L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 162)
interrogate diligenter de puero : et, cum inveneritis. renuntidte mihi, ut et ego veniens adoremeum. Qui, cum audissent regem, abierunt. Et ecce Stella, quam viderant in Oriente, antecedebat eos, usque dum veniens staret supra ubi erat puer. Videntes autem stellam, gavisi sunt gaudio magno valde. Et intrantes domum. invenerunt puerum cum Maria matre ejus, et procidentes adoraverunt eum. Et, apertis thesauris suis, obtuleruntei rounera: aurum, thus et myrrham. Et responso accepte in somnis ne redirent ad Herodem, per aliam viam reversi sunt in regionem suam.
Les Mages, prémices de la Gentilité, ont été introduits auprès du grand Roi qu'ils cherchaient, et nous les avons suivis. L'Enfant nous a souri comme à eux. Toutes les . fatigues de ce long voyage qui mène à Dieu , sont oubliées; l'EÎrnmanuel reste avec twus . et nous avec lui. Bethléhem, qui nous a reçus, nous garde à jamais; car à Bethléhem nous possédons VEnfant et Marie sa Mère, En • quel lieu du monde trouverions-nous des biens aussi précieux ? Supplions cette Mère incomparable de nous présenter elle-même ce Fils qui est notre lumière, notre amour, notre Pain de vie, au moment où nous
allons approcher de l'autel vers lequel nous conduit l'Etoile de la foi. Dès ce moment ouvrons nos trésors; tenons à la main notre or, notre encens et notre myrrhe, pour le nouveau-né. Il agréera ces dons avec bonté, il ne demeurera point en retard avec nous. Quand nous nous retirerons comme les Mages, comme eux aussi nous laisserons nos cœurs sous le domaine du divin Roi ; et ce sera aussi par un autre chemin, par une voie toute nouvelle, que nous rentrerons dans cette patrie mortelle qui doit nous retenir encore, jusqu'au jour où la vie et la lumière éternelle viendront absorber en nous tout ce qui est de l'ombre et du temps.
Dans les églises cathédrales et autres insignes, après le chant de l'Evangile, on annonce au peuple avec pompe le jour de la prochaine fête de Pâques. Cet usage, qui remonte aux premiers siècles de l'Eglise, rappelle le lien mystérieux qui unit les grandes solennités de l'Année liturgique, et aussi l'importance que les fidèles doivent mettre à la célébration de celle de Pâques qui est la plus grande de toutes, et le centre de la Religion tout entière. Après avoir honoré le Roi des nations dans l'Epiphanie, il nous restera donc à célébrer, au temps marqué, le triomphateur de la mort. Voici la forme en laquelle se fait cette annonce solennelle :
SACHEZ, bien-aimés Frères, i wy ovERiTis , Fratres que, parla miséricorde de i\ charissimi, qoud, anDieu, de même que nous | nuente Dei misericordia.
avons goûté l'allégresse de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi nous vous annonçons aujourd'hui les joies prochaines de la Résurrection de ce même Dieu et
des Cendres, et l'ouverture du jeûne de la très sainte Quarantaine. Le.... nous célébrerons avec transport la sainte Pâque de notre Seigneur Jesus-Christ. Le second Dimanche après Pâques, on tiendra le Synode diocésain. Le.... on célébrera l'Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ. Le
la fête du très saint Corps du Christ. Le sera le premier Dimanche de l'Avent de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Durant l'Olîertoire, la sainte Eglise, en présentant à Dieu le pain et le vin, emprunte les paroles du Psalmiste, et célèbre les Rois de Tharsis, d'Arabie et de Saba, tous les rois de la terre et tous les peuples, accourus pour offrir leurs présents au nouveau-né.
REGES Tharsis et insulae munera offerent : Reges Arabum et Saba dona adducent : et adorasicut de Naiivitate Domini nostri Jesu Christi gavisi sumus, ita et de Resurrectione ejusdem Salvatoris nostri gaudium vobis annuntiamus.
cinerum, et initium jejunii sacratissimae Quadragesimae sanctum
Pascha Domini nostri Jesu Christi cum gaudio celebrabimus. Dominica secunda post Pascha, diœcesana Synodus habebitur... erit Ascensio Domini nostri Jesu Christi.... Festum Pentecostes... Festum sacratissimi Corporis Christi Dominica prima
Adventus Domini nostri Jesu Christi, cui est honor et gloria in sascula sœculorum. Amen.
îles lointaines lui offriront des présents ; les Rois d'Arabie et de Saba lui apporteA la Messe.
ront leurs dons ; tous les Rois de la terre l'adoreront ; toutes les nations lui seront assujetties.
REGARDEZ, s'il vous plaît, d'un œil favorable, Seigneur, les dons de votre Eglise, qui ne vous offre pas de l'or, de l'encens et de la myrrhe, mais celui-là même qui est figuré par ces présents, et qui maintenant est immolé et donné en nourriture, JésusChrist, votre Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec vous.
ECCLESI.E tuae, qusesumus Domine, dona propitius intuere, quibus non jam aurum, thus et myrrha profertur : sed quod eisdem muneribus declaratur, immolatur et sumitur, Jésus Christus Filius tuus Dominus noster, qui tecum vivit.
Earticulière à la Fête et à son Octave. 'Eglise y célèbre la lumière immortelle apparaissant à travers les voiles de l'humanité sous laquelle le Verbe divin est venu, par amour, cacher sa gloire.
OUI, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux. Seigneur saint. Père tout-puissant. Dieu éternel • de ce que votre Fils unique, apparaissant dans la substance de notre mortalité, nous a restaurés par cette nouvelle manifestation de la lumière de son immortelle splendeur. Donc avec les
VERE dignum et justum est, œquum et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere : Domine sancte, Pater omnipotens, îeterne
Deus ; quia cum Unigenitus tuus in substantia nostrse mortalitatis apparuit, nova nos immortalitatis suae luce reparavit. Et ideo cum Angelis et Archangelis,
cum Thronis et Dominationibus, cumque omni militia coelestis exercitus, hymnum gloriae tuae canimus, sine fine dicentes : Sanctus, Sanctus, Sanctus.
Anges et les Archanges, avec les l'rôneset lesDominations, avec l'armée entière des cieux, nous chantons l'hymne de votre gloire, disant, sans jamais cesser : Saint ! Saint 1 Saint 1
Pendant la Communion, la sainte Eglise, unie à celui qui est son Roi et son Epoux, chante l'Etoile messagère d'un tel bonheur, et se félicite d'avoir marché à sa lumière, car elle a trouvé celui qu'elle cherchait.
VIDIMUS stellam ejus in Oriente : et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus, avec des présents, adorer le Seigneur.
De si hautes faveurs exigent de nous une rare fidélité; l'Eglise la demande dans la Postcommunion, et implore le don d'intelligence et la pureté que réclame un si ineffaole mystère.
PR^STA, quaesumus omnipotens Deus • ut quae solemni celebramus officio, purificatae mentis intelligentia consequamur. Per Dominum nostrum Jesum Christum.
FAITES, s'il vous plaît, Dieu tout-puissant, que, par l'intelligence d'un esprit purifié, nous puissions goûter le mystère que nous célébrons
L'Hymne et les trois Psaumes dont se compose l'Office de Sexte se trouvent ci-dessus, page 57.