeurs ; le ms. porte brand.
2. Sharon Turner : « afin que l’acier qui frappe rude ne pût le mettre aucunement en danger quand il s’en irait en colère à la rencontre du coupable voleur. »
XVII
1. Hie on gebyrd hruron gare wunde. Gebyrd, destinée ? Ce mot n’a pas été expliqué d’une manière satisfaisante.
2. Witan ; le texte porte witena, des conseillers. Le witan, witena gemot est la première ébauche d’assemblée représentative qui ait vu le jour chez les Anglais.
3. L’or, icge gold ; le mot icge n’a pas été bien expliqué.
4. Le texte original signale encore ici la particularité du signe représentant un sanglier et servant d’ornement aux casques. (Sanglier, ferh, swin, eofer), mais j’ai cru devoir abréger toutes ces longueurs.
XVIII
1. La traduction du mot spræc (unterhalte dich) proposée par Leo est réfutée par son disciple Heyne. — Turner : « Dans ta salle tu as été réjoui par la vue des hommes et tu as parlé aux Jutes (traduction du mot Geatum) dans les termes affables qu’il convenait d’employer. »
2. La paix, ags. frithu, suppléé par Ettmüller.
3. Héros est traduit en adoptant la modification apportée par les éditeurs à l’ags. hereric.
XIX
1. De l’or ; mot-à-mot wunden gold, or en anneau, bracelets.
2. Le texte porte : « depuis que Hama enleva de la résidence illustre le collier de Brosinga. » — Freyja, la Vénus Scandinave possède le collier Brisingamen qui lui a été dérobé par Loki. Brisingamen, parure des Brising, race de pygmées. — Eormenric, dont il est parlé ici, joue un grand rôle dans les traditions des Allemands et des Scandinaves ; — Heime (Hama) dans la légende allemande est son vassal.
3. Périphrase trop hardie pour qu’on puisse la rendre sous une autre forme. Le sens est : — pendant qu’il était parti pour une expédition (comme pirate).
4. Pourquoi Wealhtheow ne parle-t-elle plus ici que de son fils ? Parce que, dit Ettmüller, c’est de l’héritier présomptif seul qu’il est question.
5. Turner, loc. cit. : « elle ordonna de préparer les boissons pour les nobles guerriers. » — Fidèle à son roi, en adoptant la modification apportée au texte heol par les éditeurs.
6. Turner : « Quelques échansons préparèrent joyeusement et en hâte la chambre du repos. »
XX
1. Dans un passage que j’ai cru devoir supprimer l’auteur rappelle brièvement le châtiment de Caïn et parle de sa postérité dont Grendel fait partie, puis il retrace en quelques mots le combat de Heort dans lequel Beowulf a fait justice du monstre. Ce passage est du reste tout à fait inutile. — Remarquons que les éditeurs ont remplacé par le nom du meurtrier d’Abel le camp du ms.
2. Je suis ici le texte de Heyne et autres qui s’écarte à la vérité du ms., mais qui offre un sens beaucoup plus intelligible.
3. Le changement de situation dont il est question ici doit s’entendre de la manière suivante : « Après que la mère de Grendel eut pénétré dans la salle, les anciens périls qui accompagnaient les visites de Grendel, les menacèrent de nouveau. » Beóvulf, Heyne, p. 143.
4. Le changement de tha (ms.) en the rend la phrase intelligible ; j’ai adopté cette modification.
5. Traduction libre de l’anglo-saxon. Des deux côtés, c’est-à-dire de Grendel et de sa mère.
XXI
1. Au feuillage bruissant ; cette traduction n’est valable que dans la supposition que le verbe hrinan a le sens de sonare, clamare, ce qui n’est peut-être pas suffisamment prouvé.
XXII
1. La trace, ags gang. Le manuscrit porte gan et un g au-dessus de l’initiale qui suit.
2. L’idée que les épées trempées dans le poison acquéraient une vertu particulière était également répandue chez les Scandinaves ainsi qu’on le voit par l’Edda.
XXIII
1. Kemble a ajouté ici le mot in au texte, avec beaucoup d’à-propos.
XXIV
1. Louve de l’abime, c’est l’une des appellations variées dont le poète enrichit la mère de Grendel.
2. La neuvième heure du jour, non dæges, l’heure qui correspondait à trois heures de l’après-midi. Les Anglo-Saxons comptaient le temps de jour à partir de six heures du matin.
3. S’assirent ; le manuscrit porte chercher : cette correction est de Grundtvig.
XXV
1. Les gardiens. Pourquoi le pluriel en cette occasion puisque Beowulf, dans son expédition, n’a tué que la mère de Grendel ? Le pluriel étant du reste assez souvent employé au lieu et place du singulier dans notre poëme, il convient de ne pas attacher une grande importance à ce fait.
2. Les sept vers qui suivent ne renfermant que des redites j’ai cru devoir les passer sous silence.
3. Garde. L’anglo-saxon est scenne. On ignore le sens exact de ce mot ; Grein traduit par partie de la poignée et par Schutzblatt en faisant suivre ces définitions de points d’interrogation.
XXVI
1. De longues années, mot-à-mot cent missera. Ce mot, qui est islandais, signifie une demi-année, un semestre, mais il est pris ici dans une acception générale pour désigner un espace de temps considérable.
2. Seront communs entre nous : nous les partagerons.
3. Ces mots : « l’astre brillant vint glisser sur les plaines » n’existent pas en réalité dans le ms. ; ils sont suppléés en partie par Heyne dans son édition de Beowulf publiée à Paderborn ; Grein remplit la lacune du texte par cette phrase : « l’éclatante lumière vint alors briller sur les ombres. » Le ms. porte seulement : « Tha com beorht (alors vint le brillant……) scacan (glisser.) »
XXVII
1. Allusion à une ancienne coutume germanique par suite de laquelle les fils des rois s’engageaient dans la suite des souverains étrangers. Beowulf prédit au fils de Hrothgar un bon accueil au cas où il voudrait se rendre à la cour de Gothie.
XXVIII
1. Le passage relatif à Thrytho serait resté inintelligible si l’on avait continué, ainsi que le faisaient les anciens commentateurs du poëme, à le rapporter à Hygd, l’épouse de Hygelac ; mais Grein, qui a jeté une si vive lumière sur les études anglo-saxonnes en général et sur le texte de Beowulf en particulier, a écarté la principale difficulté en considérant l’histoire de Thrytho comme un épisode tout à fait distinct et en le rattachant avec bonheur à l’histoire de l’épouse d’Offa, roi de Mercie, qui nous est racontée par Matthieu Paris, moine anglais du XIIIe siècle. La cruauté de Thrytho n’est placée ici que pour mieux faire ressortir les qualités de la reine Hygd, de même que le récit de la fin misérable de Heremod n’a pour but que de mieux faire valoir la gloire de Sigemund (v. § xiv).
2. Le parent de Heming, ici, est Offa. Cet Offa est le roi des Angles (IVe siècle) dont il est question dans le Scopes widsith et dans Byrhtnoth ; il est fils de Garmund ; de son union avec Thrytho naît Eomær. Le chroniqueur Matthieu Paris a dû commettre une confusion en attribuant à l’épouse d’Offa, roi de Mercie depuis 755 l’histoire à laquelle j’ai fait allusion plus haut ; en réalité le fond de cette histoire et jusqu’au nom de sa triste héroïne coïncident au point de ne nous laisser aucun doute sur l’identité des deux personnages.
XXIX
1. « Des vases d’hydromel et un lith-wæge. » Ce lith-wæge serait, à ce qu’on croit, un vase renfermant une boisson fermentée analogue au vin, appelée lith.
2. Aux guerriers, hælum. Le manuscrit porte hænum, mot qui n’a pour nous aucune signification.
3. Ce bruit du crépuscule (uhte) est probablement une allusion aux clameurs qui s’élevèrent parmi les Danois quand, au petit jour, ils connurent la première attaque de Grendel (v. § iii. Tha wæs on uthan mid ær-dæge…… wop up ahafen, micel morgen-sweg).
4. Elle donnait, addition de Thorpe.
5. La justification de l’interpolation du mot no dans le texte du poëme se trouvera à la page 98 de l’édition de Heyne.
XXX
1. « Échappe vivant ; » le mot vivant (lifigende) n’est pas complet dans le ms.
1. Le mot ags. glof (anglais glove) rendu ici par gant signifierait d’après Grein, poche, havre-sac. Le savant critique ne donne du reste ces définitions que sous réserve.
3. Divertissant, ags. niode naman. Neod signifierait divertissement contenu dans les bornes de l’étiquette. Par contre Grein : « Nous prîmes tout ce que nous désirions. »
4. La traduction « avec ta permission » proposée par Leo (lequel apporte ici une légère modification au texte du ms.) paraît devoir obtenir la préférence sur l’interprétation adoptée jusqu’ici par les éditeurs : « pendant ta vie. » — « Il sied au suzerain d’employer cette expression en s’adressant à son roi pour lui faire le récit de ses aventures. »
XXXI
1. Bannière ne rend qu’incomplètement le eofor-heafod-segn de l’original. Ce mot composé signifie d’après Grein (Sprachschatz, I) signum ad capitis aprini similitudinem fabre factum.
2. Il s’agit ici d’un présent en argent, d’un domaine et d’un titre de prince (ou d’un trône ? ags. brego-stol.) D’autres veulent que les sept mille désignent la moitié des guerriers de Hygelac.
3. Hearede dans le manuscrit.
4. Dans la lande ; le ms. porte seulement heav…hthe que Grundtvig et Kemble ont converti en heare hæthe ; les derniers vers de ce § ne sont plus que des débris.
5. Après ces mots on lit encore : « puis il le… dormant près du feu, le gardien des crimes (le dragon) avec l’adresse du voleur que… qu’il était en colère. » Puis quelques mots qui n’offrent aucun sens.
XXXII
1. Il y a ici un mot (cræft) qui n’a pas été expliqué. — Une grande partie de ce § est tellement altérée dans le ms. que j’ai dû renoncer à indiquer toutes les modifications que les éditeurs y ont apportées afin de le rendre intelligible.
2. L’anglo-saxon niwe be næsse signifierait d’après Leo qui compare niwe à neowol « un escarpement près du cap. » — Les mots caverne, tombeau, revenant plusieurs fois dans le récit à l’occasion de la lutte de Beowulf contre le dragon, je crois devoir dire quelques mots sur leurs deux principaux équivalents ags. hlæw et beorh. Hlæw a le triple sens de caverne, de colline et de tombeau. Le dragon habite une caverne, hlæw under hrusan ; on construit un monument funéraire à Beowulf ou hlæw ; enfin dans le Phénix, poëme allégorique imité de Lactance, hlæw est employé dans l’acception pure et simple de colline. Beorh est pris dans le double sens de montagne et de tumulus. Les Goths aperçoivent les montagnes escarpées de la côte danoise, beorgas steape ; le sépulcre de Beowulf s’appelle Beowulfes Beorh.
3. Ici se trouve un mot (fec) dont le sens exact est inconnu.
4. Traduction un peu conjecturale ; le texte, il faut bien le dire, n’est pas toujours des plus clairs et prête souvent aux doubles sens.
5. Sa grâce ; l’ags. friotho-wære signifie plus exactement paix, contrat de paix, et le sens est ici : « Il demanda pardon à son seigneur pour sa fuite. »
XXXIII
1. Les mots ea-lond utan indiqueraient que le chef-lieu du pays était situé dans une île.
2. Il est encore question ici des « parents de Grendel, » mais comme nous ne connaissons que la mère de Grendel et qu’il est dit au § xxi « no….. hwæther him ænig wæs ær acenned dyrnra gasta » il est préférable de rejeter le pluriel comme une inconséquence ou une licence poétique.
3. Ce passage évidemment corrompu est interprété de différentes manières par les philologues ; il ne faut guère songer à le rétablir d’une façon satisfaisante.
4. Le terme ags. pour mer n’a pas été reconnu tout d’abord. Dietrich y voit une périphrase dont le sens est domaine des baies.
5. Peut-être ce passage pourrait-il encore se traduire ainsi : « Rien dans la conduite de Beowulf ne put faire soupçonner aux Goths qu’il voulût devenir le seigneur de Heardred et s’emparer du trône. »
6. Dans un repas ; la lecture du manuscrit est malheureusement douteuse (or feorme = on feorme ?)
XXXIV
1. Heyne, dans son édition de Beowulf, donne des preuves à l’appui de cette traduction qui est basée sur la substitution de feond (ennemi) au freond (ami) du texte, substitution proposée par Leo.
2. D’attendre un autre héritier, c’est-à-dire de voir naître un autre enfant.
XXXV
1. Les Gifthas du poëme sont les Gépides, cités également dans le Scopes widsith. (v. 60).
2. C’est le collier dont Wealhtheow a fait présent à Beowulf et que le héros remet ensuite à Hygd ; il est orné de pendants en or qui tombent sur la poitrine, d’où son nom : breost-weor-thung. — Heyne.
3. Il était placé, traduction qui n’est valable qu’autant qu’on admet le changement de stodan (ms) en stod on apporté au texte par Grundtvig.
XXXVI
1. La main de Beowulf était trop forte pour manier une épée ; sa force rendait la lame inutile dans les combats.
XXXVII
1. Rapporte, ags. grefrægn (j’ai entendu dire) addit. de Kemble.
XXXVIII
1. Traduction incertaine basée sur le sens donné ici au mot ofer-higian.
2. La périphrase est ici d’une hardiesse inimaginable : « jusqu’à ce que la pointe du mot ait percé le trésor de la poitrine. »
3. « Beowulf dit ces mots, » Beowulf mathelode, demi-vers suppléé par Grein.
4. Rocher, beorh, mais pris ici dans l’acception de tumulus (v. plus haut note 2 du § xxxii).
5. Poitrine (hrethre) tient la place du hwæthre du ms. dont le sens était ici inintelligible.
XL
1. Mot-à-mot : il « tient la tête du gardien de l’amitié et de la haine. » Le gardien de l’amitié et de la haine serait le roi ; le mot hige-mæthum (joyau des pensées) serait une périphrase pour tête. Telle est l’explication de Leo. D’autres voient ici une espèce de veille des morts et traduisent hige-mæth, reverentia.
2. Connue, ags. underne substitué par Grein au. mot under (dessous) qui se trouve dans le ms.
3. Cette traduction, si simple en apparence, est malheureusement basée sur une lecture incertaine du texte, ou pour mieux dire sur une légère modification apportée au texte par Grein. Il est regrettable que les passages de ce genre qui nous permettraient de connaître l’histoire des personnages du poëme soient parfois tellement maltraités ou tellement inintelligibles qu’on ne puisse leur faire rendre un sens sans avoir recours à des hypothèses hasardées.
4. Oiseaux ne se trouve pas dans le ms. ; c’est une addition de Thorpe.
XLI
1. Ce nom paraît devoir s’appliquer à un véritable champ et ne pas être une périphrase comme on le penserait d’abord.
2. Je n’ai pas traduit le forth under fexe du texte (sous la chevelure), supposant qu’il s’agissait ici d’une périphrase analogue à heard under helme, under here-grimann, etc.
3. La phrase n’a pas cette précision dans l’original ; le mot-à-mot dont il est presque impossible de ne pas toujours s’écarter est : « un guerrier en volait un autre, il prenait à Ongentheow, etc. »
4. La phrase ne présenterait aucun sens si l’on n’adoptait point l’interpolation de wen effectuée par les éditeurs.
5. Scylfingas ; ms. Scyldingas, ce qui explique l’observation de Thorpe : « d’où il résulterait que Beowulf s’est aussi emparé du trône de Danemark. » Cependant il semble que le mot Scylfingas soit plus en harmonie avec le sens général de la phrase et que l’auteur ait voulu dire ici que, aussitôt la mort de Beowulf connue, les Suédois voudront secouer le joug de leurs conquérants. V. Heyne, Beóvulf, p. 102.