L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 79)
Ne avertas hominem in humilitatem : * et dixisti : Convertimini , filii hominum.
Quoniam mille anni ante oculos tuos : * tamquam dies hesterna quae prasteriit,
Et custodia in nocte, * quae pro nihilo habentur, eorum anni erunt.
Mane sicut herba transeat, mane floreat, et transeat : * vespere décidât, induret, et arescat.
Quia defecimus in ira tua : * et in furore tuo turbati sumus.
Posuisti iniquitates nostras in conspectu tuo : * saeculum nostrum in illuminatione vultus tui.
Quoniam omnes dies nostri defecerunt : * et in ira tua defecimus.
Anni nostri sicut aranea meditabuntur : * dies annorum nostrorum in ipsis septuaginta anni.
Si autem in potentatibus, octoginta anni : * et amplius eorum labor et dolor.
Dcxteram tuam sic notam fac : * et eruditos corde in sapicntia
Convertere, Domine , usQuequo ? * et deprecabilis este super servos tuos.
Repleti sumus mane misericordia tua : * et exsultavimus et delectati sumus omnibus diebus nostris.
Lastati sumus pro diebus, quibus nos humiliasti . * annis, quibus vidimus mala.
Respicein servos tuos, et in opéra tua : * et dirige filios eorum.
Et sit splendor Domini Dei nostri super nos, et opéra manuum nostrarum dirige super nos . * et opus manuum nostrarum diri^.
Ant. Dominus tamquam ovis ad victimam ductus est, et non aperuit os suum.
Signalez la puissance de votre bras, et instruisez notre cœur dans la sagesse.
Revenez à nous. Seigneur; juscju à quand diffircrez-vous? Laissez-vous flécnir aux prières de vos serviteurs.
Remplissez-nous dès le matin de votre miséricorde ; nous tressaillerons et nous prendrons notre joie en vous, tous les jours de notre vie.
Nous nous réjouirons pour les jours que nous avons été affligés, pour les années où nous avons éprouvé tant de maux.
Jetez les yeux sur vos serviteurs, qui sont votre ouvrage, et prenez soin de leurs enfants.
Que la lumière du Seigneur soit sur nous ; conduisez, Seigneur, pour notre bien, les œuvres de nos mains, et daignez diriger toutes nos actions.
Ant. Le Seigneur a été mené à la mort comme une brebis, et il n'a pas ouvert la bouche.
l.e troisième Psaume revient chaque jour à l'Office des Laudes, et TEglise n'a pas jugé à propos de le remplacer en ces trois jours. C'est le cri du chrétien qui élève son cœur vers Dieu au lever de la lumière, et lui témoigne son amour et sa confiance. Ce Psaume est toujours accompagné du lxvi^
dans lequel le Psalmiste, au lever du soleil matériel, implore sur le monde le regard de la miséricorde divine.
I ON cœur est brisé au milieu de ma poitrine ; tous mes os sont ébranlés.
ODiEU, ô mon Dieu, je veille vers vous dès le point du jour.
Dans cette terre déserte, sans route et sans eau. Je me présente devant vous, dans votre sanctuaire, pour contempler votre puissance et votre gloire.
Votre miséricorde est pour moi plus douce que la vie ; mes lèvres ne cesseront de faire entendre vos louanges.
Tant que je vivrai, je vous bénirai ; pour invoquer votre nom, j'élèverai mes mains.