Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 142)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

37. Judith, IV, 7-17 : " Et les enfants d'Israël exécutèrent l'ordre qui leur avait été donné par Eliachim, grand-prêtre du Seigneur. - Et tout le peuple cria vers le Seigneur avec une grande instance ; et tous, hommes et femmes, humilièrent leurs âmes dans les jeûnes et les prières. - Et les prêtres se revêtirent de cilices, et les enfants se prosternèrent devant le temple du Seigneur ; et on couvrit d'un cilice l'autel du Seigneur. - Et ils crièrent tous d'un même cœur et d'un même esprit vers le Seigneur, Dieu d'Israël, afin qu'il ne permît pas que leurs enfants fussent donnés en proie, leurs femmes enlevées et dispersées, leurs villes détruites, leur sanctuaire profané et eux-mêmes devenus l'opprobre des nations. - Alors Eliachim, le grand-prêtre du Seigneur, parcourut tout Israël et parla au peuple en disant : Sachez que le Seigneur vous exaucera, si vous persévérez dans le jeûne et la prière devant le Seigneur. - Souvenez-vous de Moïse, serviteur de Dieu, qui en combattant non avec le fer, mais par de saintes prières, vainquit Amalec qui se confiait en sa puissance, en son courage, en son armée, en ses boucliers, en ses chars et en ses cavaliers. - Il en sera ainsi de tous les ennemis d'Israël si vous persévérez dans l'œuvre que vous avez commencée. - Le peuple, touché de cette exhortation, priait le Seigneur et persévérait en sa présence. - Et ceux qui offraient des holocaustes au Seigneur étaient eux-mêmes couverts de cilices en présentant les victimes, et la cendre était sur leurs p.446 fin p.447 début têtes. - Et ils priaient Dieu de tout leur cœur, qu'il daignât visiter son peuple d'Israël. "

38. Id., VIII, 4-6 : Et Judith était restée veuve depuis trois ans et six mois. - Et elle s'était réservée au plus haut de sa maison une chambre secrète où elle demeurait enfermée avec les filles qui la servaient. - Et ayant un cilice sur les reins, elle jeûnait tous les jours de sa vie, hormis les jours de sabbat et de nouvelle lune, et les fêtes de la maison d'Israël. "

39. Esther, IV, 1-3, 15-17 : " Mardochée ayant appris ces choses, déchira ses vêtements, se couvrit d'un sac, et mit de la cendre sur sa tête ; et jetant de grands cris au milieu de la place de la ville, il faisait comprendre à tous l'amertume de son âme. Il vint donc en se lamentant jusqu’à la porte du palais ; car il n'était pas permis d'entrer revêtu d'un sac dans le palais du roi. - Dans toutes les provinces et dans toutes les villes, et dans tous les lieux où le cruel édit du roi était parvenu, le deuil était grand parmi les Juifs : ce n'était que jeûnes que larmes, que gémissements, et la plupart n'avaient plus pour couche que le sac et la cendre. . . - Esther envoya faire cette réponse à Mardochée : - Allez, assemblez tous les Juifs que vous trouverez dans Suze ; et priez tous pour moi ; passez trois jours et trois nuits sans boire ni manger ; je jeûnerai également avec les filles qui me servent ; et après cela j'entrerai chez le roi sans y être appelé, malgré la loi qui le défend, m’exposant ainsi au péril et à la mort. - Et Mardochée se mit en marche et fit tout ce qu'Esther lui avait demandé. "

40. Id., XIV, 1-3 : " La reine Esther eut aussi recours au Seigneur, effrayée du péril qui menaçait de prés son peuple. - Et ayant quitté tous ses ornements de reine, elle prit des vêtements conformes à son affliction et à ses larmes ; et en place de parfums, elle se couvrit la tête de cendre et de poussière : elle affligea son corps par les jeûnes, et s'arrachant les cheveux, elle en remplit tous les lieux où elle avait coutume auparavant de se récréer. - Et elle suppliait le Seigneur Dieu d'Israël, etc. "

41. JEREMIE, XXXVI, 8-10 : " Baruch, fils de Nérias, exécuta tout ce que le prophète Jérémie lui avait ordonné ; et il lut dans ce livre les paroles du Seigneur dans la maison du Seigneur. - La cinquième année de Joachim, fils de Josias, roi de Juda, au neuvième mois, on publia un jeûne devant le Seigneur tout le peuple de Jérusalem et à tous ceux qui étaient venus en foule à Jérusalem de toutes les villes de Juda. - Et Baruch lut dans le p.447 fin p.448 début livre les paroles de Jérémie dans la maison du Seigneur, en la chambre du trésor, où demeurait Gamarias, fils de Saphan, docteur de la loi, dans le vestibule supérieur, à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur, en présence de tout le peuple. "

42. BARUCH, I, 3-5 : " Baruch lut les paroles de ce livre devant Jéchonias, fils de Joachim, roi de Juda, et devant tout le peuple qui était accouru pour en entendre la lecture, devant les grands, devant les enfants des rois, devant les anciens, enfin devant tous les gens du peuple, depuis le plus petit jusqu'au plus grand de ceux qui habitent à Babylone, près du fleuve de Sodi. - Et entendant cette lecture, ils pleurèrent tous, ils jeûnèrent et ils prièrent devant le Seigneur. "

43. I Machabées, III, 44-53 : " Ils s'assemblèrent donc tous pour se préparer au combat, et pour prier le Seigneur et implorer sa bonté et ses miséricordes. - Jérusalem n’était point alors habitée, mais paraissait comme un désert ; aucun de ses enfants n'y entrait ou en sortait ; son sanctuaire était foulé aux pieds ; les fils des étrangers demeuraient dans la forteresse, devenue ainsi un lieu de retraite pour les nations ; toute joie était bannie de Jacob, et on n'entendait plus dans le pays le son de la flûte pas plus que celui de la harpe. - Ils s'assemblèrent donc, et vinrent à Maspha, vis-à-vis de Jérusalem, parce qu'il y avait eu autrefois à Maspha un lieu de prière pour Israël. - Et ils jeûnèrent ce jour-la, se revêtirent de cilices, se mirent de la cendre sur la tête et déchirèrent leurs vêtements - Et ils ouvrirent les livres de la loi, où les gentils cherchaient à trouver quelque chose qui eût rapport à leurs idoles. - Et ils apportèrent les ornements sacerdotaux et les prémices et les dîmes, et firent venir les Nazaréens qui avaient accompli leurs jours. - Et élevant leurs voix, ils crièrent vers le ciel en disant : Que ferons-nous à ceux-ci, et où les emmènerons-nous ? - Seigneur, votre sanctuaire a été souillé et foulé aux pieds ; vos prêtres sont dans les larmes et l'humiliation. - Et voilà que les nations se sont assemblées pour nous perdre ; vous savez ce qu'elles méditent contre nous. - Comment pourrons-nous subsister devant eux, si vous-même, ô Dieu, ne nous assistez ? "

44. Ibid., IV, 43-46 : " Et ils sortirent de leurs camps pour les combattre ; et ceux qui étaient avec Judas sonnèrent de la trompette. - Et ils en vinrent aux mains, et les troupes des nations furent battues, et elles s'enfuirent dans la plaine. - Les p.448 fin p.449 début derniers furent tous taillés en pièces, et Judas avec ses gens les poursuivit jusqu’à Gézéron et jusqu'aux champs de l'Idumée, d'Azoth et de Jamnia ; et il en demeura trois mille étendus morts. - Et Judas revint avec son armée, qui le suivait. "

43. II Machabées, XIII, 9-16 : " Cependant le roi Antiochus s'avançait plein de fureur, dans le dessein de se montrer encore plus violent que son père envers les Juifs. - Judas, en ayant été averti, commanda au peuple de prier le Seigneur jour et nuit, afin qu'il les assistât comme il l'avait toujours fait : - car ils avaient à craindre l'abolition de leur loi, la perte de leur patrie et du temple saint. Et il demandait Dieu qu'il ne permît pas que son peuple, qui ne faisait encore que de commencer à respirer, fût assujetti de nouveau aux nations qui blasphémaient son nom. - Tous firent conjointement ce qu'il leur avait ordonné, et continuellement prosterné pendant trois jours, ils implorèrent la miséricorde de Dieu dans les larmes et dans les jeûnes.

Alors Judas leur dit de se tenir prêts ; - et après avoir consulté les anciens, il résolut de se mettre en marche avant que le roi eût fait entrer ses troupes dans la Judée et se fût rendu maître de la ville, et d'abandonner au jugement du Seigneur le succès de cette entreprise. - Remettant donc tout au pouvoir de Dieu, créateur de l'univers, et exhortant ses gens à combattre avec courage et jusqu’à la mort pour la défense de leurs lois, de leur temple, de leur ville, de leur patrie et de leurs concitoyens, il fit camper son armée près de Modin. - Et après avoir donné pour signal aux siens la victoire de Dieu, et pris avec lui les plus braves d'entre les jeunes gens, il attaqua de nuit le quartier du roi, et tua dans son camp quatre mille hommes, et le plus grand des éléphants avec tous les combattants qui étaient dessus. - Ayant ainsi rempli tout le camp des ennemis de trouble et d'effroi, contents de ce succès, ils s'en retournèrent. "

1. S. GREGOIRE-LE-GRAND, Hom. XVI in Evangelia

: " Sanctifiez le jeûne. Sanctifier le jeûne c'est rendre son abstinence agréable à Dieu par les bonnes œuvres dont on l'accompagne. Qu'on réprime la colère, qu'on étouffe les querelles et les différends. En vain mortifie-t-on la chair, si l'âme ne renonce en même temps à ses mouvements emportés. " p.449 fin p.450 début

2. MAXIME, Hom. I de jejunio Quadragesimâ

: " Sanctifions nos jeûnes par des actes de religion. Qu'est-ce que sanctifier le jeûne, sinon en relever le mérite par de saintes affections, par des actes de piété et par la fuite de vice ? Celui-là sanctifie ses jeûnes qui ne se laisse détourner du droit sentier de la justice, ni par l'envie de plaire aux hommes puissants, ni par le désir d’être utile à ses amis ou à ses proches, ni par les présent modiques ou considérables que peuvent lui offrir ses clients. Celui-là sanctifie le jeûne qui ne met pas à prix sa fidélité aux devoirs de justice. Celui-là sanctifie le jeûne qui éteint en lui-même le feu de la colère par sa constance à suivre les règles de la douceur. Celui-là sanctifie le jeûne, qui oppose le frein de la chasteté à la tentation de permettre à ses yeux des regards lascifs. Il sanctifie le jeûne, celui qui sait émousser les traits que lui lancent ses ennemis, en opposant à leurs injures le bouclier de la patience. Il sanctifie le jeûne, celui qui apaise les disputes par des paroles pacifiques et par la sage modération de son langage. Il sanctifie le jeûne, celui qui, s'armant des instructions que fournit l’Evangile, extirpe de son cœur les pensées vaines, comme un laboureur arrache avec le soc de sa charrue les épines qui voudraient prendre racine dans son champ. Il sanctifie le jeûne, celui qui allège à proportion de ses moyens les besoins des indigents, en leur tendant avec amour une main secourable. Celui-là enfin sanctifie le jeûne qui, attentif d’observer tous les points de la loi divine, repousse de son cœur les diverses tentations dont l'assaille le démon. Si donc nous voulons, mes frères, rendre nos jeûnes agréables à Dieu, soyons fermes dans la foi, justes dans nos jugements, fidèles dans l'amitié, patients dans les injures, modérés dans la défens de nos intérêts, ennemis des mauvais discours, invincibles contre le vice, sobres dans les repas, modérés dans les plaisirs, simples à l'égard des bons, prudents à l'égard des méchants, compatissants pour ceux qui souffrent, sans faiblesse pour ceux qui résistent à la vérité, réservés dans nos soupçons, silencieux avec les médisants, humbles avec les humbles. Si nous nous appliquons à sanctifier nos jeûnes par l'exercice de toutes ces vertus, Dieu nous fera la grâce d'entrer pleins de confiance, et avec la joie d'une conscience pure, en participation des grâces que la Pâque nous offrira, gages précieux et assurés des biens et de la félicité du ciel. "

3. S. AUGUSTIN, Serm. 60, 62, 69, de tempore ;

voir ces p.450 fin p.451 début passages rapportés plus haut, question précédente, témoignages 57, 58, 61, pages 420 et 424.

4. Le même, Serm. 230 (Ce sermon n'est pas de saint Augustin. V. NAT. ALEX, Hist. eccl., tome V, p. 112, édit. de Venise) de tempore : " Faisons bien attention à la nature des armes dont Notre-Seigneur nous recommande l'emploi contre les démons. Ce genre de démons, nous dit-il, ne peuvent être chassés que par la prière et par le jeûne. Pratiquons ces deux moyens avec une vive foi ; c'est dans cette pratique que consiste la piété. Or, la piété est utile à tout ; c'est d elle qu'ont été promis les biens de la vie présente comme ceux de la vie future (I Cor, IV, 8).

Appliquons-nous donc à amasser les fruits que produiront en nous la prière et le jeûne ; l'un et l'autre nous fourniront en même temps des armes contre les mauvaises pensées. Le jeûne purifie l'âme, épure les sens, soumet la chair à l'esprit. Le jeûne rend le cœur contrit et humilié et ce n'est pas le cœur ainsi disposé que Dieu méprisera (Ps. L, 19).

Le cœur dissipe les tempêtes que soulèveraient les passions, amortit les ardeurs de la volupté, fait briller la chasteté de tout son éclat. Le jeûne ne s'accommode pas du flux de paroles, dédaigne les richesses comme des biens superflus, n'a que du mépris pour l'orgueil, réserve pour l'humilité toute son estime, donne à celui qui le pratique la connaissance de lui-même, c'est-à-dire la connaissance de sa faiblesse et de sa fragilité, et par-là même qu'il se sent faible, le rend plus propre à obtenir, comme il le dispose davantage à demander le secours de Dieu. Or, c'est par des prières fréquentes et assidues qu'on peut utilement adresser à Dieu cette demande. "

6. S. JEREMIE, in caput VI Danielis, sur ces paroles.

Et abiit rex in domum suam, et dormivit incœnatus (DAN., VI, 18) : " Combien le roi n'était-il pas attaché à Daniel, pour se priver de nourriture le jour et la nuit, et pour n'accorder à ses yeux aucun sommeil, tant que la vie du prophète étai en péril. Or, si un prince qui ne connaît pas le vrai Dieu témoigna ainsi son affection pour un de ses serviteurs, qu'il voudrait voir hors de danger, à combien plus forte raison ne devons-nous pas solliciter la clémence de Dieu par nos jeûnes et par nos veilles, pour obtenir de lui le pardon de nos péchés. "

7. Le même, Lib. II adversus Jovinianum, c. 11; comme dans le p.451 fin p.452 début corps de la réponse, et à la question précédente, témoignage 28, à commencer à ces mots : " L'Evangile nous présente, etc., " page 394 et suiv.

9. S. CHRYSOSTOME, Hom. de Jonâ prophetâ

: " L'ivresse et la luxure ont renversé les villes les plus fortes ; le jeûne les a relevées de leurs ruines. Daniel, après avoir jeûné a pu entrer sans crainte dans la fosse aux lions. . . " " Admirez les avantages du jeûne et mettez tout votre empressement à vous les procurer. Quand vous le voyez sauver les trois jeunes hommes du milieu des flammes, protéger Daniel dans la fosse aux lions, chasser l'esprit impur, faire révoquer à Dieu ses propres arrêts, rendre la liberté aux captifs, quelle serait votre folie de repousser ce qui serait pour vous la source de si grands biens ? Vous direz peut- être que le jeûne diminue les forces du corps. A cela je répondrai que, si l'homme extérieur se détruit, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour (II Cor., IV, 6). Bien plus, si vous voulez examiner la chose plus à fond, vous trouverez que le jeûne contribue à augmenter les forces du corps. Que si vous refusez de m'en croire là-dessus, consultez les médecins, ils vous diront que la diète est la mère de la santé. Car, ajoutent-ils, la goutte, les maux de tête, les morts subites, etc., ont pour cause l'excès des viandes et des plaisirs, qui jettent le désordre dans les organes du corps et dans les opérations de l'âme. "

Article III. - DE LA PRIERE.

Question I

Qu’est-ce que la Prière ?

La Prière est un pieux mouvement de notre âme vers Dieu, pour lui demander avec foi ce qui peut être salutaire à nous-mêmes ou aux autres, pour lui rendre grâces de ses bienfaits, ou enfin pour rendre un hommage quelconque à cette suprême et éternelle majesté : de sorte qu'on peut rapporter la prière non-seulement les demandes faites à Dieu, mais encore l'adoration, l'oblation ou le sacrifice, l'invocation, la louange et l'action de grâces.

p.452 fin p.453 début Jésus-Christ, comme nous l'avons dit plus haut, nous a appris lui-même la manière de prier, en nous traçant à cet effet une formule particulière. Aucune pratique ne nous est d'ailleurs plus fortement recommandée dans l’Ecriture ; aucune n'est plus familière aux saints et à toutes les personnes qui font profession de piété, aucune dont l'obligation soit plus générale, plus fréquente, plus rigoureuse, plus indispensable pour toute la vie présente, que la prière dont nous traitons ici. Rien de plus digne de notre attention que cette parole : La prière de celui qui s'humilie pénétrera les nues ; et que cette autre : Il faut toujours prier : ce qu'il faut entendre d'une prière qui parte du cœur, d'une prière exempte d'hypocrisie et où l'on n'ait pas en vue les louanges des hommes, d'une prière enfin faite en esprit et en vérité.

D'ordinaire la prière affecte certaine posture du corps plus respectueuse, certains signes qui marquent les besoins de l'âme, et souvent elle est accompagnée de rites extérieurs.

Tout cela est justifié par plusieurs exemples que nous offre l'Ecriture. Car Notre-Seigneur Jésus-Christ nous y est représenté priant son Père, tantôt avec les yeux élevés vers le ciel, tantôt en élevant sa voix, tantôt prosterné vers la terre. Nous y lisons ensuite que la prière de Daniel, comme celle des Ninivites, fut exaucée, parce que l'une et l'autre était accompagnée de jeûnes et qu'ils faisaient pénitence dans le sac et sur la cendre. Ce n'est pas non plus sans intention qu'il est dit du publicain, qu'il priait dans le temple humblement prosterné, les yeux baissés vers la terre, et en se frappant la poitrine. Quoique ces signes soient en eux-mêmes purement extérieurs et qu'ils puissent être pratiqués ou contrefaits par les impies, ils ne perdent pour cela rien de leur utilité, qui consiste en ce qu'ils réveillent l’attention de l'âme, la soutiennent, et aident par-là au culte intérieur. De plus ce sont des témoignages de foi, d'humilité et de piété qui ont pour effet d'inspirer l'édification non-seulement au prochain qui les a sous les yeux, mais encore à l'Eglise entière. "

p.453 fin p.454 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Exode, XXXV, 20-21, 29 : " Alors toute l’assemblée des enfants d'Israël sortit de la présence de Moïse, - et ils offrirent au Seigneur avec une volonté prompte et dévouée les prémices de leurs biens pour tout ce qu'il y avait à faire au tabernacle du témoignage, et pour les vêtements sacrés, etc. - Les hommes et les femmes firent de bon cœur leurs offrandes pour les ouvrages que le Seigneur avait indiqués par le ministère de Moïse sous les enfants d'Israël firent ces offrandes au Seigneur avec une pleine volonté. "

2. II Chroniques, XXIX, 54 : " Ezéchias leur dit encore : Vous avez empli vos mains pour le Seigneur, approchez et offrez des victimes et des louanges dans la maison du Seigneur. Ainsi toute cette multitude offrit des hosties, des louanges et des holocaustes avec un cœur pieux. "

3. MATTHIEU, IV, 10 : " Alors Jésus lui dit : Retire-toi,

Satan, car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. "

4. MALACHIE, I, 11 : " Depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, mon nom est grand parmi les nations ; on me sacrifie en tout lieu, et on offre en mon nom une oblation pure, parce que mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées. "

6. JEAN, IV, 19-24 : " Cette femme lui dit : Seigneur, je vois que vous êtes un prophète. - Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous vous dites que c'est dans Jérusalem qu'il faut p.454 fin p.455 début adorer. - Jésus lui dit : Femme, croyez-moi, le temps va venir où vous n'adorerez le Père céleste, ni sur cette montagne, ni dans Jérusalem. - Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; pour nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. - Mais le temps vient, et il est déjà venu, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité : car ce sont là les adorateurs que le Père demande. - Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. "

7. Romains, X, 12-14 : " Car il n'y a point de distinction entre le juif et le gentil, puisque tous n'ont que le même Seigneur, qui répand ses richesses sur tous ceux qui l'invoquent. - Car tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur seront sauvés. - Mais comment l'invoqueront-ils, s'ils ne croient pas en lui ? Et comment croiront-ils en lui, s'ils n'en ont point entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, si personne ne leur prêche ? "

9. Ps. CXLV, 4 : " Mon âme, bénit le Seigneur ; je bénirai le Seigneur tant que je vivrai ; je chanterai les louanges de mon Dieu jusqu’à mon dernier soupir. "

10. ISAIE, LVI, 7 : " Je les introduirai sur ma montagne sainte, et je réjouirai leurs cœurs dans ma maison de prière ; leurs holocaustes et leurs victimes me seront agréables sur mon autel : car ma maison sera appelée parmi tous les peuples une maison de prière. "

11. I Timothée, II, 1-3 : " Je vous conjure donc avant tout de faire des supplications, des prières, des demandes et des actions de grâces pour tous les hommes, - pour les rois et tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et honnêteté : car c'est une chose bonne et agréable à Dieu notre Sauveur. "

12 MATTHIEU, VI, 6-13 : " Lorsque vous vous voudrez prier, entrez dans votre chambre, et après en avoir fermé la porte, priez votre Père en secret, et votre Père qui voit tout ce qui se passe dans le secret vous en rendra la récompense. - Or, n’affectez pas en priant de parler beaucoup, comme font les païens qui croient que c'est à force de paroles qu'ils seront exaucés. - Ne vous rendez donc pas semblables à eux, car votre Père sait ce qui vous manque, avant que vous le lui demandiez. - Vous prierez donc ainsi : Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom p.455 fin p.456 début soit sanctifié ; - que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel. - Donnez-nous aujourd'hui notre pain qui est au-dessus de toute substance ; - et remettez-nous nos dettes, comme nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; - et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi-soit-il. "

13. LUC, XI, 1-4 : " Un jour, comme il était en prières en un certain lieu, après qu’il eut cessé de prier, un de ses disciples lui dit : Seigneur, apprenez-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples. - Et il leur dit : Lorsque vous priez, dites : Notre Père, que votre nom soit sanctifié ; que votre règne arrive. - Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour ; remettez-nous nos offenses, comme nous remettons aussi nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induisez point en tentation. "

14. Psaume CXL, 2 : " Que ma prière monte vers vous comme la fumée de l'encens ; que l'hommage de mes mains suppliantes soit accueilli comme le sacrifice du soir. "

15. Tobie, XII, 12 : " Tandis que vous priiez avec larmes, que vous ensevelissiez les morts, et que vous quittiez pour cela votre dîner, que vous cachiez les morts dans votre maison durant le jour, pour les ensevelir pendant la nuit, je présentais vos prières au Seigneur. "

16. Actes, X, 1-4 : " Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, qui était centenier dans une cohorte de la légion appelée l’Italienne. - Il était religieux et craignant Dieu, ainsi que toute sa famille; il faisait beaucoup d'aumônes au peuple, et priait Dieu sans cesse. - Cet homme, vers la neuvième heure du jour, vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui se présenta devant lui, et qui lui dit : Corneille. - Et lui, le regardant, saisi de frayeur, lui répondit : Que voulez-vous, Seigneur ? Vos prières, lui dit l’Ange, et vos aumônes sont montées devant Dieu, et il s'est souvenu de vous. "

Tous les livres