L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 102)
Beth. Il a bâti un cachot autour de moi, et m'a environné de fiel et de chagrin.
Beth. Il m'a plongé dans un lieu ténébreux, comme ceux qui sont morts pour toujours.
Ghimel. Il m'a enfermé de tous côtés, et je ne saurais sortir : il a appesanti mes fers.
Ghimel. En vain j'ai crié vers lui, et i? l'ai supplié : il a repoussé ma prière.
Ghimel. Il m'a fermé le passage avec des pierres de taille : il m'a coupé le chemin.
^ C^ ^^ vigne que j'a^* ^^ vais choisie! c'est moi-même qui t'avais plantée : * Comment as-tu changé ta douceur en amertume, jusqu'à me crucifier et délivrer Barabbas ?
y . Je t'ai environnée d'une haie ; j'ai ôté les pierres qui pouvaient te nuire, et j'ai bâti une tour pour ta défense.
Aleph. Tantum in me vertit, et convertit manum suam tota die.
Beth. Vetustam fecit pellem meam et carnem meam : contrivit ossa mea.
Beth. ^Edificavit in gyro meo, et circumdedrt me felle et labore.
Beth. In tenebrosis coUocavit me, quasi mortuos sempiternos.
Ghimel. Circumaedificavit adversum me, ut non egrediar: aggravavit compedem meum.
Ghimel. Sed et cum clamavero et rogavero, exclusit orationem meam.
Ghimel Conclusitvias meas lapidibus quadris, semitas meas subvertit.
INEA mea electa, ego te plantavi : * Quomodo conversa es in amaritudinem ut me crucifigeres, et Barabbam dimitteres?
* Quomodo conversa es in amaiitudinem ut me crucifigcres, cl Barabbam dimitteres ?
* Comment as-tu change ta douceur en amertume, ju!>- Qu'à me crucifier et délivrer Harabbas ?
Dans le quatrième Psaume, David, après son péché, en butte à la révolte d'Absalon, se livre au regret des fautes qui ont déchaîné sur lui les vengeances célestes. Il est la figure du Messie qui, dans son agonie, confesse aussi que les iniquités dont il s'est chargé l'accablent , que son cœur est dans le trouble , et que ses forces Vont abandonné.
DOMINE, ne in furore tuo arguas i.ie : * neque in ira tua corripias me.
Quoniam sagittae tuae infixas sunt mihi : * et confirmasti super me manum tuam.
Non est sanitas in carne mea a facie irae tuas : * non est pax ossibus meis a facie peccatorum meorum.
Quoniam iniquitates meae supergressae sunt caput meum : * et sicut onus grave gravatse sunt super me.
SEIGNEUR, ne me reprenez pas dans votre fureur, et ne me châtiez pas dans votre colère.
Car vous m'avez percé de vos flèches, et vous avez appesanti votre main sur moi.
Il n'y a plus rien de sain dans ma chair à la vue de votre colère; il n'y a point de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
Car mes iniquités se sont élevées au-dessus de ma tête ; et elles m'ont accablé comme un poids insupportable.
Mes plaies se sont corrompues et putréfiées, à cause de ma folie.
Je suis devenu misérable et tout courbé ; je passe tout le jour dans la tristesse.
Mes reins sont remplis d'illusions ; et il n'y a plus rien de sain dans ma chair.
J'ai été affligé et humilié jusqu'à l'excès ; je pousse du fond de mon cœur des sanglots et des cris.