Les Chroniques de Sire Jean Froissart (page 19)

Jean Froissart · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Chroniques de Sire Jean Froissart · 72 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Ajourner (faire jour). — Et pour ce qu’il ajournoit, nous ordonnâmes cent lances des nôtres à demeurer derrière.

Alan (chien de chasse, nommé en Espagne alan, et originaire d’Albanie). — Et envoya par lui au duc d’Anjou quatre levriers et deux alans d’Espagne, si beaux et si bons que merveilles.

Alayne (haleine). — Il l’a voit poussé jusqu’à ta grosse alaine.

Alemelle (lame). — Et tenoit l’atemelle de son couteau par la pointe.

Alener (fatiguer). — Et alenoient à demeurer là.

Aliter (continuer à rester au lit ; À, devant les verbes, signifie continuation d’action). — Il le convint aliter et mourir.

Allé (été ; d’aller). — Ils avoient partout allé.

Alloier (lier). — Ils alloièrent leurs prisonniers deux et deux. — Leurs chevaux tout alloiés ensemble.

Allouer (gâter, aliéner). — Il ne vouloit pas allouer son artillerie sans raison. — Ils avoient vendu et alloué leur héritage. — Ils ne vouloient faire blesser leurs gens ni allouer leur artillerie.

Allumelle (lame). — Et ont Irlandois couteaux aigus à large allumelle à deux taillaus, à la manière de fers de dards.

Aloe (allouette). — Entre prime et tierce se commença le jour à réchauffer, et le soleil à luire et à monter, et les aloes à chanter. — Comme l’aloe fait devant l’épervier.

Aloer (altérer, risquer, compromettre). — C’est un mal chevalier qui ne veut autre chose que ses aises de boire et de manger, et de aloer le sien follement. — Le grand argent qui avoit été cueilli étoit tout passé et aloé.

Aloier (attacher, lier). — Ils aloièrent la corde au plançon. — Il obligeoit et aloioit son royaume.

Alosé (loué, célèbre). — Un écuyer alosé et usé d’armes. — Il eut toutes les meilleures gens d’armes et les plus alosés. — Et moult étoit alosé au royaume de Castille pour ses prouesses.

Alouer (gâter). — L’artillerie qu’ils avoient, ils alouèrent si nettement que ils n’avoient mais rien que traire.

Aloyer (allier). — Par mariage il se y veut aloyer.

Amanandê (habité). — Auquel hôtel, pour quoi qu’il soit grand assez et bien amanandé.

Amati (abattu, de l’espagnol matar, tuer ; d’où échec et mat). — Si en étoient tout amatis.

Ambarde et Aubarde (terrain planté d’aubiers). — Vous véez les dix mille francs tout appareillés sur cette ambarde.

Ambassaderie et Ambaxaderie (ambassade). — Il valoit trop mieux que le sénéchal demeurât en Bordeaux que il allât en ambaxaderie au royaume d’Arragon. — Là vint l’évêque de Baussères en ambaxaderie.

Amblant (allant l’amble). — Un petit palefroi ambiant.

Ambler (enlever).

Amenrir et Amendrir (diminuer). — En amenriant la somme.

Amer (aimer).

Amesuré (mesuré). — Je vous croyois plus attrempé et mieux amesuré que vous n’êtes.

Amettre (accuser). — S’il étoit nul corps de chevalier qui le voulût amettre de trahison, il le feroit combattre jusqu’à outrance.

Amis (accusé). — Lequel étoit amis de leur même fait et inculpé. — De tels viles choses sa fille étoit amise.

Amise et Amisse (faute). — Les félonies et amises qui pour ce temps étoient en Angleterre. — Telles avenues et telles amises avenoient adoncques au royaume de France. — Et par espécial de ces amises et malveillances en étoient plus demandés messire Thomas Trivet et messire Guillaume Helmen. — Grandement il se fut excusé des amisses dont il est maintenant encoulpé.

Amministrer (administrer).

Ammonestement (avis).

Ammonester (admonester).

Amollir (adoucir). — Ce lui amollia grandement le courage.

Amont {en haut).

Amourer (rendre amoureux). — Il l’en amoura si (du voyage de la Terre-Sainte), que si le roi de France et le roi d’Angleterre y fussent allés, etc.

Amoyenner (se porter comme médiateur, arranger). — Si commencèrent à traiter de un répit avoir, pour mieux amoyenner leurs besognes.

Amplier (augmenter). — Il ne vous veut pas ôter, mais accroître et amplier tous les jours.

Anal (anneau). — Et leur donnoit anals d’or.

Anavier (conduire par eau). — Le roi entra en un batel et se fit anavier jusques à l’hôtel Saint-Pol.

Ancesseur (ancêtre). — On a de mes ancesseurs peu trouvé qui soient morts en chambre ni en lit. — Et de nos ancesseurs ils furent là tous morts et déconfits.

Ancesterie (lige d’ancêtres). — Les plus honorables de corps, de chevance et d’ancesterie de la ville de Calais.

Ancrer (être à l’ancre).

Angel (ange). — Ils n’étoient ni angels ni esprits, mais hommes.

Anglesche (anglais ; il se conforme à la prononciation).

Anglet (petit angle, coin). — Adonc me tira-t-il à une part, en un anglet de la chapelle du châtel.

Angoisseusement (douloureusement, avec angoisses).

Angoisseux (rempli d’angoisses).

Anientir (anéantir, réduire à néant).

Annihiler (détruire). — Et annihileront leurs pourvéances.

Annoi (ennui). — Quelqu’annoi et déplaisance qu’il eût du roi Richard son frère. — Car de vos annois les Bruxellois ont grand compassion.

Anoier (fâcher). — Pensez-vous qu’il ne lui dût pas bien anoier. — La dame qui véoit son châtel pris, dont moult li anoioit.

Ante (tante). — Les héritières d’Espagne et de Castille ses belles antes. — Et étoit la roine d’Angleterre son ante.

Anten (auparavant). — Bien savons que le Mongat fut anten à Toulouse.

Anuit (ce soir). — Il aura réponse anuit pour retourner le matin. — Nous y serons anuit au gîte.

Anuiter (faire nuit). — Environ l’anuiter, ce jeudi au soir.

Aourer (adorer). — On aoure saint Aquaire. — Nous aourerons les Anglois des lèvres, mais les cœurs ne s’en mouveront jà.

Aourné (orné). — Et avoîent toutes les litières si richement aournées que rien n’y failloit.

Aouser (adorer). — Quand sire Eustache de Saint-Pierre eut dit cette parole, chacun l’alla aouser.

Août (moisson). — Le pays est si chaud que, à l’entour du mois de juin, l’août y est passé.

Aparler (entretenir, continuer à parler). — Quand messire Guillaume de Namur fut premièrement aparlé de cette matière. — Les seigneurs qui de ce l’aparloient.

Apléger (servir de caution, de plège, caution).

Apleuvoir (continuer à pleuvoir). — On n’épargnoit non plus or ni argent que donc que il apleuist des nues, ou que on le puisât en la mer.

Apoier (appuyer). — Apoiez vous ici de lez moi.

Apovri (apauvri).

Appacti (mis à composition). — S’ils n’étoient bien aconvenancés et appactis.

Apparant (apparence). — Il n’en étoit nul apparant.

Appareillé (prêt).

Appareillement (avec appareil).

Apparoir (paraître). — Oncques meschefs ne furent si grands comme ils apparent pour le présent. — Il ne leur apparoit aucun confort de nul côté.

Appasser (passer).

Appaticer (faire pâtir). — Quand ainsi les vouloient mener et appaticer.

Appeaulx (pluriel d’appel, dont le singulier est aussi appeau). — Le roi qui souffert avoit ces appeaulx en gage de bataille.

Appendance (dépendance). — Il recouvreroit Lille et Douay et les appendances.

Appendre (dépendre de). — Et y append un beau château.

Appenser (penser).

Appenti (sorte d’appui extérieur des maisons, comme il en existe encore dans une des rues de Genève. On les démolit en ce moment, de même qu’on les a démolis partout). — Et fit ahattre tous les appentis de Paris pour chevaucher plus aisément parmi les rues.

Appert (expert).

Appertement (d’une manière experte).

Apperteté (habileté). — Là pussiez-vous voir entre ces nouveaux chevaliers toute apperteté.

Appertise (exploit).

Appéter (désirer, manquer). — Vivres leur appétissoient.

Applouvoir (tomber abondamment, comme une pluie). — Et toujours applouvoient gens de tous lez.

Appoier (appuyer). — Adonc furent ordonnées échelles et appoiées contre le mur.

Appresser (presser).

Approvender, s’approuvender (approvisionner ; de provende, provision). — Combien qu’ils eussent été bien approvendés de foins, d’avoine et d’aigue douce. — Et les approuvenda bien et largement.

Appuigner (empoigner). — Et appuignèrent et appointèrent leurs lances.

Aquasser (devenir calme, en parlant de l’eau). — Le temps cessa et la mer s’aquassa.

Aquoiser (devenir coi, tranquille).

Araser (raser d’une manière continue).

Arateler (haleter). — Et ouïrent les chevaux arateler.

Arché (courbé en arc). — Et étoit la dite couronne archée en croix.

Archegaie (javelot).

Archonner et arçonner (faire l’arc, se courber). — Les lances point ne se brisèrent, mais archonnèrent.

Ardaier (aiguillonner). — Ainsi hériant et ardaiant l’un l’autre, advint que…

Ardoir et ardre (brûler, d’où ars brûlé, arsure, arsion et arsin, action de brûler). — Depuis la destruction et arsion de la ville de Gand.

Argu (subtilité, finesse). — Si Aymerigot eût tourné ses usages et ses argus en bonnes vertus.

Arguer (tourmenter, accuser). — Et arguoit durement le duc de Normandie.

Arièmes (nous) (nous aurions, et il aroit, pour il auroit, d’avoir. Les pluriels en ièmes au lieu de ions sont encore normands et picards). — Nous n’y arièmes jamais nulle bonne aventure. — Si aroie plus cher à être mort que il en advint ainsi. — Ils pensoient qu’il y aroit escarmouche.

Ariole (devin). — Les aucuns de ces arioles affirmoient que le roi étoit damné par sorts.

Armeret (vaillant). — Les plus preux et les plus armerets de toute Turquie. — Le gentil duc Wincelant qui fut en son temps noble, joli, frisque, sage, armeret et amoureux.

Armoié (orné d’armoiries).

Armoier (armurier). — Les meilleurs ouvriers armoiers qui fussent en Lombardie.

Aroié (mis en rang). — Aussi bien aroiés, appareillés et armés de toutes pièces que nuls gens d’armes pourroient être.

Arondeau (hirondelle). — Ni en avoir pitié non plus que d’arondeaux ou d’alouettes qu’on prend en la saison pour manger.

Arouter (mettre en troupe ; de route, troupe).

Arréé et arré (orné). — Il étoit bien appareillé et arréé de ce que à lui apparténoit. — Aussi bien arrés et appareillés de toutes pièces comme nul chevalier pôurroit être.

Arréement (en, arroi, en bon ordre). — Ils chevauchèrent moult arréement.

Arrenter (donner des rentes). Arrestéement et arrestement (décidément). — Ce que arrestéement il en feroit. — Et ne savoient pas encore arrestement entre eux quel part ils se trairoient ni où ils prendroient terre.

Arriérance (retard). — Ils nous porteroient plus d’arriérance que d’avantage ni de profit.

Arrifler (raser). — Si vint le duc de Lancastre tout arriflant et côtoyant la nef du prince.

Arroi (rang, ordre). — Sans arroi et sans ordonnance,

Arroier (ranger, mettre en arroi). — Si descendit le roi au palais qui étoit ordonné et arroié pour lui.

Arrouter (assembler, mettre en route, troupe). — Ils arroutèrent tous leurs chariots.

Artétique (arthritique, d’un mot grec).

Artillerie (toute espèce de machine à lancer traits).

Assai (essai). — Je me mis en cet assai pour l’avoir.

Assault [il] (d’assaillir). — Si on les assault.

Asségur, asséur et assur (assuré). — Piètre Dubois qui ne se sentit mie asséur de sa vie.

Asségurance (assurance).

Asségurer (assurer).

Assembler (attaquer).

Assencer et accenser (affermer). — Et occirent tous ceux qui avoient assencé ces gabelles. — Et tous impositeurs et gabelleurs qui les avoient accensés.

Assener et assiner (assigner ; on dit encore assené en parlant d’un coup porté juste). — Autant de beaux coups rués et aussi bien assenés que je fis oncques en toute ma vie. — Ils assinèrent de prendre le châtel.

Assent (senteur, signe et consentement). — Par les assents qu’ils avoient vus.

Assentir (consentir ; d’où assentiment). — Le conseil du roi s’assentoit bien à tout ce.

Asseoir (placer). — Qui lui asséoit sur son poing un faucon pèlerin moult gent et moult bel.

Asseulé (isolé, resté seul). — Cette maison étoit toute asseulée hors des autres. — Ils faisoient doute que les Escots ne les murdrissent en leurs lits quand ils seroient asseulés. — Si étoit là asseulée entre ses gens.

Assis (assiégé). — Cent mille Flamands qui ont là assis grand’foison de gentils hommes.

Assotter (rendre sot, prendre d’affection). — Il étoit tout assotté sur messire Hue le Despensier.

Assoufir (donner suffisance ; d’où assouvir). — On ne les en pouvoit assoufir.

Assurément (assurance). — Sur assurément.

Astronomien (astronome ou plutôt astrologue). — J’ai eu long-temps un maître astronomien.

Atant (alors). — Atant se départit le conseil. — Ils ne cessèrent mie atant.

Atarger et Attargier (continuer à tarder). — Il avoit atargié leur paiement.

Aterrer et Atterrer (jeter à terre). — Et fut pris et aterré. — Ils en atterrèrent et blessèrent plusieurs. — Peu échappèrent qu’ils ne fussent morts et atterrés.

Atine, Atis, Atys et Atye (débat, querelle, indices ; même mot que ahatie et hâtie). — Les Anglois pourroient tenir cette chose à atine d’orgueil et de présomption. — L’attine qui fut faite entre le roi et le duc de Touraine son frère, pour plutôt venir de Montpellier à Paris.

Atis (atisé, provoqué). — Au cas que il s’est atis de la joûte à moi, demandez-lui si il lui suffit.

Atournement (préparatif). — Les Anglois ordonnèrent manteaux et atournemens d’assaut.

Atourner (parer et retourner sens dessus dessous). — Si richement vêtues et atournées que chacun s’en émerveilloit. — Et atournât tel le pays que jamais ne fut recouvré.

Atrever, attrever, attriever, attrieuver (faire trêves). — Ils verroient volontiers que le roi de France s’accordât ou s’atrevât aux Anglois. — Les bonnes gens ne pouvoient aller hors labourer leurs vignes ni terres s’ils n’étoient attrevés à eux. — Qui auraient pleine puissance de paix faire, ou de attrieuver les royaumes et pays dessus nommés.

Attemprance (modération).

Attempré et Attrempé (modéré, doux). — Le temps étoit moiste et attempré.

Attemprement (avec modération).

Attrainer (entraîner). — Grand pillage qu’ils y ont assemblé et attrainé du pays et d’environ.

Attremper (ajuster). — Il attrempe bien et à point le dit engin.

Aubarde (lieu planté d’aubiers).

Aucques et Auques (aussi).

Auder (entendre dire). — Ils audoient que le roi d’Angleterre dût mettre le siége devant leur ville.

Aulnoy (aulnaie, lieu planté d’aulnes).

Auqueton (hoqueton).

Austère (dur). — Le châtel fut trahi et vendu à un Breton, le plus cruel et austère de tous les autres.

Autel et otel (semblable et semblablement). — Ceux de Dinant firent autel. — Je vous ferai apporter deux harnois tous égaux, autels les uns comme les autres. — En autelle manière. — Ils feroient autel.

Aval (en bas ; opposé de amont).

Avaler (descendre). — Quand le duc le vit avaler de si grand’volonté.

Ave (ancêtre). — Le ave du duc de Guerles se maria à la fille de Berthaud de Malines.

Avecques (avec).

Avéer (avouer). — Les quelles je n’avée pas que de ma bouche soit issue parole nulle.

Avenir (advenir).

Aver (avare). — Et fut en son temps le plus aver que on sçut.

Avérions [nous] (nous aurions, d’avoir). — Nous n’averions jamais fait.

Avesprée (soirée).

Avesprir (faire nuit). — Et plus venoit et plus avesprissoit.

Avironnément (alentour). — Arrêtés avironnément sur les fossés.

Avitailler (garnir de vitailles, vivres. Les Anglais ont conservé le mot victuals qu’ils prononcent à peu près comme notre mot vitailles.) — Les biens et les vitailles que il convenoit pour avitailler un tel ost.

Avoier (conduire ; mettre sur la voie). — Pour avoier le roi d’Angleterre à ce qu’il y voulût descendre.

Avolé (étranger, réfugié).

Aye (aide).

Ayr (colère). — Si le roi de France l’eût tenu en son ayr, il l’eût fait décoler.

Ayré (courroucé).

B

Bacheleureusement (vaillamment).

Bachelereux (vaillant).

Backelerie (chevalerie, vaillance). — Envoyez votre bachelerie devant Alexandrie.

Bachelier (chevalier).

Bacon (jambon). — Douze bacons et de la poulaille grand’foison.

Bacque (bac). — Si nous avions deux ou trois bacques et les fissions lancer en la rivière du Lys.

Badellaire et Baselaire (coutelas). — À ces mots il trait un grand badellaire que il portoit.

Bahut (coffre).

Bail (gouverneur). — Robert Canolle étoit demeuré bail de Bretagne quand le duc s’en partit.

Baille (porte). — Puis fit recommencer une escarmouche aux bailles. — Et étoient les bailles faites de bon bois. — Et s’en vinrent aux bailles de Bruges, et les trouvèrent fermées et bien gardées. Baillieux (bailli). — Baillieux, je obéirai.

Balenier, Ballengnier, Balinghier et Balinghiére (grand bateau). — Et feroit le duc de Bretagne venir et amener par la rivière de Loire, barges et baleniers à plenté pour mieux contraindre par la rivière ceux de Nantes. — Plenté de naves, de galées, de vaisseaux, de ballengniers et de coques pour passer le roi de France en Angleterre. — Et leur avoit-on donné une nef balinghière qui s’étoit emblée en Normandie.

Baloier (voltiger). — Quand ils apperçurent les bannières et les pennons ventiler et baloier.

Ban-cloche (cloche du beffroi, du ban).

Bande (côte). — Les bandes de Normandie.

Bandeler (attacher avec bandes). — Et lui bandelèrent et appareillèrent ses plaies.

Banlèvre (tour de la bouche).

Banlier (flotter au vent).

Baraterie (tromperie). — Nous disons que c’est baraterie que il fait.

Baratière (rusé). — L’archiprêtre est si baratière, qu’en nous contant jangles et bourdes, il aviseroit notre force et nos gens.

Bargaingner, Bargener, Barguigner (marchander. Les Anglais disent encore : to bargain. On dit encore, en français bourguignon : Ne barguignez pas tant). — Nous le bargenons et une autre fois nous l’acaterons. — On ne peut pas bargaingner et achapter tout sur un jour.

Barge (bateau. Ce mot est encore anglais).

Baronnesse (femme d’un baron).

Bascle et Bascon (bâtard).

Bassinet et Bacinet (chapeau de fer en forme de bassine).

Bastide et Bastille (fort). — Ils avoient fait charpenter une bastide de gros merrien à manière d’une recueillette.

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