Iphigénie en Aulide (page 2)

Jean Racine · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Iphigénie en Aulide (Racine), Didot, 1854 · 6 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Sont prêts pour vous servir de verser tout leur sang,

Le seul Agamemnon, refusant la victoire,

N’ose d’un peu de sang acheter tant de gloire ;

Et dès le premier pas se laissant effrayer,

Ne commande les Grecs que pour les renvoyer !

AGAMEMNON.

Ah ! seigneur ! qu’éloigné du malheur qui m’opprime,

Votre cœur aisément se montre magnanime !

Mais que si vous voyiez ceint du bandeau mortel

Votre fils Télémaque approcher de l’autel,

Nous vous verrions, troublé de cette affreuse image,

Changer bientôt en pleurs ce superbe langage,

Éprouver la douleur que j’éprouve aujourd’hui,

Et courir vous jeter entre Calchas et lui !

Seigneur, vous le savez, j’ai donné ma parole ;

Et si ma fille vient, je consens qu’on l’immole.

Mais, malgré tous mes soins, si son heureux destin

La retient dans Argos, ou l’arrête en chemin,

Souffrez que, sans presser ce barbare spectacle,

En faveur de mon sang j’explique cet obstacle,

Que j’ose pour ma fille accepter le secours

De quelque dieu plus doux qui veille sur ses jours.

Vos conseils sur mon cœur n’ont eu que trop d’empire ;

Et je rougis…

Scène IV.

AGAMEMNON, ULYSSE, EURYBATE.

EURYBATE.

Et je rougis… Seigneur…

AGAMEMNON.

Et je rougis… Seigneur… Ah ! que vient-on me dire ?

EURYBATE.

La reine, dont ma course a devancé les pas,

Va remettre bientôt sa fille entre vos bras ;

Elle approche. Elle s’est quelque temps égarée

Dans ces bois qui du camp semblent cacher l’entrée ;

À peine nous avons, dans leur obscurité,

Retrouvé le chemin que nous avions quitté.

AGAMEMNON.

Ciel !

EURYBATE.

Ciel ! Elle amène aussi cette jeune Ériphile

Que Lesbos a livrée entre les mains d’Achille,

Et qui de son destin, qu’elle ne connaît pas,

Vient, dit-elle, en Aulide interroger Calchas.

Déjà de leur abord la nouvelle est semée ;

Et déjà de soldats une foule charmée,

Surtout d’Iphigénie admirant la beauté,

Pousse au ciel mille vœux pour sa félicité.

Les uns avec respect environnaient la reine ;

D’autres me demandaient le sujet qui l’amène.

Mais tous ils confessaient que si jamais les dieux

Ne mirent sur le trône un roi plus glorieux,

Également comblé de leurs faveurs secrètes,

Jamais père ne fut plus heureux que vous l’êtes.

AGAMEMNON.

Eurybate, il suffit ; vous pouvez nous laisser.

Le reste me regarde, et je vais y penser.

Scène V.

AGAMEMNON, ULYSSE.

AGAMEMNON.

Juste ciel, c’est ainsi qu’assurant ta vengeance,

Tu romps tous les ressorts de ma vaine prudence !

Encor si je pouvais, libre dans mon malheur,

Par des larmes au moins soulager ma douleur !

Triste destin des rois ! Esclaves que nous sommes,

Et des rigueurs du sort et des discours des hommes,

Nous nous voyons sans cesse assiégés de témoins ;

Et les plus malheureux osent pleurer le moins !

ULYSSE.

Je suis père, seigneur, et faible comme un autre :

Mon cœur se met sans peine en la place du vôtre ;

Et frémissant du coup qui vous fait soupirer,

Loin de blâmer vos pleurs, je suis près de pleurer.

Mais votre amour n’a plus d’excuse légitime ;

Les dieux ont à Calchas amené leur victime :

Il le sait, il l’attend ; et s’il la voit tarder,

Lui-même à haute voix viendra la demander.

Nous sommes seuls encor : hâtez-vous de répandre

Des pleurs que vous arrache un intérêt si tendre ;

Pleurez ce sang, pleurez. Ou plutôt, sans pâlir,

Considérez l’honneur qui doit en rejaillir :

Voyez tout l’Hellespont blanchissant sous nos rames,

Et la perfide Troie abandonnée aux flammes,

Ses peuples dans vos fers, Priam à vos genoux,

Hélène par vos mains rendue à son époux ;

Voyez de vos vaisseaux les poupes couronnées

Dans cette même Aulide avec vous retournées,

Et ce triomphe heureux qui s’en va devenir

L’éternel entretien des siècles à venir.

AGAMEMNON.

Seigneur, de mes efforts je connais l’impuissance :

Je cède, et laisse aux dieux opprimer l’innocence.

La victime bientôt marchera sur vos pas,

Allez. Mais cependant faites taire Calchas ;

Et m’aidant à cacher ce funeste mystère,

Laissez-moi de l’autel écarter une mère.

ACTE SECOND.

Scène première.

ÉRIPHILE, DORIS.

ÉRIPHILE.

Ne les contraignons point, Doris, retirons-nous ;

Laissons-les dans les bras d’un père et d’un époux ;

Et tandis qu’à l’envi leur amour se déploie,

Mettons en liberté ma tristesse et leur joie.

DORIS.

Quoi, madame ! toujours irritant vos douleurs,

Croirez-vous ne plus voir que des sujets de pleurs ?

Je sais que tout déplaît aux yeux d’une captive ;

Qu’il n’est point dans les fers de plaisir qui la suive :

Mais dans le temps fatal que, repassant les flots,

Nous suivions malgré nous le vainqueur de Lesbos ;

Lorsque dans son vaisseau, prisonnière timide,

Vous voyiez devant vous ce vainqueur homicide,

Le dirai-je ? vos yeux, de larmes moins trempés,

À pleurer vos malheurs étaient moins occupés.

Maintenant tout vous rit : l’aimable Iphigénie

D’une amitié sincère avec vous est unie ;

Elle vous plaint, vous voit avec des yeux de sœur ;

Et vous seriez dans Troie avec moins de douceur.

Vous vouliez voir l’Aulide où son père l’appelle,

Et l’Aulide vous voit arriver avec elle :

Cependant, par un sort que je ne conçois pas,

Votre douleur redouble et croît à chaque pas.

ÉRIPHILE.

Eh quoi ! te semble-t-il que la triste Ériphile

Doive être de leur joie un témoin si tranquille ?

Crois-tu que mes chagrins doivent s’évanouir

À l’aspect d’un bonheur dont je ne puis jouir ?

Je vois Iphigénie entre les bras d’un père ;

Elle fait tout l’orgueil d’une superbe mère ;

Et moi, toujours en butte à de nouveaux dangers,

Remise dès l’enfance en des bras étrangers,

Je reçus et je vois le jour que je respire,

Sans que père ni mère ait daigné me sourire.

J’ignore qui je suis ; et pour comble d’horreur,

Un oracle effrayant m’attache à mon erreur,

Et quand je veux chercher le sang qui m’a fait naître,

Me dit que sans périr je ne me puis connaître.

DORIS.

Non, non, jusques au bout vous devez le chercher.

Un oracle toujours se plaît à se cacher ;

Toujours avec un sens il en présente un autre :

En perdant un faux nom vous reprendrez le vôtre.

C’est là tout le danger que vous pouvez courir,

Et c’est peut-être ainsi que vous devez périr.

Songez que votre nom fut changé dès l’enfance.

ÉRIPHILE.

Je n’ai de tout mon sort que cette connaissance ;

Et ton père, du reste infortuné témoin,

Ne me permit jamais de pénétrer plus loin.

Hélas ! dans cette Troie où j’étais attendue,

Ma gloire, disait-il, m’allait être rendue ;

J’allais, en reprenant et mon nom et mon rang,

Des plus grands rois en moi reconnaître le sang.

Déjà je découvrais cette fameuse ville.

Le ciel mène à Lesbos l’impitoyable Achille :

Tout cède, tout ressent ses funestes efforts ;

Ton père, enseveli dans la foule des morts,

Me laisse dans les fers, à moi-même inconnue ;

Et de tant de grandeurs dont j’étais prévenue,

Vile esclave des Grecs, je n’ai pu conserver

Que la fierté d’un sang que je ne puis prouver.

DORIS.

Ah ! que perdant, madame, un témoin si fidèle,

La main qui vous l’ôta vous doit sembler cruelle !

Mais Calchas est ici, Calchas si renommé,

Qui des secrets des dieux fut toujours informé.

Le ciel souvent lui parle : instruit par un tel maître,

Il sait tout ce qui fut et tout ce qui doit être.

Pourrait-il de vos jours ignorer les auteurs ?

Ce camp même est pour vous tout plein de protecteurs.

Bientôt Iphigénie, en épousant Achille,

Vous va sous son appui présenter un asile ;

Elle vous l’a promis et juré devant moi.

Ce gage est le premier qu’elle attend de sa foi.

ÉRIPHILE.

Que dirais-tu, Doris, si, passant tout le reste,

Cet hymen de mes maux était le plus funeste ?

DORIS.

Quoi, madame !

ÉRIPHILE.

Quoi, madame ! Tu vois avec étonnement

Que ma douleur ne souffre aucun soulagement.

Écoute, et tu te vas étonner que je vive :

C’est peu d’être étrangère, inconnue, et captive ;

Ce destructeur fatal des tristes Lesbiens,

Cet Achille, l’auteur de tes maux et des miens,

Dont la sanglante main m’enleva prisonnière,

Qui m’arracha d’un coup ma naissance et ton père,

De qui, jusques au nom, tout doit m’être odieux,

Est de tous les mortels le plus cher à mes yeux.

DORIS.

Ah ! que me dites-vous ?

ÉRIPHILE.

Ah ! que me dites-vous ? Je me flattais sans cesse

Qu’un silence éternel cacherait ma faiblesse ;

Mais mon cœur trop pressé m’arrache ce discours,

Et te parle une fois pour se taire toujours.

Ne me demande point sur quel espoir fondée

De ce fatal amour je me vis possédée.

Je n’en accuse point quelques feintes douleurs

Dont je crus voir Achille honorer mes malheurs :

Le ciel s’est fait, sans doute, une joie inhumaine

À rassembler sur moi tous les traits de sa haine.

Rappellerai-je encor le souvenir affreux

Du jour qui dans les fers nous jeta toutes deux ?

Dans les cruelles mains par qui je fus ravie

Je demeurai longtemps sans lumière et sans vie :

Enfin mes tristes yeux cherchèrent la clarté ;

Et me voyant presser d’un bras ensanglanté,

Je frémissais, Doris, et d’un vainqueur sauvage

Craignais de rencontrer l’effroyable visage.

J’entrai dans son vaisseau, détestant sa fureur,

Et toujours détournant ma vue avec horreur.

Je le vis : son aspect n’avait rien de farouche ;

Je sentis le reproche expirer dans ma bouche ;

Je sentis contre moi mon cœur se déclarer ;

J’oubliai ma colère, et ne sus que pleurer.

Je me laissai conduire à cet aimable guide.

Je l’aimais à Lesbos, et je l’aime en Aulide.

Iphigénie en vain s’offre à me protéger,

Et me tend une main prompte à me soulager :

Triste effet des fureurs dont je suis tourmentée,

Je n’accepte la main qu’elle m’a présentée

Que pour m’armer contre elle, et, sans me découvrir,

Traverser son bonheur, que je ne puis souffrir.

DORIS.

Et que pourrait contre elle une impuissante haine ?

Ne valait-il pas mieux, renfermée à Mycène,

Éviter les tourments que vous venez chercher,

Et combattre des feux contraints de se cacher ?

ÉRIPHILE.

Je le voulais, Doris. Mais, quelque triste image

Que sa gloire à mes yeux montrât sur ce rivage,

Au sort qui me traînait il fallut consentir :

Une secrète voix m’ordonna de partir,

Me dit qu’offrant ici ma présence importune,

Peut-être j’y pourrais porter mon infortune ;

Que peut-être, approchant ces amants trop heureux,

Quelqu’un de mes malheurs se répandrait sur eux.

Voilà ce qui m’amène, et non l’impatience

D’apprendre à qui je dois une triste naissance ;

Ou plutôt leur hymen me servira de loi :

S’il s’achève, il suffit ; tout est fini pour moi.

Je périrai, Doris ; et par une mort prompte,

Dans la nuit du tombeau j’enfermerai ma honte,

Sans chercher des parents si longtemps ignorés,

Et que mon fol amour a trop déshonorés.

DORIS.

Que je vous plains, madame ! et que la tyrannie…

ÉRIPHILE.

Tu vois Agamemnon avec Iphigénie.

Scène II.

AGAMEMNON, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS.

IPHIGÉNIE.

Seigneur, où courez-vous ? et quels empressements

Vous dérobent sitôt à nos embrassements ?

À qui dois-je imputer cette fuite soudaine ?

Mon respect a fait place aux transports de la reine ;

Un moment à mon tour ne vous puis-je arrêter ?

Et ma joie à vos yeux n’ose-t-elle éclater ?

Ne puis-je…

AGAMEMNON.

Ne puis-je… Eh bien, ma fille, embrassez votre père ;

Il vous aime toujours.

IPHIGÉNIE.

Il vous aime toujours. Que cette amour m’est chère !

Quel plaisir de vous voir et de vous contempler

Dans ce nouvel éclat dont je vous vois briller !

Quels honneurs ! quel pouvoir ! Déjà la renommée

Par d’étonnants récits m’en avait informée ;

Mais que, voyant de près ce spectacle charmant,

Je sens croître ma joie et mon étonnement !

Dieux ! avec quel amour la Grèce vous révère !

Quel bonheur de me voir la fille d’un tel père !

AGAMEMNON.

Vous méritiez, ma fille, un père plus heureux.

IPHIGÉNIE.

Quelle félicité peut manquer à vos vœux ?

À de plus grands honneurs un roi peut-il prétendre ?

J’ai cru n’avoir au ciel que des grâces à rendre.

AGAMEMNON, à part.

Grands dieux ! à son malheur dois-je la préparer ?

IPHIGÉNIE.

Vous vous cachez, seigneur, et semblez soupirer ;

Tous vos regards sur moi ne tombent qu’avec peine :

Avons-nous sans votre ordre abandonné Mycène ?

AGAMEMNON.

Ma fille, je vous vois toujours des mêmes yeux ;

Mais les temps sont changés, aussi bien que les lieux.

D’un soin cruel ma joie est ici combattue.

IPHIGÉNIE.

Eh ! mon père, oubliez votre rang à ma vue.

Je prévois la rigueur d’un long éloignement :

N’osez-vous sans rougir être père un moment ?

Vous n’avez devant vous qu’une jeune princesse

À qui j’avais pour moi vanté votre tendresse ;

Cent fois lui promettant mes soins, votre bonté,

J’ai fait gloire à ses yeux de ma félicité :

Que va-t-elle penser de votre indifférence ?

Ai-je flatté ses vœux d’une fausse espérance ?

N’éclaircirez-vous point ce front chargé d’ennuis ?

AGAMEMNON.

Ah ! ma fille !

IPHIGÉNIE.

Ah ! ma fille ! Seigneur, poursuivez.

AGAMEMNON.

Ah ! ma fille ! Seigneur, poursuivez. Je ne puis.

IPHIGÉNIE.

Périsse le Troyen auteur de nos alarmes !

AGAMEMNON.

Sa perte à ses vainqueurs coûtera bien des larmes.

IPHIGÉNIE.

Les dieux daignent surtout prendre soin de vos jours !

AGAMEMNON.

Les dieux depuis un temps me sont cruels et sourds.

IPHIGÉNIE.

Calchas, dit-on, prépare un pompeux sacrifice ?

AGAMEMNON.

Puissé-je auparavant fléchir leur injustice !

IPHIGÉNIE.

L’offrira-t-on bientôt ?

AGAMEMNON.

L’offrira-t-on bientôt ? Plus tôt que je ne veux.

IPHIGÉNIE.

Me sera-t-il permis de me joindre à vos vœux ?

Verra-t-on à l’autel votre heureuse famille ?

AGAMEMNON.

Hélas !

IPHIGÉNIE.

Hélas ! Vous vous taisez !

AGAMEMNON.

Hélas ! Vous vous taisez ! Vous y serez, ma fille.

Adieu.

Scène III.

IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS.

IPHIGÉNIE.

Adieu. De cet accueil que dois-je soupçonner ?

D’une secrète horreur je me sens frissonner :

Je crains, malgré moi-même, un malheur que j’ignore.

Justes dieux ! vous savez pour qui je vous implore !

ÉRIPHILE.

Quoi ! parmi tous les soins qui doivent l’accabler,

Quelque froideur suffit pour vous faire trembler !

Hélas ! à quels soupirs suis-je donc condamnée,

Moi qui, de mes parents toujours abandonnée,

Étrangère partout, n’ai pas, même en naissant,

Peut-être reçu d’eux un regard caressant !

Du moins, si vos respects sont rejetés d’un père,

Vous en pouvez gémir dans le sein d’une mère ;

Et de quelque disgrâce enfin que vous pleuriez,

Quels pleurs par un amant ne sont point essuyés !

IPHIGÉNIE.

Je ne m’en défends point : mes pleurs, belle Ériphile

Ne tiendront pas longtemps contre les soins d’Achille,

Sa gloire, son amour, mon père, mon devoir,

Lui donnent sur mon âme un trop juste pouvoir.

Mais de lui-même ici que faut-il que je pense ?

Cet amant, pour me voir brûlant d’impatience,

Que les Grecs de ces bords ne pouvaient arracher,

Qu’un père de si loin m’ordonne de chercher,

S’empresse-t-il assez pour jouir d’une vue

Qu’avec tant de transports je croyais attendue ?

Pour moi, depuis deux jours qu’approchant de ces lieux,

Leur aspect souhaité se découvre à nos yeux,

Je l’attendais partout ; et, d’un regard timide,

Sans cesse parcourant les chemins de l’Aulide,

Mon cœur pour le chercher volait loin devant moi,

Et je demande Achille à tout ce que je voi.

Je viens, j’arrive enfin sans qu’il m’ait prévenue.

Je n’ai percé qu’à peine une foule inconnue ;

Lui seul ne paraît point : le triste Agamemnon

Semble craindre à mes yeux de prononcer son nom.

Que fait-il ? Qui pourra m’expliquer ce mystère ?

Trouverai-je l’amant glacé comme le père ?

Et les soins de la guerre auraient-ils en un jour

Éteint dans tous les cœurs la tendresse et l’amour ?

Mais non : c’est l’offenser par d’injustes alarmes ;

C’est à moi que l’on doit le secours de ses armes.

Il n’était point à Sparte entre tous ces amants

Dont le père d’Hélène a reçu les serments :

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