L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 24)
^. br. Entre vos mains , Seigneur, * je remets mon esprit. On répète : Entre vos mains. Seigneur, etc.
f. Vous nous avez rachetés, Seigneur, Dieu de vérité. On répète : * Je remets, etc.
Tu autem m noDis es, Domine , et Nomen sanctum tuum invocatum est super nos : ne derelinquas nos, Domine, Deus noster.
^. br. In manus tuas, Domine : ' Commendo spiritum meum. In manus tuas.
Le Cantique du vieillard Siméon qui, tenant dans ses bras l'Enfant divin, le proclama la lumière des nations , et s'endormit ensuite du sommeil des justes , offre une expression touchante du repos que le fidèle dont le cœur est uni à Dieu coûtera en Jésus-Christ ; parce que , comme dit l'Apôtre, soit dans la veille, soit dans le sommeil j nous vivons avec Celui qui est mort pour nous. (I Thess. v, lo.)
C'est maintenant , Sei- l "^unc dimittis servum gneur, que vous laisserez f IN tuum, Domine : * se7 / cV La Passion et la Semaine sainte.
Lumen ad revclatioPour être la lumière qui éncm gentium : * et gloclairera les nations, et la gloiriam plebis tuae Israël.
Ant. Salva nos, DoAnt. Sauvez-nous, Seimine, vigilantes; custogneur, durant la veille, gardi nos dormientes, ut
j^. Benedictus es, Dof. Vous êtes béni. Seimine, Deus patrum nosgneur, Dieu de nos pères!
R), Digne de louange, de gloire et de triomphe dans l'éternité.
f. Que le Seigneur toutpuissant et miséricordieux nous bénisse et nous conserve.
Après ces Prières, que demain l'Eglise célébrait Prêtre dit :
i T E Seigneur i soit avec ^' -*- vous; Uj. Et avec votre esprit.
^. Et laudabilis, et gloriosus et superexaltatus in sascula.
f. Benedicat, et custodiat nos omnipotens et misericors Dominus,
Visitez, s'il vous plaît, Seigneur, cette maison, et éloignez-en toutes les embûches de l'ennemi ; que vos saints Anges y habitent ; qu'ils nous y gardent dans la paix, et que votre bénédiction
Visita, quaesumus Domine, habitationem istam, et omnes insidias inimici ab ea longe repelle : Angeli tui sancti habitent in ea, qui nos in pace custodiant : et
benedictio tua sil super nos semper. Per Domi:".:im nostrum Jcsiim Christum Filium tuum, qui tecum vivit et re^^nat in unitate Spirilus Sancti Deus, pcr omnia saecula sa?culorum. Amen. "f. Dominas vobiscum;
Benedicat et custodiat nos omnipotens et misericors Dominas, Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus.
demeure toujours sur nous Par Jésus-Chrif-t votre FiN, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux, Père, Fils et Saint-Esprit, nous bénisse et nous conserve.
AVE Regina cœlorum, Ave Domina Angelorum : Salve Radi.x, salve Porta, Ex qua mundo lux est
orta ; Gaude, Virgo gloriosa, Super omnes speciosa : Vale, o valde décora, Et pro nobis Christum exora. ^. Dignare me laudare te, Virgo sacrata.
SALUT, Reine des cieux 1 Salut, Souveraine des Anges ! Salut, Ti^e féconde 1 Salut, Porte du ciel, par laquelle la lumière s'est levée sur le monde ! Jouissez de vos honneurs, ô Vierge glorieuse, qui l'emportez sur toutes en beauté ! Adieu, ô toute belle, et implorez le Christ en notre faveur.
f. Souffrez, O Vierge sainte, que je célèbre vos louanges ;
ricorde, venir au secours de notre fragilité, afin que nous, qui célébrons la mémoire de la sainte Mère de Dieu, nous puissions, à l'aide de son intercession, nous affranchir des liens de nos iniquités. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Deus, fragilitati nostrae praesidium : ut, qui sanctae Dei Genitricis memoriam agimus, intercessionis ejus auxilio, a nostris iniquiiatibus resurgamus. Pereumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
HODIE, si vocem Domini audieritis, nolite obdurare corda vestra.
Îa sainte Eglise débute aujourd'hui, à l'Office de la nuit, par ces graves paroles du RoiProphète. Autrefois les îidèies se faisaient un devoir d'assister au service nocturne, au moins les jours de Dimanches et de Fêtes; ils tenaient à ne rien perdre des profonds enseignements que donne la sainte Liturgie. Mais, depuis bien des siècles, la maison de Dieu n'a plus été fréquentée avec cette assiduité qui faisait la joie de nos pères; et peu à peu le clergé a cessé de célébrer publiquement des offices qui n'étaient plus suivis. Hors des:
Chapitres et des Monastères , on n'entend plus retentir l'ensemble si harmonieux de la louange divine ; et les merveilles de la Liturgie ne sont plus connues du peuple chrétien que d'une manière incomplète.