Le Grand Testament (page 3)
Ne riens ne sçay ; oncques lettre ne leuz ;
Au monstier voy dont suis parroissienne
Paradis painct, où sont harpes et luz,
Et ung enfer où damnez sont boulluz :
L’ung me faict paour, l’autre joye et liesse.
La joye avoir fais-moy, haulte Deesse,
A qui pecheurs doivent tous recourir,
Comblez de foy, sans faincte ne paresse.
En ceste foy je vueil vivre et mourir.
ENVOI.
Vous portastes, Vierge, digne princesse,
Jesus regnant, qui n’a ne fin ne cesse.
Le Tout-Puissant, prenant nostre foiblesse,
Laissa les cieulx et nous vint secourir ;
Offrist à mort sa très clère jeunesse ;
Nostre Seigneur tel est, tel le confesse.
En ceste foy je vueil vivre et mourir.
LXXX.
Item, m’amour, ma chère Rose,
Ne luy laisse ne cueur ne foye :
Elle aymeroit mieulx autre chose,
Combien qu’elle ait assez monnoye :
Quoy ? une grand bourse de soye,
Pleine d’escuz, profonde et large :
Mais pendu soit-il, que je soye,
Qui luy lairra escu ne targe.
LXXXI.
Car elle en a, sans moy, assez.
Mais de cela il ne m’en chault ;
Mes grans deduictz en sont passez ;
Plus n’en ay le cropion chauld.
Si m’en desmetz aux hoirs Michault,
Qui fut nommé le bon fouterre.
Priez pour luy, faictes ung sault :
A Saint-Satur gist, soubz Sancerre.
LXXXII.
Ce non obstant, pour m’acquitter
Envers Amours, plus qu’envers elle,
Car oncques n’y peuz acquester
D’amours une seule estincelle ;
Ne sçay s’à tous est si rebelle
Qu’à moy : ce ne m’est grand esmoy ;
Mais, par saincte Marie la belle !
Je n’y voy que rire pour moy.
LXXXIII.
Ceste Ballade luy envoye,
Qui se termine toute en R.
Qui la portera ? que j’y voye :
Ce sera Pernet de la Barre,
Pourveu, s’il rencontre en son erre
Ma damoyselle au nez tortu,
Il luy dira, sans plus enquerre :
« Orde paillarde, d’où viens-tu ? »
BALLADE
DE VILLON A S’AMYE.
Faulse beaulté, qui tant me couste cher,
Rude en effect, hypocrite doulceur ;
Amour dure, plus que fer, à mascher ;
Nommer que puis de ma deffaçon sœur,
Cherme felon, la mort d’ung povre cueur,
Orgueil mussé, qui gens met au mourir ;
Yeulx sans pitié ! ne veult droicte rigueur,
Sans empirer, ung pauvre secourir ?
Mieulx m’eust valu avoir esté crier
Ailleurs secours, c’eust esté mon bonheur :
Rien ne m’eust sceu hors de ce fait chasser ;
Trotter m’en fault en fuyte à deshonneur.
Haro, haro, le grand et le mineur !
Et qu’est cecy ? mourray, sans coup ferir,
Ou pitié veult, selon ceste teneur,
Sans empirer, ung povre secourir.
Ung temps viendra, qui fera desseicher,
Jaulnir, flestrir, vostre espanie fleur :
Je m’en risse, se tant peusse marcher,
Mais nenny : lors (ce seroit donc foleur)
Vieil je seray ; vous, laide, et sans couleur.
Or, beuvez fort, tant que ru peult courir.
Ne donnez pas à tous ceste douleur,
Sans empirer, ung povre secourir.
ENVOI.
Prince amoureux, des amans le greigneur,
Vostre mal gré ne vouldroye encourir ;
Mais tout franc cueur doit, par Nostre Seigneur,
Sans empirer, ung povre secourir.
LXXXIV.
Item, à maistre Ythier, marchant,
Auquel mon branc laissay jadis,
Donne (mais qu’il le mette en chant),
Ce lay, contenant des vers dix ;
Et aussi ung De profundis
Pour ses anciennes amours,
Desquelles le nom je ne dis,
Car il me herroit à tousjours.
LAY OU PLUSTOST RONDEAU.
Mort, j’appelle de ta rigueur,
Qui m’as ma maistresse ravie,
Et n’es pas encore assouvie,
Se tu ne me tiens en langueur.
Onc puis n’euz force ne vigueur ;
Mais que te nuysoit-elle en vie,
Mort ?
Deux estions, et n’avions qu’ung cueur ;
S’il est mort, force est que devie,
Voire, ou que je vive sans vie,
Comme les images, par cueur,
Mort !
LXXXV.
Item, à maistre Jehan Cornu,
Autres nouveaux lays luy vueil faire,
Car il m’a tousjours secouru
A mon grand besoing et affaire :
Pour ce, le jardin luy transfère,
Que maistre Pierre Bourguignon
Me renta, en faisant refaire
L’huys, et redrecier le pignon.
LXXXVI.
Par faulte d’ung huys, j’y perdis
Ung grez, et ung manche de hoüe.
Alors, huyt faulcons, non pas dix,
N’y eussent pas prins une alloüe.
L’hostel est seur, mais qu’on le cloüe.
Pour enseigne y mis ung havet ;
Qui que l’ait prins, point ne l’en loüe :
Sanglante nuict et bas chevet !
LXXXVII.
Item, et pource que la femme
De maistre Pierre Sainct Amant
(Combien, si coulpe y a ou blasme,
Dieu luy pardonne doulcement !)
Me meist en reng de caymant,
Pour le Cheval Blanc qui ne bouge,
Luy changeay à une jument,
Et la Mulle à ung Asne rouge.
LXXXVIII.
Item, donne à sire Denys
Hesselin, Esleu de Paris,
Quatorze muys de vin d’Aulnis,
Prins chez Turgis, à mes perilz.
S’il en beuvoit tant que periz
En fust son sens et sa raison,
Qu’on mette de l’eau ès barrilz :
Vin perd mainte bonne maison.
LXXXIX.
Item, donne à mon advocat,
Maistre Guillaume Charruau,
Quoy qu’il marchande ou ait estat,
Mon branc… Je me tays du fourreau.
Il aura, avec ce, ung réau
En change, affin que sa bourse enfle,
Prins sur la chaussée et carreau
De la grand closture du Temple.
XC.
Item, mon procureur Fournier
Aura, pour toutes ses corvées
(Simple seroit de l’espargner)
En ma bourse quatre havées,
Car maintes causes m’a saulvées,
Justes, ainsi, Jesus-Christ m’ayde !
Comme elles ont esté trouvées ;
Mais bon droit a bon mestier d’ayde.
XCI.
Item, je donne à maistre Jaques
Raguyer le grant godet de Grève,
Pourveu qu’il payera quatre plaques,
Deust-il vendre, quoy qu’il luy griefve,
Ce dont on ceuvre mol et grève ;
Aller sans chausses et chappin,
Tous les matins, quand il se liève,
Au trou de la Pomme de pin.
XCII.
Item, quant est de Mairebeuf,
Et de Nicolas de Louviers,
Vache ne leur donne ne beuf,
Car vachers ne sont, ne bouviers,
Mais gens à porter esperviers,
Ne cuidez pas que je vous joüe,
Pour prendre perdriz et plouviers,
Sans faillir, sur la Maschecroüe.
XCIII.
Item, vienne Robert Turgis
A moy, je luy payeray son vin,
Combien, s’il trouve mon logis,
Plus fort sera que le devin.
Le droit luy donne d’eschevin,
Que j’ay comme enfant de Paris…
Se je parle ung peu poictevin,
Ilce m’ont deux dames appris.
XCIV.
Filles sont très belles et gentes,
Demourantes à Sainct-Genou,
Près Sainct-Julian des Voventes,
Marches de Bretaigne ou Poictou,
Mais je ne dy proprement où,
Or y pensez trestous les jours,
Car je ne suis mie si fou…
Je pense celer mes amours.
XCV.
Item, à Jehan Raguyer je donne,
Qui est sergent, voir des Douze,
Tant qu’il vivra, ainsi l’ordonne,
Tous les jours une talemouze,
Pour brouter et fourrer sa mouse,
Prinse à la table de Bailly ;
A Maubuay sa gorge arrouse,
Car à manger n’a pas failly.
XCVI.
Item, donne au prince des Sotz
Pour ung bon sot Michault du Four,
Qui à la fois dit de bons motz
Et chante bien : Ma doulce amour !
Avec ce, il aura le bonjour.
Brief, mais qu’il fust ung peu en poinct,
Il est ung droit sot de séjour,
Et est plaisant où il n’est point.
XCVII.
Item, aux unze vingtz Sergens
Donne, car leur faict est honneste,
Et sont bonnes et doulces gens,
Denis Richier, et Jehan Vallette,
A chascun une grand cornette,
Pour pendre à leurs chappeaulx de feautre :
J’entendz à ceulx de pied, hohecte !
Car je n’ay que faire des autres.
XCVIII.
De rechef, donne à Périnet,
J’entendz le bastard de la Barre,
Pour ce qu’il est beau fils et net,
En son escu, en lieu de barre,
Trois detz plombez, de bonne carre,
Ou ung beau joly jeu de cartes…
Mais quoy ! s’on l’oyt vessir ne poirre,
En oultre aura les fièvres quartes.
XCIX.
Item, ne vueil plus que Chollet
Dolle, trenche, douve ne boyse,
Relye brocq ne tonnelet,
Mais tous ses outilz changer voyse
A une espée lyonnoise,
Et retienne le hutinet :
Combien qu’il n’ayme bruyt ne noyse,
Si luy plaist-il ung tantinet.
C.
Item, je donne à Jéhan le Lou,
Homme de bien et bon marchant,
Pour ce qu’il est linget et flou,
Et que Chollet est mal chassant,
Par les rues plustost qu’au champ,
Qui ne lairra poulaille en voye,
Le long tabart, et bien cachant,
Pour les musser, qu’on ne les voye.
CI.
Item, à l’orfèvre Du Boys,
Donne cent clouz, queues et testes,
De gingembre sarazinoys,
Non pas pour accoupler ses boytes,
Mais pour conjoindre culz et coettes,
Et couldre jambons et andoilles,
Tant que le laict en monte aux tettes,
Et le sang en devalle aux coilles.
CII.
Au cappitaine Jehan Riou,
Tant pour luy que pour ses archiers,
Je donne six livres de lou,
Qui n’est pas viande à porchiers,
Prins à gros mastins de bouchiers,
Et cuittes de vin de buffet.
Pour manger de ces morceaulx chiers,
On en ferait bien un mau faict.
CIII.
C’est viande ung peu plus pesante,
Que duvet, ne plume, ne liège.
Elle est bonne à porter en tente,
Ou pour user en quelque siège.
Et, s’ilz estoient prins en un piège,
Les mastins, qu’ils ne sceussent courre,
J’ordonne, moy qui suis bon miège,
Que des peaulx, sur l’hyver, se fourre.
CIV.
Item, à Robin Troussecaille,
Qui s’est en service bien faict ;
A pied ne va comme une caille,
Mais sur roussin gros et reffaict :
Je luy donne, de mon buffet,
Une jatte qu’emprunter n’ose ;
Si aura mesnage parfait :
Plus ne luy failloit autre chose.
CV.
Item, donne à Perrot Girard,
Barbier juré du Bourg-la-Royne,
Deux bassins et ung coquemard,
Puis qu’à gaigner mect telle peine.
Des ans y a demy douzaine,
Qu’en son hostel, de cochons gras
M’apastela une sepmaine ;
Tesmoing l’abesse de Pourras.
CVI.
Item, aux Frères mendians,
Aux Devotes et aux Beguines,
Tant de Paris que d’Orléans,
Tant Turlupins que Turlupines,
De grasses souppes jacobines
Et flans leurs fais oblation ;
Et puis après, soubz les courtines,
Parler de contemplation.
CVII.
Si ne suis-je pas qui leur donne,
Mais du tout en sont-ce les mères,
Et Dieu, qui ainsi les guerdonne,
Pour qui souffrent peines amères.
Il fault qu’ilz vivent, les beaulx pères,
Et mesmement ceulx de Paris.
S’ilz font plaisir à noz commères,
Ilz ayment ainsi les maris.
CVIII.
Quoy que maistre Jehan de Pontlieu
En voulsist dire, et reliqua,
Contrainct et en publique lieu,
Voulsist ou non, s’en revocqua.
Maistre Jehan de Mehun se moqua
De leur façon ; si feit Mathieu.
Mais on doit honorer ce qu’a
Honnoré l’Eglise de Dieu.
CIX.
Si me submectz, leur serviteur,
En tout ce que puis faire et dire,
A les honorer de bon cueur,
Et servir, sans y contredire.
L’homme bien fol est d’en mesdire,
Car, soit à part, ou en prescher,
Ou ailleurs, il ne fault pas dire
Si gens sont pour eux revencher.
CX.
Item, je donne à frère Baulde,
Demourant à l’hostel des Carmes,
Portant chère hardie et baulde,
Une sallade et deux guysarmes,
Que De Tusca et ses gens d’armes
Ne luy riblent sa Caige-vert.
Vieil est : s’il ne se rend aux armes,
C’est bien le diable de Vauvert.
CXI.
Item, pour ce que le Scelleur,
Maint estront de mousche à masché,
Donne, car homme est de valleur,
Son sceau davantage craché,
Et qu’il ait le pouce escaché,
Pour tout comprendre à une voye ;
J’entendz celluy de l’Evesché,
Car les autres, Dieu les pourvoye.
CXII.
Quant de messieurs les Auditeux,
Leur chambre auront lembroysée ;
Et ceulx qui ont les culz rongneux,
Chascun une chaise persée,
Mais qu’à la petite Macée
D’Orléans, qui eut ma ceincture,
L’amende soit bien hault taxée :
Elle est une mauvaise ordure.
CXIII.
Item, donne à maistre Francoys,
Promoteur de la vacquerie,
Ung hault gorgerin d’Escossoys,
Toutesfois sans orfaverie ;
Car, quant receut chevalerie,
Il maugrea Dieu et saint George.
Parler n’en oyt qu’il ne s’en rie,
Comme enrage, à pleine gorge.
CXIV.
Item, à maistre Jehan Laurens,
Qui a les povres yeulx si rouges,
Par le peché de ses parens,
Qui beurent en barilz et courges,
Je donne l’envers de mes bouges,
Pour chascun matin les torcher…
S’il fust archevesque de Bourges,
Du cendal eust, mais il est cher.
CXV.
Item, à maistre Jehan Cotard,
Mon procureur en Court d’Eglise,
Devoye environ ung patard,
Car à present bien m’en advise,
Quant chicanner me feit Denise,
Disant que l’avoye mauldite ;
Pour son ame, qu’ès cieulx soit mise !
Ceste Oraison j’ay cy escripte.
BALLADE ET ORAISON
Père Noé, qui plantastes la vigne ;
Vous aussi, Loth, qui bustes au rocher,
Par tel party qu’Amour, qui gens engigne,
De vos filles si vous feit approcher,
Pas ne le dy pour le vous reprocher,
Architriclin, qui bien sceustes cest art,
Tous trois vous pry qu’o vous veuillez percher
L’ame du bon feu maistre Jehan Cotard !
Jadis extraict il fut de vostre ligne,
Luy qui beuvoit du meilleur et plus cher ;
Et ne deust-il avoir vaillant ung pigne,
Certes, sur tous, c’estoit un bon archer ;
On ne luy sceut pot des mains arracher,
Car de bien boire oncques ne fut faitard.
Nobles seigneurs, ne souffrez empescher
L’ame du bon feu maistre Jehan Cotard !
Comme un viellart qui chancelle et trepign
L’ay veu souvent, quand il s’alloit coucher ;
Et une foys il se feit une bigne,
Bien m’en souvient, à l’estal d’ung boucher.
Brief, on n’eust sçeu en ce monde chercher
Meilleur pion, pour boire tost et tard.
Faictes entrer quand vous orrez hucher
L’ame du bon feu maistre Jehan Cotard.
ENVOI.
Prince, il n’eust sçeu jusqu’à terre cracher ;
Tousjours crioyt : Haro, la gorge m’ard !
Et si ne sceut oncq sa soif estancher,
L’ame du bon feu maistre Jehan Cotard.
CXVI.
Item, vueil que le jeune Merle
Desormais gouverne mon change,
Car de changer envys me mesle,
Pourveu que tousjours baille en change,
Soit à privé, soit à estrange,
Pour trois escus, six brettes targes ;
Pour deux angelotz, ung grand ange :
Car amans doivent estre larges.
CXVII.
Item, j’ay sceu, à ce voyage,
Que mes trois povres orphelins
Sont creus et deviennent en aage,
Et n’ont pas testes de belins,
Et qu’enfans d’icy à Salins
N’a mieulx saichans leur tour d’escolle ;
Or, par l’ordre des Mathelins,
Telle jeunesse n’est pas folle.
CXVIII.
Si vueil qu’ilz voysent à l’estude ;
Où ? chez maistre Pierre Richer.
Le Donnait est pour eulx trop rude :
Jà ne les y vueil empescher.
Ilz sçauront, je l’ayme plus cher :
Ave salus, tibi decus,
Sans plus grandes lettres chercher :
Tousjours n’ont pas clercs le dessus.
CXIX.
Cecy estudient, et puis ho !
Plus procéder je leur deffens.
Quant d’entendre le grand Credo,
Trop fort il est pour telz enfans.
Mon grant tabard en deux je fendz :
Si vueil que la moictié s’en vende,
Pour eulx en achepter des flans,
Car jeunesse est ung peu friande.
CXX.
Et veuil qu’ilz soyent informez
En meurs, quoy que couste bature ;
Chapperons auront enfermez,
Et les poulces soubz la ceincture ;
Humbles à toute créature ;
Disans: Hen ? Quoy ? Il n’en est rien !
Si diront gens, par adventure :
« Voycy enfans de lieu de bien ! »
CXXI.
Item, à mes pouvres clergeons,
Auxquelz mes titres je resigne,
Beaulx enfans et droictz comme joncs,
Les voyans, je m’en dessaisine,
Et, sans recevoir, leur assigne,
Seur comme qui l’auroit en paulme,
A ung certain jour que l’on signe,
Sur l’hostel de Guesdry Guillaume.
CXXII.
Quoy que jeunes et esbatans
Soyent, en rien ne me desplaist ;
Dedans vingt, trente ou quarante ans
Bien autres seront, se Dieu plaist.
Il faict mal qui ne leur complaist,
Car ce sont beaux enfans et gents ;
Et qui les bat ne fiert, fol est,
Car enfans si deviennent gens.
CXXIII.
Les bourses des Dix-et-huict clers
Auront ; je m’y vueil travailler :
Pas ilz ne dorment comme lerz,
Qui trois mois sont sans resveiller.
Au fort, triste est le sommeiller
Qui faict aise jeune en jeunesse,
Tant qu’enfin luy faille veiller,
Quant reposer deust en vieillesse.
CXXIV.
Cy en escris au collateur