Le Grand Testament (page 4)
Lettres semblables et pareilles :
Or prient pour leur bienfaicteur,
Ou qu’on leur tire les oreilles.
Aucunes gens ont grand merveilles,
Que tant m’encline envers ces deux ;
Mais, foy que doy, festes et veilles,
Oncques ne vey les mères d’eulx !
CXXV.
Item, et à Michault Culdou,
Et à sire Charlot Taranne,
Cent solz : s’ilz demandent prins où ?
Ne leur chaille ; ils viendront de manne ;
Et unes houses de basanne,
Autant empeigne que semelle ;
Pourveu qu’ils me saulveront Jehanne,
Et autant une autre comme elle.
CXXVI.
Item, au seigneur de Grigny,
Auquel jadis laissay Vicestre,
Je donne la tour de Billy,
Pourveu, se huys y a ne fenestre
Qui soit ne debout ne en estre,
Qu’il mette très bien tout appoinct :
Face argent à dextre, à senestre :
Il m’en fault, et il n’en a point.
CXXVII.
Item, à Thibault de la Garde :
Thibault ? je mentz, il a nom Jehan ;
Que luy donray-je, que ne perde ?
Assez ay perdu tout cest an.
Dieu le vueille pourvoir, amen… !
Le barillet ? par m’ame, voyre !
Genevoys est le plus ancien,
Et plus beau nez a pour y boyre.
CXXVIII.
Item, je donne à Basanyer,
Notaire et greffier criminel,
De giroffle plain ung panyer,
Prins chez maistre Jehan de Ruel.
Tant à Mautainct ; tant à Rosnel ;
Et, avec ce don de giroffle,
Servir, de cueur gent et ysnel,
Le seigneur qui sert sainct Cristofle,
CXXIX.
Auquel ceste Ballade donne,
Pour sa dame, qui tous biens a.
S’Amour ainsi tous ne guerdonne,
Je ne m’esbahys de cela ;
Car au Pas conquesté celle a
Que tint René, roy de Cecille,
Où si bien fist et peu parla
Qu’oncques Hector feit, ne Troïle.
BALLADE
Que Villon donna à un gentilhomme, nouvellement marié, pour l’envoyer à son espouse, par luy conquise à l’espée.
Au poinct du jour, que l’esprevier se bat,
Meu de plaisir et par noble coustume,
Bruyt il demaine et de joye s’esbat,
Reçoit son per et se joint à la plume :
Ainsi vous vueil, à ce desir m’allume.
Joyeusement ce qu’aux amans bon semble.
Sachez qu’Amour l’escript en son volume,
Et c’est la fin pourquoy sommes ensemble.
Dame serez de mon cueur, sans debat,
Entierement, jusques mort me consume.
Laurier soüef qui pour mon droit combat,
Olivier franc, m’ostant toute amertume.
Raison ne veult que je desaccoustume,
Et en ce vueil avec elle m’assemble,
De vous servir, mais que m’y accoustume ;
Et c’est la fin pourquoy sommes ensemble.
Et qui plus est, quand dueil sur moy s’embat,
Par fortune qui sur moy si se fume,
Vostre doulx œil sa malice rabat,
Ne plus ne moins que le vent faict la fume.
Si ne perds pas la graine que je sume
En vostre champ, car le fruict me ressemble :
Dieu m’ordonne que le fouysse et fume ;
Et c’est la fin pourquoy sommes ensemble.
ENVOI.
Princesse, oyez ce que cy vous resume :
Que le mien cueur du vostre desassemble
Jà ne sera : tant de vous en presume ;
Et c’est la fin pourquoy sommes ensemble.
CXXX.
Item, à sire Jehan Perdryer,
Riens, n’à Françoys, son second frère.
Si m’ont-ilz voulu aydier,
Et de leurs biens faire confrère ;
Combien que Françoys, mon compère,
Contre langues flambans et rouges,
Sans commandement, sans prière,
Me recommanda fort à Bourges.
CXXXI.
Si aille veoir en Taillevent,
Ou chapitre de fricassure,
Tout au long, derrière et devant,
Lequel n’en parle jus ne sure ;
Mais à Macquaire vous asseure,
A tout le poil cuysant ung dyable,
Affin que sentist bon l’arsure,
Ce Recipe m’escript, sans fable.
BALLADE
En reagal, en arsenic rocher,
En orpigment, en salpestre et chaulx vive ;
En plomb boillant, pour mieulx les esmorcher ;
En suif et poix, destrampez de lessive
Faicte d’estronts et de pissat de Juifve ;
En lavaille de jambes à meseaulx ;
En raclure de piedz et vieulx houseaulx ;
En sang d’aspic et drogues venimeuses ;
En fiel de loups, de regnards et blereaux,
Soient frittes ces langues envieuses !
En cervelle de chat qui hayt pescher,
Noir, et si vieil qu’il n’ait dent en gencive ;
D’ung vieil mastin, qui vault bien aussi cher
Tout enragé, en sa bave et salive ;
En l’escume d’une mulle poussive,
Detrenchée menu à bons ciseaulx ;
En eau où ratz plongent groings et museaulx,
Raines, crapauds, telz bestes dangereuses,
Serpens, lezards, et telz nobles oyseaulx,
Soient frittes ces langues envieuses !
En sublimé, dangereux à toucher ;
Et au nombril d’une couleuvre vive ;
En sang qu’on mect en poylettes secher,
Chez ces barbiers, quand plaine lune arrive,
Dont l’ung est noir, l’autre plus vert que cive,
En chancre et fix, et en ces ords cuveaulx
Où nourrices essangent leurs drappeaulx ;
En petits baings de filles amoureuses
Qui n’entendent qu’à suivre les bordeaulx,
Soient frittes ces langues envieuses !
ENVOI.
Prince, passez tous ces friands morceaux,
S’estamine n’avez, sacs ou bluteaux,
Parmy le fons d’unes brayes breneuses ;
Mais, paravant, en estronts de pourceaulx
Soient frittes ces langues envieuses !
CXXXII.
Item, à maistre Jehan Courault,
Les Contredictz Franc-Gontier mande :
Quant du Tyrant seant en hault,
A cestuy-là rien ne demande ;
Le saige ne veult que contende,
Contre puissant, pouvre homme las,
Affin que ses filez ne tende,
Et que ne tresbuche en ses laqs.
CXXXIII.
Gontier ne crains : il n’a nulz hommes
Et mieulx que moy n’est herité ;
Mais en ce debat cy nous sommes,
Car il loue sa pouvreté :
Estre pouvre, yver et esté,
A felicité il repute,
Ce que tiens à malheureté.
Lequel à tort ? Or en dispute.
BALLADE
Intitulée : Les Contredictz de Franc-Gontier
Sur mol duvet assis, ung gras chanoine,
Lez ung brasier, en chambre bien nattée,
A son costé gisant dame Sydoine,
Blanche, tendre, pollie et attaintée :
Boire ypocras, à jour et à nuyctée,
Rire, jouer, mignonner et baiser,
Et nud à nud, pour mieulx des corps s’ayser,
Les vy tous deux, par un trou de mortaise :
Lors je congneuz que, pour dueil appaiser,
Il n’est tresor que de vivre à son aise.
Se Franc-Gontier et sa compaigne Heleine
Eussent tousjours tel douce vie hantée,
D’oignons, civetz, qui causent forte alaine,
N’en comptassent une bise tostée.
Tout leur mathon, ne toute leur potée,
Ne prise ung ail, je le dy sans noysier.
S’ilz se vantent coucher soubz le rosier,
Ne vault pas mieulx lict costoyé de chaise ?
Qu’en dictes-vous ? Faut-il à ce muser ?
Il n’est tresor que de vivre à son aise.
De gros pain bis vivent, d’orge, d’avoine,
Et boivent eau, tout au long de l’année.
Tous les oyseaulx d’icy en Babyloine
A tel escot une seule journée
Ne me tiendroient, non une matinée.
Or s’esbate, de par Dieu, Franc-Gontier,
Helène o luy, soubz le bel esglantier ;
Si bien leur est, n’ay cause qu’il me poise ;
Mais, quoy qu’il soit du laboureux mestier,
Il n’est tresor que de vivre à son aise.
ENVOI.
Prince, jugez, pour tous nous accorder.
Quant est à moy, mais qu’à nul n’en desplaise,
Petit enfant, j’ay ouy recorder
Qu’il n’est tresor que de vivre à son aise.
CXXXIV.
Item, pour ce que sçait la Bible,
Mademoyselle de Bruyères,
Donne prescher, hors l’Evangile,
A elle et à ses bachelieres,
Pour retraire ces villotières
Qui ont le bec si affilé,
Mais que ce soit hors cymetières,
Trop bien au marché au filé.
BALLADE
DES FEMMES DE PARIS.
Quoy qu’on tient belles langagières
Florentines, Veniciennes,
Assez pour estre messaigières,
Et mesmement les anciennes ;
Mais, soient Lombardes, Rommaines,
Genevoises, à mes perilz,
Piemontoises, Savoysiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.
De très beau parler tiennent chaires,
Ce dit-on, les Napolitaines,
Et que sont bonnes cacquetoeres
Allemanses et Bruciennes ;
Soient Grecques, Egyptiennes,
De Hongrie ou d’autre pays,
Espaignolles ou Castellannes,
Il n’est bon bec que de Paris.
Brettes, Suysses, n’y sçavent guères,
Ne Gasconnes et Tholouzaines ;
Du Petit-Pont deux harangères
Les concluront, et les Lorraines,
Anglesches ou Callaisiennes,
(Ay je beaucoup de lieux compris ?)
Picardes, de Valenciennes ;
Il n’est bon bec que de Paris.
ENVOI.
Prince, aux dames parisiennes
De bien parler donnez le prix ;
Quoy qu’on die d’Italiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.
CXXXV.
Regarde-m’en deux, trois, assises
Sur le bas du ply de leurs robes,
En ces monstiers, en ces eglises ;
Tire t’en près, et ne t’en hobes ;
Tu trouveras là que Macrobes
Oncques ne fist tels jugemens ;
Entens : quelque chose en desrobes ;
Ce sont tous beaulx enseignemens.
CXXXVI.
Item, et au mont de Montmartre,
Qui est ung lieu moult ancien,
Je lui donne et adjoincts le tertre.
Qu’on dit de mont Valerien ;
Et, oultre plus, d’ung quartier d’an
Du pardon qu’apportay de Romme :
Sy yra maint bon paroissien,
En l’abbaye où il n’entre homme.
CXXXVII.
Item, valetz et chambrières
De bons hostelz (rien ne me nuyst),
Faisans tartes, flans et goyères,
Et grant rallias à minuict :
Riens n’y font sept pintes ne huict,
Tant que gisent Seigneur et dame ;
Puis après, sans mener grant bruyt,
Je leur ramentoy le jeu d’asne.
CXXXVIII.
Item, et à filles de bien,
Qui ont pères, mères et antes,
Par m’ame ! je ne donne rien ;
Tout ont eu varletz et servantes ;
Se fussent-ilz de pou contentes,
Grant bien leur feissent maintz lopins,
Aux povres filles advenantes,
Qui se perdent aux Jacopins.
CXXXIX.
Aux Célestins et aux Chartreux,
Quoy que vie meinent estroicte,
Si ont-ilz largement entre eulx,
Dont povres filles ont souffrette :
Tesmoing Jaqueline et Perrette,
Et Isabeau, qui dit : Enné !
Puis qu’ilz ont eu telle disette,
À peine en seroit-on damné.
CXL.
Item, à la grosse Margot,
Très doulce face et pourtraicture,
Foy que doy Brelare Bigod,
Assez devote creature.
Je l’ayme de propre nature,
Et elle moy, la doulce sade.
Qui la trouvera d’adventure,
Qu’on luy lise ceste Ballade.
BALLADE
DE VILLON ET DE LA GROSSE MARGOT.
Se j’ayme et sers la belle de bon haict,
M’en devez-vous tenir à vil ne sot ?
Elle a en soy des biens à fin souhaict.
Pour son amour ceings bouclier et passot.
Quand viennent gens, je cours et happe un pot :
Au vin m’en voys, sans demener grand bruyt.
Je leur tendz eau, frommage, pain et fruict,
S’ils payent bien, je leur dy que bien stat :
« Retournez cy, quand vous serez en ruyt,
En ce bourdel où tenons nostre estat ! »
Mais, tost après, il y a grant deshait,
Quand sans argent s’en vient coucher Margot ;
Veoir ne la puis ; mon cueur à mort la hait.
Sa robe prens, demy-ceinct et surcot :
Si luy prometz qu’ilz tiendront pour l’escot.
Par les costez si se prend, l’Antechrist
Crie, et jure par la mort Jesuchrist,
Que non fera. Lors j’enpongne ung esclat,
Dessus le nez luy en fais ung escript,
En ce bourdel où tenons nostre estat.
Puis paix se faict, et me lasche ung gros pet
Plus enflée qu’ung venimeux scarbot.
Riant, m’assiet le poing sur mon sommet,
Gogo me dit, et me fiert le jambot.
Tous deux yvres, dormons comme ung sabot ;
Et, au reveil, quand le ventre luy bruyt,
Monte sur moy, qu’el ne gaste son fruit.
Soubz elle geins ; plus qu’ung aiz me faict plat ;
De paillarder tout elle me destruict,
En ce bourdel où tenons nostre estat.
ENVOI.
Vente, gresle, gelle, j'ay mon pain cuict !
Je suis paillard, la paillarde me suit.
Lequel vault mieux, chascun bien s’entresuit.
L’ung l’autre vault : c’est à mau chat mau rat.
Ordure amons, ordure nous affuyt.
Nous deffuyons honneur, il nous deffuyt,
En ce bourdel où tenons nostre estat.
CXLI.
Item, à Marion l’Ydolle,
Et la grand Jehanne de Bretaigne,
Donne tenir publique escolle,
Où l’escolier le maistre enseigne.
Lieu n’est où ce marché ne tienne,
Sinon en la grille de Mehun ;
De quoy je dy : Fy de l’enseigne,
Puis que l’ouvrage est si commun !
CXLII.
Item, à Noë le Jolys,
Autre chose je ne luy donne,
Fors plein poing d’osiers frez cueilliz
En mon jardin ; je l’abandonne.
Chastoy est une belle aulmosne ;
Âme n’en doit estre marry.
Unze vingtz coups lui en ordonne,
Par les mains de maistre Henry.
CXLIII.
Item, ne sçay que à l’Hostel-Dieu
Donner, n’aux povres hospitaulx ;
Bourdes n’ont icy temps ne lieu,
Car povres gens ont assez maulx.
Chascun leur envoye leurs os.
Les Mandians ont eu mon oye ;
Au fort, ilz en auront les os :
À menues gens menue monnoye.
CXLIV.
Item, je donne à mon barbier,
Qui se nomme Colin Galerne,
Près voysin d’Angelot l’Herbier,
Ung gros glasson… Prins où ? En Marne,
Affin qu’à son ayse s’yverne.
De l’estomach le tienne près.
Se l’yver ainsi se gouverne,
Il n’aura chault l’esté d’après.
CXLV.
Item, rien aux Enfans-Trouvez ;
Mais les perduz fault que console,
Si doivent estre retrouvez,
Par droict, sur Marion l’Ydolle.
Une leçon de mon escolle
Leur liray, qui ne dure guière.
Teste n’ayent dure ne folle,
Mais escoutent : c’est la dernière !
BELLE LEÇON
DE VILLON, AUX ENFANS PERDUZ.
Beaux enfans, vous perdez la plus
Belle rose de vo chapeau,
Mes clers apprenans comme glu ;
Se vous allez à Montpippeau
Ou à Ruel, gardez la peau :
Car, pour s’esbatre en ces deux lieux,
Cuydant que vaulsist le rappeau,
La perdit Colin de Cayeulx.
Ce n’est pas ung jeu de trois mailles,
Où va corps, et peut-estre l’ame :
S’on perd, rien n’y sont repentailles,
Qu’on ne meure à honte et diffame ;
Et qui gaigne, n’a pas à femme
Dido la royne de Cartage.
L’homme est donc bien fol et infame,
Qui, pour si peu, couche tel gage.
Qu’ung chascun encore m’escoute :
On dit, et il est verité,
Que charretée se boyt toute,
Au feu l’yver, au bois l’esté.
S’argent avez, il n’est enté ;
Mais le despendez tost et viste.
Qui en voyez-vous herité ?
Jamais mal acquest ne proffite.
BALLADE
DE BONNE DOCTRINE,
A ceux de mauvaise vie.
Car ou soyes porteur de bulles,
Pipeur ou hazardeur de dez,
Tailleur de faulx coings, tu te brusles,
Comme ceux qui sont eschaudez,
Traistres pervers, de foy vuydez ;
Soyes larron, ravis ou pilles :
Où en va l’acquest, que cuydez ?
Tout aux tavernes et aux filles.
Ryme, raille, cymballe, luttes,
Comme folz, faintis, eshontez ;
Farce, broille, joue des flustes ;
Fais, ès villes et ès cités,
Fainctes, jeux et moralitez ;
Gaigne au berlan, au glic, aux quilles :
Où s’en va tout ? Or escoutez :
Tout aux tavernes et aux filles.
De telz ordures te reculles ;
Laboure, fauche champs et prez ;
Serz et panse chevaulx et mulles,
S’aucunement tu n’es lettrez ;
Assez auras, se prens en grez.
Mais, se chanvre broyes ou tilles,
Où tend ton labour qu’as ouvrez ?
Tout aux tavernes et aux filles.
ENVOI.
Chausses, pourpoinctz esguilletez,
Robes, et toutes vos drapilles,
Ains que cessez, vous porterez
Tout aux tavernes et aux filles.
CXLVI.
A vous parle, compaings de galles,
Qui estes de tous bons accors ;
Gardez-vous tous de ce mau hasles,
Qui noircist gens quand ils sont mortz ;
Eschevez-le, c’est ung mal mors ;
Passez-vous-en mieulx que pourrez ;
Et, pour Dieu, soyez tous recors
Qu’une fois viendra que mourrez.
CXLVII.
Item, je donne aux Quinze-Vingtz,
Qu’autant vauldroit nommer Trois-Cens
De Paris, non pas de Provins,
Car à eulx tenu je me sens.
Ilz auront, et je m’y consens,
Sans les estuis, mes grans lunettes,
Pour mettre à part, aux Innocens,
Les gens de bien des deshonnestes.
CXLVIII.
Icy n’y a ne rys ne jeu.
Que leur vault avoir eu chevances,
N’en grans lictz de parement geu,
Engloutir vin, engrossir panses,
Mener joye, festes et danses,
Et de ce prest estre à toute heure ?
Tantost faillent telles plaisances,
Et la coulpe si en demeure.
CXLIX.
Quand je considère ces testes
Entassées en ces charniers,
Tous furent maistres des requestes,
Ou tous de la Chambre aux Deniers,
Ou tous furent porte-paniers ;
Autant puis l’ung que l’autre dire,
Car, d’evesques ou lanterniers,