Les Femmes savantes (page 2)
Clitandre.
Eh ! madame, à quoi bon un pareil embarras ?
Et pourquoi voulez-vous penser ce qui n’est pas ?
Bélise.
Mon Dieu ! point de façons. Cessez de vous défendre
De ce que vos regards m’ont souvent fait entendre.
Il suffit que l’on est contente du détour
Dont s’est adroitement avisé votre amour,
Et que, sous la figure où le respect l’engage,
On veut bien se résoudre à souffrir son hommage,
Pourvu que ses transports par l’honneur éclairés
N’offrent à mes autels que des vœux épurés.
Clitandre.
Mais…
Bélise.
Mais… Adieu, pour ce coup ceci doit vous suffire,
Et je vous ai plus dit que je ne voulois dire.
Clitandre.
Mais votre erreur…
Bélise.
Mais votre erreur… Laissez. Je rougis maintenant,
Et ma pudeur s’est fait un effort surprenant.
Clitandre.
Je veux être pendu, si je vous aime ; et sage…
Bélise.
Non, non, je ne veux rien entendre davantage.
Scène V.
Clitandre, seul.
Diantre soit de la folle avec ses visions !
A-t-on rien vu d’égal à ces préventions ?
Allons commettre un autre au soin que l’on me donne,
Et prenons le secours d’une sage personne.
fin du premier acte.
desirs: désirs
foible: faible
paroissent: paraissent
sauroit: saurait
grace: grâce
seroit: serait
ame: âme
avoient: avaient
consacroit: consacrait
régnoient: régnaient
voudrois: voudrais
connoissois: connaissais
accepterois: accepterais
seroit: serait
concluroient: conclueraient
esté: été
connoitrai: connaitrai
theologie: théologie
ACTE SECOND.
Scène I.
Ariste, quittant Clitandre, et lui parlant encore.
Oui, je vous porterai la réponse au plus tôt ;
J’appuierai, presserai, ferai tout ce qu’il faut.
Qu’un amant, pour un mot, a de choses à dire !
Et qu’impatiemment il veut ce qu’il desire !
Jamais…
Scène II.
Chrysale, Ariste.
Ariste.
Jamais… Ah ! Dieu vous gard’, mon frère !
Chrysale.
Jamais… Ah ! Dieu vous gard’, mon frère ! Et vous aussi,
Mon frère !
Ariste.
Mon frère ! Savez-vous ce qui m’amène ici ?
Chrysale.
Non ; mais, si vous voulez, je suis prêt à l’entendre.
Ariste.
Depuis assez longtemps vous connoissez Clitandre ?
Chrysale.
Sans doute, et je le vois qui fréquente chez nous.
Ariste.
En quelle estime est-il, mon frère, auprès de vous ?
Chrysale.
D’homme d’honneur, d’esprit, de cœur, et de conduite ;
Et je vois peu de gens qui soient de son mérite.
Ariste.
Certain desir qu’il a conduit ici mes pas,
Et je me réjouis que vous en fassiez cas.
Chrysale.
Je connus feu son père en mon voyage à Rome.
Ariste.
Fort bien.
Chrysale.
Fort bien. C’étoit, mon frère, un fort bon gentilhomme.
Ariste.
On le dit.
Chrysale.
On le dit. Nous n’avions alors que vingt-huit ans,
Et nous étions, ma foi, tous deux de verts galants.
Ariste.
Je le crois.
Chrysale.
Je le crois. Nous donnions chez les dames romaines,
Et tout le monde, là, parlait de nos fredaines :
Nous faisions des jaloux.
Ariste.
Nous faisions des jaloux. Voilà qui va des mieux ;
Mais venons au sujet qui m’amène en ces lieux.
Scène III.
Bélise, entrant doucement, et écoutant ; Chrysale, Ariste.
Ariste.
Clitandre auprès de vous me fait son interprète,
Et son cœur est épris des grâces d’Henriette.
Chrysale.
Quoi ! de ma fille ?
Ariste.
Quoi ! de ma fille ? Oui ; Clitandre en est charmé,
Et je ne vis jamais amant plus enflammé.
Bélise.
Non, non ; je vous entends. Vous ignorez l’histoire,
Et l’affaire n’est pas ce que vous pouvez croire.
Ariste.
Comment, ma sœur ?
Bélise.
Comment, ma sœur ? Clitandre abuse vos esprits ;
Et c’est d’un autre objet que son cœur est épris.
Ariste.
Vous raillez. Ce n’est pas Henriette qu’il aime ?
Bélise.
Non ; j’en suis assurée.
Ariste.
Non ; j’en suis assurée. Il me l’a dit lui-même.
Bélise.
Hé ! oui.
Ariste.
Hé ! oui. Vous me voyez, ma sœur, chargé par lui
D’en faire la demande à son père aujourd’hui.
Bélise.
Fort bien.
Ariste.
Fort bien. Et son amour même m’a fait instance
De presser les moments d’une telle alliance.
Bélise.
Encor mieux. On ne peut tromper plus galamment.
Henriette entre nous est un amusement,
Un voile ingénieux, un prétexte, mon frère,
À couvrir d’autres feux dont je sais le mystère ;
Et je veux bien, tous deux, vous mettre hors d’erreur.
Ariste.
Mais puisque vous savez tant de choses, ma sœur,
Dites-nous, s’il vous plait, cet autre objet qu’il aime.
Bélise.
Vous le voulez savoir ?
Ariste.
Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ?
Bélise.
Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi.
Ariste.
Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi. Vous ?
Bélise.
Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi. Vous ? Moi-même.
Ariste.
Hai, ma sœur !
Bélise.
Hai, ma sœur ! Qu’est-ce donc que veut dire ce hai ?
Et qu’a de surprenant le discours que je fai ?
On est faite d’un air, je pense, à pouvoir dire
Qu’on n’a pas pour un cœur soumis à son empire ;
Et Dorante, Damis, Cléonte, et Lycidas,
Peuvent bien faire voir qu’on a quelques appas.
Ariste.
Ces gens vous aiment ?
Bélise.
Ces gens vous aiment ? Oui, de toute leur puissance.
Ariste.
Ils vous l’ont dit ?
Bélise.
Ils vous l’ont dit ? Aucun n’a pris cette licence,
Ils m’ont su révérer si fort jusqu’à ce jour,
Qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur amour.
Mais pour m’offrir leur cœur et vouer leur service,
Les muets truchements ont tous fait leur office.
Ariste.
On ne voit presque point céans venir Damis.
Bélise.
C’est pour me faire voir un respect plus soumis.
Ariste.
De mots piquants, partout, Dorante vous outrage.
Bélise.
Ce sont emportements d’une jalouse rage.
Ariste.
Cléonte et Lycidas ont pris femme tous deux.
Bélise.
C’est par un désespoir où j’ai réduit leurs feux.
Ariste.
Ma foi, ma chère sœur, vision toute claire.
Chrysale, à Bélise.
De ces chimères-là vous devez vous défaire.
Bélise.
Ah ! chimères ! ce sont des chimères, dit-on.
Chimères, moi ! Vraiment, chimères est fort bon !
Je me réjouis fort de chimères, mes frères ;
Et je ne savois pas que j’eusse des chimères.
Scène IV.
Chrysale, Ariste.
Chrysale.
Notre sœur est folle, oui.
Ariste.
Notre sœur est folle, oui. Cela croît tous les jours.
Mais, encore une fois, reprenons le discours.
Clitandre vous demande Henriette pour femme ;
Voyez quelle réponse on doit faire à sa flamme.
Chrysale.
Faut-il le demander ? J’y consens de bon cœur,
Et tiens son alliance à singulier honneur.
Ariste.
Vous savez que de bien il n’a pas l’abondance,
Que…
Chrysale.
Que… C’est un intérêt qui n’est pas d’importance ;
Il est riche en vertu, cela vaut des trésors :
Et puis son père et moi n’étions qu’un en deux corps.
Ariste.
Parlons à votre femme, et voyons à la rendre
Favorable…
Chrysale.
Favorable… Il suffit, je l’accepte pour gendre.
Ariste.
Oui, mais, pour appuyer votre consentement,
Mon frère, il n’est pas mal d’avoir son agrément.
Allons…
Chrysale.
Allons… Vous moquez-vous ? Il n’est pas nécessaire.
Je réponds de ma femme, et prends sur moi l’affaire.
Ariste.
Mais…
Chrysale.
Mais… Laissez faire, dis-je, et n’appréhendez pas.
Je la vais disposer aux choses de ce pas.
Ariste.
Soit. Je vais là-dessus sonder votre Henriette,
Et reviendrai savoir…
Chrysale.
Et reviendrai savoir… C’est une affaire faite ;
Et je vais à ma femme en parler sans délai.
Scène V.
Martine, Chrysale.
Martine.
Me voilà bien chanceuse ! Hélas ! l’endit bien vrai,
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ;
Et service d’autrui n’est pas un héritage.
Chrysale.
Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous, Martine ?
Martine.
Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous, Martine ? Ce que j’ai ?
Chrysale.
Oui.
Martine.
Oui ? J’ai que l’en me donne aujourd’hui mon congé,
Monsieur.
Chrysale.
Monsieur. Votre congé ?
Martine.
Monsieur. Votre congé ? Oui. Madame me chasse.
Chrysale.
Je n’entends pas cela. Comment ?
Martine.
Je n’entends pas cela. Comment ? On me menace,
Si je ne sors d’ici, de me bailler cent coups.
Chrysale.
Non, vous demeurerez ; je suis content de vous.
Ma femme bien souvent a la tête un peu chaude ;
Et je ne veux pas, moi…
Scène VI.
Philaminte, Bélise, Chrysale, Martine.
Philaminte, apercevant Martine.
Et je ne veux pas, moi… Quoi ! je vous vois, maraude !
Vite, sortez, friponne ; allons, quittez ces lieux ;
Et ne vous présentez jamais devant mes yeux.
Chrysale.
Tout doux.
Philaminte.
Tout doux. Non, c’en est fait.
Chrysale.
Tout doux. Non, c’en est fait. Hé !
Philaminte.
Tout doux. Non, c’en est fait. Hé ! Je veux qu’elle sorte.
Chrysale.
Mais qu’a-t-elle commis, pour vouloir de la sorte… ?
Philaminte.
Quoi ! vous la soutenez ?
Chrysale.
Quoi ! vous la soutenez ? En aucune façon.
Philaminte.
Prenez-vous son parti contre moi ?
Chrysale.
Prenez-vous son parti contre moi ? Mon Dieu ! non,
Je ne fais seulement que demander son crime.
Philaminte.
Suis-je pour la chasser sans cause légitime ?
Chrysale.
Je ne dis pas cela, mais il faut de nos gens…
Philaminte.
Non ; elle sortira, vous dis-je, de céans.
Chrysale.
Hé bien ! oui. Vous dit-on quelque chose là contre ?
Philaminte.
Je ne veux point d’obstacle aux desirs que je montre.
Chrysale.
D’accord.
Philaminte.
D’accord. Et vous devez, en raisonnable époux,
Être pour moi contre elle, et prendre mon courroux.
Chrysale.
Aussi fais-je.
(Se tournant vers Martine.)
Aussi fais-je. Oui, ma femme avec raison vous chasse
Coquine, et votre crime est indigne de grace.
Martine.
Qu’est-ce donc que j’ai fait ?
Chrysale, bas.
Qu’est-ce donc que j’ai fait ? Ma foi, je ne sais pas.
Philaminte.
Elle est d’humeur encore à n’en faire aucun cas.
Chrysale.
A-t-elle, pour donner matière à votre haine,
Cassé quelque miroir ou quelque porcelaine ?
Philaminte.
Voudrois-je la chasser, et vous figurez-vous
Que pour si peu de chose on se mette en courroux ?
Chrysale.
(À Martine.)
Qu’est-ce à dire ?
(À Philaminte.)
Qu’est-ce à dire ? L’affaire est donc considérable ?
Philaminte.
Sans doute. Me voit-on femme déraisonnable ?
Chrysale.
Est-ce qu’elle a laissé, d’un esprit négligent,
Dérober quelque aiguière ou quelque plat d’argent ?
Philaminte.
Cela ne seroit rien.
Chrysale, à Martine.
Cela ne seroit rien. Oh ! oh ! peste, la belle !
(À Philaminte.)
Quoi ? l’avez-vous surprise à n’être pas fidèle ?
Philaminte.
C’est pis que tout cela.
Chrysale.
C’est pis que tout cela. Pis que tout cela !
Philaminte.
C’est pis que tout cela. Pis que tout cela ! Pis !
Chrysale.
(À Martine.)
Comment ! diantre, friponne !
(À Philaminte.)
Comment ! diantre, friponne ! Euh ! a-t-elle commis… ?
Philaminte.
Elle a, d’une insolence à nulle autre pareille,
Après trente leçons, insulté mon oreille
Par l’impropriété d’un mot sauvage et bas
Qu’en termes décisifs condamne Vaugelas.
Chrysale.
Est-ce là… ?
Philaminte.
Est-ce là… ? Quoi ! toujours, malgré nos remontrances,
Heurter le fondement de toutes les sciences,
La grammaire, qui sait régenter jusqu’aux rois,
Et les fait, la main haute obéir à ses lois !
Chrysale.
Du plus grand des forfaits je la croyais coupable.
Philaminte.
Quoi ! vous ne trouvez pas ce crime impardonnable ?
Chrysale.
Si fait.
Philaminte.
Si fait. Je voudrois bien que vous l’excusassiez.
Chrysale.
Je n’ai garde.
Bélise.
Je n’ai garde. Il est vrai que ce sont des pitiés.
Toute construction est par elle détruite ;
Et des lois du langage on l’a cent fois instruite.
Martine.
Tout ce que vous prêchez est, je crois, bel et bon,
Mais je ne saurois, moi, parler votre jargon.
Philaminte.
L’impudente ! appeler un jargon le langage
Fondé sur la raison et sur le bel usage !
Martine.
Quand on se fait entendre, on parle toujours bien,
Et tous vos biaux dictons ne servent pas de rien.
Philaminte.
Hé bien ! ne voilà pas encore de son style ?
Ne servent-pas de rien !
Bélise.
Ne servent-pas de rien ! Ô cervelle indocile !
Faut-il qu’avec les soins qu’on prend incessamment,
On ne te puisse apprendre à parler congrûment ?
De pas mis avec rien tu fais la récidive ;
Et c’est, comme on t’a dit, trop d’une négative.
Martine.
Mon Dieu, je n’avons pas étugué comme vous,
Et je parlons tout droit comme on parle cheux nous.
Philaminte.
Ah ! peut-on y tenir ?
Bélise.
Ah peut-on y tenir ! Quel solécisme horrible !
Philaminte.
En voilà pour tuer une oreille sensible.
Bélise.
Ton esprit, je l’avoue, est bien matériel !
Je n’est qu’un singulier ; avons, est pluriel.
Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?
Martine.
Qui parle d’offenser grand’mère ni grand-père ?
Philaminte.
Ô Ciel !
Bélise.
Ô Ciel ! Grammaire est prise à contre-sens par toi,
Et je t’ai dit déjà d’où vient ce mot.
Martine.
Et je t’ai dit déjà d’où vient ce mot. Ma foi,
Qu’il vienne de Chaillot, d’Auteuil, ou de Pontoise,
Cela ne me fait rien.
Bélise.
Cela ne me fait rien. Quelle âme villageoise !
La grammaire, du verbe et du nominatif,
Comme de l’adjectif avec le substantif,
Nous enseigne les lois.
Martine.
Nous enseigne les lois. J’ai, madame, à vous dire
Que je ne connois point ces gens-là.
Philaminte.
Que je ne connois point ces gens-là. Quel martyre !
Bélise.
Ce sont les noms des mots ; et l’on doit regarder
En quoi c’est qu’il les faut faire ensemble accorder.
Martine.
Qu’ils s’accordent entre eux, ou se gourment, qu’importe ?
Philaminte, à Bélise.
Hé ! mon Dieu ! finissez un discours de la sorte.
(À Chrysale.)
Vous ne voulez pas, vous, me la faire sortir ?
Chrysale.
Si fait.
(À part.)
Si fait. À son caprice il me faut consentir.
Va, ne l’irrite point ; retire-toi, Martine.
Philaminte.
Comment ! vous avez peur d’offenser la coquine !
Vous lui parlez d’un ton tout à fait obligeant !
Chrysale, bas.
Moi ? Point.
(D’un ton ferme.)
Moi ? Point. Allons, sortez.
(D’un ton plus doux.)
Moi ? Point. Allons, sortez. Va-t’en, ma pauvre enfant.
Scène VII.
Philaminte, Chrysale, Bélise.
Chrysale.
Vous êtes satisfaite, et la voilà partie ;
Mais je n’approuve point une telle sortie :
C’est une fille propre aux choses qu’elle fait,
Et vous me la chassez pour un maigre sujet.
Philaminte.
Vous voulez que toujours je l’aie à mon service,
Pour mettre incessamment mon oreille au supplice,
Pour rompre toute loi d’usage et de raison,
Par un barbare amas de vices d’oraison,
De mots estropiés, cousus, par intervalles,
De proverbes traînés dans les ruisseaux des halles ?
Bélise.
Il est vrai que l’on sue à souffrir ses discours ;
Elle y met Vaugelas en pièces tous les jours ;
Et les moindres défauts de ce grossier génie
Sont ou le pléonasme, ou la cacophonie.
Chrysale.
Qu’importe qu’elle manque aux lois de Vaugelas,
Pourvu qu’à la cuisine elle ne manque pas ?
J’aime bien mieux, pour moi, qu’en épluchant ses herbes,
Elle accommode mal les noms avec les verbes,
Et redise cent fois un bas ou méchant mot,
Que de brûler ma viande ou saler trop mon pot.
Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.
Vaugelas n’apprend point à bien faire un potage ;
Et Malherbe et Balzac, si savants en beaux mots,
En cuisine peut-être auroient été des sots.
Philaminte.
Que ce discours grossier terriblement assomme !
Et quelle indignité pour ce qui s’appelle homme,
D’être baissé sans cesse aux soins matériels,
Au lieu de se hausser vers les spirituels !
Le corps, cette guenille, est-il d’une importance,
D’un prix à mériter seulement qu’on y pense ?
Et ne devons-nous pas laisser cela bien loin ?
Chrysale.
Oui, mon corps est moi-même, et j’en veux prendre soin :
Guenille, si l’on veut ; ma guenille m’est chère.
Bélise.
Le corps avec l’esprit fait figure, mon frère ;