Théogonie, Les Travaux et les Jours, Le Bouclier d’Hercule (page 4)
Auprès s’élevait une cité munie de superbes tours et de sept portes d’or attachées à leurs linteaux. Les habitans s’y livraient aux plaisirs et à la danse (38). Sur un char aux belles roues ils conduisaient une jeune vierge à son époux et de toutes parts retentissaient les chants d’hyménée (39). On voyait au loin se répandre la clarté des flambeaux étincelans dans la main des esclaves. Florissantes de beauté, des femmes précédaient le cortége et des groupes joyeux les accompagnaient en dansant. Des chanteurs mariaient aux chalumeaux sonores leur voix légère et flexible, qui perçait les échos d’alentour, et un chœur gracieux voltigeait, guidé par les sons de la lyre. D’un autre côté les jeunes garçons se divertissaient aux accords de la flûte ; les uns goûtaient les plaisirs du chant et de la danse ; les autres riaient en contemplant ces jeux et chacun s’avançait précédé d’un musicien habile. Enfin, la joie, la danse et les amusemens animaient la ville tout entière. Devant les remparts des écuyers couraient montés sur leurs chevaux. Des laboureurs fendaient le sein d’une terre fertile, en relevant leurs tuniques. Dans un champ couvert de blés, des ouvriers moissonnaient les tiges hérissées de pointes aiguës et chargées de ces épis, don précieux de Cérés, tandis que leurs compagnons les liaient en javelles et remplissaient l’aire de leurs monceaux. Ailleurs, ceux-ci, armés de la serpe, récoltaient les fruits de la vigne ; ceux-là, recevant de la main des vendangeurs les grappes blanches ou noires cueillies sur les grands ceps aux feuilles épaisses et aux rameaux d’argent, les entassaient au fond des corbeilles que d’autres emportaient. Non loin de là, rangés avec ordre et figurés en or, des plants nombreux, chefs-d’œuvre de l’industrieux Vulcain, s’élevaient couverts de pampres mobiles, soutenus par des échalas d’argent et chargés de grappes qui semblaient noircir. Les uns foulaient le raisin, les autres goûtaient le vin nouveau. On voyait encore des athlètes s’exercer à la lutte et au pugilat. Quelques chasseurs poursuivaient des lièvres agiles, et deux chiens à la dent acérée couraient en avant, impatiens de saisir ces animaux qui cherchaient à leur échapper. Près de cette chasse, des écuyers se disputaient le prix avec une ardente rivalité ; debout sur leurs chars magnifiques, ils lançaient leurs légers coursiers et leur lâchaient les rênes : ces solides chars volaient en bondissant et les moyeux des roues retentissaient au loin. Cependant les rivaux redoublaient d’efforts ; la victoire ne se déclarait pas et le combat restait indécis. Dans la lice brillait à tous les yeux un grand trépied d’or, glorieux ouvrage de l’habile Vulcain.
Enfin l’Océan (40), qui semblait rempli de flots, coulait de toutes parts autour du superbe bouclier. Des cygnes au vol rapide jouaient à grand bruit au milieu de ces flots ; plusieurs nageaient sur la surface des vagues et les poissons s’agitaient autour d’eux, spectacle surprenant même pour le dieu du tonnerre qui avait commandé à l’adroit Vulcain cette vaste et solide armure ! Le généreux fils de Jupiter la saisit avec ardeur et d’un saut léger s’élança sur le char, pareil à la foudre de son père qui porte l’égide. Son valeureux écuyer, Iolaüs, assis sur le siège, conduisait le char recourbé. Alors la déesse aux yeux bleus, Minerve (41) s’approcha des deux héros et pour les animer encore, fit voler de sa bouche ces paroles ailées : « Salut, ô descendans du fameux Lyncée (42) ! Puisse le roi des bienheureux immortels, Jupiter, vous donner aujourd’hui la force d’immoler Cycnus et de le dépouiller de sa glorieuse armure ! Mais, écoute mes conseils, Hercule, ô toi, le plus courageux des hommes ! Quand tu auras privé Cycnus de la douce existence, laisse-le avec ses armes étendu sur l’arène. Observe l’approche de Mars, ce fléau des mortels, et frappe-le (43) de ta lance acérée à l’endroit que tu verras nu sous le magnifique bouclier. Après, éloigne-toi ; car le sort ne te permet point de t’emparer de ses chevaux, ni de sa glorieuse armure (44). »
À ces mots, la puissante déesse monta (45) promptement sur le char, portant la victoire et la gloire dans ses mains immortelles. Alors, d’une voix terrible, Iolaüs, issu de Jupiter, excita les chevaux qui, effrayés de ses menaces, emportèrent le rapide char en couvrant la plaine de poussière. Minerve aux yeux bleus, secouant son égide, leur avait inspiré une nouvelle ardeur et la terre gémissait sous leurs pas.
Cependant Cycnus, ce dompteur de coursiers, et Mars, insatiable de combats, s’avançaient de front, semblables à la flamme ou à la tempête (46). Les chevaux des deux chars, arrivés les uns devant les autres, poussèrent des hennissemens aigus qui perçaient les échos d’alentour. Le puissant Hercule parla ainsi le premier :
« Lâche Cycnus ! pourquoi diriger ces rapides coursiers contre des hommes endurcis comme nous par le travail et par la souffrance ? Détourne ton char éclatant et cède-moi le chemin. Je vais à Trachine (47), auprès du roi Ceyx (48), qui, puissant et respecté, règne dans cette ville : tu le sais par toi-même, puisque tu as épousé sa fille, Thémisthonoë aux yeux noirs. Lâche ! Mars ne repoussera pas la mort loin de toi, si nous nous mesurons tous les deux. Jadis, il éprouva le pouvoir de ma lance lorsque, me disputant la sablonneuse Pylos, il osa me résister, dans son insatiable ardeur de guerre et de carnage. Blessé trois fois, il se vit forcé de s’appuyer contre la terre ; j’avais déjà frappé son bouclier, lorsque du quatrième coup je lui perçai la cuisse, en l’accablant de toute ma force ; je déchirai sa chair de part en part, et, le front dans la poussière, il tomba sous le choc de ma lance. Alors, couvert de honte, il retourna parmi les immortels, laissant entre mes mains ses dépouilles sanglantes. »
Il dit, mais le belliqueux Cycnus ne voulut pas, docile à la demande d’Hercule, détourner ses vigoureux coursiers. Aussitôt le fils du grand Jupiter et le fils du terrible Mars (49) s’élancèrent du haut de leurs solides chars. Les écuyers rapprochèrent les chevaux à la belle crinière et sous le choc de leurs pas la vaste terre gémit profondément. Comme, du faîte élevé d’une grande montagne, de lourds rochers se précipitent en roulant les uns sur les autres, et dans leur rapide chute entraînent un grand nombre de chênes à la haute chevelure, de pins et de peupliers aux profondes racines, jusqu’à ce que ces confus débris arrivent tous dans la plaine : ainsi les deux héros s’attaquèrent avec des cris effrayans. Toute la ville des Myrmidons, la célèbre Iaolchos, Arné, Hélice, Anthée aux gras pâturages retentirent des longs éclats de leur voix (50) ; car ils s’entre-choquèrent en poussant d’incroyables clameurs. Le prudent Jupiter fit gronder au loin son tonnerre et laissa tomber du ciel des gouttes de sang (51), pour donner à son fils intrépide le signal du combat. Lorsque, dans les gorges d’une montagne, un sanglier à l’aspect farouche, aux dents menaçantes, brûle de combattre une troupe de chasseurs, la tête baissée, il aiguise contre eux ses blanches défenses ; l’écume ruisselle de sa gueule prête à les déchirer ; ses yeux ressemblent à la flamme étincelante, et sur son dos, sur son cou se dressent ses poils frémissans : tel le fils de Jupiter s’élança de son char. C’était la saison où la bruyante cigale aux noires ailes (52), assise sur un verdoyant rameau, commence à prédire aux hommes par ses chants le retour de l’été, la cigale, qui choisit pour boisson et pour nourriture la féconde rosée, et depuis l’aurore jusqu’au déclin du jour ne cesse de faire entendre sa voix, au milieu de la plus ardente chaleur, lorsque le Sirius dessèche tous les corps ; c’était la saison où le millet, semé dans l’été, se couronne d’épis, où l’on voit se colorer ces verts raisins que Bacchus donne aux humains pour leur joie et pour leur malheur : c’était alors que ces héros combattaient, et leurs tumultueuses clameurs retentissaient de toutes parts. Tels deux lions, se disputant une biche qui vient de périr, s’élancent furieux l’un contre l’autre ; ils poussent d’affreux rugissemens et leurs dents s’entre-choquent : tels encore, sur une roche élevée, deux vautours aux serres aiguës, aux becs recourbés, combattent à grands cris pour une chèvre des montagnes ou pour la grasse dépouille d’une biche sauvage, que tua la flèche lancée par l’arc d’un jeune chasseur ; tandis que ce chasseur s’égare, incertain de sa route, ils s’en aperçoivent aussitôt et commencent une lutte opiniâtre : ainsi les deux rivaux se jetèrent, en criant, l’un sur l’autre. Cycnus, impatient d’immoler le fils du puissant Jupiter, frappa son bouclier d’un javelot d’airain, mais sans pouvoir le briser ; car les présens de Vulcain défendaient Hercule. Le fils d’Amphitryon, le puissant Hercule, lançant rapidement sa longue javeline, atteignit Cycnus au-dessous du menton, entre le casque et le bouclier, à l’endroit où le cou restait découvert ; la pointe homicide lui trancha les deux muscles, car son vainqueur l’avait accablé d’un coup violent. Il tomba comme un chêne ou un roc élevé frappé par la brûlante foudre de Jupiter. Dans sa chute, retentirent autour de lui ses armes étincelantes d’airain. Le fils patient de Jupiter abandonna sa victime, et voyant s’avancer Mars, ce fléau des humains, lui lança de farouches regards. Lorsqu’un lion a trouvé un animal vivant, soudain de ses ongles vigoureux il le déchire et lui arrache la douce existence ; son cœur avide se rassasie de sa fureur ; il roule des yeux effrayans, bat de sa queue ses flancs et ses épaules, creuse du pied la terre, et nul à cet aspect, n’ose s’approcher de lui, ni le combattre : ainsi le fils d’Amphitryon, insatiable de batailles, se présenta en face de Mars et son audace s’enflamma plus encore au fond de son cœur. Mars s’avança, la douleur dans l’âme et tous les deux, en criant, fondirent l’un sur l’autre. Comme une pierre (53) détachée du faîte d’une montagne, roule et bondit au loin avec un grand fracas, lorsque enfin elle rencontre dans une colline élevée un obstacle qui arrête sa chute : tel le funeste Mars qui fait plier les chars (54) sous son poids, s’élança, poussant d’effroyables clameurs ; Hercule soutint son choc avec fermeté. Alors Minerve, fille de Jupiter maître de l’égide, alla au-devant de Mars en agitant sa ténébreuse égide, et, le regardant d’un œil irrité, elle fit voler de sa bouche ces paroles ailées :
« Ô Mars ! apaise ta bouillante audace et retiens tes mains invincibles. Le sort ne te permet pas de tuer Hercule, ce fils intrépide de Jupiter, ni de le dépouiller de sa glorieuse armure. Cesse donc le combat et ne lutte pas contre moi. »
Elle dit, mais ne persuada point le cœur magnanime du dieu Mars. Mars, brandissant à grands cris ses armes semblables à la flamme, se précipita aussitôt sur le puissant Hercule ; impatient de l’immoler et furieux du trépas de son fils, il atteignit de sa lance d’airain le vaste bouclier. Mais Minerve aux yeux bleus, se penchant hors du char, détourna le choc impétueux de la lance. Mars, en proie à une vive douleur, tira son glaive acéré et se jeta sur le généreux Hercule. Tandis qu’il accourait, le fils d’Amphitryon, insatiable de combats et de carnage, frappa d’un coup violent sa cuisse restée à découvert sous le magnifique bouclier. Armé de la lance, il déchira sa chair de part en part, et le renversa au milieu de l’arène. Soudain la Fuite et la Terreur firent avancer son char agile et ses coursiers ; puis l’enlevant de la terre aux larges flancs, elles le portèrent sur ce char magnifique, frappèrent du fouet les chevaux et remontèrent dans le vaste Olympe.
Le fils d’Alcmène et le glorieux Iolaüs partirent après avoir dépouillé les épaules de Cycnus de sa belle armure, et bientôt, traînés par leurs coursiers aux pieds rapides, ils parvinrent dans la ville de Trachine (55). Minerve aux yeux bleus regagna le grand Olympe et les demeures de son père.
Cycnus fut enseveli par Ceyx et par le peuple innombrable, qui, auprès de la cité de cet illustre monarque, habitait Anthée, la ville des Myrmidons, la célèbre Iaolchos, Arné et Hélice. Une foule immense se rassembla pour honorer Ceyx, cet homme cher aux bienheureux immortels. Mais l’Araunus (56), grossi par les pluies de l’hiver, fit disparaître sous ses ondes le tombeau et le monument de Cycnus. Ainsi l’avait ordonné Apollon fils de Latone, parce que Cycnus, se plaçant en embuscade, dépouillait de vive force tous les mortels qui conduisaient à Pytho (57) de superbes hécatombes.
FIN DU BOUCLIER D’HERCULE.
FRAGMENS D’HÉSIODE.
I.
Uranie mit au monde un fils aimable, ce Linus que tous les chantres et tous les musiciens parmi les hommes pleurent au milieu des festins et des chœurs de danse, invoquant Linus au commencement et à la fin. (Eustalhe ad Iliad., S. 570, p. 1163-1222 ; édit. rom.) (1).
II.
Il courait sur l’extrémité des épis et ne les brisait pas ; mais il effleurait de ses pieds leurs pointes aiguës sans ravager leurs fruits. (Eustathe ad Iliad., B., p. 323-245.)
III.
Ilée, que chérit le roi Apollon, fils de Jupiter, et à qui il donna ce nom, parce que ayant trouvé une nymphe favorable à ses désirs, il s’unit d’amour avec elle le jour où Neptune et Apollon bâtirent la haute muraille de la ville magnifique. (Étymol. Gud., p. 276 ; Tzetzès ad Iliad., p. 126.)
IV.
Ou telle que dans la béotienne Hyrie elle éleva sa fille. (Schol. Venet., Iliad., B., cat. 3.)
V.
Elle répandit sur leurs têtes une gale affreuse ; car la dartre envahit toute leur peau ; les cheveux tombaient de leurs têtes et ces belles têtes devenaient chauves. (Eustathe ad Ody. N., p. 1746.)
VI.
À cause de leur honteux libertinage, elles perdirent la tendre fleur de leur beauté. (Suidas au mot Machlosuné. Eustathe ad Iliad., O. 30, 1337.) (2).
VII.
Qui, venu de Lilée, épanche son onde superbe. (Eustathe ad Iliad., B., v. 523 p. 275.) (3).
VIII.
À moins qu’il ne soit sauvé de la mort par Apollon ou par Péon lui-même, qui connaît les remèdes de tous les maux. (Eustathe ad Ody., D. 231.) (4).
IX.
Polycaste à la belle ceinture, la plus jeune des filles de Nestor, fils de Nélée, donna Persépolis à Télémaque après s’être unie avec lui, grâce à Vénus à la parure d’or. (Eustathe ad Ody., P., p. 1796-597.) (5).
X.
Argos était sans eau, Danaüs lui en donna. (Eustathe ad Iliad., D., p 461-350.) (6).
XI.
Phylée, cher aux bienheureux immortels. (Eustathe ad Iliad., A., p. 125-94.)
XII.
En effet, peu de fils ressemblent à leurs pères ; la plupart les surpassent en méchanceté. (Eustathe ad Iliad, E., p. 235.)
XIII.
Et la fille de cet Arabus qu’engendrèrent le bienfaisant Mercure et Thronie, fille du roi Bélus. (Strabon, lib. 1, c. 2) (7).
XIV.
Ils furent les enfans du divin Lycaon, que jadis engendra Pélasgus. (Strabon, lib. 5, c. 2, §. 4.)
XV.
Locrus en effet commandait au peuple de ces Léléges, que jadis le fils de Saturne, Jupiter, doué d’une sagesse impérissable, choisit parmi les pierres de la terre et donna à Deucalion. (Strabon, lib. 7, c. 7.)
XVI.
Il habitait la roche Olénienne, sur les rives du fleuve Pirus aux eaux rapides. (Strabon, lib. 8, c. 3, § 11.) (8).
XVII.
Qui eurent pour enfans les divines Nymphes des montagnes, la race des méchans et méprisables Satyres, et les dieux Curètes, amis des jeux et de la danse. (Strabon, lib. 10, c. 3, § 19.) (9).
XVIII.
Mon esprit s’étonne de la quantité de figues que porte ce figuier sauvage, malgré sa petitesse. Pourrais-tu en dire le nombre ? — Leur nombre est de dix mille, mais un médimne est leur mesure. Il en reste une de plus que tu n’es point en état de comprendre. — Il dit et tous les deux connurent la véritable mesure. Alors le sommeil de la mort couvrit les yeux de Calchas. (Strabon, lib. 14, c. 1, § 27) (10).
XIX.
Qui coule auprès de Panopis et de Glécon aux fortes murailles, et traverse Orchomène en roulant comme un serpent. (Strabon, lib. 9, c. 3, § 17.)
XX.
Dans le pays des Glactophages, à qui leurs chars servent de maisons. (Strabon, lib. 7, c. 3, § 9.)
XXI.
Les Éthiopiens, les Libyens et les Scythes, nourris du lait des cavales. (Strabon, lib. 7, c. 3, § 7.)
XXII.
Il se rendit à Dodone auprès du hêtre, demeure des Pélasges. (Strabon, lib. 7, c. 7, § 10.)
XXIII.
Ou telle, habitant les collines sacrées de Didyme, dans la plaine de Dotium, en face d’Amyros féconde en vignobles, la chaste vierge baigna ses pieds dans le lac Bébéis. (Strabon, lib. 9, c. 5, § 22. Idem, lib. 14, c. 1, § 40.)
XXIV.
Hyettus, ayant tué dans sa maison Molyre, ce fils chéri d’Arisbas, parce qu’il avait couché avec sa femme, quitta son pays, s’enfuit d’Argos, nourrice des coursiers, et se réfugia chez Orchomène, fils de Minyas ; ce héros l’accueillit et lui donna une portion de ses biens, comme l’hospitalité l’exigeait. (Pausanias. Béotie, c. 36.) (11).
XXV.
Phylas épousa la fille de l’illustre Iolaüs, Lipéphile, qui, semblable par sa beauté aux déesses de l’Olympe, mit au jour, dans ses palais Hippotès et la belle Théro, brillante comme les rayons de la lune. Théro conçut entre les bras d’Apollon et enfanta le vigoureux Chiron, ce dompteur de coursiers. (Pausanias. Béotie, c. 40.)
XXVI.
. . . Afin que la ville le fasse : l’ancienne loi est la meilleure. (Porphyre, dans l’Antre des Nymphes.)
XXVII.
Et le superbe Périclymène, cet heureux mortel, comblé de tous les dons par Neptune, qui ébranle la terre. Tantôt il paraissait parmi les oiseaux sous la forme d’un aigle ; tantôt, ô prodige ! il rampait comme une fourmi ; quelquefois il se métamorphosait en un brillant essaim d’abeilles ou devenait un terrible et farouche serpent. Enfin il possédait mille dons, impossibles à décrire, mais qui dans la suite le perdirent d’après la volonté de Minerve. (Le Scholiaste d’Apollonius de Rhodes, lib. 1, v. 156.)
XXVIII.
Ayant demandé le fils de l’illustre Cléadéus.... (Le Scholiaste d’Apollonius de Rhodes, lib. 1, v. 824.)
XXIX.
Alors ils adressaient leurs vœux à Jupiter Énéien qui règne au haut des cieux. (Idem, lib. 2, v. 297.)
XXX.
Lui-même, dans le débordement du fleuve, issu de Jupiter..... (Idem, lib. 1, v. 757.)
XXXI.
De ses jolis pieds (Idem, 1, v. 456.)
XXXII.
Dans l’île d’Anthémoessa, où le fils de Saturne leur donna..... (Idem, 4, v. 892.)
XXXIII.
D’Hellen, ce roi dispensateur de la justice, naquirent Dorus, Xulhus, Éole qui se plaisait à conduire les coursiers. Éole engendra des rois dispensateurs de la justice, Créthéus, Athamas, l’astucieux Sisyphe, l’inique Salmonée et l’orgueilleux Périérès. (Tzetzès ad Lycophron, 284 ; et le Scholiaste de Pindare, Pyth. 4, v. 252.) (12).
XXXIV.
Un corbeau messager vint du festin sacré dans la divine Pytho et apprit des nouvelles ignorées à Phébus aux longs cheveux ; il lui dit que le fils d’Ilatus, Ischys avait épousé Coronis, fille de Phlégyas, issu de Jupiter. (Le Scholiaste de Pindare, Pyth. 3, v. 14 et 48.)
XXXV.
L’Amaryncide Hippostrate, rejeton de Mars, glorieux enfant de Phyctée, chef des héros épéens. (Le Scholiaste de Pindare, Olyn. 10, v. 46.)
XXXVI.
Le parti que son esprit jugea le meilleur fut de le retenir et de cacher, contre son attente, le glaive superbe que lui avait fabriqué l’illustre Vulcain, afin qu’en cherchant seul cette arme sur le haut Pélion, il succombât dompté par les Centaures, habitans des montagnes. (Le Scholiaste de Pindare, Ném. 4, v. 95.) (13).
XXXVII.
Éson, père de Jason, pasteur des peuples, que Chiron éleva sur le Pélion couvert de forêts. (Le Scholiaste de Pindare, Nem. 3, v. 92.) (14).
XXXVIII.
Médite dans ton esprit prudent chacun de ces conseils : D’abord quand tu arrives dans la maison, offre de magnifiques sacrifices aux dieux immortels. (Le Scholiaste de Pindare, Pyth. 6, v. 19.) (15).
XXXIX.
Alors, pour la première fois, à Délos, Homère et moi, mariant nos chants en des hymnes nouveaux, nous célébrions Apollon au glaive d’or, ce dieu que Latone enfanta. (Le Scholiaste de Pindare, Nem. 2, v. 1.)
XL.
Ou telle que dans Phthie, dotée de ses attraits par la main des Grâces, la belle Cyréne habitait auprès des ondes du Pénée. (Le Scholiaste de Pindare, Pyth. 9, v. 6.)
XLI.
Ou telle que, dans Hyrie, la prudente Mécionice donna Euphémus à Neptune qui ébranle la terre, après s’être unie d’amour avec lui, grâce à Vénus à la parure d’or. (Idem, Pyth. 4, v. 35.)
XLII.
Devenue enceinte, elle enfanta Éacus, qui aimait à conduire les coursiers. Lorsqu’il eut atteint le terme de l’aimable adolescence, il s’affligeait d’être seul. Le père des mortels et des dieux métamorphosa toutes les fourmis qui se trouvaient dans cette île charmante en hommes et en femmes à la large ceinture. Ces peuples d’abord fabriquèrent des vaisseaux à deux rangs de rameurs ; les premiers ils y placèrent les voiles, ces ailes du navire qui traverse les mers (Tzetzès ad Lycophron, 176 ; et le scholiaste de Pindare, Olyn. 8, v. 27.)
XLIII.
Il eut pour fils généreux Sérus et Alazygus. (Le Scholiaste de Pindare, Olymp. 10, 83.) (16).
XLIV.
Il existe une contrée nommée l’Ellopia, riche en moissons et en pâturages, abondante en brebis et en bœufs aux pieds flexibles. Là habitent des hommes qui possèdent beaucoup de bœufs et d’agneaux, et dont la foule innombrable forme une des tribus de la race mortelle. A l’extrémité de ce pays s’élève une ville, appelée Dodone ; Jupiter, qui la chérit, a voulu y placer son oracle révéré des humains dans le creux d’un hêtre. C’est de là que les habitans de la terre emportent toutes les prédictions. L’homme qui désire interroger le dieu immortel doit venir avec des présens et d’heureux présages tirés du vol des oiseaux. (Le Scholiaste de Sophocle ad Trachin., 174.) (17).
XLV.
Qui donna Hermione au belliqueux Ménélas et enfanta pour dernier fils Nicostrate, rejeton de Mars. (Le Scholiaste de Sophocle, Électre, 533.)(18).
XLVI.
Stratonice à la belle ceinture, étant devenue enceinte, mit au monde dans son palais Eurytus, le plus cher de ses fils. Les enfans d’Eurytus furent Déion, Clytius, Toxéus, égal aux dieux, et Iphytus, rejeton de Mars. Après ces héros, la puissante Antiope, fille de Pylon, fils de Naubole, lui donna pour dernier enfant la blonde Iolée. (Le Scholiaste de Sophocle, Trach., v. 264.)
XLVII.
Marès, messager rapide, traversant le palais, courut auprès de lui ; portant une coupe d’argent remplie de vin, il la présenta au roi. (Athénée, lib. 11.)
XLVIII.
Et alors le devin saisit dans ses mains la courroie du bœuf ; Iphiclus se penchait sur ses épaules, et derrière lui, portant la coupe d’une main et de l’autre élevant le sceptre, Phylacus se tenait debout et disait au milieu des esclaves..... (Athénée, lib. 11.)
XLIX.
Bacchus a donné aux hommes la joie et la douleur. Celui qui boit sans mesure trouve la folie dans son ivresse. Le vin enchaîne à la fois ses mains, ses pieds, sa langue et son esprit par des liens invincibles, et le doux sommeil aime à fermer ses paupières. (Athénée, lib. 10.)
L.
Que les mortels appellent les Pléiades. (Athénée, lib. 11.)
LI.
Les Pléiades d’hiver se couchent. (Idem.)
LII.
Alors se cachent les Pléiades. (Idem.)
LIII.
Il est doux, au milieu d’un festin abondant, de se livrer à d’agréables discours, lorsque les convives sont rassasiés. (Idem.)
LIV.
Là est mon vase, ô chef des peuples ! (Idem.)
LV.
Il tua onze fils généreux du patient Nélée ; le douzième, l’écuyer Nestor, se trouvait comme hôte chez les Géréniens, ces dompteurs de coursiers. (Étienne de Byzance, v. Gérênia.)
LVI.
Nestor seul fut sauvé dans Géréna émaillée de fleurs. (Idem.)
LVII.
Dans l’île divine d’Abantis, que les dieux immortels appelaient ainsi auparavant, et qu’alors Jupiter nomma l’Eubée, du nom d’un bœuf. (Étienne de Byzance, v. Abantis) (19).
LVIII.
Eurygyès, encore enfant de la sainte Athènes. (Hésychius in Ep’Eurugué agôn.) (20).
LIX.
Mourir dans l’âge le plus tendre. (Ammonius in Orthrus.)
LX.
En effet, le roi de l’Olympe donna la force aux Éacides, la prudence aux Amythaonides et la richesse aux Atrides. (Nicolas de Damas, p. 239, Coray.)
LXI.
Les Éacides, qui se réjouissent à la guerre comme dans les festins. (Polybe, v. 2.)
LXII.
La corneille babillarde vit neuf générations d’hommes florissans de jeunesse ; le cerf vit quatre fois plus que la corneille ; le corbeau vieillit pendant trois âges de cerf ; le phénix vit neuf âges du corbeau et nous vivons dix âges de phénix, nous, Nymphes aux beaux cheveux, filles de Jupiter, armé de l’égide. (Plutarque, Mor. de oraculorum defectu, t. 2, p. 415 ; et Tzetzès ad Iliad., p. 149.)
LXIII.
Car il était épris d’un violent amour pour Églé, fille de Panope. (Plutarque, Vie de Thésée, 20.) (21).
LXIV.
Il n’y a point, parmi les hommes enfans de la terre, un devin qui connaisse la volonté de Jupiter, armé de l’égide. (Clément d’Alexandrie, Stromates, v. p. 610.) (22).
LXV.
Car il est le roi et le maître de tous les immortels ; nul autre ne saurait rivaliser de pouvoir avec lui. (Idem, v. p. 603.) (23).
LXVI.
Des Muses, qui rendent un homme prudent, divin, célèbre. (Idem, 1, p. 287.)
LXVII.
Il est agréable de savoir ce que les immortels ont donné aux humains comme un signe manifeste des biens et des maux. (Idem, 6, p. 628.)
LXVIII.
O Jupiter, ô père des mortels ! plût aux cieux que tu m’eusses donné une vie moins longue et une sagesse égale à celle des autres humains ! Mais tu ne m’as pas accordé le moindre honneur et tu m’as condamné à parcourir une longue carrière, à vivre sept générations d’hommes doués de la parole. (Tzetzès ad Lycophron, 682 ; et ad Iliad, p. 149.)
LXIX.
L’homme n’obtient qu’une seule des dix parties de la jouissance ; mais la femme les éprouve toutes les dix et le plaisir charme son cœur. (Tzetzès ad Lycophron, 682 ; et Apollodore, lib. 3, c. 6, § 7) (24).
LXX.
Trois fois heureux Éacide et quatre fois heureux Pélée, qui, dans ton palais, montes sur une couche sacrée ! (Tzetzès, Proleg. jn Lycophron, p. 261.)
LXXI.
Le père des dieux et des hommes s’irrita et, du haut de l’Olympe lançant sa foudre ardente, il tua le petit-fils de Latone, excitant lui-même son âme à la colère. {Athénagoras in legatione pro christianis, p. 134.)
LXXII.
Les Nymphes semblables aux Grâces, Phésyle, Coronis, Cléia à la belle ceinture, la gracieuse Phéo et Eudore au long voile, ces Nymphes que sur la terre les tribus des hommes appellent les Hyades. (Le Scholiaste d’Aratus, Phœn., v. 172.)
LXXIII.
Tous sont appelés Trichaïces, parce que, loin de leur patrie, ils se partagèrent trois contrées. (Le grand étymologiste, v. Tricaïces.)
LXXIV.
Tous les objets qu’il prenait dans ses mains, il les rendait invisibles. (Idem, v. Aeidélon.)
LXXV.