L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 62)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Multiplicati sunt super capillos capitis mei : * qui oderunt me gratis.

Confortati sunt <^ui persecuti sunt me inimici mei injuste: ' quae non rapui tune exsolvebam.

Deus, tu scis insipientiam mcam : * et delicta meaa te non suntabscondita.

Non erubescant in me, qui exspectant te. Domine : * Domine virtutum.

Quoniam propter te. sustinui opprobrium : * operuit confusio faciem meam

Extraneus factus sum fratribus meis : " et peregrinus filiis matris meae,

Quoniam zelus domus tuae comedit me : * et opprobria exprobrantium tibi ceciderunt super me.

Et operui in jejucio animam meam : * et factum est in opprobrium mihi.

Je me suis avancé dans la haute mer, et la tempête ma submergé.

Je m'épuise à crier; ma voix s'en est enrouée ; mes yeux se sont éteints, à force d'être attentifs vers Dieu.

Ceux qui me haïssent sans sujet sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête.

Mes in;ustes persécuteurs se sont fortifiés; et j'ai pavé pour ce que je n'avais pas dérobé.

Vous seul, ô Dieu, connaissez ma misère ; et me» péchés, les péchés que j'ai fris sur moi, ne vous sont pas cachés.

Que ceux qui espèrent en vous, Seigneur, ne soient pas confondus, Seigneur Dieu des armées 1

Que je ne sois pas un sujet de honte pour ceux qui vous cherchent, ô Dieu d'Israël !

Car c'est pour vous que je souffre l'opprobre , que la confusion couvre mon visage.

Je suis devenu un étranger pour mes frères, un étranger pour les fils de ma mère :

Parce que le zèle de votre maison m'a dévoré, et que vos injures sont devenues les miennes.

J'ai affligé mon ame par le jeûne ; et on en a fait un sujet d'insulte.

J'ai pris pour vêtement un cilice ; et ils en ont fait un sujet de raillerie.

Ceux qui étaient assis sur le tribunal ont parlé contre moi ; et les buveurs m'ont pris pour sujet de leurs chansons.

Et moi, Seigneur, je vous adressais ma prière ; il est temps, ô Dieu, de me montrer votre bienveillance.

Exaucez-moi dans la grandeur de votre miséricorde, et selon l'assurance que vous m'avez donnée de me sauver.

Retirez-moi de la fange ; que je n'y demeure pas enfoncé : délivrez-moi de ceux qui me haïssent ; faites-moi sortir du gouffre des eaux.

Que les flots ne me submergent pas; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne se ferme pas sur moi.

Exaucez-moi, Seigneur: car votre bonté est compatissante; jetez un regard sur moi, dans la grandeur de votre miséricorde.

Ne détournez pas votre visage de votre serviteur ; l'affliction me presse : hâtez-vous de m'exaucer.

Voyez dans quel état est ma vie : délivrez-la, sauvezmoi, à cause des ennemis qui me pressent.

Et posui vestimentum meum cilicium : * et factus sum illis in parabolam.

Adversum me loquebantur qui sedebant in porta : * et in me psallebant qui bibebant vinum.

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