L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 8)
Pendant l'Aspersion, on demandera la pureté de cœur nécessaire pour prendre part au double Avènement de Jésus-Christ ; et en recevant sur soi-même cette eau sainte, dont l'aspersion nous prépare à assister dignement au grand Sacrifice dans lequel est épanché, non plus une eau figurative, mais le Sang même de l'Agneau, on pensera au Baptême d'eau par lequel saint Jean-Baptiste préparait les
Juifs à cet autre Baptême qui devait être l'effet de la puissance et de la miséricorde du Médiateur.
Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor : lavabis me, et super nivem dealbabor.
dus m'arroserez, Seieur, avec l'hysope, et je serai purifié ; vous me laverez, et je deviendrai plus blanc que la neige.
Ps. O Dieu, ayez pitié de moi, selon votre grande miséricorde.
Exaudi nos, Domine sancte,Pateromnipotens. aeterne Deus : et mittere digneris sanctum Aagelum tuum de cœlis, qui custodiat. foveat, protegat, visitet, atque defendat omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Exaucez-nous, Seigneur saint,Père tout-puissant, Dieu éternel, et daignez envoyer du ciel votre saint Ange qui garde, protège, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés en ce lieu. ParJésusChrist notre Seigneur.Amen.
La Procession qui précède la Messe nous rappellera l'obligation où nous sommes de nous tenir debout, ayant des flambeaux allumés dans nos mains, et prêts à marcher audevant de celui qui doit venir i. L'Eglise est sans cesse en marche vers son Epoux, et nos âmes doivent aussi courir au-devant de leur souverain bien, jusqu'à ce qu'elles l'aient rencontré.
Enfin le moment du Sacrifice est arrivé. Le Prêtre est au pied de l'autel, Dieu est attentif, les Anges adorent, toute l'Eglise est unie au Prêtre qui n'a qu'un même sacerdoce, une même action avec Jésus-Christ, le souverain Prêtre. Faisons avec lui le signe de la Croix.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Je m'unis, ô mon Dieu, à votre sainte Eglise qui vient chercher la consolation en Jésus-Christ votre F'is, Tautel véritable.
Comme elle, je vous supplie deme défendre contre la malice des ennemis de mon salut.
C'est en vous que j'ai mis mon espérance : et cependant je me sens triste etini Luc xii, 35.
JUDiCAme, Deus, et dis cerne causam meam de gente non sanctr : ab homine in:quo et d )loso erue me
Quia tu es, Deus, fortitudomea .-quareme repulisti ? et quare Iristis inL'A vent.
Emitte lucetn tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt et adduxerunt in montem sanctum tuum.et in tabernacula tua.
Et introibo ad altare Dei : ad Deum qui laeti— ficat juventutem meam.
Confitebor tibi in cithaïa. Deus. Deus meus ; quare tristis es. anima mea ? et quare conturbas me ?
Sperain Deo, quoniam adhuc confitebor illi : salutare vultusmei.et Deus meus.
Sicut erat in principio. et nunc et semper , et in saecula saeculorum. Amen.
Envoyez donc bientôt celui qui est la lumière et la vérité : c'est lui qui nous ouvrira l'accès à votre sainte montagne, à votre céleste tabernacle.
Il est le Médiateur, l'autel vivant ; je m'approcherai de lui. et je serai dans la joie.
Quand il sera venu, je chanterai avec allégresse. O mon àme, ne t'attriste plus, ne sois plus troublée.
Espère en son Avènement ; bientôt il va paraître, celui qui est ton Sauteur et ton Dieu.
Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !
Je vais donc m'approcher de l'autel de Dieu, et sentir la présence de celui qui me console.
Cette confiance est en moi, non à cause de mes mérites, mais par le secours tout-puissant de mon Créateur.
L'annonce de la venue du Seigneur excite dans l'âme du Prêtre un vif sentiment de componction. Il ne veut pas aller plus loin sansconfesser publiquement qu'il est pécheur et indigne de cette grâce. Ecoutez avec respectcette confession de l'homme de Dieu,
et demandez sincèrement au Seigneur qu'il daigne lui faire miséricorde : car le Prêtre est votre Père ; il est responsable de votre salut, pour lequel il expose le sien tous les jours.
Faites ensuite votre confession avec le Ministre, disant à voire tour avec contrition :