L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 171)
Plaudamus, aiebant, Infanti qui Evje Adasque juventutis restituit annos. Confluxere pastores, gregum suorum proventum portantes, dulcis
Distinxere munera, carne? Josepho, Mariae lac, Filio laudem. Obtulere agnum lactantem paschah Agno. primum Primo, hostiam Hostiae, agnum caduci temporis Agno veritatis sempiternae.
Décorum sane spectaculum ! agnus oblatus Agno ! Balavit agnus Unigenito prîesentatus, agnus Agno acceptam referebat gratiam, quod suo adventu grèges et armenta mactationi subtraxisset. et novum a veteri Paschate traductum Pascha Fîlii introduxisset.
Illum adoraverepaslores, et prophetantes Pastorum Principem salutarunt. Mosaica virga, aiebant, tuum, universalis Pastor, sceptrum commendat, quique illam gestavit Mo>es te magnum praedicat, dolens gregum suorum mutatas formas, et agnos in lupos transiisse, acoves evasisse dracones, et ferocissimas bestias. Scilicet et istae in illahorribili solichair délicate et pure, et des chants harmonieux.
Ainsi firent-ils leurs partages : les chairs à Joseph, le lait à Marie, au Fils les chants de louange. A l'A- gneau pascal un agneau que sa mère allaitait encore, un premier-né au Premier-né, une victime à la Victime, un agneau du temps à l'Agneau de l'éternelle vérité.
Admirable spectacle i un agneau est offert à l'Agneau. Quand on le présenta au Fils unique, le fils de la brebis fit entendre son bêlement. L'agneau terrestre rendait grâces au divin Agneau, de ce que, par son avènement, il sauverait les troupeaux de l'immolation sanglante, et de ce que la Pàque nouvelle, instituée par le Fils de Dieu, viendrait bientôt remplacer l'antique Pàque.
Les bergers l'adorèrent aussi, et saluèrent, en prophétisant, le Prince des Pasteurs. « La verge de Moïse, « dirent-ils. Pasteur univer« sel, glorifie ton sceptre ; et « Moïse, qui a porté cette « verge, célèbre ta grandeur : « mais il gémit du changen ment opéré dans son trou« peau ; il se désole de voir ( ses agneaux changés en « loups, ses brebis transfor« mées en dragons et en bê« tes féroces. Ce malheur
arriva dans l'afiFreuse solitude du désert, quand, furieuses et pleines de rage, ces brebis s'attaquèrent à leur Pasteur.
« Enfant divin, les bergers viennent t'offrir leurs actions de grâces à toi qui as su réunir les loups et les agneaux dans la même Bergerie. Enfant plus ancien que Noé, et aussi né plus tard que ce patriarche, c'est toi qui, dans l'Arche, au milieu de l'agitation des flots, as mis la paix entre les êtres qu'elle transportait.
M David ton a'ieul vengé la mort d'un agneau par la mort du lion : toi, ô fils de David, tu as exterminé le loup caché qui avait tué Adam, cet agneau rempli de simplesse, qui faisait entendre ses bêlements dans le Paradis. >
tudine passas fuerant malum, quando furentes rabidas in suum incubuere Pastorem.
Divine Puer, hanc tibi acceptam profitentur gratiam pastores, quod lupos et agnos in easdera caulas congregaveris : Puer Noe antiquior, et Noe recentior, qui intra arcam, pelago fremente, pacem dissidentibus vectoribus sanxisti.
David proavus tuus agni necem leonis caede vindicavit : tu vero, fîli David, occultum peremisti lupum, a que interfectus fuerat Adamus, agnus ille simplex, qui in Paradiso pastus est et balavit.
L'Eglise Grecc^ue nous donne, à la louange de la Vierge-Mare, ce beau chant de saint Joseph l'Hymnographe :
PoyR réunir le monde inférieur au monde supérieur et céleste, le seul Dieu de toutes choses est entré au sein de la Vierge ; ayant apparu avec une chair semblable à la nôtre et détruit le mur de séparation, il lui a
ribus ac cœlestibus conjungeret solus omnium Deus, virginaiem uterum ingressus est ; cumque in similitudine carnis apparuisset. intermedio inimicitiae pariete
sublato, pacem interposuit, vitamque ac divinam redemptionem largitus est.
Virgo casta post partum permansisti, o sanctissima : Deum enim Verbum genuisti similem nobis factum sine peccato.
Sana vulnera cordis mei, o puella, et motus animae mese recto ac felici tramite dirige, o Virgo, ad Dei voluntatem faciendam.
Salve, o unica Genitrix illius qui carnem emendicavit. Salve collapsi mundi erectio, o immaculatissima : salve, mœ- roris dissolutio ; salve, salus fidelium; salve, throne Dei altissime.
Mente revolventes divineloqui Prophetae mysterii tui profunditatem, o Virgo, prophetice praenuntiaverunt illud divine Spiritu illustrati. Nos vero cum illorum vaticinia opère compléta nunc lasti intueamur, credimus.
O Puella omnibus miraculis admirabilior ; illum genuisti qui est ante omnia ssecula, nobis similem factum propter summam misericordiam suam, ut salvos faceret
substitué la paix entre Dieu et l'homme, et a donné la vie et la divine rédemption.
Vierge très sainte ! tu es demeurée chaste après l'enfantement ; car tu nous as produit le Dieu Verbe devenu semblable à nous, mais sans péché.
Guéris les plaies de mon cœur, ô jeune Mère 1 Dirige les mouvements de mon âme dans la voie de la rectitude et du bonheur : que je fasse, ô Vierge, la volonté de Dieu.
Salut, Mère unique de celui quî a daigné adopter notre chair ! Salut, toi qui relevas le monde tombé, ô immaculée ! Salut, toi qui dissipes les ennuis ! Salut, toi qui sauves les fidèles 1 Salut, trône sublime de Dieu !
Les Prophètes aux divines paroles, repassant dans leur esprit la profondeur de ton mystère, o Vierge, l'annoncèrent aux siècles futurs par la lumière du divin lisprit. Nous, qui avons le bonheur de voir accomplis leurs oracles, nous croyons.
O jeune Vierge ! plus admirable que tous les miracles, tu as enfanté celui qui est avant tous les siècles, qui s'est rendu semblable à nous par sa grande miséricorde, afin de sauver ceux qui chanDeuxième Jour dans rOct. de VÈpiphan.
Les générations humaines, répétant tes paroles, t'appellent bienheureuse, Mère fortunée 1 Elles chantent avec mélodie : Créatures du Seigneur, bénissez -le.
O Vierge ! amie des bons, rends pure mon âme dépravée par la malice du péché ; car c'est toi qui as enfanté celui qui est le Dieu bon et le Seigneur.