L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 170)
Quem cuncti Prophetas cecinere venturum, gentes ad salvandas :
Cujus Majestas ita est înclinata, ut assumeret servi formam.
Ante saecula qui Deus, et tempora, homo factus est in Maria.
Balaam de quo vaticinans ; Exibit ex Jacob rutilans, inqait, Stella,
Huic Magi muneradeferunt prœclara : aurum, simul thus et myrrham.
Thure Deum praedicant, auro Regem magnum, hominem mortalem myrrha.
In somnis hos monet Angélus, ne redeanf ad regem commotum propter régna ;
Paveoat etenim nimium Regem natum, verens amittere regni jura.
Magi, Stella sibi micante prasvia, pergunt «lacres itinera, patriam quae eos ducebant ad propriam, linquentes Herodis mandata.
La Chaldée et la Perse accourent vénérer sa puissance infinie.
Tous les Prophètes l'avaient célébré, annonçant sa venue pour le salut des nations.
Sa majesté s'est inclinée jusqu'à prendre la forme d'esclave.
Dieu avant les siècles et les temps, il s'est fait homme en Marie.
C'est celui dont Balaam a prophétisé : a Une brillant© « étoile sortira de Jacob,
« Et écrasera les armées « des princes de la région de « Moab, dans sa puissance « souveraine. »
Les Mages lui apportent d'illustres présents, de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Par l'encens ils proclament un Dieu, par l'or un grand Roi, par la myrrhe un homme mortel.
En songe, un Ange les avertit de ne pas retourner près d'Hérode, devenu inquiet pour sa couronne.
Il tremblait à la naissance du nouveau Roi, craignant de perdre son trône.
Les Mages, sous la conduite de l'étoile qui brillait devant eux, prennent aussitôt la route qui les reconduit dans leur patrie, et méprisent les commandements d'Hérode.
Ce prince, saisi au cœur d'une violente colère, donne ses ordres pour ne pas laisser impunie la pieuse fraude des Mages, et commande aussitôt qu'ils soient privés de la vie.
Que cette assistance joigne donc sa voix de louanges au souffle vibrant de l'orgue ;
Qu'elle offre au Christ Roi des rois des dons précieux et pleins de mystères;
Demandant qu'il daigne protéger tous les royaumes de l'univers, dans les siècles des siècles. Amen.
Q^ui, percussus corde nimium prae ira, extemplo mandat eludia magica non linqui taliter impunita, sed mox privari eos vita.
Poscens ut per orbem régna omnia protegat, in saecula sempiterna, Amen.
Saint Ephrem nous fournit cette Hymne gracieuse sur la Nativité du Sauveur.
LE Fils étant né, Bethléhem retentit de cris de jubilation. CesEsprits qui toujours veillent, descendus du ciel, chantent en choeur; et l'éclat de leurs voix couvrirait le tonnerre. Excités par ces nouveaux concerts, les hommes qui étaient dans le silence, accoururent • ils viennent, à leur tour, interrompre la nuit par la louange du nouveau-né Fils de Dieu.
« Fêtone, disaient-ils, l'enfant gui rend Eve et Adam à leur jeunesse première. » Les bergers arrivèrent apportant le tribut de leurs troupeaux, un lait doux et abondant, une
NASCENTE Filio, altis resonat clamoribus Bethléhem. Cœlo delapsi Vigiles canunt vocibus tonitruum imitantibus. Concentu exciti novo convenere silcntes, silentium rupere laudes nascentis Filii Dei.