L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 109)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Posuerunt me in lacu inferiori : * in tenebrosis, et in umbra mortis.

Super me confîrmatus est furor tuus : * et omnes fluctus tuos induxisti super me.

Longe fecisti notos meos a me : * posuerunt me abominationem sibi.

Traditus sum, et non egrediebar : * oculi mei langueruntprae inop'i.

cics mirabilia ? aut mcdici suscitahunt, et confitebuntur tibi ?

Numquid narrabitaliquis in sepulchro misericordlam tuam : * et veritatera tuam in pcrditione?

Numquid cognoscentur in tenebris mirabilia tua : * et justitia tua in terra oblivionis ?

Et ego ad te, Domine, clamavi : * etmaneoratio mea praeveniet te.

Ut quid, Domine, repellis orationem meam :* avertis faciem tuam a me?

Pauper sum ego^ et in laboribus a juventute mea : * exaltatus autem, humiliatus sum et conturbaïus.

In me transierunt irae tuas : ' et terrores tui conturbaverunt me.

Circumdederunt me sicut'aqua tota die : * circumdederunt me bimul.

Elongasti a me amicum et proximum : * et notes meos a miseria.

Ant. Longe fecisti notes meos a me: traditus sum, et non egrediebar.

morts que vous faites vo8pr'>- digcs ? Les médecins les ressusciteront-ils pour chanter vos louanges ?

Est-ce dans le tombeau que l'on célèbre vos miséricordes ? est-ce dans le séjour de la mort qu'on annonce votre v-- rité?

Au sein des ténèbres, connaît-on vos merveilles, et votre justice dans la terre de l'oubli ?

Mais moi. Seigneur, j'élève mon cri vers vous : et dès le matin je vous adresse ma prière.

Pourquoi, Seigneur, rejetez-vous mes vœux .•' pourquoi me cachez-vous votre visage ?

Dès ma jeunesse, j'ai été dans la pauvreté et dans les traverses; relevé un moment, je suis tombé dans l'humiliation et le trouble.

Les impressions de voircolère ont pénétré mon âme ; et j'ai été saisi des frayeurs de vos jugements.

Elles m'ont environné tout le jour comme des torrents ; elles m'ont inondé de touteb parts.

Vous avez éloigné de moi mes amis et mes proches; ceux qui me connaissaient n'ont pu soutenir la vue de ma misère.

Ant. Vous avez éloigné de moi tous mes proches: j'ai été livré sans pouvoir échapper.

Le neuvième Psaume appelle la vengeance de Dieu sur ces )uges pervers qui versent le sang innocent, comme si le juste n'avait pas au ciel un témoin de son immolation. Les princes des prêtres, les docteurs de la loi, le lâche Ponce-Pilate, y sont désignés sous les traits des juges iniques que le Psalmiste voue à la colère céleste.

LS ont conspire contre la vie du juste, et ils ont condamné le sang innocent.

LE Seigneur est le Dieu des vengeances : il a fait éclater son pouvoir, le Dieu des vengeances.

Vous qui jugez la terre, montez sur votre siège ; rendez aux superbes ce qu'ils méritent.

Jusques à quand tous ces ouvriers d'iniquité, ces auteurs de l'injustice se répandront-ils en discours ?

Ils ont écrasé votre peuple, Seigneur, et tenu dans l'oppression vx)tre héritage.

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