Quanta Cura et Syllabus errorum (page 2)

Pie IX · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Encyclique Quanta Cura et Le Syllabus (/Encyclique + /Syllabus) · 4 pages

Aussi en latin.

Fiche de l’œuvre dans le savoir

VI. La foi chrétienne est en opposition avec la raison humaine, et la révélation divine non-seulement ne sert de rien, m

VII Les prophéties et les miracles exposés et racontés dans les Saintes-Écritures sont des fictions poétiques et les mystères de la foi chrétienne sont le résumé d’investigations philosophiques ; dans les livres des deux Testaments sont contenues des inventions mythiques, et Jésus lui-même est une fiction et un mythe.

Encycl. Qui pluribus du 9 novembre 1846.

Alloc. Maxima quidem du 9 Juin 1862.

Rationalisme modéré.

Alloc. Singulari quadam perfusi du 9 décembre 1854.

VIII. Comme la raison humaine est égale à la religion elle-même, les sciences théologiques doivent être traitées sur le

IX. Tous les dogmes de la religion chrétienne sans distinction sont l’objet de la science naturelle ou philosophie ; et la raison humaine n’ayant qu’une culture historique, peut, d’après ses principes et ses forces naturelles, parvenir à une vraie connaissance de tous les dogmes, même les plus cachés, pourvu que ces dogmes aient été proposés à la raison comme objet.

Lettre à l’Archevêque de Frising : Gravissimas du 11 décembre 1862.

Lettre au même : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

X. Comme autre chose est le philosophe et autre chose la philosophie, celui-là a le droit et le devoir de se soumettre à une autorité dont il s’est démontré la vérité ; mais la philosophie ne peut ni ne doit se soumettre à aucune autorité.

Lettre à l’Archevêque de Frising : Gravissimas du 11 décembre 1862.

Lettre au même : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

XI. L’Église non-seulement ne doit, dans aucun cas, sévir contre la philosophie, mais elle doit tolérer les erreurs de l

Lettre à l’Archevêque de Frising : Gravissimas du 11 décembre 1862.

Lettre au même : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

XIII. La méthode et les principes d’après lesquels les anciens docteurs scolastiques ont cultivé la théologie, ne convie

Lettre à l’Archevêque de Frising : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

XIV. On doit s’occuper de philosophie, sans tenir aucun compte de la révélation surnaturelle.

Lettre à l’Archevêque de Frising : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

N.B. — Au système du rationalisme se rapportent, pour la majeure partie, les erreurs d’Antoine Gunther, qui sont condamnées dans la lettre au cardinal-archevêque de Cologne Eximiam tuam du 15 juin 1847, et dans la lettre à l’évêque de Breslau Dolore haud mediocri du 30 avril 1860

Indifférentisme Latitudinarisme.

Lettre apostolique Multiplices inter du 10 juin 1851.

Alloc. Maxima quidem du 9 Juin 1862.

Encycl. Qui pluribus du 9 novembre 1846.

Alloc. Ubi primum du 17 décembre 1847.

Encycl. Singulari quidem du 17 mars 1856.

Alloc. Singulari quadam du 9 décembre 1854

Encycl. Quanto conficiamur du 17 août 1863.

XVII. Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église

XVIII. Le protestantisme n’est pas autre chose qu’une forme diverse de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu aussi bien que dans l’Église catholique.

Encycl. Noscilis et nobiscum du 8 décembre 1849.

N. B. Les mêmes erreurs avaient été condamnées par Léon XII, 3 mai 1824. Pie VIII, Encycl. 24 mai 1829. Greg. XVI, Encycl. Mirari vos, 15 août 1832.

§ IV.

Socialisme, Communisme, Sociétés Secrètes, Sociétés bibliques, Sociétés clérico-libérales.

Ces sortes de pestes sont souvent frappées de sentences formulées dans les termes les plus graves dans l’Encyclique Qui Pluribus du 9 novembre 1846, dans l’Allocution Quibus quantisque du 20 avril 1849, dans l’Encyclique Noscitis et nobiscum du 8 décembre 1849, dans l’Allocution Singulari quadam du 9 décembre 1854, dans l’Encyclique Quanto conficiamur mærore du 10 août 1863.

Erreurs relatives à l’Église et à ses droits.

§ V.

XIX. L’Église n’est pas une vraie et parfaite société pleinement libre ; elle ne jouit pas de ses droits propres et constants que lui a conférés son divin Fondateur, mais il appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l’Église et les limites dans lesquelles elle peut les exercer.

Alloc. Singulari quadam du 9 décembre 1854.

Alloc. Multis gravibusque du 17 décembre 1860.

Alloc. Maxima quidem du 9 juin 1862.

Alloc. Meminit unusquisque du 30 septembre 1861.

Lettre apostolique Multiplices inter du 10 juin 1851.

XXI. L’Église n’a pas le pouvoir de définir dogmatiquement que la religion de l’Église catholique est la seule vraie rel

XXII. L’obligation qui lie strictement les maîtres et les écrivains catholiques se borne aux choses qui ont été définies par le jugement infaillible de l’Église comme des dogmes de foi qui doivent être crus par tous.

Lettre à l’archevêque de Frising : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

XXIII. Les Souverains-Pontifes et les Conciles œcuméniques se sont écartés des limites de leur pouvoir : ils ont usurpé les droits des princes, et ils ont même erré dans les définitions relatives à la foi et aux mœurs.

Lettre apostolique Multiplices inter du 10 juin 1851.

Lettre apostolique Ad Apostolicæ du 22 août 1851.

XXIV. L’Église n’a pas le droit d’employer la force elle n’a aucun pouvoir temporel direct ou indirect.

XXV. En dehors du pouvoir inhérent à l’épiscopat, il y a un pouvoir temporel qui lui a été concédé ou expressément ou tacitement par l’autorité civile, révocable par conséquent à volonté par cette même autorité civile.

Lettre apostolique Ad Apostolicæ du 22 août 1851.

Alloc. Nunquam fore du 15 décembre 1856.

Encycl. Incredibili du 17 septembre 1863.

XXVI. L’Église n’a pas le droit naturel et légitime d’acquérir et de posséder.

XXVII. Les ministres sacrés de l’Église et le Pontife Romain doivent être exclus de toute administration et de toute autorité sur les choses temporelles.

Alloc. Maxima quidem du 9 juin 1862.

XXVIII. Il n’est pas permis aux Évêques de publier même les Lettres apostoliques sans la permission du Gouvernement.

Alloc. Nunquam fore du 15 décembre 1856.

Alloc. Nunquam fore du 15 décembre 1856.

Lettre apostolique Multiplices inter du 10 juin 1851.

XXX. L’immunité de l’Église et des personnes ecclésiastiques tire son origine du droit civil.

XXXI. Le for ecclésiastique pour les procès temporels des clercs, soit au civil, soit au criminel, doit absolument être aboli, même sans consulter le Siège apostolique et sans tenir compte de ses réclamations.

Alloc. Acerbissimum du 27 septembre 1852.

Alloc. Nunquam fore du 15 décembre 1856.

XXXII. L’immunité personnelle, en vertu de laquelle les clercs sont exempts de la milice, peut être abrogée sans aucune violation de l’équité et du droit naturel. Le progrès civil demande cette abrogation, surtout dans une société constituée d’après une législation libérale.

Lettre à l’Évêque de Mondovi, Singularis Nobisque du 20 septembre 1864.

XXXIII. Il n’appartient pas uniquement par droit propre et naturel à la juridiction ecclésiastique de diriger l’enseignement de la théologie.

Lettre à l’archevêque de Frising : Tuas libenter du 21 décembre 1863.

XXXIV. La doctrine de ceux qui comparent le Pontife Romain à un prince libre et exerçant son pouvoir dans l’Église universelle, est une doctrine qui a prévalu au Moyen-Âge.

Lettre apostolique Ad Apostolicæ du 22 août 1851.

XXXV. Rien n’empêche que par un décret d’un Concile général ou par le fait de tous les peuples le Souverain Pontificat soit transféré de l’Évêque et de la ville de Rome à un autre Évêque et à une autre ville.

Lettre apostolique Ad Apostolicæ du 22 août 1851.

XXXVI. La définition d’un Concile national n’admet pas d’autre discussion, et l’administration civile peut traiter toute affaire dans ces limites.

Lettre apostolique Ad Apostolicæ du 22 août 1851.

XXXVII. On peut instituer des Églises nationales soustraites à l’autorité du Pontife Romain et tout à fait séparées de lui.

Alloc. Multis gravibusque du 17 décembre 1860.

Alloc Jamdudum cernimus du 18 mars 1861.

XXXVIII. Trop d’actes arbitraires de la part des Pontifes Romains ont contribué à la division de l’Église orientale et occidentale.

Lettre apost. Ad apostolicæ du 22 août 1851.

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