Ruy Blas (page 2)
Et marquis, et vicomte, et fils des anciens preux,
N’est pour moi qu’un maraud sinistre et ténébreux
Que je voudrais, pour prix de sa lâcheté vile,
Voir pendre à quatre clous au gibet de la ville !
Don Salluste.
César !…
Don César.
César !…N’ajoutez pas un mot, c’est outrageant.
Il jette la bourse aux pieds de Don Salluste.
Gardez votre secret, et gardez votre argent.
Oh ! je comprends qu’on vole, et qu’on tue, et qu’on pille ;
Que par une nuit noire on force une bastille,
D’assaut, la hache au poing, avec cent flibustiers ;
Qu’on égorge estafiers, geôliers et guichetiers,
Tous, taillant et hurlants, en bandits que nous sommes,
Œil pour œil, dent pour dent, c’est bien ! hommes contre hommes !
Mais doucement détruire une femme ! et creuser
Sous ses pieds une trappe ! et contre elle abuser,
Qui sait ? de son humeur peut-être hasardeuse !
Prendre ce pauvre oiseau dans quelque glu hideuse !
Oh ! plutôt qu’arriver jusqu’à ce déshonneur,
Plutôt qu’être, à ce prix, un riche et haut seigneur,
— Et je le dis ici pour Dieu qui voit mon âme, —
J’aimerais mieux, plutôt qu’être à ce point infâme,
Vil, odieux, pervers, misérable et flétri,
Qu’un chien rongeât mon crâne au pied du pilori !
Don Salluste.
Cousin !…
Don César.
Cousin !…De vos bienfaits je n’aurai nulle envie,
Tant que je trouverai, vivant ma libre vie,
Aux fontaines de l’eau, dans les champs le grand air,
À la ville un voleur qui m’habille l’hiver,
Dans mon âme l’oubli des prospérités mortes,
Et devant vos palais, monsieur, de larges portes
Où je puis, à midi, sans souci du réveil,
Dormir, la tête à l’ombre et les pieds au soleil !
— Adieu donc. — De nous deux Dieu sait quel est le juste.
Avec les gens de cour, vos pareils, don Salluste,
Je vous laisse, et je reste avec mes chenapans.
Je vis avec les loups, non avec les serpents.
Don Salluste.
Un instant…
Don César.
Un instant…Tenez, maître, abrégeons la visite.
Si c’est pour m’envoyer en prison, faites vite.
Don Salluste.
Allons, je vous croyais, César, plus endurci.
L’épreuve vous est bonne et vous a réussi ;
Je suis content de vous. Votre main, je vous prie.
Don César.
Comment !
Don Salluste.
Comment !Je n’ai parlé que par plaisanterie.
Tout ce que j’ai dit là, c’est pour vous éprouver.
Rien de plus.
Don César.
Rien de plus.Çà, debout vous me faites rêver.
La femme, le complot, cette vengeance…
Don Salluste.
La femme, le complot, cette vengeance…Leurre !
Imagination ! chimère !
Don César.
Imagination ! chimère !À la bonne heure.
Et l’offre de payer mes dettes ! vision ?
Et les cinq cents ducats ! imagination ?
Don Salluste.
Je vais vous les chercher.
Il se dirige vers la porte du fond, et fait signe à Ruy Blas de rentrer.
Don César, à part sur le devant, et regardant don Salluste de travers.
Je vais vous les chercher.Hum ! visage de traître !
Quand la bouche dit oui, le regard dit peut-être.
Don Salluste, à Ruy Blas.
Ruy Blas, restez ici.
Ruy Blas, restez ici.À don César.
Ruy Blas, restez ici.Je reviens.
Il sort par la petite porte de gauche. Sitôt qu’il est sorti, Don César et Ruy Blas vont vivement l’un à l’autre.
Scène TROISIÈME.
DON CÉSAR, RUY BLAS.
Don César.
Ruy Blas, restez ici. Je reviens.Sur ma foi,
Je ne me trompais pas. C’est toi, Ruy Blas ?
Ruy Blas.
Je ne me trompais pas. C’est toi, Ruy Blas ? C’est toi,
Zafari ! Que fais-tu dans ce palais ?
Don César.
Zafari ! Que fais-tu dans ce palais ? J’y passe.
Mais je m’en vais. Je suis oiseau, j’aime l’espace.
Mais toi ? cette livrée ? est-ce un déguisement ?
Ruy Blas, avec amertume.
Non, je suis déguisé quand je suis autrement.
Don César.
Que dis-tu !
Ruy Blas.
Que dis-tu ! Donne-moi ta main, que je la serre
Comme en cet heureux temps de joie et de misère,
Où je vivais sans gîte, où le jour j’avais faim,
Où j’avais froid la nuit, où j’étais libre enfin !
— Quand tu me connaissais, j’étais un homme encore.
Tous deux nés dans le peuple, — hélas ! c’était l’aurore !
Nous nous ressemblions au point qu’on nous prenait
Pour frères ; nous chantions dès l’heure où l’aube naît,
Et le soir, devant Dieu, notre père et notre hôte,
Sous le ciel étoilé nous dormions côte à côte !
Oui, nous partagions tout. Puis enfin arriva
L’heure triste où chacun de son côté s’en va.
Je te retrouve, après quatre ans, toujours le même,
Joyeux comme un enfant, libre comme un bohème,
Toujours ce Zafari, riche en sa pauvreté,
Qui n’a rien eu jamais et n’a rien souhaité !
Mais moi, quel changement ! Frère, que te dirai-je ?
Orphelin, par pitié nourri dans un collège
De science et d’orgueil, de moi, triste faveur !
Au lieu d’un ouvrier on a fait un rêveur.
Tu sais, tu m’as connu. Je jetais mes pensées
Et mes vœux vers le ciel en strophes insensées.
J’opposais cent raisons à ton rire moqueur.
J’avais je ne sais quelle ambition au cœur.
À quoi bon travailler ? Vers un but invisible
Je marchais, je croyais tout réel, tout possible,
J’espérais tout du sort ! — Et puis je suis de ceux
Qui passent tout un jour, pensifs et paresseux,
Devant quelque palais regorgeant de richesses,
À regarder entrer et sortir des duchesses. —
Si bien qu’un jour, mourant de faim sur le pavé,
J’ai ramassé du pain, frère, où j’en ai trouvé :
Dans la fainéantise et dans l’ignominie.
Oh ! quand j’avais vingt ans, crédule à mon génie,
Je me perdais, marchant pieds nus dans les chemins,
En méditations sur le sort des humains ;
J’avais bâti des plans sur tout, — une montagne
De projets ; — je plaignais le malheur de l’Espagne ;
Je croyais, pauvre esprit, qu’au monde je manquais… —
Ami, le résultat, tu le vois : — un laquais !
Don César.
Oui, je le sais, la faim est une porte basse :
Et, par nécessité, lorsqu’il faut qu’il y passe,
Le plus grand est celui qui se courbe le plus.
Mais le sort a toujours son flux et son reflux.
Espère.
Ruy Blas, secouant la tête.
Espère.Le marquis de Finlas est mon maître.
Don César.
Je le connais. — Tu vis dans ce palais, peut-être ?
Ruy Blas.
Non, avant ce matin et jusqu’à ce moment
Je n’en avais jamais passé le seuil.
Don César.
Je n’en avais jamais passé le seuil.Vraiment ?
Ton maître cependant pour sa charge y demeure ?
Ruy Blas.
Oui, car la cour le fait demander à toute heure.
Mais il a quelque part un logis inconnu,
Où jamais en plein jour peut-être il n’est venu.
À cent pas du palais. Une maison discrète.
Frère, j’habite là. Par la porte secrète
Dont il a seul la clef, quelquefois, à la nuit,
Le marquis vient, suivi d’hommes qu’il introduit.
Ces hommes sont masqués et parlent à voix basse.
Ils s’enferment, et nul ne sait ce qui se passe.
Là, de deux noirs muets je suis le compagnon.
Je suis pour eux le maître. Ils ignorent mon nom.
Don César.
Oui, c’est là qu’il reçoit, comme chef des alcades,
Ses espions ; c’est là qu’il tend ses embuscades.
C’est un homme profond qui tient tout dans sa main.
Ruy Blas.
Hier, il m’a dit : — Il faut être au palais demain.
Avant l’aurore. Entrez par la grille dorée. —
En arrivant il m’a fait mettre la livrée,
Car l’habit odieux sous lequel tu me vois,
Je le porte aujourd’hui pour la première fois.
Don César, lui serrant la main.
Espère !
Ruy Blas.
Espère !Espérer ! mais tu ne sais rien encore.
Vivre sous cet habit qui souille et déshonore,
Avoir perdu la joie et l’orgueil, ce n’est rien.
Être esclave, être vil ; qu’importe ? — Écoute bien :
Frère ! je ne sens pas cette livrée infâme,
Car j’ai dans ma poitrine une hydre aux dents de flamme,
Qui me serre le cœur dans ses replis ardents.
Le dehors te fait peur ? si tu voyais dedans !
Don César.
Que veux-tu dire ?
Ruy Blas.
Que veux-tu dire ?Invente, imagine, suppose.
Fouille dans ton esprit. Cherches-y quelque chose
D’étrange, d’insensé, d’horrible et d’inouï.
Une fatalité dont on soit ébloui !
Oui, compose un poison affreux, creuse un abîme
Plus sourd que la folie et plus noir que le crime,
Tu n’approcheras pas encore de mon secret.
— Tu ne devines pas ? — Hé ! qui devinerait ? —
Zafari ! dans le gouffre où mon destin m’entraîne,
Plonge les yeux ! — Je suis amoureux de la reine !
Don César.
Ciel !
Ruy Blas.
Ciel !Sous un dais orné du globe impérial,
Il est, dans Aranjuez ou dans l’Escurial,
— Dans ce palais, parfois, — mon frère, il est un homme
Qu’à peine on voit d’en bas, qu’avec terreur on nomme ;
Pour qui, comme pour Dieu, nous sommes égaux tous ;
Qu’on regarde en tremblant et qu’on sert à genoux ;
Devant qui se couvrir est un honneur insigne ;
Qui peut faire tomber nos deux têtes d’un signe ;
Dont chaque fantaisie est un événement ;
Qui vit, seul et superbe, enfermé gravement
Dans une majesté redoutable et profonde ;
Et dont on sent le poids dans la moitié du monde.
Eh bien ! — moi, le laquais, — tu m’entends, — Eh bien ! oui,
Cet homme-là ! le roi ! je suis jaloux de lui !
Don César.
Jaloux du roi !
Ruy Blas.
Jaloux du roi !Hé oui, jaloux du roi ! sans doute,
Puisque j’aime sa femme !
Don César.
Puisque j’aime sa femme !Oh ! malheureux !
Ruy Blas.
Puisque j’aime sa femme ! Oh ! malheureux !Écoute.
Je l’attends tous les jours au passage. Je suis
Comme un fou. Ho ! sa vie est un tissu d’ennuis,
À cette pauvre femme ! — Oui, chaque nuit j’y songe ! —
Vivre dans cette cour de haine et de mensonge,
Mariée à ce roi qui passe tout son temps
À chasser ! Imbécile ! — un sot ! vieux à trente ans !
Moins qu’un homme ! à régner comme à vivre inhabile.
— Famille qui s’en va ! — Le père était débile
Au point qu’il ne pouvait tenir un parchemin.
— Oh ! si belle et si jeune, avoir donné sa main
À ce roi Charles deux ! Elle ! Quelle misère !
— Elle va tous les soirs chez les sœurs du Rosaire.
Tu sais ? en remontant la rue Ortaleza.
Comment cette démence en mon cœur s’amassa,
Je l’ignore. Mais juge ! elle aime une fleur bleue
— D’Allemagne… — Je fais chaque jour une lieue,
Jusqu’à Caramanchel, pour avoir de ces fleurs.
J’en ai cherché partout sans en trouver ailleurs.
J’en compose un bouquet ; je prends les plus jolies…
— Oh ! mais je te dis là des choses, des folies ! —
Puis à minuit, au parc royal, comme un voleur,
Je me glisse et je vais déposer cette fleur
Sur son banc favori. Même, hier, j’osai mettre
Dans le bouquet, — vraiment, plains-moi, frère ! — une lettre !
La nuit, pour parvenir jusqu’à ce banc, il faut
Franchir les murs du parc, et je rencontre en haut
Ces broussailles de fer qu’on met sur les murailles.
Un jour j’y laisserai ma chair et mes entrailles.
Trouve-t-elle mes fleurs, ma lettre ? Je ne sai.
Frère, tu le vois bien, je suis un insensé.
Don César.
Diable ! ton algarade a son danger. Prends garde.
Le comte d’Onate, qui l’aime aussi, la garde
Et comme un majordome et comme un amoureux
Quel reître, une nuit, gardien peu langoureux,
Pourrait bien, frère, avant que ton bouquet se fane,
Te le clouer au cœur d’un coup de pertuisane. —
Mais quelle idée ! aimer la reine ! ah çà, pourquoi ?
Comment diable as-tu fait ?
Ruy Blas, avec emportement.
Comment diable as-tu fait ? Est-ce que je sais, moi !
— Oh ! mon âme au démon ! je la vendrais pour être
Un des jeunes seigneurs que, de cette fenêtre,
Je vois en ce moment, comme un vivant affront,
Entrer, la plume au feutre et l’orgueil sur le front !
Oui, je me damnerais pour dépouiller ma chaîne,
Et pour pouvoir comme eux m’approcher de la reine
Avec un vêtement qui ne soit pas honteux !
Mais, ô rage ! être ainsi, près d’elle ! devant eux !
En livrée ! un laquais ! être un laquais pour elle !
Ayez pitié de moi, mon dieu !
Se rapprochant de don César.
Ayez pitié de moi, mon dieu ! Je me rappelle.
Ne demandais-tu pas pourquoi je l’aime ainsi,
Et depuis quand ?… — Un jour… — Mais à quoi bon ceci ?
C’est vrai, je t’ai toujours connu cette manie !
Par mille questions vous mettre à l’agonie !
Demander où ? comment ? quand ? pourquoi ? Mon sang bout !
Je l’aime follement ! Je l’aime, voilà tout !
Don César.
Là ; ne te fâche pas.
Ruy Blas, tombant épuisé et pâle sur le fauteuil.
Là ; ne te fâche pas.Non. Je souffre. — Pardonne.
Ou plutôt, va, fuis-moi. Va-t’en, frère. Abandonne
Ce misérable fou qui porte avec effroi
Sous l’habit d’un valet les passions d’un roi !
Don César, lui posant la main sur l’épaule.
Te fuir ! — moi qui n’ai pas souffert, n’aimant personne,
Moi, pauvre grelot vide où manque ce qui sonne,
Gueux, qui vais mendiant l’amour je ne sais où,
À qui de temps en temps le destin jette un sou,
Moi, cœur éteint, dont l’âme, hélas ! s’est retirée,
Du spectacle d’hier affiche déchirée,
Vois-tu, pour cet amour dont tes regards sont pleins !
Mon frère, je t’envie autant que je te plains !
— Ruy Blas ! —
Moment de silence. Ils se tiennent les mains serrées en se regardant tous les deux avec une expression de tristesse et d’amitié confiante.
Entre don Salluste. Il s’avance à pas lents, fixant un regard d’attention profonde sur don César et Ruy Blas, qui ne le voient pas. Il tient d’une main un chapeau et une épée qu’il dépose en entrant sur un fauteuil, et de l’autre une bourse qu’il apporte sur la table.
Don Salluste, à don César.
Ruy Blas ! —Voici l’argent :
À la voix de don Salluste, Ruy Blas se lève comme réveillé en sursaut, et se tient debout, les yeux baissés, dans l’attitude du respect.
Don César, à part, regardant don Salluste de travers.
Ruy Blas ! —Voici l’argent : Hum ! Le diable m’emporte !
Cette sombre figure écoutait à la porte.
Bah ! qu’importe, après tout !
Haut à don Salluste.
Bah ! qu’importe, après tout !Don Salluste, merci.
Il ouvre la bourse, la répand sur la table et remue avec joie les ducats qu’il range en piles sur le tapis de velours. Pendant qu’il les compte, don Salluste va au fond, en regardant derrière lui s’il n’éveille pas l’attention de don César. Il ouvre la petite porte de droite. À un signe qu’il fait, trois alguazils armés d’épées et vêtus de noir en sortent. Don Salluste leur montre mystérieusement don César. Ruy Blas se tient immobile et debout près de la table comme une statue, sans rien voir ni rien entendre.
Don Salluste, bas, aux alguazils.
Vous allez suivre, alors qu’il sortira d’ici,
L’homme qui compte là de l’argent. — En silence,
Vous vous emparerez de lui. — Sans violence.
Vous l’irez embarquer, par le plus court chemin,
À Denia. —
Il leur remet un parchemin scellé.
À Denia. —Voici l’ordre écrit de ma main. —
Enfin, sans écouter sa plainte chimérique,
Vous le vendrez en mer aux corsaires d’Afrique.
Mille piastres pour vous. Faites vite à présent.
Les trois alguazils s’inclinent et sortent.
Don César, achevant de ranger ses ducats.
Rien n’est plus gracieux et plus divertissant
Que des écus à soi qu’on met en équilibre.
Il fait deux parts égales et se tourne vers Ruy Blas.
Frère, voici ta part.
Ruy Blas.
Frère, voici ta part.Comment !
Don César, lui montrant une des deux piles d’or.
Frère, voici ta part. Comment !Prends ! viens ! sois libre !
Don Salluste, qui les observe au fond du théâtre, à part.
Diable !
Ruy Blas, secouant la tête en signe de refus.
Diable !Non. C’est le cœur qu’il faudrait délivrer.
Non, mon sort est ici. Je dois y demeurer.
Don César.
Bien. Suis ta fantaisie. Es-tu fou ? suis-je sage ?
Dieu le sait.
Il ramasse l’argent et le jette dans le sac, qu’il empoche.
Don Salluste, au fond du théâtre, à part, et les observant toujours.
Dieu le sait.À peu près même air, même visage.
Don César, à Ruy Blas.
Adieu.
Ruy Blas.
Adieu.Ta main !
Ils se serrent la main. Don César sort sans voir don Salluste, qui se tient à l’écart.
Scène QUATRIÈME.
RUY BLAS, DON SALLUSTE.
Don Salluste.
Adieu.Ta main !Ruy Blas ?
Ruy Blas, se retournant vivement.
Adieu.Ta main !Ruy Blas ?Monseigneur ?
Don Salluste.
Adieu.Ta main !Ruy Blas ?Monseigneur ?Ce matin,
Quand vous êtes venu, je ne suis pas certain
S’il faisait jour déjà ?
Ruy Blas.
s’il faisait jour déjà ? Pas encore, Excellence.
J’ai remis au portier votre passe en silence,
Et puis je suis monté.
Don Salluste.
Et puis, je suis monté.Vous étiez en manteau ?
Ruy Blas.
Oui, monseigneur.
Don Salluste.
Oui, monseigneur.Personne en ce cas au château