L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 5)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 1, éd. 1911 (OCR) · 102 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Manifestez, Seigneur, votre pouvoir, et venez ; secourez-nous de votre puissante vertu, afin que, par le secours de votre grâce, votre indulgence miséricordieuse daigne accélérer le remède dont nos péchés nous rendent indignes ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

On pourra ajouter l'Oraison spéciale que l'Eglise consacre à l'honneur de Marie Mère de Dieu, au temps de l'Avent.

ODieu, qui avez voulu que votre Verbe prît chair, à la parole de l'Ange, dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, accordez à nos prières que nous qui la croyons véritablement Mère de Dieu, nous soyons aidés de ses intercessions auprès de vous. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

DEUS, qui de beatae Marias Virginis utero, Verbum tuum, Angelo nuntiante. carnem suscipere voluisti ; praesta supplicibus tuis, ut qui vere eam Genitricem Dei credimus, ejus apud te intercessionibus adjuvemur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Dans le cours de la journée, il sera convenable de s'occuper des lectures et prières qui sont assignées dans le cours de ce volume, pour chacun des jours de l'Avent, tant au Propre du temps qu'au Propre des Saints. Le soir étant arrivé, on pourra faire la Prière en la manière suivante.

Après le signe de la Croix, adorons la Majesté divine qui a daigné nous conserver pendant cette journée, et multiplier sur nous, à chaque heure, ses grâces et sa protection. On pourra réciter ensuite cette Hymne que l'Eglise chante à Vêpres au temps de l'Avent.

Creator aime side: il m. jEterna lux credentium, Jesu , Redemptor omnium, Intende votis supplicum.

Qui daemonis ne fraudibus Periret orbis, impetu Amoris actus, languidi Mundi medela factus es.

Commune qui mundi nefas Ut expiares, ad crucem, E Virginis sacrario Intacta prodis victima.

Cujus potestas gloriae Nomenque quum primum sonat, Et cœlites et inferi Tremente curvantur

Te deprecamur, ultimae Magnum diei judicem. Armis supernae gratiœ Défende nos ab hostibus.

Virtus,honor,laus,gloria Deo Patri cum Filio, Sancto simul Paraclito, In saeculorum saecula. Amen.

Fécond auteur des cieux, lumière éternelle des croyants, Rédempteur de tous les hommes, ô Jésus 1 écoutez nos supplications.

Le monde allait périr par les pièges du démon ; dans l'élan de votre amour, vous vous êtes fait le remède de ses maux.

Pour expier le crime universel de notre race, victime destinée à la croix, vous sortez de l'auguste sein de la Vierge.

Au bruit de votre gloire et de votre puissance, à votre nom seul, tout tremble, cieux et enfer ; tout fléchit le genou.

Juge souverain du grand jour, nous vous en supplions, daignez nous défendre de nos ennemis par les armes de la grâce céleste.

Louange, honneur, puissance et gloire à Dieu le Père et à son Fils, ainsi qu'au saint Consolateur, dans les siècles des siècles. Amen.

Après cette Hymne, on récitera l'Oraison Dominicale, la Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres, en la manière qui a été marquée ci-dessus à la Prière du Matin.

On fera ensuite l'Examen de conscience, en repassant dans son esprit toutes les fautes de la journée, reconnaissant combien le péché nous rend indignes de la visite miséricordieuse du Sauveur, et prenant la ferme résolution de l'éviter à l'avenir, d'en faire pénitence et d'en fuir les occasions.

L'Examen étant terminé, on récitera le Confiteor avec une componction sincère, et on ajoutera un acte explicite de Contrition, pour lequel on pourra se servir de cette formule que nous empruntons à la Doctrine Chrétienne ou Catéchisme du Vénérable Cardinal Bellarmin.

ON Dieu, je suis grandement affligé de vous avoir ofi fensé et je me repens de tout mon cœur de mes péchés : je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal, parce que, en péchant, non seulement j'ai perdu le Paradis et mérité l'Enfer, mais bien plus encore parce que je vous ai offensée, Bonté infinie, digne d'être aimée par-dessus toutes choses; je fais un ferme propos de ne jamais plus vous offenser à 1 avenir, moyennant votre divine grâce, et de fuir l'occasion du péché.

On pourra ajouter les Actes de Foi, d'Espérance et de Charité, à la récitation desquels Benoît XIV a attaché sept ans et sept quarantaines d'indulgence pour chaque fois.

on Dieu, je crois fermement tout ce que la sainte Eglise Catholique-Apostolique-Romaine m'ordonne

Mon Dieu, connaissant que vous êtes tout-puissant, infiniment bon et miséricordieux, j'espère que, par les mérites de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ.

notre Sauveur, vous me donnerez la vie éternelle que vous avez promise à quiconque fera les œuvres d'un bon Chrétien, comme je me propose de faire avec votre secours.

MON Dieu, connaissant que vous êtes le souverain Bien, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus toutes choses; je suis disposé à tout perdre plutôt que de vous offenser; et aussi, pour votre amAur. j'aime et veux aimer mon prochain comme moi-même.

On s'adressera ensuite à la très sainte Vierge, récitant, en l'honneur de son ineffable Maternité, l'Antienne suivante :

Mère féconde du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel et l'Etoile de la mer. secourez ce peuple qui tombe, mais qui désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné naissance à votre divin auteur. Vierge dans la conception, Vierge après l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le Salut, daignez prendre pitié des pauvres pécheurs.

Répandez, s'il vous plaît. Seigneur, votre grâce dans nos âmes, afin que nous qui avons connu, par la voix de l'Ange, l'Incarnation de Jésus-Christ, votre Fils, nous arrivions par sa Passion et sa Croix à la gloire de sa Résurrection. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

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