L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 76)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Vous conduisiez après vous votre peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron.

Ant. Au jour de mon::iffliction j'ai cherché le Seigneur en élevant mes mains vers lui.

Etenîm sagittae tuae transeunt : * vox tonitrui tui in rota.

Illuxerunt coruscationes tuae orbi terrae : * commota est, et contremuit terra.

In mari via tua, et semitae tuae in aquis multis : * et vestigia tua non cognoscentur.

Deduxisti sicut oves populum tuum : * in manu Moysi et Aaron.

Les Leçons du troisième Nocturne sont empruntées à saint Paul. Après avoir repris les fidèles de Corinthe des abus qui s'étaient introduits dans leurs assemblées, il raconte l'institution de la sainte Eucharistie, qui a eu lieu aujourd'hui ; et après avoir expliqué les dispositions avec lesquelles on doit se présenter à la table sainte, il nous montre la grandeur du crime que commet celui qui s'en approche indignement.

Hoc autem praecipio : noa laudans quod non in melius, sed in deterius convenitis. Primum quidem convenientibus vobis in ecclesiam, audio scissuras esse inter vos, et ex parte credo. Nam oportet et hœreses esse : ut et qui probati sunt, manifesti fiant in vobis. Convenientibus ergo vobis in unum, jam non est Dominicam cœ- nam manducare. Unusquisque enim suam cœ- nam praesumit admanducandum. Et alius quidem esurit, alius autem ebrius est. Numquid domos non habetisad manducandum et bibendum ? aut Ecclesiam Dei contemnitis, et confunditis eos qui non habent ? Quid dicam vobis ? Laudo vos ? In hoc non laudo.

De la première Epîtrc du bienheureux Paul Apôtre aux Corinthiens. Chap. xi. i 'ai encore quelque chose ù J vous dire, et il ne s'agit pas de louanges : c'est que, dans vos assemblées, vous ne vous conduisez pas de la meilleure façon, mais de la pire. Car

firemière ment, j'apprends que, orsque vous vous assemblez dans l'église, il y a des scissions entre vous ; et je le crois en partie, parce qu'il faut qu il y ait des hérésies, afin que 1 on découvre par là ceux d'entre vous qui ont une vertu éprouvée. Lors donc que vous vous assemblez comme vous faites, ce n'est plus manger la Cène du Seigneur. Car chacun se hâte démanger son souper à part, en sorte que l'un n'a rien à manger, tandis que l'autre fait des excès. N'avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ? Méprisez-vous l'Eglise de Dieu ? Voulez-vous faire honte à ceux qui sont pauvres ? Que vous dirai-je ? Faut-il vous louer ? Non, certes, je ne vous louerai pas.

^ -p RAM quasi agnus ^' Jl, innocens : ductus sum ad immolandum, et nesciebam : consilium fecerunt inimici mei adversum me, dicentes ; *

ETAIS comme un agneau innocent ; j'ai été traîné pour ^re immolé, con^me si j'eusse ignoré leur dessein ; ils ont conspiré contre moi, et ont dit: *

Venez, mettons du bois dans son pain, et exterminons-le de la terre des vivants.

f. Tous mes ennemis formaient contre moi de mauvais desseins ; ils ont arrêté contre moi un injuste projet, et ils ont dit ;

* Venez, mettons du bois dans son pain, et exterminonsle de la terre des vivants.

Venite, mittamus lignum in panem ejus,et eradamus eum de terra viventium.

f. Omnes inimici mei adversum me cogitabanî mala mihî : verbum iniquum mandaverunt adversum me, dicentes:

* Venite, mittamus lignum in panem ejus, et eradamus eum de terra viventium.

C'est du Seigneur luimême que j'ai appris ce que je vous ai enseigné, savoir que le Seigneur Jésus, dans la nuit même où il fut livré, prit du pain, et ayant rendu grâces, le rompit et dit . Prenez et mangez : ceci est mon corps qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même le calice, après avoir soupe, en disant : Ce calice est la nouvelle alliance dans mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez ; car toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

EGO enim accepti a Domino, quod et tradidi vobis, quoniam Dominus Jésus in qua nocte tradebatur , accepit panem, et gratias agens fregit, et dixit ; Accipite et manducate : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradetur : hoc facite in meam commemorationem.Similiteretcalicem, postquam cœnavit, dicens : Hic calix novum testamentum est in meo sanguine : hoc facite, quotiescumque bibetis , in meam commemorationem. Quotiescumque enim manducabitis panem hune, et calicem bibetis mortem Domini annuntiabitis donec veniat.

Vcl .ludam non vidctis. quMnioJo non dormit, scd testitiat tradcrc me Judrcis ?

j>. Quid dormilis ? Sar^^itc, et oratc. ne n letis in tentationcm.

'•■ Vel .ludam non vidctis, quomodo non dormit, Bed fcstinat traderc me Judaeis ?

l'un l'autre à mourir pour moi ? * Quoi ! ne voyez-vous pas que Judas ne dort point, mais qu'il se hâte de me livrer aux mains des Juifs ? f. Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, de peur d'entrer en tentation.

Quoi ! ne voyez-vous pas que Judas ne dort point, mais qu'il se hâte de me livrer aux mains des Juifs ?

1 manducaverit panem hune, vel biberit caliccm Domini indigne, reus erit corporis et sanguinis Domini. Probet autem seipsum homo : et sic de pane illo edat. et de calice bibat. Qui enim manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit, non dijudicans corpus Domini. Ideo inter vos multi infirmi et imbecilles, et dormiunt multi. Quod si nosmetipsos dijudicaremus, nonutique judicaremur. Dum judicamurautera, a Domino corripimur, ut non cum hoc mundo damnemur. Itaque, fratres mei, cum convenitis ad manducandum, invicem exspectate. Si quis esurit, demi manducet : ut non in

AINSI donc, celui qui mangera ce pain, ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Que l'homme donc s'éprouve soimême, et qu'il mange ainsi de ce pain et boive de ce calice : car celui qui mange et boit indignement, mange et boit son propre jugement, ne faisant pas le discernement qu'il doit faire du corps du Seigneur. C'e>t pour cela que parmi vous beaucoup sont malades et languissants, et que beaucoup même sont morts. Que si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais lorsque nous sommes jugés de la sorte, c'est le Seigneur lui-même qui nous châtie; afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde. Ainsi, mes frères, quand vous vous réunisses

pour ces repas, attendezvous les uns les autres. Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous assembliez pas pour votre condamnation. Le reste, je remets à le régler quand je viendrai.

'^* L tinrent conseil, * Pour trouver moyen de se saisir adroitement de Jésus, et de le faire mourir; ils vinrent armés d'épées et de bâtons, comme pour prendre un voleur.

* Pour trouver moyen de se saisir adroitement de Jésus, et de le faire mourir; ils vinrent armés d'épées et de bâtons, comme pour prendre un voleur .

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