Illuminations
La rivière de cassis roule ignorée,
À des vaux étranges.
La voix de cent corbeaux l’accompagne vraie
Et bonne voix d’anges.
Avec les grands mouvements des sapinaies
Où plusieurs vents plongent.
Tout roule avec des mystères révoltants
De campagnes, d’anciens temps,
De donjons visités, de parcs importants ;
C’est en ces bords que l’on entend
Les passions mortes des chevaliers errants.
Mais que salubre est le vent.
Que le piéton regarde à ces claires-voies,
Il ira plus courageux,
Soldats des forêts que le Seigneur envoie,
Chers corbeaux délicieux,
Faites fuir d’ici le paysan matois,
Qui trinque d’un moignon vieux.
Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Je buvais à genoux dans quelque bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Par un brouillard d’après-midi tiède et vert.
Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise,
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert,
Boire à ces gourdes vertes, loin de ma case
Claire, quelque liqueur d’or qui fait suer ?
Effet mauvais pour une enseigne d’auberge.
Puis l’orage changea le ciel jusqu’au soir :
Ce furent des pays noirs, des perches,
Des colonnades sous la nuit bleue, des gares,
L’eau des bols se perdait sur les sables vierges,
Le vent de Dieu jetait des glaçons aux mares,
Et, tel qu’un pêcheur d’or et de coquillages,
Dire que je n’ai pas eu souci de boire !
Nous sommes tes grands parents.
Les grands,
Couverts des froides sueurs
De la terre et des verdures.
Nos vins secs avaient du cœur.
Au soleil sans imposture
Que faut-il à l’homme ? Boire…
Moi. — Mourir aux fleuves barbares.
Nous sommes tes grands parents
Des champs…
L’eau est au fond des osiers…
Vois le courant du fossé
Autour du château mouillé…
Descendons dans nos celliers :
Après le cidre, ou le lait…
Moi. — Aller où boivent les vaches.
Nous sommes tes grands parents :
Tiens, prends
Les liqueurs dans nos armoires.
Le thé, le café, si rares,
Frémissent dans les bouilloires.
Vois les images ; les fleurs :
Nous entrons du cimetière…
Moi. — Ah ! tarir toutes les urnes.
Éternelles Ondines,
Divisez l’eau fine ;
Vénus, sœur de l’azur,
Émeus le flot pur.
Juifs errants de Norwège,
Dites-moi la neige ;
Anciens exilés chers,
Dites-moi la mer…
— Non, plus ces boissons pures,
Ces fleurs d’eau pour verres ;
Légendes ni figures
Ne me désaltèrent ;
Chansonnier, ta filleule
C’est ma soif si folle ;
Hydre intime, sans gueule,
Qui mine et désole !
Viens ! les vins sont aux plages,
Et les flots, par millions !
Vois le bitter sauvage
Rouler du haut des monts ;
Gagnons, pèlerins sages,
L’absinthe aux verts piliers…
Moi — Plus ces paysages.
Qu’est l’ivresse, amis ?
J’aime autant, mieux, même
Pourrir dans l’étang,
Sous l’affreuse crème,
Près des bois flottants.
Peut-être un soir m’attend
Où je boirai tranquille
En quelque bonne ville,
Et mourrai …ontent
Puisque je s…tent.
Si mon mal se résigne,
Si jamais j’ai quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou les pays des vignes ?…
Ah ! songer est indigne,
Puisque c’est pure perte ;
Et si je redeviens
Le voyageur ancien
Jamais l’auberge verte
Ne peut bien m’être ouverte.
Les pigeons qui tremblent dans la prairie ;
Le gibier qui court et qui voit la nuit ;
Les bêtes des eaux, la bête asservie ;
Les derniers papillons ; ont soif aussi.
Mais fondre où fond ce nuage sans guide…
Oh ! favorisé de ce qui soit frais,
Expirer en ces violettes humides
Dont les aurores chargent ces forêts.
Ô saisons, ô châteaux,
Quelle âme est sans défauts ?
Ô saisons, ô châteaux !
J’ai fait la magique étude
Du bonheur, que nul n’élude.
Ô vive lui, chaque fois,
Que chante le coq gaulois.
Mais je n’aurais plus d’envie,
Il s’est chargé de ma vie.
Ce charme ! il prit âme et corps,
Et dispersa tous efforts.
Que comprendre à ma parole ?
Il fait qu’elle fuie et vole !
Ô saisons, ô châteaux !
Qu’est-ce pour nous, mon cœur, que les nappes de sang
Et de braise, et mille meurtres, et les longs cris
De rage, sanglots de tout enfer renversant
Tout ordre ; et l’Aquilon encor sur les débris,
Et toute vengeance ? Rien !… — Mais si, toute encor,
Nous la voulons ! Industriels, princes, sénats :
Périssez ! puissance, justice, histoire : à bas !
Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d’or !
Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur,
Mon esprit ! Tournons dans la morsure : Ah ! passez,
Républiques de ce monde ! Des empereurs,
Des régiments, des colons, des peuples, assez !
Qui remuerait les tourbillons de feu furieux,
Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ?
À nous, romanesques amis : ça va nous plaire.
Jamais nous ne travaillerons, ô flots de feux !
Europe, Asie, Amérique, disparaissez.
Notre marche vengeresse a tout occupé,
Cités et campagnes ! — Nous serons écrasés !
Les volcans sauteront ! Et l’Océan frappé…
Oh ! mes amis ! — Mon cœur, c’est sûr, ils sont des frères :
Noirs inconnus, si nous allions ! Allons ! allons !
Ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre,
Sur moi de plus en plus à vous ! la terre fond.
Ce n’est rien : j’y suis ; j’y suis toujours.
À UNE RAISON
Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.
Un pas de toi, c’est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche.
Ta tête se détourne : le nouvel amour ! Ta tête se retourne : le nouvel amour !
« Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps, » te chantent ces enfants. « Élève n’importe où la substance de nos fortunes et de nos vœux, » on t’en prie.
Arrivée de toujours, tu t’en iras partout.
ÂGE D’OR
Quelqu’une des voix,
— Est-elle angélique ! —
Il s’agit de moi,
Vertement s’explique :
Ces mille questions
Qui se ramifient
N’amènent, au fond,
Qu’ivresse et folie.
Terque quaterque
{
{\displaystyle \left\{{\begin{matrix}\ \\\\\ \\\end{matrix}}\right.}
Reconnais ce tour
Si gai, si facile ;
C’est tout onde et flore :
Et c’est ta famille !
Et puis une voix,
— Est-elle angélique ! —
Il s’agit de moi,
Vertement s’explique ;
Et chante à l’instant,
En sœur des haleines ;
D’un ton allemand,
Mais ardente et pleine :
Le monde est vicieux,
Tu dis ? tu t’étonnes ?
Vis ! et laisse au feu
L’obscure infortune…
Pluries
{
{\displaystyle \left\{{\begin{matrix}\ \\\\\\\\\\\end{matrix}}\right.}
Ô joli château !
Que ta vie est claire.
De quel Âge es-tu.
Nature princière
De notre grand frère ?
Indesinenter
{
{\displaystyle \left\{{\begin{matrix}\ \\\\\\\\\\\end{matrix}}\right.}
Je chante aussi, moi !
Multiples sœurs ; voix
Pas du tout publiques,
De gloire pudique
Environnez-moi.
ANGOISSE
Se peut-il qu’Elle me fasse pardonner les ambitions continuellement écrasées, — qu’une fin aisée répare les âges d’indigence, — qu’un jour de succès nous endorme sur la honte de notre inhabileté fatale ?
(Ô palmes ! diamant — Amour, force ! — plus haut que toutes joies et gloires ! — de toutes façons, partout, — démon, dieu, — jeunesse de cet être-ci : moi !)
Que des accidents de féerie scientifique et des mouvements de fraternité sociale soient chéris comme restitution progressive de la franchise première ?…
Mais la Vampire qui nous rend gentils commande que nous nous amusions avec ce qu’elle nous laisse, ou qu’autrement nous soyons plus drôles.
Rouler aux blessures, par l’air lassant et la mer ; aux supplices, par le silence des eaux et de l’air meurtriers ; aux tortures qui rient, dans leur silence atrocement houleux.
ANTIQUE
Gracieux fils de Pan ! Autour de ton front couronné de fleurettes et de baies, tes yeux, des boules précieuses, remuent. Tachées de lies brunes, tes joues se creusent. Tes crocs luisent. Ta poitrine ressemble à une cithare, des tintements circulent dans tes bras blonds. Ton cœur bat dans ce ventre où dort le double sexe. Promène-toi, la nuit, en mouvant doucement cette cuisse, cette seconde cuisse, et cette jambe de gauche.
APRÈS LE DÉLUGE
Aussitôt que l’idée du Déluge se fut rassise,
Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes, et dit sa prière à l’arc-en-ciel, à travers la toile de l’araignée.
Oh ! les pierres précieuses qui se cachaient, — les fleurs qui regardaient déjà.
Dans la grande rue sale, les étals se dressèrent, et l’on tira les barques vers la mer étagée là-haut comme sur les gravures.
Le sang coula, chez Barbe-Bleue, aux abattoirs, dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent.
Les castors bâtirent. Les « mazagrans » fumèrent dans les estaminets.
Dans la grande maison de vitres encore ruisselante, les enfants en deuil regardèrent les merveilleuses images.
Une porte claqua, et, sur la place du hameau, l’enfant tourna ses bras, compris des girouettes et des coqs des clochers de partout, sous l’éclatante giboulée.
Madame *** établit un piano dans les Alpes. La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale.
Les caravanes partirent. Et le Splendide-Hôtel fut bâti dans le chaos de glaces et de nuit du pôle.
Depuis lors, la Lune entendit les chacals piaulant par les déserts de thym, — et les églogues en sabots grognant dans le verger. Puis, dans la futaie violette, bourgeonnante, Eucharis me dit que c’était le printemps.
Sourds, étang ; — écume, roule sur le pont, et passe par-dessus les bois ; — draps noirs et orgues, éclairs et tonnerre, montez et roulez ; — eaux et tristesses, montez et relevez les déluges.
Car depuis qu’ils se sont dissipés, — oh, les pierres précieuses s’enfouissant, et les fleurs ouvertes ! — c’est un ennui ! et la Reine, la Sorcière qui allume sa braise dans le pot de terre, ne voudra jamais nous raconter ce qu’elle sait, et que nous ignorons !
AUBE
J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. À la grand’ville, elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et, courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil, il était midi.
BARBARE
Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas).
Remis des vieilles fanfares d’héroïsme, — qui nous attaquent encore le cœur et la tête, — loin des anciens assassins, —
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas).
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre. — Douceurs ! — Ces feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous. — Ô monde !
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu’on entend, qu’on sent.)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
Ô Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, — ô douceurs ! — et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques… — Le pavillon…
BEING BEAUTEOUS
Devant une neige, un Être de beauté de haute taille. Des sifflements de mort et des cercles de musique sourde font monter, s’élargir et trembler comme un spectre ce corps adoré ; des blessures écarlates et noires éclatent dans les chairs superbes. Les couleurs propres de la vie se foncent, dansent, et se dégagent autour de la vision, sur le chantier. Et les frissons s’élèvent et grondent, et la saveur forcenée de ces effets se chargeant avec les sifflements mortels et les rauques musiques que le monde, loin derrière nous, lance sur notre mère de beauté, — elle recule, elle se dresse. Oh ! nos os sont revêtus d’un nouveau corps amoureux.
Ô la face cendrée, l’écusson de crin, les bras de cristal ! le canon sur lequel je dois m’abattre à travers la mêlée des arbres et de l’air léger !
BOTTOM
La réalité étant trop épineuse pour mon grand caractère, — je me trouvai néanmoins chez ma dame, en gros oiseau gris bleu s’essorant vers les moulures du plafond et traînant l’aile dans les ombres de la soirée.
Je fus au pied du baldaquin supportant ses bijoux adorés et ses chefs-d’œuvre physiques, un gros ours aux gencives violettes et au poil chenu de chagrin, les yeux aux cristaux et aux argents des consoles.
Tout se fit ombre et aquarium ardent. Au matin, — aube de juin batailleuse, — je courus aux champs, âne, claironnant et brandissant mon grief, jusqu’à ce que les Sabines de la banlieue vinrent se jeter à mon poitrail.
BRUXELLES
Juillet. Boulevart du Régent
Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
— Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !
Puis, comme rose et sapin du soleil
Et liane ont ici leurs jeux enclos,
Cage de la petite veuve !…
Cage de la petite veuve !… Quelles
Troupes d’oiseaux, ô ia io, ia io !…
— Calmes maisons, anciennes passions !
Kiosque de la Folle par affection.
Après les fesses des rosiers, balcon
Ombreux et très bas de la Juliette.
— La Juliette, ça rappelle l’Henriette,
Charmante station du chemin de fer,
Au cœur d’un mont, comme au fond d’un verger
Où mille diables bleus dansent dans l’air !
Banc vert où chante au paradis d’orage,
Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
Puis, de la salle à manger guyanaise,
Bavardage des enfants et des cages.
Fenêtre du duc qui fais que je pense
Au poison des escargots et du buis
Qui dort ici-bas au soleil.
Qui dort ici-bas au soleil. Et puis
C’est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.
— Boulevard sans mouvement ni commerce,
Muet, tout drame et toute comédie,
Réunion des scènes infinie,
Je te connais et t’admire en silence.
CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR
Oisive jeunesse
À tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! que le temps vienne
Où les cœurs s’éprennent !
Je me suis dit : Laisse,
Et qu’on ne te voie.
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t’arrête,
Auguste retraite.
Ô mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n’a que l’image
De la Notre-Dame :
Est-ce que l’on prie
La vierge Marie ?
J’ai tant fait patience
Qu’à jamais j’oublie.
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
À l’oubli livrée ;
Grandie et fleurie
D’encens et d’ivraies ;
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Oisive jeunesse
À tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! que le temps vienne
Où les cœurs s’éprennent !
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CONTE
Un Prince était vexé de ne s’être employé jamais qu’à la perfection des générosités vulgaires. Il prévoyait d’étonnantes révolutions de l’amour, et soupçonnait ses femmes de pouvoir mieux que cette complaisance agrémentée de ciel et de luxe. Il voulait voir la vérité, l’heure du désir et de la satisfaction essentiels. Que ce fût ou non une aberration de piété, il voulut. Il possédait au moins un assez large pouvoir humain.
Toutes les femmes qui l’avaient connu furent assassinées. Quel saccage du jardin de la beauté ! Sous le sabre, elles le bénirent. Il n’en commanda point de nouvelles. — Les femmes réapparurent.
Il tua tous ceux qui le suivaient, après la chasse ou les libations. — Tous le suivaient.
Il s’amusa à égorger les bêtes de luxe. Il fit flamber les palais. Il se ruait sur les gens et les taillait en pièces. La foule, les toits d’or, les belles bêtes existaient encore.
Peut-on s’extasier dans la destruction, se rajeunir par la cruauté ! Le peuple ne murmura pas. Personne n’offrit le concours de ses vues.
Un soir il galopait fièrement. Un Génie apparut, d’une beauté ineffable, inavouable même. De sa physionomie et de son maintien ressortait la promesse d’un amour multiple et complexe ! d’un bonheur indicible, insupportable même ! Le Prince et le Génie s’anéantirent probablement dans la santé essentielle. Comment n’auraient-ils pas pu en mourir ? Ensemble donc ils moururent.
Mais ce Prince décéda, dans son palais, à un âge ordinaire. Le prince était le Génie. Le Génie était le Prince. — La musique savante manque à notre désir.