L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 9)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

^. Et donnez-nous de connaître et d'aimer le Sauveur que vous nous avez envoyé.

Le Prêtre vous salue, en vous quittant pour monter à l'autel.

- UFER a nobis, quaesu^^ mus, Domine , iniquitatcs nostras; ut ad Sancta Sanctorum puris mcreamur mcntibus introire. Pcr Christura Dominum nostrum. Amen.

FAITES disparaître de nos cœurs , ô mon Dieu ! toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présentés ; nous vous le demandons par votre divin Fils, notre Seigneur.

Quand le Prêtre baise l'autel, par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on dira :

QRAMUS te , Domine, per mérita Sanctotuorura quorum reliquise hic sunt, et omnium Sanctorum, ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen.

^^ ÉNÉREUX soldats de Jésus(j Christ , qui avez mêlé votre sang au sien, faites instance pour que nos péchés soient remis, afin que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.

Si la Messe est solennelle, le Prêtre encense l'autel avec pompe, et cette fumée qui s'exhale de toutes les parties de l'autel sifnifie la prière de l'Eglise qui s'adresse à ésus-Christ, et que ce divin Médiateur fait ensuite monter, avec la sienne propre, vers le trône de la majesté de son Père.

Le Prêtre dit ensuite l'Introït. Cette Antienne solennelle est un chant d'ouverture dans lequel l'Eglise laisse s'échapper tout d'abord les sentiments qui l'animent.

Il est suivi de neuf cris plus expressifs encore ; car ils demandent miséricorde. En les proférant, l'Eglise s'unit aux neuf chœurs des Anges réunis autour de l'Autel du ciel, qui est le même que celui de la terre.

SEIGNEUR, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié! Seigneur, ayez pitié !

Christ, ayez pitié l Christ, ayez pitié ! Christ, ayez pitié 1

Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié ! Seigneur, ayez pitié !

Ainsi que nous l'avons exposé plus haut, l'Eglise s'interdit, en Carême, l'Hymne céleste que les Anges entonnèrent sur le berceau du Messie. Cependant, si elle doit célébrer la fête d'un Saint, elle reprend, pour ce jour-là, ce beau cantique dont le début semble plutôt convenir au ciel qu'à la terre. La seconde partie est plus en rapport avec les besoins et les craintes de l'homme pécheur. Nous y rappelons au Fils éternel du Père, qu'il est aussi 1'^- gneau^ qu'il est descendu pour effacer nos péchés. Nous le supplions d'avoir pitié de nous, d'ècouttr notre humble prière. Insistons sur ces sentiments qui conviennent si particulièrement au temps où nous sommes.

^^ LCRIA in excelsis Deo, \j^ et in terra pax hominibu&bonœ voluntatis.

cimus te : adoramus te : glorificamus te : gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.

Quoniamtusolus Sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen.

vous bénissons , nous vous adorons, nousvous glorifions, nous vous rendons grâces, à cause de votre grande gloire.

Vous qui dte^ les péchés du moude, receve^ notre humble prière.

Vous qui êtes assis à la droite du Père, a/e^ pitié de nous.

Car vous êtes le seul Saint, vous êtes le seul Seigneur, vous êtes le seul Très-Haut , ô Jésus-Christ 1 avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Le Prêtre salue encore le peuple, comme pour s'assurer de sa persévérance dans l'attention religieuse que réclame l'Action sublime qui se prépare.

Vient ensuite la Collecte ou Oraison, dans laquelle l'Eglise expose à Dieu, d'une manière expresse, ses intentions particulières dans la Messe qui se célèbre. On pourra s'unir à cette prière en récitant avec le Prêtre les Oraisons qui se trouvent ci-après, au Propre du Temps, et surtout en répondant Amen avec le Ministre qui sert la xMesse.

On lira ensuite l'Epître, qui est, pour l'ordinaire, un fragment des Lettres des Apôtres,

ou quelquefois un passage des livres de l'Ancien Testament. En faisant cette lecture, on demandera à Dieu de profiter des enseignements qu'elle renferme.

Le Graduel est un intermède entre la leccure de l'Epît.e et celle de l'Evangile. Il remet sous nos yeux les sentiments qui ont déjà été exprimés dans l'Introït. On doit le lire avec dévotion, pour s'en bien pénétrer et s'élever plus avant dans les Hauteurs du mystère.

Dans les autres temps de l'année, l'Eglise ait ici retentir le divin Alléluia] mais en ce moment elle a suspendu cette marque suprême de son allégresse, jusqu'à ce que son Epoux ait traversé cette mer d'amertume où nos péchés l'ont submergé. En place, elle fait entendre sur un mode triste quelques versets des Psaumes en rapport avec l'ensemble des prières de chaque Messe : ce chant s'appelle le Trait ; nous en avons parlé ailleurs.

Si c'est une Messe solennelle que l'on célèbre, le Diacre se dispose à remplir son noble ministère qui consiste à annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Il prie Dieu de purifier son cœur et ses lèvres ; puis il demande à genoux la bénédiction du Prêtre, et, l'ayant obtenue, il se rend au lieu d'où il doit chanter l'Evangile.

Ceigneur , purifiez mes •*^ oreilles trop longtemps remplies des vaines paroles

\A UNDA cor meum, ac ■*-^* labia mea, omnipotens Deus , qui labia

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