L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 78)
Cor mundum créa in me, Deus • * et spiritum rectum innova in visceribus meis.
Ne projicias me a facie tua : * et Spiritum Sanctum tuum ne auferas a me.
Redde mihi laetitiam salutaris tui : "et Spiritu principali confirma me»
Libéra me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meae : * et exsultabit lingua mea justitiam tuam.
Domine, labia mea aperies : * et os meum annuntiabit laudem tuam.
Quoniam si voluisses sacrificium, dedissem utique : * holocaustis non delectaberis
Sacrificium Deo spiritus contribulatus : * cor contritum et humiliatum, Deus, non despicies.
Bénigne fac, Domine, in bona voluntate tua Sion ' * ut asdificcntur mûri Jérusalem.
Tune acceptabis sacrificium justitias, obiationes, et holocausta . * tune imponent super altarc tuum vitulos.
Ant Jusiificeris, Domine, in sermonibus tuis, ut vincas cum iudicaris
Seigneur, traitez Sion -.- Ion votre miséricorde, et bâtissez les murs de Jérusalem.
Vous agréerez alors le sacrifice de justice, les offrandes et les holocaustes : et on vous offrira des génisses sur votre autel.
Ant. Faites connaître. Seigneur , que vous êtes véritable dans vos promesses, et irréprochable dans vos jugeI ments.
Le deuxième Psaume est particulier au jeudi de chaque semaine; c'est un Cantique du matin. Le Psalmiste y confesse le néant de l'homme et la brièveté de sa vie, et il demande à Dieu qu'il daigne répandre sa bénédiction sur les œuvres de la journée. Le fidèle doit se rappeler que l'Office des Laudes est le service du matin, et qu'on ne l'anticipe, en ces trois jours, que par exception.
pv OMINUS tamL-/ quamovis ad victimam ductus est , et non aperuit os suum.
Ant I ^ Seigneur a été ' i- mené à la mort comme une brebis, et il n"a pas ouvert la bouche.
DOMINE, refugium factus es nobis : * a generatione in generationem.
Priusquam montes fièrent, aut formaretur terra et orbis :■ * a saeculo et usque in sasculum tu es Deus.
SEIGNEUR , vous avez été notre refuge, de génération en génération.
Avant que les montagnes fussent créées, et que vous eussiez formé la terre et le monde, vous étiez éternellement Dieu, et le serez à jamais.
Ne réduisez pas l'homme au dernier abaissement, vous qui avez dit : Enfants des hommes, tournez-vous vers moi.
Mille ans sont à vos yeux comme la journée d'hier, qui est déjà passée;
Comme la durée d'une des veilles de la nuit; devant Vous, nos années sont comme un néant.
L'homme est comme l'herbe que l'on voit fleurir le matin, et qui bientôt est flétrie ; le soir, elle est sans force, elle durcit et se dessèche.
Votre colère nous a consumés , et votre indignation nous a jetés dans le trouble.
Vous avez mis nos péchés devant vos yeux, exposé le ' cours de notre vie à la lumière de votre visage.
Nos jours se sont écoulés ; et nous avons défailli en face de votre colère.
Nos années n'ont pas plus de consistance que le fragile travail de l'araignée, notre carrière est réduite à soixantedix ans : .
A quatre-vingts pour les plus forts ; au delà, il n'y a que peine et douleur.
Et quand arrive l'inofFensive vieillesse, nous ne tardons pas à être enlevés.