L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 140)
N'excluez personne de votre visite, ô Jésus l Votre aspect réjouit la cité sainte avec ses élus ; nos yeux encore mortels vous contemplent, quoique sous un voile : ne vous cachez plus à ceux de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez-leur un rafraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.
Nous sommes pécheurs, 6 Père saint 1 et cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le mérite de ce Sacrifice que nous vous ofTrons, et non à cause de nos œuvres qui ne sont dignes que de votre colère. Mais souvenez -vous de vos saints Apôtres, de vos saints Martyrs, de vos saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donnez-nous, par leur intercession, la grâce et la gloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils. C'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctification ; par lui encore, avec lui et en lui, dans l'unité du Saint-Esprit, soit à vous
Prions. Instruits par un précepte salutaire, et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée, nous osons dire .
nedicis, et praestas nobis : per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti, in unitate Spiritus Sancti, omnis honor et gloria.
Oremus. Prœceptissalutaribus moniti, et divina institutione formati, audemus dicere :
NOTRE Père qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne^^-noits aujourd'hui notre Pain quotidien ; et pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.
TROIS sortes de maux nous désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants ; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement
PATER noster, qui es in cœlis : Sanctificetur Nomen tuum • Advenlat regnum tuum : Fiat voluntas tua, sicut in cœlo, et in terra. Panera nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem.
LIBERA nos, qujesumus, Domine, ab omnibus malis, prœteritis, praesentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria , cum beatis Apostolis
tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope misericordiae tuae adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione securi. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christuiu Filium tuum ; C^ui tecum vivit et régnât inunitate Spiritus Sancti Deus.
empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-à-dire les châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur, de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur, l'entremise de Marie, Mère de Dieu, et do vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Afifranchissez-nous, délivrez-nous,
donnez-nous la paix. Par Jésus-Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous.
Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. ^. Et avec votre esprit.
Le Prêtre divise l'Hostie sainte, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice :
Haec commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis ia vitam aeternam. Amen.
AGNUS Dei, qui toUis peccata raundi, miserere nobis. Agnus Dei, qui tollis
Gloire à vous. Sauveur du monde, qui avez souffert que, dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu I
AGNEAU de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Agneau de Dieu, qui ôtez
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.
SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres : « Je vous laisse ma paix, je « vous donne ma paix, a ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté.
DOMINE Jesu Christe, qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis : ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesiaï tuae : eamque secundumvoluntatem tuam pacificare, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia saecula sasculorum. A-
Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Messe est solennelle, donne le baiser fraternel au Diacre, qui le donne lui-même au Sous-Diacre, lequel --a le porter au Chœur.
^ E I G N E u R Jésus-Christ , ^ Fils du Dieu vivant, qui, par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde, délivrez-moi par ce saint et sacré Corps, et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.
DOMINE Jesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis icalis, et fac me tuis semper inhserere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cum eodem vivis et régnas Deus in
Perceptio Corporis tui. Domine Jesu Christe. quod ego indignus sumere prœsumo , non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tuapietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelara percipiendam. Qui vivis et régnas cum Dec Pâtre, in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sascula sasculorum. Amen.
Seigneur Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire.
Il frappe sa poitrine et confesse son indignité, disant trois fois :
Domine, non sum dignus ut intressub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mca.
Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.
Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.