Examiner ses paroles
"Que votre parole soit oui, oui, non, non" : l'usage chrétien de la langue.
Custodia Oris
La langue, un feu
La langue est, selon saint Jacques, « un petit membre qui se vante de grandes choses » et « un feu qui embrase toute la vie » (Jc 3,5-6). L'examen des paroles est donc essentiel.
Mensonge, médisance, calomnie
On examine si l'on a menti, médit (dit du mal vrai d'autrui sans nécessité), calomnié (dit du mal faux), flatté, juré en vain, manqué à une promesse, blessé quelqu'un par des paroles dures, ou pratiqué la moquerie. Le mensonge est toujours un mal, car il s'oppose directement à Dieu qui est la Vérité même : le démon est appelé le père du mensonge. La médisance consiste à révéler sans nécessité les défauts réels du prochain, ce qui blesse gravement sa réputation et offense la charité. La calomnie va plus loin encore : elle invente du mal sur quelqu'un, tuant injustement sa réputation et offensant la justice elle-même.
Paroles vaines et impures
Jésus nous avertit que nous rendrons compte de toute parole inutile au jour du Jugement. Les paroles vaines ne sont donc pas anodines : elles dissipent l'âme et l'éloignent de Dieu. Plus graves encore sont les paroles impures et grossières, qui souillent l'âme, car la bouche doit louer Dieu et édifier le prochain, non répandre le mal et le péché. Quant aux paroles de colère, elles sont un péché lorsqu'elles sont volontaires et délibérées, car la douceur chrétienne doit régler notre langage en toute circonstance. Un emportement involontaire demeure une imperfection, mais la parole blessante proférée en pleine conscience constitue une faute véritable contre la charité.
Le silence, vertu précieuse
L'Écriture nous enseigne que « celui qui ne pèche pas en paroles est un homme parfait » (Jc 3,2). Le silence est souvent une vertu précieuse : il protège la charité, préserve la paix intérieure et laisse place à l'écoute de Dieu. Examiner ses paroles avec sincérité, c'est prendre au sérieux cet avertissement de l'Apôtre et travailler, avec la grâce, à faire de sa langue un instrument de vérité, de consolation et de louange.
Mensonge, médisance, omission : la langue est un feu qui embrase toute la vie
Testez-vous : 7 questions
1. Pourquoi examiner ses paroles ?
- pour éviter les mots vains
- pour peser leur gravité
- pour craindre Dieu seul
- pour fuir la médisance
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Réponse : pour éviter les mots vains
Jésus nous avertit que nous rendrons compte de toute parole inutile au jour du Jugement. Veillons sur nos lèvres.
2. La médisance consiste à ?
- dire du bien d’autrui
- inventer des défauts
- mentir sur le prochain
- révéler des défauts
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Réponse : révéler des défauts
La médisance consiste à révéler sans nécessité les défauts réels du prochain : c’est un manque grave à la charité qui blesse la réputation.
3. Que fait-on quand on calomnie ?
- un compliment exagéré
- une médisance
- la vérité
- un faux témoignage
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Réponse : un faux témoignage
Calomnier, c’est inventer du mal sur quelqu’un : c’est un mensonge qui tue injustement la réputation d’autrui et offense gravement la justice.
4. Les paroles impures ou grossières ?
- sont du siècle
- souillent l’âme
- sont une simple gêne
- sont sans importance
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Réponse : souillent l’âme
Les paroles impures et grossières souillent l’âme, car la bouche doit louer Dieu et édifier le prochain, non répandre le mal et le péché.
5. Une parole de colère est-elle un péché ?
- Oui, seulement si grave
- Oui, si volontaire
- Non, c’est naturel
- Non, on est nerveux
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Réponse : Oui, si volontaire
Une parole de colère est un péché si elle est volontaire et délibérée, car la douceur chrétienne doit régler notre langage en toute circonstance.
6. Le mensonge est toujours ?
- utile
- mauvais
- parfois licite
- permis
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Réponse : mauvais
Le mensonge est toujours mauvais car il s’oppose à Dieu qui est la Vérité même. Le démon est appelé le père du mensonge.
7. Le silence est souvent ?
- un ennui
- un mal
- une faiblesse
- une vertu
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Réponse : une vertu
Le silence est souvent une vertu précieuse, car « celui qui ne pèche pas en paroles est un homme parfait », dit l’Écriture sainte.
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