L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 10)
Isaix- F^rophetae calcule mundasii ignito : ita me tua grnta miseratione dignare mundare, ut sanctum Evangelium tuum digne valeam nuntiare. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Dominus sit in corde meo, et in labiis mois : ut digne et competenter annuntiem Evangelium suum. In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.
du siècle, afin que j'entende la Parole de la vie éternelle, et que je la conserve dans mon cœur. Par .Icsus-Christ votre Fils notre Seigneur. Amen.
Donnez à vos ministres la grAce d'être les fidèles interprètes de votre loi, afin que, pasteurs et troupeau, nous nous réunissions tous en vous à jamais.
On se tiendra debout par respect, pendant la lecture de l'Evangile; on fera sur soi le signe de la Croix, et on suivra toutes les paroles du Prêtre ou du Diacre. Que le cœur donc soit prêt, et qu'il se montre docile. L'E- pouse du Cantique dit: Mon âme s'est fondue en moi comme la cire, pendant que le bien-aimé me parlait. Mais tous n'ont pas cet annour. Disons-lui du moins, avec l'humble soumission de Samuel : Parle^, Seigneur : votre serviteur écoute.
Après l'Evangile, si le Prêtre récite le Symbole de la Foi, on le dira avec lui. La foi est le don suprême de Dieu; c'est par elle que nous percevons la lumière qui luit au milieu des ténèbres^ et que les ténèbres de rincrédulité n'ont point comprise. Lsl foi seule nous apprend ce que nous sommies, d'où nous venons, où nous allons. Seule elle nous enseigne la voie pour retourner à Dieu, si nous nous sommes écartés de lui. Aimons cette foi par laquelle nous
serons sauvés, si nous la fécondons par les œuvres, et disons avec l'Eglise Catholique :
JE crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles et invisibles.
Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu; qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu : qui n'a pas été fait, mais engendré ; consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites. Qui est descendu des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut ; qui a pris chair de la Vierge Marie, par l'opération du Saint-Esprit : et qui s'est FAIT HOMME. Qui aussi a été crucifié pour nous sous PoncePilaie, qui a souffert, gui a été mis dans le sépulcre ; qui est ressuscité le troisièmejour, selon les Ecritures. Et qui est monté au ciel, qui est assis à la droite du Père, et qui viendra encore avec gloire pour juger les vivants et les morts ; et dont le règne n'aura point de fin. ^
Et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils ; qui est adoré et glorifié conjoinÇ^ REDO in unum Deum, ^^ Patrem omnipotentem, factorem cœli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.
Et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Pâtre natum ante omnia sascula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : et homo factus EST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas. Et ascendit in coelum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos : cuius regni nonerit finis.
Et in Spiritum Sanctum Dominum et vivificantem : qui ex Pâtre Filioque procedit. Qui
temcnt avec le Père cl le Fils ; qui a parlé par les prophètes. Je crois l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse qu'il y a un Baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.
cum Fatre etFilio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est pcr Prophetas. Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum Baptisraa in remissionem peccatorum. Et cxspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi. Amen.
Le cœur du Prêtre et celui du peuple doivent maintenant être prêts; il est temps de préparer Poffrande elle-même. Nous entrons dans cette seconde partie de la sainte Messe qui est appelée Oblation, et qui fait suite à celle que l'on désigne sous le nom de Messe des Catéchumènes^ parce qu'elle était autrefois la seule à laquelle les aspirants au Baptême eussent le droit de prendre part.
Voici donc que le pain et le vin vont être offerts à Dieu, comme les plus nobles éléments de la création matérielle, puisqu'ils sont destinés à la nourriture de l'homme ; mais ce n'est là qu'une figure grossière de leur destination dans le sacrifice chrétien. Leur substance va bientôt s'évanouir; il n'en demeurera plus que les apparences. Heureuses créatures qui cèdent la place au Créateur î Nous aussi, nous sommes appelés à éprouver une ineffable transformation, lorsque, comme dit l'Apôtre, ce qui est mortel en nous sera absorbé par la vie i. En attendant, offrons-nous à Dieu au moment où le
pain et le vin lui vont être présentés, et préparons-nous pour la venue de celui qui, en prenant notre nature humaine, nous a rendus participants delà nature divine i.
Le Prêtre salue encore le peuple, pour l'avertir d'être de plus en plus attentif. Lisons avec lui l'Offertoire, et quand il présente à Dieu l'Hostie, joignons-nous à lui et disons :
SusciPE, sancte Pater, omnipotens, asterne Deus, hanc immaculatam hostiam, quam ego indignus famulus tuus ofFero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabilibus peccatis et offensionibus et negligentiis meis, et pro omnibus circumstantibus, sed et pro omnibus fidelibus christianis vivis atque defunctis : ut mihi et illis proficiat ad saluteni invitamaeternam. Amen.
Quand le Prêtre met dans le calice le vin auquel il mêle ensuite un peu d'eau, afin de représenter l'union de la nature divine à la faible nature humaine en Jésus-Christ, pensez au divin mystère de l'Incarnation, principe de notre salut et de nos espérances, et dites :
rUT ce que nous avons, Seigneur, vient de vous et est à vous : il est donc juste que nous vous le rendions. Mais combien vous êtes admirable dans les inventions de votre puissante charité ! Ce pain que nous vous offrons va bientôt céder la place à votre sacré Corps ; recevez, dans une même oblation, nos cœurs qui voudraient vivre de vous, et non plus d'euxmêmes.
QEIGNEUR qui êtes la vèri^ table Vigne, et dont le Sang, comme un vin généDEUS qui humana» substantiae di^nitatem mirabiliter condidisti, et
mirabilius reformasti : da nobis per hujus aquîe et vini mysterium, cjus divinitatib esse consortes. qui humanitatis nostrae fieri dignatus est particeps, Jésus Christus, Fiîius tuus. Dominas noster ; qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus,
Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour agréable cette oblation dont la figure va bientôt se transformer en réalité ; pendant ce temps, dites en union avec lui :
reux, s'est épanché sous le pressoir de la (^roix. vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité, figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.
/^ FFERIMUS tibi, Do^^ mine, calicem salutaris, tuam deprecantes clementiara : ut in conspectu divinae Majestatis tuas, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat. Amen.
Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons; humilions-nous avec lui et disons :
A GRÉEZ ces dons, souve^^ rain Créateur de toutes choses ; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.
T N spiritu humilitatis, *■ et in animo contrito suscipiamur a te, Domine : et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi. Domine Deus.
^ nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel, Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faites-nous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.